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A Marat, journaliste ([Reprod.]) / [Fournier et Garin]

De
16 pages
impr. de Lottin (Paris). 1793. 1 microfiche acétate de 60 images, diazoïque ; 105 * 148 mm.
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A:
A M A RAT
dans ta feuille du 9 de ce
jouis;. des dans le
qui .tiennent encore àyfes anciens penchAts d'idolàtrie, ou peut-.
être à un de grandement
de fon coeur; des dans le peuple que
poavoir te rendre ces difpofitions, qui.1.0
portent à croire ,d'habitude fon te rendent
que 1: de difpenfer à ton
'de-la mienne, te réponds.
e que parce que cônonw
queUe tu
il.'
avoir
me la
a nifon de me pomfuivre s'il me croit un ennemi de la Liberté; CI)
j'en ferois autant que lui fi j'étois à ta ptace. Sans doute it ieit
.merveilleufement la mauvaïfe caufe en fe déchaînant contre un
patriote chaud & prononcé; ceû autant de force, d'utilité & de
«le enlevés au patriotifme qui gémit d'un femblable mal-entendu;
mais quand on eft de bonne-foi, on fe détrompe aifément. Une
fimple explication peut conduire à faire feconnoitre pour amis Se
partifaas du même fyfiême ceux qui s'étoient cru tout le contraire.
Ceft ce que f efpère qui va arriver entre l'Ami du Peuple & moi.
Je relèverai, articte par article, toutes les iacnrpaâons qui me
font faites.
TU DIS Q*e je fais teantmù de Saaurrt; que la cBjm de la
Gironde, dont jt fais r^gau, ndotAUat J<fom pour me fubfiîaur â
bùpour lexpiMtion de la rendu, tfin Stnfmciliur Us honatru
RÉPONSE. Je fais, point, & je n'ai jamais été reonemi de
Santeoe. Je n'ai fai que lui reprocher de b pafiUaaimité pour
n'avoir jasais fervi la Pâme qu'avec dcs paroles, & pour s'être
cubé lorfijoil
ies dUcoots véhéments, peonooeés dans les grandes occaûoas, ae
maqués au coin du bon eiprhrèvoliirioMawe de la S*u-GUaurie,
oat dit Ini jcqoénr toac la fofiages. Mais je voodtois qpTon
Chef nfitâre fit quelque dbofe de plu qu'Ocatear. Puifle Saotene,
iU Veadte, développer cef Si 1, i^,»e
kiâeroient ptes voir, èuu h ttpotattoo, de laeooe renpfici»
Voilà toute renie que je Importe. Je rfrijw» cherché!* p>ce,
tel 4s _iiii Ifin/rimir. fi> ^&.F«M&)«.iM*<<t.M'«
air niai
At
n! celle- d'aucun autre je n'ai que dcmandé la formation d'cne
Légion, pour aller déjouer Dumourier dont je connoiflbis le
premier fi1 des trames, que je dénonçai fans avoir pu obtenir
qu'on me crût. Je défie la République entière de prouver que je
coanoifc & que j'aie jamais parlé à un fcul Girondin donc je
ne puis en être ragent. Je me fins enrôlé le premier for les
regiûres de ma Seéian comme Volontaire poar la Vendée, avec
1a condition de ne toucher aucun argent; & cette conduite eft
sans doute éloignée de fnppofer rîateoôon de vouloir favorHer les
horreurs des Rebelles.
Il t'échappes, Marat, de reconnoître hé mis en wtnt
ptmr feugUr U fat Ae touus Us <tifet *r*gcufcs.
REPONSE. Ah! on, fans doute 8r je puis te montrer des
bleficres rapportées de h BafliBe le 14 J«Hkt & de Tantte
ro)-a1 des Tuîîeriîs le to Août. Ce ne font point li de ces praires
qui font foupçonner de voaloir fe faite conper le col poas ra.
riûocratic.
TU DK Qm/« vm*t Ujient de ithn jmmuà aenloppl iamt
la Jirafcs pafiattioms fitfdûts emun la Patriotes «s aombrt éefyêds
je me coœftoiu
RÉPONSE. rai déjà imprimé «t afické. qnds ibreat les motift
des ménagemens de li Ftyate à moa égard. Je n'étois point fa..
créature, poifqne je prefidai nmpreffion da ismeta écât-qm
le dévoila en entier, & qo^ accéléra £» chier,- & que-le %Bâ le
premier cttéeàc-iomievue.: en- de la &ymt,lt rappèBcra
aflez.Il avoir coimn.desen Amérique» taoaeoeiye.il favoit^De
je De fortois jamais qn'avec la réfi&aaceà toppreÉioB (deux piftolct^
& qoe je m'étok moatré détenuiné i brûler h cervelle a« ptêauM
qui manaqaeroit; il ûrok que |e nûécois renforcé cbex
am'lrrie impo6«e, pour recevoir ceux qui -joue
ae veak ferptendre pendant laaak. ?'- n:
(4 )
RÊPOSSE. L'Ami du Peuple m'oblige Centrer ici dans des
d'taiîs domefliques. J'ctois, au 10 Août, autant dans la mxlère que
j'y iuis encore. Ma fortune conûite dans une poffdSon très-riche
à Saiat-Domingue. Uariftocraûe Coloniale me la fit fpolier &
incendier il y a. douze ans. Je vins demander juftice, en France,
de cette atrocité;. je n en obtins pas réparation fous l'ancien Gou-
VL-tnement. Je dois aimer le nouveau, puiîqu il me fut plus équitable.
Un premier Jugement, par défaut, vient de m-accorder un provrfoire
de qxasrt cous zdltc bries. Je toucherai cette fomme dms peu,
le Jugement efi confirmé contradSaoirement. Jufquet-là je fuis en
effet sàiféraMe. Mes refiburces font uniquement fondées fur la
confiance oficieufe de mes amis. Je lueur dois fiix*ue
mîOc livres en vingt deux acides, dont ai toutes prêtes
les preuves. L'hébergement qu'on dit m'avoir été donné, à l'époque
du 10 Août, nétoh encore, comme tous les autres fervices que
je reconnois bien d'avoir reçus, qui titre d'amitié; & quand çeût
été à titre de pure iofpitaliîé je ne ferois poiat afl« foible pour
en
TU DIS Q« « m fais Ment, par fxul ivhumaa je me mis
ila Ùttdu qui *& enfruataes d'Or-
RÉPONSF. Tuva» rappreadre. Qaaad le en unanime du Peuple
Sotnrecain décida la .néceffité- de cette démarche, mon zèle;
toujcmn aaif, «e -ponaâ préfider le:tecnitement«tTorganr&t56n
de ces Volontaires. Ils me proclamèrent leur chef. Un Décret,
légafiû eafuite les mdures qui farent prifcs-Le Coafeil exécutif
ordonna tontes les difpofidons qui devoieat être Ja fuite de Tan-
de û. -naturel que
TU DIS Qiiïptft pour teoflant iïpifaàné* lais
iom jt n'ai
(5)
RÉPONSE. Tai remis ce dépùt à la Commune ci Para S; ;'en
ai la décharge.
TU DIS Qnt telle cfl la. farce impure de la fortune dont
car, je mène train.
RÉPONSE. Si grand train que je fuis réduit exaûemcct à
prendre tous mes repas cb%.= mes amis, & à continuer d: recourir
eux pour tout le refte, en attendant que la fin de mon preecs
me mètre au-deffus de cette extrémité.
TU DIS ENFIN Qy'on àfûre mimtqut j'ai fût racqtûfiûoa
"eonjcieumau avec Gar:n ( autre intrigant) £une belle Alvfon de
ump-gu: aux enviions de ?'aris..
RÉPONSE. Tai effectivement acheté il y a pins de deux ans,
fans co-intrigue avec Garin un Jardin à fept lieues de Pans,
que je nai point payé- Safiùrcr de ce fait chu le vendeur,
Pafauîcr Marchand de Vin-, rue de Thionville, à côté du Club des
CordeBers.
Voilà Ami dn Peuple ce que je peux répondre à chacun des
griefs que tu m'imputes. Aa refte, je te dirai encore que je nai
importuné m le Comité de Salut, public. ni le Miniftre de la
Guerre, pour follici:er aucun emploi. Si le Peuple avoit jugé
devoir m'en conférer un, j'euffes pu lui donner l'exemple d'un
premier Soldat qui fait fe facrifier tout eatier à fes devoirs, & qui
fert fa Patrie par pur zèle & amour du bien public ,,& non pour
de Targent 'S je iai pu convaincre de la vérité de
mes affertions, je me persuades de mon côté, que ton zèle à toi,
ponr- conferver des fouticœ à la bonne caufe, te oetermineras fans
peine à réparer,avec toute la rrancbifer& la loyauté ô"uarfpu-
Wicaia, le mal que tu as pu commettre iovoîootairementi &
qu'ea inférait ma Lettre dans ta feuille, tu m'épargner «Tautie»
foins &.des frais pour donner à ma jufcficarionlamême pubEcîté
"quecellc que ta-denonciation a reçue. Je défirerob que nous posons
avoir =femme aae cotreyoe. Ce* alors que je. feww fur de te,
(6)
pronvfr que je ie fc:s autre choie qu'un homme 1oy21, nn vrai fans-
cu'i->ite & peut éxe ( comme l'a dit le rapporteur du Comité de
fûrcté générale, par réiulrat de l'examen de mes papiers ) un patriote
exalté. emporte c'cfi peut être comme tel que je me neuve
en état de te fournir des no:es très-précieufes, & de t'aider aufiî
à Servir 1= chofe pub:ique. Car, malgré toutes les persécutions ce
fera toujours là le but de mes vœux ardents, & rien an monde
ne me fera abandonner la caufe du Peuple. Ne nous divifons pas.
Rallions nous plutôt il en eu temps- Je fuis Ton Concitoyen.
FOU RN1ER, Jncêricahi.
MARAT a rcu cote Lntrt, £ n'y a Foint répondu.
Psrk, 10 Mjî tan Z de la
Tu me dénonces M A R A T je t'en remercie comme fimple
eitoyen; mais, comme fonctionnaire public, je te Liâmes de l'avoir
fait fans preuves. Tu devrais (avoir, que l'homme qui vent le bien
a beaucoup d'ennemis que le citoyen qui fuccède à des Adminiûra-
twirs qui en favoieat trop pour être Adminiârateurs des Subfif-
tances, & qui n'avoknt aucune$ des connoiflànces néceflicres à
cette Adaânîftrarion a trop d'abus à détruire trop de réfoctms
à faire, pour n'avoir pas «Tennemis. Si n (âvois, Marat qnd»
kommes f» *fine 6 tu favoi* jae je n'ai ceflé un fecl joar de
dompter îaûoce & la perfidie la plus puante & que je ce 6ns
zefté v^quenr de toates mes opérations qu'en étant auffi iaCeable
que toi est portai par-tout la hache.
Sois franc, Marat» viens me voir dam tnoa Admiaiôration
chez moi m le vmx. Ta my Tenu honnête arec Honnête
boume; ftrienx «e terrible pour le fripon; donc== pour pep-
fotme. par-tout je fuis au mi1iea du peuple; je ne vois que lui
par-tout; je le compare met entra. Par-toot je ne tais occo-_
péqu'àafinrer fa noamtnre.àU lui coofenret Wae»& far-tout
àfornr auffi^nr *c «on Aàminiûtaw», eue ftfiàt entré-Ha».

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