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À Camille, Simon et Jade, mes petits-enfants,
et à tous ceux qui aimeraient, à leur tour,
vivre les aventures de Nacklas, Caroline et Frédéric.
L’homme à l’imperméable gris
Impossible de dormir.
Savoir que dans la rue, juste en face de chez moi, un homme que je ne connais pas est en train de m’espionner, ce n’est pas franchement réjouissant. Avant de me coucher, je me suis approché de la fenêtre dont les persiennes ne sont jamais fermées. J’ai écarté les rideaux tout doucement, pour voir sans me faire remarquer. Mon cœur s’est mis à battre à toute allure quand j’ai constaté qu’il était toujours là, sur le trottoir d’en face. Un homme grand et maigre, sombre comme un soir de novembre, sanglé dans un imperméable gris, les yeux braqués vers ma fenêtre.
Tout a commencé ce matin, lorsque Fred est venu m’apporter mon carnet secret qu’il avait retrouvé. Il était à peine sorti de chez lui qu’un homme en imperméable gris a brusquement surgi d’un immeuble voisin et l’a violemment bousculé, lui faisant lâcher le carnet ; l’individu a aussitôt shooté dedans pour essayer de l’envoyer dans une bouche d’égout ! Heureusement, Fred a de super réflexes. Il a plongé sur le côté et, hop, de la main droite, il a évité le désastre. Autrement, à l’heure qu’il est, mes précieuses notes seraient définitivement perdues. Il paraît que l’individu lui a jeté un regard courroucé, avant de s’éloigner en maugréant.
Frédéric tremblait encore en arrivant chez moi.
Je n’ai jamais rien vu de pareil, s’exclama-t-il au moins trois fois sous le coup de l’excitation. Tu te rends compte un peu, shooter dans le carnet… comme ça… pour rien… C’est fou ! En plus – Fred baissa la voix et prit un air de conspirateur –, j’ai l’impression qu’il m’a suivi jusqu’ici.
Sur le moment, j’ai ricané. Je ne voyais pas pourquoi quelqu’un l’aurait suivi. Pourtant, il avait raison. En me penchant discrètement vers la fenêtre, je l’ai vu. Un homme grand et raide, en imperméable gris, qui faisait les cent pas sur le trottoir d’en face et jetait par moments des coups d’œil dans ma direction.
– C’est bien lui, confirma Frédéric en regardant par-dessus mon épaule. Je finis par me demander si ça n’a pas un rapport avec notre mission.
Notre mission ? C’était impossible. Nous n’en avions parlé à personne. Comment cet individu serait-il au courant ? Cet argument me fit réfléchir. Mais d’un autre côté, nous n’avions pas parlé davantage du carnet secret. Alors comment en avait-il eu connaissance ?
– Plus j’y pense, insista Frédéric, plus je suis persuadé qu’il existe un lien entre cet homme et notre vie dans le passé.
Sa réflexion m’inquiéta. Chaque fois que je m’avançais et que j’apercevais cet individu, c’était comme si je recevais une décharge électrique dans tout le corps. Si Frédéric avait raison, il fallait retourner au plus vite dans l’univers de la Bible et reprendre nos activités à Jérusalem. Au préalable, cependant, je voulais demander son avis à Nataël.
– Et pour Caroline, qu’est-ce qu’on fait ? interrogea Frédéric.
– Je lui en parle ce soir. Ensuite, je contacte Nataël pour connaître son avis. D’accord ?
– D’accord, répondit Frédéric, avant de me quitter précipitamment pour rentrer chez lui et se tenir prêt à toute éventualité.
Caché derrière le rideau, j’ai surveillé la rue au moment de son départ. L’homme à l’imperméable gris a vu sortir Frédéric, il s’est simplement retourné pour le regarder partir, sans bouger d’un pouce, avant de lever la tête vers ma chambre. C’était donc moi qu’il surveillait ! C’est fou, ce truc ! Rien que d’y penser, ça me déglingue encore, littéralement. D’autant plus qu’il m’a adressé un signe de la main, comme une menace.
Le soir venu, j’informai Caroline. Elle est vraiment surprenante. Il y a des moments où un rien l’effraie, et d’autres où la perspective du danger la galvanise. Vous auriez vu ses yeux, quand je l’ai mise au courant, on aurait dit qu’elle buvait mes paroles. Pas la moindre trace d’angoisse. Elle a simplement demandé si j’avais regardé dans le carnet secret.
Le carnet secret ! Je n’y avais même pas pensé. Ce type en imperméable avait vraiment réussi à me déstabiliser.
Le carnet trônait sur la table depuis que Frédéric l’avait rapporté. Deux secondes pour l’ouvrir, et là… surprise ! Pourtant, j’avais ouvert au hasard, sans savoir. On aurait dit que la mise en garde nous attendait depuis toujours. Sous nos yeux stupéfaits s’étalait en gros caractères ce mot qui ne prêtait pas à confusion :
ATTENTION !
Un peu plus bas se trouvait cette phrase mystérieuse :
JE SUIS réside dans sa maison, le lion est sorti de sa tanière et les eaux d’un fleuve puissant et profond viendront un jour pour tout détruire.
– Qu’est-ce que ça veut dire ? interrogea Caroline.
Je n’en savais rien. Devant la tournure inquiétante que prenait l’affaire, l’avis de Nataël devenait urgent. D’autant que l’homme à l’imperméable gris faisait toujours le pied de grue sur le trottoir d’en face ! J’écartai doucement le voilage pour le montrer à Caroline. En le voyant, elle eut un mouvement de recul. Ce n’était pas trop tôt, parce que, jusque-là, je l’avais crue blindée devant mon histoire ! Elle s’approcha de nouveau de la fenêtre et resta un moment immobile, le regard figé. Je dois dire que c’était plutôt impressionnant de voir cet individu malfaisant arpenter le trottoir sans répit, en tournant la tête de temps à autre dans notre direction.
– Il est malade ! déclara Caroline. Plus malade que ça, tu meurs.
Brusquement, je me suis demandé s’il n’allait pas essayer de l’hypnotiser. Avec son regard brûlant, ce n’était pas impossible. J’ai immédiatement tiré Caroline par le bras et fermé les rideaux. Pas de blague surtout, il ne fallait pas lui faire courir de risque.
– N’y pense plus, maintenant, Caro. On en reparle demain. Laisse-moi régler ça avec Frédéric.
– Pas question, mon vieux. Depuis que je vous ai rejoints là-bas, chez Samuel et Sara, on fait équipe ensemble.
Je répondis « Oui, oui », bien décidé à ce qu’elle reste à l’abri de tout danger.
Lorsque Marc, mon père, est content de sa journée, il vient subrepticement dans ma chambre, le soir, et me donne une foule de détails sur l’invention qu’il prépare. Après la Formule 1 du fer à repasser et l’appareil à transmission de pensée, il envisageait maintenant des livres contenant des images animées. Un vrai ordinateur en papier, en quelque sorte. Un truc complètement fou et génial. En temps ordinaire, une idée pareille aurait dû me faire réagir. Mais ce soir, entre l’homme à l’imperméable gris et l’énigmatique message du carnet secret, je n’approuvai cette nouvelle invention que du bout des lèvres.
– Regarde-moi, fit Marc en soulevant mon menton du bout des doigts. Tu n’es pas dans ton assiette, toi.
Quand on a le meilleur des pères que l’on puisse imaginer, cela ne sert à rien de dissimuler. Moi qui n’avais parlé de rien aux parents, juste des allusions auxquelles ils n’avaient rien saisi, j’en suis certain, je me mis à tout lui raconter. Mi-pleurant, mi-riant, je lui expliquai l’apparition de la cicatrice venue d’ailleurs avec laquelle tout avait commencé, l’incroyable plongée en Égypte dans la geôle du pharaon, le buisson ardent – vous auriez vu ses yeux, à ce passage, il était fasciné ! –, et tout le reste, avec David dont je lui racontai l’histoire.
Il m’écouta sans broncher, jusqu’à la fin. Quand je lui parlai de l’homme à l’imperméable gris, il fit comme Caroline, il commença par reculer en voyant cet énergumène qui déambulait toujours sur le trottoir, puis il murmura, tout en le fixant des yeux : « Il est fou ! Fou à lier ! »
– Viens, dit-il en passant son bras autour de mes épaules, on va dire tout ça à ta mère.
Sur le moment, redoutant la vivacité de Claire et ses emportements, je doutai que ce soit une idée géniale. Mais en réalité, il avait raison : elle avait le droit de savoir, elle aussi. Par contre il fallait associer Caroline à ce grand déballage.
J’ignore ce qui surprit le plus ma mère : l’incroyable mission à laquelle ma sœur et moi nous trouvions à présent associés, ou le fait que la paix semblait exister entre ses enfants qui pendant des années s’étaient chamaillés comme chien et chat.
En raison de la gravité du sujet, notre réunion dura une bonne partie de la nuit. Les parents balançaient entre l’incrédulité – mais la précision des détails que je leur donnais plaidait en ma faveur –, la fierté de nous voir engagés au service d’une cause énorme, et la crainte que distillait en eux la présence de l’odieux homme à l’imperméable gris. Car celui-ci faisait toujours les cent pas.
Claire, n’y tenant plus, ouvrit la fenêtre malgré le froid de cette nuit d’hiver et, sans prêter attention à nos recommandations, cria bien fort : « Vous ne voyez pas qu’il n’y a pas de bus à cette heure-ci ? Allez attendre ailleurs ! »
Je ne vous l’ai peut-être pas dit : Claire a un toupet étonnant. C’est mon père qui l’affirme. Moi, je m’étais prudemment blotti au fond du canapé, après avoir invité Caroline à m’imiter.
– Ça y est, il est parti, a fièrement déclaré ma mère.
– C’est vrai ?
– Viens voir.
C’était vrai ! Claire est ensuite venue sur le canapé, à côté de nous, et nous a pris la main, à Caroline et à moi, sans rien dire. Elle avait les mains rudement chaudes. L’excitation, peut-être, d’avoir parlé sur ce ton à un inconnu. Mais sûrement aussi beaucoup d’amour qu’elle nous transmettait par ce simple contact.
Nous sommes restés tous les quatre un grand moment sans rien dire. C’est Marc le premier qui a rompu le silence.
– Je suis troublé par ton récit, Nicolas. Écoute. Si tout ce que tu dis est vrai, alors ne recule pas. Ne t’affole pas. Accepte le risque et retourne dans le passé. Si tu as vraiment une mission, accomplis-la.
– Mais enfin, Marc, intervint ma mère, c’est encore un enfant ! Je ne veux pas qu’il lui arrive quoi que ce soit.
– Moi non plus, Claire. Mais la vie n’est pas une assurance tous risques. Cette mission, c’est une vraie vocation. S’il veut la vivre, nous ne devons pas l’en empêcher.
Il me regarda avec ce sourire qui n’appartient qu’à lui et me fait toujours rougir de bonheur, avant d’ajouter : « J’ai confiance en toi. » Ensuite il se tourna vers Caroline et lui dit : « Prends soin de lui, tu sais comme il est tête en l’air, ton frère. »
Je n’avais jamais vécu une aussi belle soirée en famille !
Aussitôt revenu dans la chambre, j’appelai mon ange gardien. Contrairement à d’habitude, il ne répondit pas tout de suite…
La mise en garde de Nataël
Il me fallut attendre une bonne partie de la nuit avant qu’il ne se manifeste, et plus le temps passait, plus j’étais anxieux. Lorsque enfin j’entendis le petit « cli-cli-cli ! » annonciateur de sa présence, je me sentis soulagé. Pas pour longtemps, cependant, car je découvris un ange gardien inquiet, ce qui n’était pas fait pour me rassurer.
Debout face à ce vent interstellaire très doux dans lequel je l’avais déjà rencontré, il m’apparut contrarié. Les sourcils froncés, il semblait guetter quelque chose au loin, pendant que le vent venu de l’univers jouait avec ses cheveux d’une finesse extrême, les faisant flotter dans les airs. Il me regarda sans sourire et déclara tout de go :
– Je crois que tu as mangé ton pain blanc.
Tout en parlant, il se remit à scruter l’infini, tendu à l’extrême, une main en visière au-dessus de ses yeux. Au bout d’un moment, il relâcha son attention.
– « En Haut » – il pointa le doigt au-dessus de sa tête pour indiquer que cela venait de Très-Haut* –, on est plutôt content de vous. Vous avez fait du bon travail. À présent, on veut tester votre perspicacité.
– Notre per…spi…
– Perspicacité, oui. Il s’agit de savoir si vous pourrez mener à bien la suite de votre mission. Tu as toujours ton carnet avec toi, au moins ?
– Oui, répondis-je en le sortant de ma poche et en le lui tendant. D’ailleurs, on a bien failli le perdre. Tu es au courant ?
– Je sais, l’homme à l’imperméable gris, c’est ça ?
– Oui.
– C’est bien ça qui me tracasse. Ne te sépare jamais de ce carnet, Nacklas. C’est très important. Tu y trouveras des indications très utiles.
Il s’interrompit brusquement, se raidit et fixa quelque chose dans le lointain, avec un air grave que je ne lui connaissais pas.
– Qu’y a-t-il ? demandai-je en posant instinctivement ma main sur son bras.
– Chut ! Regarde.
Je cherchai désespérément ce qu’il tentait de me montrer. J’avais beau me concentrer et froncer les sourcils comme lui, en mettant ma main en visière sur mon front, je ne distinguais rien du tout. Un vague petit point à l’horizon, peut-être, pas plus grand qu’une poussière. Rien qui soit susceptible de retenir l’attention d’un ange gardien. Il me tendit une sorte de miroir qu’il me recommanda de fixer avec attention. La légère buée qui le recouvrait se dissipa lentement, laissant bientôt apparaître une silhouette. D’abord petite et floue, la forme se précisa peu à peu. Dès qu’elle eut atteint une taille suffisante, je la reconnus et restai pantois. Mon Dieu ! L’homme à l’imperméable gris ! C’était renversant. J’allais de surprise en surprise.
– Chut ! fit de nouveau Nataël.
– Mais… c’est l’homme qui a essayé de détruire notre carnet !
Après m’avoir fait reculer d’un pas, l’ange gardien murmura à mon oreille : « Je sais. J’ai tout vu. Celui que tu appelles l’homme à l’imperméable gris n’est autre que Diabolos. Le Tentateur, le Prince des mystificateurs, l’ange du Mal. »
Pendant que Nataël parlait, l’image prit du volume et l’homme à l’imperméable gris sortit littéralement du miroir pour se matérialiser devant moi. Il s’ébroua, comme s’il quittait une atmosphère humide, retira son imperméable et le secoua. C’était bien l’individu qui avait bousculé Frédéric et que j’avais vu en pleine nuit devant l’arrêt d’autobus. Contrairement à son attitude précédente à mon égard, il m’adressa un grand sourire et me fit signe de le rejoindre.
– N’y va pas, c’est un piège ! s’écria Nataël en me retenant par la main. Regarde-le bien, Nacklas. Il faudra que tu puisses l’identifier quand tu le rencontreras, parce qu’il changera chaque fois d’apparence. Observe bien son regard. C’est uniquement à cela que tu le reconnaîtras.
– Pourquoi s’appelle-t-il Diabolos ?
– Diabolos signifie « diviseur » en grec. Et il y a de fortes chances qu’il cherche à vous diviser, tous les trois.
– Alors là, ça m’étonnerait qu’il y arrive. On s’entend trop bien.
– S’il ne vous divise pas, il tentera au moins de vous séparer.
Comme je ne comprenais pas, Nataël précisa que Diabolos risquait d’intervenir dans nos déplacements à travers l’espace et le temps, pour nous envoyer tous les trois dans des endroits différents. « Par exemple, tu peux te retrouver à l’époque de Salomon, Caroline auprès d’un autre roi et Frédéric encore ailleurs. »
Voilà qui n’était pas fait pour me réjouir. Si nous devions agir chacun de notre côté, la mission deviendrait beaucoup plus difficile. Quand je le dis à Nataël, il éclata de rire.
– Bien sûr, votre mission sera plus difficile. Je te l’ai dit tout à l’heure : tu as mangé ton pain blanc, Caroline et Frédéric aussi.
Devant ma mine dépitée, il ajouta pour me rassurer : « Ne t’en fais pas. Tu sais bien maintenant qui t’a confié ta mission. Fais-lui confiance, il ne vous abandonnera jamais, tu m’entends, jamais, même dans les situations les plus critiques. »
Pas bien rassuré pour autant, je lui demandai si Diabolos se manifesterait souvent.
– Oui. Dès qu’il pensera pouvoir te mettre en danger, il arrivera en courant. Ne t’approche jamais de lui. Cette créature, c’est la peste ! Il cherchera à te séduire et à te flatter. C’est sa ruse préférée. Il te promettra monts et merveilles, mais sache bien qu’il ne tient jamais ses promesses. Jamais ! Maintenant, renvoyons-le chez lui.
L’ange gardien souffla sur le miroir qui se ternit aussitôt, effaçant le reflet de Diabolos malgré ses efforts désespérés pour rester visible. Il ouvrit ensuite le carnet secret et m’invita à m’approcher.
– Je vais te donner une information, Nacklas. Votre nouvelle mission concerne le Temple de Jérusalem, qui va jouer un rôle primordial dans la vie du peuple juif. Autant te dire que ça ne sera pas de tout repos, surtout maintenant que l’ange du Mal est entré dans le jeu. Il vous faudra du courage et de l’intelligence. Rappelle-toi, ne te sépare jamais du carnet.
Je fis oui de la tête, impressionné par la solennité de ses propos.
– Ah ! Voilà le premier indice, ajouta-t-il comme il venait de tourner une nouvelle page. Tiens, lis.
Étonné, je découvris le texte suivant que je n’avais jamais vu auparavant, bien que j’aie feuilleté le carnet des centaines de fois :
Salomon ne va pas tarder à bâtir le Temple. Va à Jérusalem au plus vite pour participer aux travaux. Dépêche-toi, il n’y a pas de temps à perdre.
– Qu’est-ce que ça veut dire ?
– Ça veut dire qu’il ne faut pas tarder à partir pour Jérusalem.
– Et après, Nataël, que faudra-t-il faire ?
– Nous verrons le moment venu. Il faut que tu partes, maintenant, conclut Nataël.
– D’accord, mais Caroline et Frédéric viennent avec moi ?
– Ne t’inquiète pas. Ils te rejoindront. Tu es prêt ?
Avant même que je puisse répondre, un tourbillon glacé m’enveloppa, suivi d’une sensation de vide. Le voyage dans le passé venait de commencer.

* Tu trouveras à la fin du livre des explications sur les mots en caractères gras.

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