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1 - Socrate

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1 - Socrate

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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  T h i e r r y F A R E N C   prêtre du diocèse de Montauban, membre des Fraternités sacerdotales Saint-Dominique Le courage chez Platon   1 - Socrate ..
a) Le Lachès   Lachès  est le nom d’un des deux généraux – le second étant Nicias – invités par Lysimaque, fils d’Aristide le Juste et Mélésias, fils de l’orateur Thucydide ; soucieux de donner une bonne éducation à leurs fils adolescents, ils demandent aux deux généraux de donner leur avis sur la prestation d’un maître d’armes. Ceux-ci doivent se prononcer sur l’importance de l’apprentissage du métier des armes – ici, l’escrime – dans l’éducation d’un adolescent à la vie adulte.  Le premier souci du Lachès  concerne l’éducation : comment permettre à ces deux jeunes hommes d’être dignes de leurs illustres grands-pères en acquérant une maturité et une excellence qui fassent d’eux des hommes accomplis, glorieux et « dignes des noms qu’ils portent ».  Nicias approuve cet exercice d’escrime car « il est, avec l’équitation, celui qui convient le mieux à un homme libre… ». Cet appr entissage peut s’avérer très utile dans une bataille réelle si les lignes sont rompues, et s’il faut se battre seul à seul… ». De plus « cette science rend tout ceux qui la possèdent beaucoup plus hardis et plus vaillants qu’ils ne l’étaient auparavant ».  Lachès par contre ne croit pas que l’escrime soit une science de qualité. « Que ce soit une science, mais de si peu d’utilité, ou que ce ne soit pas une science bien qu’on prétende et qu’on feigne que c’en est une, elle n’a pas assez de prix pour qu’on se donne la peine de l’étudier ». Il prend pour témoin le fait qu’ « aucun de ces hommes qui ont pratiqué le maniement des armes ne s’est illustré à la guerre ».  A la demande de Lysimaque de trancher entre Nicias et Lachès, Socrate invite ses interlocuteurs à se poser la question fondamentale : quel est l’objet de l’éducation ? « N’est-il pas, dit-il à Lachès, de délibérer sur le moyen de rendre leurs fils meilleurs en mettant la vertu dans leurs âmes ? » Ne pouvant traiter de la vertu en général, Socrate propose de traiter de la partie de la vertu qui concerne le métier des armes, à savoir le courage.
© Thierr FARENC – 2002 – tous droits réservés  Bibliothèque virtuelle de DOMUNI  U RL : http://biblio.domuni.org/index.php?articlesphilo/c our_plat/platon.pdf L utilisation de ce document est limitée à une lecture à l écran
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