Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Partagez cette publication

ABRÉGÉ
DES AVENTURES
DE
NAPOLÉON,
ET DES AVANTAGES DE LA VERTU.
Effets dela Révolution attribuée à la décadence de»
bonnes moeurs.
Détails pour faire connoître aux partisans de Bona-
parte l'erruer de leurs sentimens.
VOYEZ, amateurs de la gloire , le récit de
l'histoire qui vous fera connoîlre le néant de
celle prétendue gloire qui n'enfante que des
esclaves, et qui, loin de les rendre heureux ,
ne sert qu'à mettre le comble à leurs mal-
heurs.
L'homme raisonnable sur la terre, qui a su
préserver son coeur de la corruption , admet
pourtant très-facilement les préceptes d'une
loi divine qui lui trace le chemin de la félicité;
et très-éloigné de se soustraire au joug de la
dépendance d'un Etre suprême, il fait au con-
traire tous ses efforts pour lui rendre dociles
son esprit et son coeur. Il n'en est pas ainsi des
infracteurs des lois suprêmes : ils ont cher-
ché à en anéantir tous les préceptes, et à ban-
nir de leur coeur l'ai tachement aux vertus.
Ignorez-vous , Français, lés fléaux qui vous
accablent de toutes parts ? C'est à vos trans-
gressions habituelles qu'il faut en attribuer
la cause-, car, depuis vingt-cinq ans , l'on
gémit sous le poids d'une révolution san-
glante. Le vice irrité contre la vertu, n'en
pouvoit plus supporter l'éclat. Les ennemis
de la foi se sont ouvertement déclarés contre
les fidèles : celle haine devint bientôt le prin-
cipe de leur destruction. Combien alors de
victimes innocentes immolées par le glaive et
sacrifiées à la vengeance de leurs bourreaux.
A ces temps malheureux a succédé le pré-
sage d'un temps plus favorable. Bonaparte ,
admis à la tête du gouvernement, fit à la
vérité renaître une espèce de calme qui tran-
quillisa en apparence pendant quelque temps
le reste d'un peuple fidèle , en proie à tous
les maux. Mais , plus occupé de son bonheur,
que de celui du peuple , il mit tout en usage
pour s'établir un nom ; il ne manqua pas sur-
tout, pour se faire aimer, de consentir au ré-
tablissement de la religion. Voilà cette noble
action qui sembloit le consolider sur le trône