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A monseigneur l'illustrissime et révérendissime François de Clermont de Tonnerre, évêque comte de Noyon ... Avec une prière pour le Roy et pour la paix

De
29 pages
P. de Launay (Paris). 1696. 23 p. ; in-8.
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Y
A
MONSEIGN E UR.
L'ILLUSTRISSIME
E T
REVE RE NDISSIME -
FRANÇOIS
DE CLERMONT,
DE TONNERRE'
EVEQUE, COMTE DE NOYON,
PAIR DE FRANCE,
CONSEILLER ORDINAIRE DU ROY
en (on Confcil d'Etat & Commandeur
de fes Ordres.
Avec une Priere pour le Roy (y pour la Paix.
A PARIS.
Chez PIERRE DE LA U N A Y, ruë faint Jacques, i
la Ville de Rome proche la Fontaine S. Severin.
M. D c. xcTT -
AVEC APPROBATION,
a nj
A
M ON SEI G N E U R
A
leveque DE NOYON.
IJ
ONSEIGNEVR ,,
VOUS forte^ d'une des plus anciennes &
Jes plus nobles Maiflns du Royaume; 'Vous con-
teZ même parmy vos Ancêtres des Saints & des
Roy s: mais ce riefi point à cesJburces Ji belles que
yous dela plénitude de la gloire qui vous
EPI S T R E.
environne ; cefl à votre feul merite, & par vous-
même vous êtes un Prélat des plus accomplis de
nos purs. Vous avez, le \ele intrépide & l'élo-
quence touchante Ambroife, l'humilité profonde
CT la doélrine Jublime d'ÂuguJlin, la pieté Jolide
de Rhemy, & Id fimplicité fàinte d'Eloy 3 dont
vous remplijjè% Jt glorieufement le Trône.
Oiiy, MONSEIGNEVR,teft ce mé-
rité performel, qui vous égalant à vos Ancêtres,
vous fait encore un des grands Princes de l'Egli-
f ; e eeft ce même mérité fi dijlinguê, qu'il attire
fur vous les plus éclatantes marques de l'eflime
&de'tamitié de L 0VIS LE GRAND,
qui a infpiré à ma A4ufe la noble audace de fe
dijlinguer auJF, en vous peignant dans une Ode,
Je Jày que dans ce Portrait il y aura mille
bons endroits écbapez; d'autres qui ne fêront pa
ajpzfideles; d'autres qui ne feront pas àffez deli.
catement touchémais je fay aujji qu il ny aura
rien de flatté. Et puis, quelle imagination aflèz, va*
Je peut vous comprendre tout entier î M Q AT-
E V I S T R E.
SEIG NEV R ! quelle idée *Jfe/^ vive peut
vous attraper? En efl-il d'affè^ jufte, pour bien
exprimer les fentimens patetiques, que vous y fai-
tes naître de votre vertu ?
e/IltUs comme Dieu) dont vous êtes parmy nous
me ImageJi parfaite, M ON SE 1G NE V R3
ne dédaigne pas les fables louanges defes moin-
dres Creatures y parce qu ellesfont jtneeres ; fejpere
qu à fin exemple, Vous aurez aujJi la bonté d'di
gréer les miennes ; puifque ce riefi que par cette
même fincerité, que je prens la confiance de vous
les prefentery MO NS EIGNEV R* & de
me dire avec une profonde fourniffion, -<*
DE VQTRE GRANDEUR,
y.
f f
<
-,?J
le ures-humbles & tres-obéïflant
•FERYUEMGUSULETTI, Prieur
de Ç. & du D.
M A D R IG AL.
A
H! fi cette Ode pouvoit plaire
'A ce rare Prélat que l'Eglife revere ;
O Mutes i quel bonheur feroit égal au mien ?
Heureux ! qui prés de luy peut être neçeflairci
Dans un employ, fût-il de rien;
ÇIBRMONT efi: des Vertus un fi grand exemplaire,
Qui! faut feulement le voir faire ,
Pour devenir homme debien.
A
O D E.
1,
R A « D P n. E i A T t en qui l'on révéré
L'Augufte fang de tant de Roys, *
Qui regneirent fur le Calvaire ,
fet portèrent fi loin t'Empiré de la Crtfix >
Illuftre de ta propre gioire j
Ce ïl éft point par l'éclat qui brille en leur Hiftoiré,
Que je veux aujourd'huy vanter tes faints Explois )
Et je ne feindray point d'emboucher la trompette ,
Moy , qui ne fais toucher qu'une fimple mufette *
Si tu daignes ayder les efforts de nia voir;
A faire un digne choix , l'infaillible Louis ±
te donne en fon Confeil une place ordinaire;
Quel fruit n'attend il pas de tes fages avis :
Toy , qui les pefes toiis au poids du Sanctuaire.'
* &©is 4e Jerufalem &: de Sicile. Voyez. Sainte Marthti
1
QiiI eft aifé de voir qu'il t'ayme ,
Et que de ton merite il connoît bîcn le prix,
Par l'augufte Cordon de cet ordre fupréme ,
Qu'on ne voit qu'a (es Favoris. ;
Loin ! ces marques d'honneur, ces titres glorieux ;
Loin 1 ce facré depôt de fa toute-puiflance ,
Dont Rome honorant tes ayeu* >
Publia fa Reconnoinance.
Ouy, Clefs! fceptre l Cordon 1 on a beau vous vanter ;
A quelque haut prix qu'on vous mette,
Vous ne valez pas la Houlette «
Du Pafteur , que je vay chanter.
Houlette fainte de nos Peres 1
C'eft à vous, que les Cieux ouverts,
Dans les Champs, & dans les Deferts,
Revelerent jadis leurs plus fecrets myfteres. -
Dieu d'Abraham ! d'Ifaac ! de Jacob ! fi ces Rois
Sous ta puiflante main ont regné fur la Terre ;
Contre tes ennemis quels que foient leurs Exploits,
*
A il -
À$oient>iis plus d'honneur à leur porter la guerra;
Que d'apprendre aux Hebreux à vivre fous tes loix?
Ta Majeftéplus ne me touche ,
Que quand tu parles bouche à bouche,
Dans le buiflbn ardent, à ce fameux Berger,
Qui, pour mener ton Peuple en la Terre promife »
Et d'un cruel Tyran hautement les venger)
De fa feule Houlette abat fon trône, & brife
Leurs fers, dont Pharaon ne veut les dégager.
Mais quand au Defert je voy boire ,
Au Torrent d'un Rocher, ce Peuple bien-aime,
Ce prodige, à mon Cens) mérité plus de gloire,
Que de voir dans la mer le Tyran abîmé.
Qui des deux a plus d'avantager
Qu,i l'emporte en David, du Berger, ou du Roy?
Etoit-ce à la Bête Sauvage ?
Etoit-ce aux Philiftinsjj, qu'il donnoit plus d'efFroy î
Oiiy l le Glaive à la maîn , il a domté la Rage
4
De - totis tes Ennemis, de fa gloire jaîoux ;
Mais arme d'une Fronde, eut-il moins de courage,
Qnand le fier Goliath expira fous fes coups :
Jofué d'Ennemis va couvrant la Campagne *
Quand Moïfe fur la montagne,
Tient les bras levez vers le Ciels
Mais Iorfque de rbibleue,
Vers la terre il les baifle,
Auffi-tôt Ifrarl
Fuît devant le vaincu, qui le pouffe, & le prelfe i
Tant il eftvray que, quel que Toit l'effort
De la Vertu guerriere,
Sans le fecours de la Priere ,
Elle ne peut long-temps avoir un heureux fort.
Cedefc donc , Sceptres de la Terre 1
A la Houlette du Satrveun
Le plus fort auprès d'ElIe eft un Sceptre de verre*
Et fa Simplicité confond votre Glandeur.
Roy s l fi le Ciel vous fait nos Arbitres &prémeg.y
J
A iij
Le Ciel fait les Prélats Arbitres de vousrmfcnes>
Et fi le Roy des Roys a mis
Au tront de vos J Pareils d'éternels Diadèmes,
Ne les doivent-ils pas aux tendreflfes extrêmes
Des Ambroifes &des Remis?
Sacrez Troupeaux de CHRIST! dites-moy,de quel zèle
Votre cœur n'et f point enflammé,
A l'afpetè de C L E R. MO N T, de ce Pafteur fideIe"
Pour vous d'amour , de foins, de veilles confume !
Des Pafteurs n'eft-ce point le plus parfait modele,
Que fur le grand Pafteur l'Efprit faint ait formé? -
Augufte b Sénat ! quelle ardeur
Ne fentiez-vous pas dans vos ames,
Quand fa Bouche dorée y répandoit fQn cœur
En un torrent de faintes fiâmes ?
- N'entendîtes-vous pas cent fois
L'Auditoire applaudir des mains & de la voix,
a TheodoCe le Grand &le grand Clovis.
b Qjoand il fit fa harangue à la rentrée du Parlement.

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