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A
L'HUMANITÉ'" SOUFFRANTE.
DEJJ«ÏÈlfla<ÉPITION PLUS AMPLE.
UN écrit mtfâf@'^mp:alé sur la Politique Rationnelle,
paraît (page 109) exprimer le voeu que les temps, dont
la fécondité s'accroît journellement par progressions de
plus en plus inappréciables, produisent quelques idées
qui présentent un autre principe social, différent de la
propriété, seule base jusqu'ici reconnue de la famille et
de la. société.
Ce n'est là, à la vérité, qu'un voeu en quelque sorte
brut, c'est-à-dire dénué de toute théorie d'une exécution
quelconque.
Mais combien de soupçons , quels foudres moraux . un
simple voeu, émis pour la première fois contre une ty-
rannie de tous les temps et de tous les lieux ne peut-il pas
allumer contre un ignoble INERTE, intronisé en qualité
de régulateur autocrate de l'ordre social, sur et envers
Vinnumérabilité des imaginations humaines, toutes di-
versement intelligentes ; mais toutes, hautes , moyennes
et basses, créatures éparpillées sur la surface d'une planète
plus ou moins insignifiante, et balottées dans le tourbillon
de l'univers, commejouets et très-humbles vassales de ses
bons et menus plaisirs !
Puisse cesser un pareil scandale!
C'est ce qui arrivera, si nous consentons à reconnaître
qu'une maladie immémoriale et universelle, quoique in-
sensible, a dénaturé nos facultés, et que c'est là la seule
cause de l'usurpation faite sur nos esprits par l'autorité
imbécille de la propriété.
Au surplus , passons de sang-froid à quelque chose de
plus positif que des voeux et des soupçonso
C'est la découverte de l'idée nouvelle, votée par l'auteur
de la Politique Rationnelle, que supposait implicitement
un opuscule antérieur 5 portant pour titre Pressentiment
-philosophique sur le bonheur universel j car , la substance
ou la moralité de cet opuscule pacifique regarde comme
vermoulues toutes nos institutions *, dont l'unique objet
est le maintien de la propriété,.qui est incompatible avec
les entraînemens essentiellement et à jamais incoercibles
de la nature la plus pure ; malgré tous les efforts des lé-
gislations et des morales nées et à naître sous cette in-
fluence empoisonnée.
Ici, pour la première fois, distinguons entre la nature
vierge et pure ( la nature incoercible"), et ce qu'on a jus-
qu'ici regardé comme la nature et appelé de ce nom.
Cet horizon nouveau est immense, et nulle trace n'y à
encore été aperçue, qui puisse diriger dans son parcours.
Mais, en partant comme d'un premier point constant,
que des décrets impénétrables ont ajourné à une époque
non encore déterminable le dénoûment de là création et
le bonheur de l'espèce humaine ; il est certain que Vaper-
cevance de cette époque ne pourra être que le résultat du