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The Project Gutenberg EBook of Les joies du pardon, by Anonymous This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included with this eBook or online at www.gutenberg.net Title: Les joies du pardon Petites histoires contemporaines pour la consolation des coeurs chr�tiens Author: Anonymous Release Date: March 7, 2004 [EBook #11494] Language: French Character set encoding: ISO-8859-1 *** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK LES JOIES DU PARDON *** Produced by Joris Van Dael, Renald Levesque and PG Distributed Proofreaders LES JOIES DU PARDON Petites Histoires Contemporaines POUR LA CONSOLATION DES COEURS CHR TIE�NS PAR L'AUTEUR de la M �tho�de pour former l'Enfance la Pi t � � � Je n'ai pu achever ce petit livre sans essuyer plusieurs fois des larmes.... X***. 1891 AVANT-PROPOS Apr s� les joies de l'innocence, il n'en est pas de plus douces, de plus p n t�rant�es que celles du repentir. Demandez l'enfant coupable � ce qu'il prouve� lorsque, reconnaissant son ingratitude, il vient se jeter en pleurant dans les bras de sa m re: c'est un soulagement � inexprimable, une ivresse de bonheur... Ce bonheur n'est rien pourtant aupr s de celui du pauvre p cheu�r qui, fatigu de ses longs � � �garements, renonce sa vie mauvaise et vient se reposer dans le sein � de Dieu. Aussi, n'existe-t-il pas non plus d'histoire plus attachante que celle des conversions. Plusieurs surtout, accomplies presque de nos jours, ont t� entour�es de circonstances si extraordinaires et pr� sentent un � si poignant int r t qu'on ne peut en lire le r �ci�t sans tre attendri � � jusqu'au fond de l' me. Pages na ves et sublimes, tout impr�gn es de � � � larmes et d'amour, elles r veillent les sentiments les plus d licats, � � les plus exquis; rien ne ressemble davantage un roman, et toutefois, � on sent merveille que rien n'est plus v � ridique. C'est, dirons-nous, � un roman divin: les p rip ties multipli es, les sc� nes� mouvantes ont� � � la terre pour th tre, mais le d no�ue�ment n'a lieu qu'au ciel. � Tels sont les exemples que nous allons rapporter dans ce Recueil: il faudrait pouvoir les mettre sous les yeux de tous les chr tiens, pour � le profit qu'ils en retireraient et le charme que leur ferait go ter � cette lecture.--Nous n'avons eu garde de reproduire ici les traits que l'on rencontre dans les _Annales de Notre-Dame de Lourdes_, de _Notre-Dame du Sacr -Coeur_, et dans les Recueils analogues; on ne� trouvera non plus aucune des Biographies contenues dans les _Conversions les plus m morables du XIXe si cle_.� Nos r cits ont un � � caract�re plus intime et tout la fois plus anecdotique: et c'est l � � justement ce qui en augmente l'int r t. � � Offert toutes les �mes chr tiennes, cet ouvrage s'adresse d'une� � mani�re sp c�iale aux jeunes gens. Personne n'a, autant qu'eux, besoin de ces manifestations clatantes de la mis ricorde� divine, si propres � � inspirer une confiance in branlable. Qui conna t les preuves� � � r�serv�es � leur foi au sortir du coll ge? O est-il d'ailleurs le � � jeune homme qui dans les longues ann es d'une lutte incessante contre � le respect humain et les plaisirs mauvais, n'a jamais eu un instant de faiblesse? Ah! puissent nos lecteurs se souvenir, en ces moments critiques, des modestes pages qu'ils vont lire aujourd'hui! Elles leur rappelleront qu'apr s m me les plus lourdes chutes, le coeur de Dieu � � reste toujours ouvert pour les recevoir et que le plus grand malheur � craindre, la plus funeste de toutes les fautes, c'est le _d�couragement_. * * * * * LES JOIES DU PARDON 1.--LE CAPITAINE DE NAVIRE ET LE MOUSSE. Un capitaine de navire, qui s' tait fait craindre et ha r de ses � � matelots par ses impr cations continuelles et sa tyrannie, tomba tout � � coup dangereusement malade, au milieu d'un voyage de long cours. Le pilote prit le commandement du vaisseau, et les matelots d clar rent � � qu'ils laisseraient p rir sans secours leur capitaine, qui se trouvait � dans sa chambre, en proie de cruelles douleurs. Il avait d j � � � pass� � peu pr s une semaine dans cet � tat, sans que personne se f t � � inqui�t� de lui, lorsqu'un jeune mousse, touch de ses souffrances, � r�solut d'entrer dans sa chambre et de lui parler; malgr l'opposition � du reste de l' quipage, il descendit l'escalier, ouvrit la porte et� lui demanda comment il se portait; mais le capitaine lui r pondit avec � impatience: Qu'est-ce-que cela te fait! Va-t'en!� � Le mousse, repouss de la sorte, remonta sur le tillac. Mais le� lendemain il fit une nouvelle tentative: Capitaine, dit-il, j'esp re � � que vous tes mieux?--O Robert! r� pondit alors celui-ci, j'ai t tr� s � � � mal toute la nuit. Le jeune gar on, encourag par cette r� ponse, � � � s'approcha du lit en disant: Capitaine, laissez-moi vous laver les � mains et le visage, cela vous rafra chira. Le capitaine l'ayant � � permis, l'enfant demanda ensuite la permission de le raser. Le capitaine y ayant encore consenti, le mousse s'enhardit, et offrit � son ma tre de lui faire du th� . L'offre toucha cet homme farouche, � son coeur en fut mu, une larme coula sur son visage, et il laissa � �chapper ces mots en soupirant: O amour du prochain! Que tu es � aimable au moment de la d tresse! qu'il est doux de te rencontrer m me � � dans un enfant! � Le capitaine prouva quelque soulagement par les soins de cet enfant.� Mais sa faiblesse devint plus grande, et il fut bient t convaincu � qu'il ne vivrait plus que quelques semaines. Son esprit fut assi g de � � frayeurs toujours croissantes, mesure que la mort et l' ternit se � � � montr�rent plus pr s. Il �tait aussi ignorant qu'il avait � t impie. � � Sa jeunesse s' tait pass e parmi la plus mauvaise classe de marins;� � non seulement il disait: _Il n'y a point de Dieu_, mais il agissait aussi d'apr s ce principe. po�uvant la pens e de la mort, ne� � � � connaissant pas le chemin qui conduit au bonheur ternel, et convaincu � de ses p ch s� par la voix terrible de sa conscience, il s'� cria un � matin, au moment o Robert ouvrait la porte de sa chambre, et lui � demandait amicalement: Ma tre, comment vous portez-vous ce � � matin?--Ah! Robert, je me sens tr s mal, mon corps va toujours plus � mal; mais je m'inqui terais bien moins de cela, si mon �me tait � � tranquille. Robert! que dois-je faire? Quel grand p � cheur j'ai t ! � � � que deviendrai-je?... Son coeur de pierre tait attendri. Il se� � lamentait devant