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Accord de la religion et des cultes chez une nation libre ([Reprod.]) / par Charles-Alexandre de Moy,...

De
147 pages
au Presbytère de Saint Laurent (Paris). 1795. Liberté religieuse -- France -- Ouvrages avant 1800. 2 microfiches ; 105*148 mm.
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PKRGAMON PRESS
I IciHlinglon Hill t lall, Oxford OX.l (MJW. UK
A C CORD
DE LA
A CC'OR D
DE LA
ET DES
L TE S
CHEZ UNE NATION LIBRE.
Par Cnam.rs de Moi Député
'Suppléant à l'Assemblée Nationale.
PARIS,
h AN QUATRE DELA LlBEKTI
Au Presbytère de Saint Laurent.
Kt chez Ic5 Libraires qui vendent dei
Nouyeaut<5$.
A
ACCO R D
D E L A R E L 1 G 1 ON
» t DES CULTES
chez v.ne NATION
CHAPITRE PREMIER.
ÉGALITÉ DANS LES CULTES.
JL Axt que le.Culte Roitiain ne sera pas,
Oux yeux de la nation à l'instar de tous
les autres cultes le corps politi<rue ne
jouira pas d'une santé parfaite. Dans un
Corps bien sain il doit y avoir un équi-
libre parfait dans les humeurs; si l\ina
t'emporte sur l'autre, doslors il y a an vico
davs l'économie animale, la santé
et l'individu souffre.
(2)
Or les opinions religieuses sont an
corps politique ce que sont les humeur»
dans notre propre corp.r.
Vue nation libre c'est-à-dire compose
d'iiommes liores, doit respecter les opi»
nions religieuse» de tout individu consé-
qûeiimunl elle doit souffrir indistinctement
toute espèce de culte religieux dans son
sein excepté néanmoins ceux dont les
pratiques seraient contraires non à la
raison ce serait trop exiger mais aux
bonnets moeurs ou à sa constitution.
Elle a donc droit de surveillance sur
chacun des cultes professés dans son sein
elle a donc le droit d'en proscrire totit ce
(lui serait contraire aux mœurs ou à ses
ïoix«f
Mais si ello admet dans son sein indis-
tinctement toute espèce de culte religieux,
elle même n'en peut avoir aucun car
celui qu'elle s'approprierait ne serait plus
dans son seio, il serait à elle il serait à
A a
teas, contéYjuemmcrit il serai? M lors culte
dominant il serait culte nntion^l, ainsi
ello n'en peut avi.ir uucun A moins
toutes fois, que ce tulle ne (,il 1 qu il
pui»Q cadrer, convenir et coicoiiUr uveo
tous les Autres cultes
Ainsi quelques soiuit les cultes particu-
liers exerce dans son sein louj dorant
être iiidiïtincteuient des cultes dons la lias
lions, aucun ne doivent e^ne peuvent être
Culte de la nation mais si aucun de ce»
Cultes particuliers exercés dans son sein,
ne peut être le sien aucun des cl^rgds
desservants l'un ou l'autre de ces cultes
ne peut être son clergé cousc\]uemment
aucuns prêtres composant l'un-ou l'.mird
de ces clergés, ne peuvent être ses piètres.-
Ainsi les prêtres de quelque culte far.
ticuli-er de quelque communion de
quelque secte qu,Ms soient, Imaus, fl.-ihtns
fille
des cito/eus 1res comiitutiou mis très!
(4)
chiques, s'ils observent et respectent les.
loix très inconstitutionnels au contraire,
s'ils les méprisent ou s'ils préchent qu'on
peut les violer.
D'où il suit <jiie li nation ne peut pas
sévir contre un prêtre d'un culte particu-
lier, quelque soit son délit à raison de ce
qu'il est prêtre niais à raison de ce que
.comme citoyen il aurait manqué aux
loix, troublé l'ordre pulilic etc.
CHAPITRE II.
PAYEMENT DES MINISTRES DU CULTE;
Est-il bon est-il politique, est-il juste
que les .ministres d'un culte particulier
soient salariés par la nation ?
C'est un axiome que tout prêtre doit
vivre de l autel c'est donc ¡\ ceux dont
il dessert les autels à le salarier voilà ce
qui est dans la convenance voil.Vce qui
est de justice rigoureuse. U est impoliu'qu*
(5 )
A 3
qtte la nation paye des ministres des fonc-
des aumôniers qui ne sont pas
les siens parce qne la nation ne doit faire
ocception d'aucun culte parce que la na-
lion ne doit avoir de pensionnés que ceux.
qui la serrent et de pensionnaires que ceux
qui l'ont bien et grandement servie.
tlle doit encore assister l indigence in.
firme passiez cela comme rétribution
elle ne doit plus rien je dis comme rétri-
bution car elle doit aussi Acquitter ses
dettes et satisfaire à ses justes et légitimai
engagements mais alors elle agit comme,
tout débiteur.
Maintenant la nation ayant pris l'en»
gagement de pensionner les prêtres du
culte Romain dépouillés de leur bénéfice
par l'effet de la constitution actuelle: ayant
pris également rengagement de salarier les
fonctionnaires assermentés de ce aulte
ainsi que celui de fournir à l'entretien même
dudit culte elle se trouve alors débitrice
(6)
etrjonrd lui envers eux de sorte que le
culte Romain et les ministres qui le desser-
se trouvent rie îleoient aujourd'hui
ci<ancicrs de lYlat.
CHAPITRE 1 il.
DIS MN SIRES DU CULTE;
I.i na:ion nomme ltvs mjni^tes du culte
Rj:trjiu, ses i\sa Uurs. tjut
les nomment il cjuc ses <5lccuurî. la rejtré*
ccutciit et »;om n fli#
dum la n'allié en ûttlle le c'io>it?(Jom-
jnciit fcul «Ile nommer du ministre*, de*
fonctioiiuniies nui né «Ont j as les w'ens?
list ce j;arcc cju'ello le* jo^e? mais ce
ii'e(>t point iWoi-.on doleursîerviccs«ju"cll©
les jio < ni'ui ijue j«ï l«i déjà dit ils ne
«ont point ve^ n u i <*» iprs, mais à raison
1 iju' Il • en a contracté©
or un diiijteur eu envers set
u 'acquiert aucun droit«
(7)
A4
Maïs direz vous un seigneur nommait
° jadis un curé', pour une paroisse qui notait
pas la sienne. Oui, mais c'est qu'originai-
remént il avai- acheté ce droit;* mais c'est
que ce droit était injuste ou au moins dé-
raisonnable c'était une suite de cetté féo-
dalité que vous avez abolie.
cuî te Romain s'intitulaient évêques par
i,a oiuce de DIEU et l'autorité du Saint
Sitoe Apostolique «ujourd hui ils pren-
nent le titre d* Constitutionnels et s'in-
tituleraient volontiers par LA GRACE dr LA
Nation et certes ils y seraient fondés;
voulez:vous qire le clergé Romain ne se'
dise p&% constitutionnel, national que les
ministresqui le composent ne sedisent plus
clergé de ET PAR r.A Nation? eh bien que
la nation cesse da les nommer
Mois qui les nommera, direz-vous, ces
Tnhmtjes du culte Romain ?qui les nom·
niera ceux qui en voudront n'avons-nouê
pas des Synagogues'en France ? qui en
nomme les ministres les Rabins ? sont-ce
les assemblées électorales ? ?non ce sont les
attachés à -ces
qui nomme les ministres
du cuire protestant ? ne sont
les
paroissiens élire leurs curés et laissez les
toi et
ment ou si tcus voulez de. tel et tel dio-
les paroissiens des
nommer et élire leurs
pa r là, vous imposerez
ce que vous
et à des citoyen* de sorte de secte,
le droit de dès'
îomjù il .s'agit dit
ou d'un curé.
Je qu-*on rar. dise aussi
pourquoi l'assemblée constituante s 'est per;
(9)
mise » de fixer le temps de prêtrise et de ser-
vice dans le ministère du culte Romain,
pour qu'un prêtre soit apte à être nommé
curé ou évêque; qu'on me dise après cela
qu'il n'y a point de clergé constitutionnel
en' France tandis que c'est en vertu dos
décret» de l'assemblée constituante, et la
loi la main qu'on est obligé de procéder
l'élection. des ministresdu enhe Romain.
Heureusementquecesdécrets eux mêmes
ne sont que réglementaires et qu'on peut
Tont que vous agirez dans les élections,
en vertu de la loi tous aurez un clergé
national, des prêtres constitutionnels et
nn c'ultc dominant. <Hàte%-vousd*antahtir
cette constitution civile du clergé cette
tache qui souille la consti tution de l'empire,
cette monstruosité dans le code sublime
do vos loix ce n'est point h raison qui
Va dictée, cette constitution bizarre et ab-
surde c'est la superstition, c'est Li sottise,
Jaxsfxjsmf. l'une de*
mille tt une enfantées par l'ignorance,
fanatisme et la mauvaise
J.lîc est capable comme
on lui laissait étendre
constitution et
c.îtla ho^o
d'argile, ajoutée à Ia constitution actudlo
des Français qui est ta statue d'or aus5i
Voyez cette fermentation sourde cette
ngStu^ans
toutes parts des
qui vous «jïhh et
qui vous menace d'une, maladie itrieuse?
anéantissez ce levain sa.ee rdo'tal qhi s'est
glissé dans votre côiiititulion vous seiya
tranquille et vous aurez la paix.
(•«.)̃
CHAPITRE IV.
rOUB CHAQUE COMMUNION A LE DROIT
TVOrtDONNKR ET DE nÉGLEft tLLB-
1UÊME TOUT CE QUI CONCf.nNd LA
POLICE ET LA DISCIPLINE
DE SON CULTE.
Non seulement les catholique* Homaini
ont le droit exclusif comme toutes les
autres communions, de se nommer leurs
ministres, leur gré et comme ils le jugeront
convenable mais même ils ont celui de
$*«>n donnerautant qu'ils le trouveront bon;
ils ont également le droit de, fixer eux.
le lieu de la résidence de lûirs mi.
,/nfstrcs, 'ainsi que l'étendue de'leur arron.
'disserhent ou si l'on veut de leur jumdic-
tion;ct et la découle directement deceque
ces ministres sont kurs pasteurs, leurs
aumôniers, leurs hommes de conf-anCe
«il d'autrc's termcs leurs honfiues d'af-
faires quant au spirituel quant au for
intérieur.
C'est donc une grande faute, qu'à coin-
mise l'assemblée national»' .constituante
de s'ingérer à fixer le nomhre tics évëqucs
et des curés du royaume ainsi que re-
tendre et la démarcation des diocèses et
des paroisses comment' des légi>la(tu:'$
n ont ils pas compris. que la loi tlloménie
«'occupant de fixer à chacun des ministres
du culte Romain le licu et le ternps do
leurrésidence sdus peined (î:re admonesté
par les officiers puUics de département,
elle fai^nit réellement du cultc Romain le
culte de l'état ? tUe a fait plus la lui elle
s'est permis de déterminer à ces ministres
Ronains K» mode même qu ils auraient à
iuivro, dans l'exercice de 1. ur juridiction
ip.iriluc-llc cil*; a dit aux évoque' vous
àutô2 un conseil que vous si-roz- obligés de
consulter, et tans l"avi> 'duquel vous ne
pourrez ogir; clla a dit aux curés vous
(lï)
pouvez choisir vos vicaires mais une fois
adntis, vous ne pouvez lo? renvoyer, sans
les traduire de t'évoque,
qui, | lui-même décidera et prononcera oui
Non seulement l'assemblée \;onjtîhiante
évéques, ni plus
nimCfins ,dans le royaume et de fixer le lieu
de leur résidence, ainsi que l'étendue et
le mode de leur juridiction dans chaqne
département elle a aussi établi par»
mi tes des espèces de sur-
év<î<|ucs c'cst-A dire des métfopoLtains
O MUJM rrxEATJJ AMIf
hélas il ne manquait plus qu'un Pa-
triarche pour couronner cette cons-
titution clerico • sacerdotale pour im.
mortatiser celte œuvre hiérarchique, ce bel
ouvrage en Un mot digne de la Sorbonn-
en foorriiro,ou inC-mc d un concile composé
«elui qui a composé, ce chef d'oeuvre y
longeoit bien à mettre un patriarche
mais pour lé coup il a senti qu'alors
l'assemblée se réveillerait de son assoupis.
fèment et ouvrirait les ycux.
Mois continent l'assemblée n"a elle ras
/gaiement senti qu'elle descendait de la
hauteur de; loix, de la hauteur de la mis-
tion et des pouvoirs qui lui étaient confiés
pour' s'abaisser et se mettre au niveau d une
simple nsseiitblcede catholiques Romains
lor.qu'tlle s'est amusé a décréter tous ces
détails minutieux de police et de discirline
inU'rieuredu culteRomain? comment n'a-
t'elle pas senti quecVtai; h ch;iquç secte
A chaque communion quap-
partenait le droit de régler la police et la
discipline de son culte ? aussi aucuns des
partis aucunes des sectes de l'empire
n'ont-elles été sAtisfai:cs de cette consiitu-
tion, soi di.aut civile du clergé: plusieurs
catholiques Romains se sont récriés tue
une pareille anticipation de leur propro
droit: ils ont dit de) laurs représentant»
nous ne les avions pas envoyés pour cela, eh
pourquoi donc singèrent ils de toucher
aux autres sectes,
elles ont toutes été furieuses de ci qti<» l'as-
semblée constituante s'occupant au«M sé-
rieusement aussi longuement et d'une
eue ne daignait pas seulement jYiter les
yeux jusques sur eux ni leur faire l'oon-
neur de s'occuper aussi de leurs' ministres
et de leur ck*rgé qui disent-ils vautbiot to
clergé ïîo;nain l'as^emljlée n'auraitt ollo
pas d A disaient toujours ces sectaires
tandis qu'elle ct.iit en si bon train > orga-
niser aussi notre clergé et rlos ministres ?
qu'il eiit été beau et iîaltcur pour nous,
crioieiitdi? leur ct>u\ les juifs d'avoir en
des Ilabins constitutionnels tant par dé-
partement, rtpnr dessus tous, un seul Rabin '•.
'ma;curctprincipalparcl».'iquedc'partcment:
et puis eu sus une dixninc do Habins métro-
Mais
vj>oîittins qui chacun aurait étendu sa ju«
risdiction constitutionnelle, sur un certain
nombre des autres, qui leur eussent été con-
4<qneminent subordonnés et soumis? quel
délice pour nous de voir tout le royaume,
tout l'empire Français partagé strictement
et topographiquement enautitntde Synn.
gogues et
et arcliisynagogiques.
D'autres parts les protestlnts en disaient
autant ils eussent souhaitnune constitu-
tion civile pour leur culte, ainsi que pour
leur clergé; et ils étaient scamlilise's que
semblée nationale ne s'occupât pas d'eux
C«r enfin, disaient-ils, à raisoode la liberté
des opinious religieuses et ries'culte$,iious
sommes aujourd'hui en France à l'instar
ducnlte Romain, ou si l'on veut de la com-
munion Romaine il n'y a ent re eux et nous
d'autre différence que le nombre' plus ou
moins grand des individus tenant pour
l'un plutôt que pour l'autre de ces cultes.
(i?>
h
Haïs direz'vous, il y a tine grande dit»
fèréncè par rapport à la nation entre,
les autres cultes et le culte ltomain, car la
nation paye l'entretien de ce dernier et la
salaire de ses ministres; ainsi t-llo estdono
fonderas enoccuper plu» particulièrement,
et à s'immiscer dans les détails de son ad.
ministration.
Je réponds ,dans ses détails d'administra-
tion de finance et de dépense, oui, mais
non dans. le* détails de police intérieure,
Mon plus que de sa discipline et de sç$
ohjets '"de Liturgie. La nation payant les mi-
nistresdu culte Romain, a pu supposer
lu France couyerte entièrement du catholi-
ques Romains et dire d'après cette suppo*
témenî, donc chaque département ne sera
ras autorise par la nationà salarierau delà
d'un /évéque il en est de mémo doscuié)
et autres rninistres inférieurs de ce culte;
¡nais la Dation pouvait- «Hô dire aux c««
(i*ï
indiques Romains vous n'en aarez jigi
d'autres, et vous ne pourrez vous en élire*
aucun ,au-delA du nombre de quatre-vingt.
trois, quant même vous consentiriez à les
(le vos propres fonds ?
Sans doutc elle pouvait leur dire vous
..nVlîrez point
de votre culte sans nous en faire fart,
dés qu'il sera no: ̃ une et sans exprimer en
même temps le lieu de la résidence que
vous leur '-aurez 'fixé, parce qui! importe
au bon ordre et n la tranquilité publique
d'une nation ainsi qu*à son droit de sur
veilÎ3nce sur tout ce qui se passe dans son
sein, qu 'elle se acn.c toujours, ou, comment,
par qui, à quel titre, et en vertu de quel
pouvoir s'exerce dans son sein telle et telie
fonction mais il ne s'en suit ras de là
qu'elle puisse noœwer elle même touto
espèce do fonctionnaires., ni en prescrire
de sa propre autorité le nombre, aussi bien
que la nature entendue de leurs pouvoirs,
D a
compromettent en rien 1rs loix ni ne s lin»
jhiseent en rien dans Il police du gotiver*
nemënt, et daus tout ce qui a tr.iit au !'on
Ordre gênerai et à la chose publique.
CHAPITRE
DROIT DE SUUVEILLANCK QU',A LA NA<!
TZON SUR LtS CULTES.
J'ai dit que la nation nvcit droit de sur-
veillance sur chacun «les cultes professé*
dans son sein, j'ai dit qu'elle A ni t droit
d'en proscrire tout ce qui y serait contraire
aux bonnes moeurs ou A ses loix; elle a
donc droit d'en proscrire *îo pne
'exempta connue contraire h la nature et
flux mœurs. Jrdls aux incnirs parce que
celui rpii se voue au tt'liÎMt y force m!ces*
«âirèjneut mu nuire individu. C'est donc aveo
que, sans t'gard à certaines opinion!
<*>)
religieuses, la nation a impose plus forte-
ment les célibataires que les pères de fa-
mille et l'esprit le but de cette loi seroit
soustraire sous pt êtes te que sa religion
ou si vous vbulf/. l'état religieux qu'il au-
rait embrasst lui interdit pour toujours lo
mariage*
Non seulement la nation a droit de sur.
veülance sur lei cultes mais elle a droit
direction sur les rites religieux car il
pouvait se faire qu'ils dégénérassent en
licence, en douche. Elle a droit aussi de
révision sur les livres d instruction et de
Liturgie non pas parce qu'il sont des
livres autrement la liberté de la presse ne
secoit plus respectée mais parce que ces
livres font loi pour un certaine portion
de citoyens, dont ils dirigent conséquent
ment, non seulement les opinions, mais
aussi les actions. Or une seule loi doit
commander a tous la loi nationale, et
B 3
«uîlô loi particulière ne peut être en coa*
tradjction avec celle là nulle loi partie^
lière ne peut, n'a le droit de soustraire le
moindre citoyen à 1 empire légitime de ccUe
de la nation.
Si la nation si le magistrat an nom,de
la loi l'eut déjà exercé ce droit de révi-
sion, souffrirait- on encore, par exemple
ces excommunications ces anAthêmes
lancés tous les huit jours, dans les chaires
du culte Romain, cc contre ceux qui vendent
« ou achètent des bénéfice* contre ceux
ic qui par ligature et .«ortilège empêchent
« l'usage et la consommation du saint ma.
riflge contre ceux qui se marient hors
« de leur paroisse, sans permission, contre
«ceux qui usurpant et retiennent les biens
« et droits de l'église qui empêchent sa
ce jurisdiction ou qui suppriment, détour-
« nent ou cèlent les titres, papiers ou en-
cc seîgncments qui lui appartiennent? Voye*
le Rituix dePakis, chap. Pr6nes pour les
du rojaume et
dont
égarer les faibles »
crédulité, et soulever
contre les n*«a-
respecter contre des
prÇlres citôy: r.« trop in*truiis trop cou-
riïgtux pour «avoir ïialancê de prêter da
doit turtout surveiller l'ins-
remplir les
i'oi!».lii»ivde ir.i'i'lros dans les différents
cultes. jV les surveiller non
pour s'iinini-ct-r dans ces sories d'études,
3»i;iis «>us ce prétexte
être avec les
in ce les vertus sociales qui
B 4
• ^«surent parmis nous la paix et le bonheur.
L» théologie n'est point du ressort du
magistrat et n 'intéresse guèrer la société;
laissez aux uns commenter le Coran, aux
autres le Yeidam aux autres le TuLmud.,
I{ys4ex apprendre a baptiscr aux U115, à cir-
concire aux autres, mais ne permettez
pas qu'on enseigne jamais qu'on peut man-
que aux loix ou massacrer son frère par
respect pour Saturne ou pour l'amour
de Dieu.
CHAPITRE VL
D'A'SSIS'IKn EN COnFSAUX
Quoique la nation ait droit de surveil-
lance sur'les cultes, les magistratsdoivent
s'abstenir d'assister en corps aux ctVémo-
nies religieuses de ces différents cultes; ils
ne pourraient aller aujourd'hui dans une
église sans aller demain dons un temple.
'-près demain dans une Synagogue, ensuîta
dans une Mosquée; autrement ilsauroient
l'air .le favoriser un cube par préférence à
un autre or de grands intc'réts'sont confiés
aux mogistrats leur temps doitéire em-
ployé à- la .chose publique, non en céfe"-
inouïes, non en pure représentation.
Lemagistr.it, comme citoyen, n un culte;
il fréquente donc .*on église sa Synagogue
sa Mosquée ou son temple; mais le ma-
gistrat comme homme public n'n de culte
que la loi: alors, selon que cette loi ou
la chose pul lique l'exige il se transporte
tantôt i\ lY-^liso, tantôt à tel temple, tantôt
h telle mais il. titre de surveillant
Ht non tomiiic assistant.
CHAPITRE VIL
L'ÉTAT CIVIL DES CJTOYEXS NE DOIT
POiM tïl\Z CONSTATÉ PAIi LES MINIS-
THES DU CULTE.
On a enfin coii^u qu'il fallait retire»
jfïentrelei mains du clergé,tou$lcs registre!,
tous les actes qui constatent l'état civil de*
citoyens.
Quel rapport, en effet, politique et ci-
vU, a le baptême ou la circonempii avec
la naissance d'un homme ?
Quel rapport politique et civil peut avoir
1 union sociale- de deux individus avec une
cérémonie purement mystique avec la bé-
nédiction d un prêtre avec un sacrement
Cependant quand il n'y atoitqtt un seul
culte dans la nation, et que ce culte étoit
celui de la nation, rien ne sembloit mieux
imaginé que de se servir du prêtre pour
corist&ter 1 état cîvil de tous les citoyens, et
<ur-tout pour donneur au mariage,
l'anion conjugale la solemnité, la publi-
cité, e authenticité que re<|uiert un tel en-
gagement.
Le prêtre faisoit alors d»iu\ fonctions
.instantanément, il agissoit tout A la fois au
nom de la nation, et cotume offider civil,
C'i)
et comme ministre du seul culte avoué et
♦econoti dans tout l'empire. Cela écono-
miïOît le nombre des fonctionuiiiitrs publics
et le temps des citoyens qui se trouvoient
«voir satisfait tout-à la foisù deux devoirs.^
.̃prescrits par l,:sloix.
Muis aujouid li ut qu'il n'y a hlus de culte
doiiiiniMit en France aujourd'hui qu'il y a
plusieurs cultes 'également pratiqués et
avoués uu eein de la, nation il ne peut plus
en être de irujnic car, ou ce serOit les
prêtres du culte Romain quidemeurcroient
exclusivement chargés de constater notre
manière d'être civile, où ce seroit indis-
tinctement les prêtres de tous les cultes.
'Pans lu premier cas premièrement sou-
veut ce prêtre seroit trop Soigné, car tout
cuhoc'tiint ne pourroiton pas sup-
poser une ville, un canton un district*
que dis-jè, un département entier où ta
culte Ho main viendrait totalement ¡\ faillir,
et ou l'on hratiquerait toute autre espèce
ministre du culte Romain dans, ce dépar«
te non i.
pas av«*c la mono confiance trouver le
prêtre Romain transforme en officier
civil qu ils i rotent clic/, tout autre ma-
gisllat civil indiqué par la loi.
Ce seroit donnât une sorte de privi-
lège .'d'avantage et de distinction
îlpiuaiu sur tous les autres cultes.
-jMaiii tenant si nous supposons, au con«
traire, que le droit d établir et de constater
i'ttat civil de tous les citoyens, soit attri-
bué ijitij.siiiictt •ment, aux ministres de tous
les cultes pratiquas dans l'empire alors il
en icsulttroit premièrement que les for-»
mules de ces actes seroient tliïficiloment
les mêmes; chacun vou«!i oit y iiut'icr quel*
que chose danalogur- A sa croyance, a son
culte, ce ne serait plus un rcio purement
.Civil-| ce scroit un acte moitié civil, moitié.
"fïïr
religieux. Il y aurait donc dans ces acte»
autant de formules différentes qu'il y au-
toit de cultes de secte bu de communion
dans !'empire.
Secondement' et voici sur tout la raison
.qui doitdéterminer la nation à nommer des
magistrats civils, autres que les prêtres pour
établir et constater ces actes. C'est l'em-
pire, c'est l'ascendant indicible quecela
don reroit aux prêtres des différents culte,
respectivement sur lei citoyens de leur
culte. Il est temps de séparer lcs rapports
trop 'multipliés des peuplesâvec les prêtres,
et U'«.ttr à ceux-ci les moyens trop faciles
et sans cesse renaissant de séduction dont
\hsnvcnt toujours si habilement prof ter.
L'esprit du sacerdoce est un esprit de do-
mination en gêner. tout pj être est in.
tolérant et ne voit que son culte: jamais il
ne reconnottra d autre autel i\iic celui qu'il
encense, d'antre divinité que celle qu'il
adore qui n'a point sa religion n'en peut
'avoir aucune, quiconque ne sacrifie point
avec lui est un impie, quiconque ne croit
point avec lui à ses yeux ne peut être
qu'athée.
C'est parce que ces deux choses, je veux
dire, le ,civil et le religieux, ont été trop
long temps et trop fortement liés ensemble,
ëtest parce que notre sort politique notre
existence civile a été trop long-temps
entre les mains pt dans la dépendance 'du
Sacerdoce que les prêtres sont devenus
si puissants et qu'aujourd'hui sans ri-
chesses abandonnés du peuple qui rougit
maintenant de ses superstitions ils nous
effrayent encore.
Quel remedeà toutcela? le voici isolés
le moins possible Us petites sociétés de
la grande rapprochez au contraire et res-
serre* tant que vous pourrez les liens qui
doivent enlacer, enchaîner les familles par-
lielles à la grande famille A la mère com-
=une qui est la nation. 11 e*t décrété que
(3o)
la France doit rester monarchie; gardoni* y
nous de nous constituer, de nous réduira
par Ie fait, cn théocratie ou plutôt en
Saccrdocratic c'eit Ic pire et le plus ty
ranniquo des gouvernements.
Quelles que soient les véritésque je vient
d énoncer, monbut n'est point descaridaliser
personne, moins encore de vouloir détour-
ner de leurs pratiques religieuses ceux
dui croiroient ne point être bien mariés
conscienticusement s'ils n'nlloient implo-
rer la bénédiction de leur pràre sur leur
union, sur cette union, qu'ils viendroicnt
d'abord de contracter, suivant la loi, de-
vant le magistrat et aux yeux de lajsociélé:
car ccitçcérénionie légalo,cepretnierdevoir
civique accompli n'exclut point assuré-
ment les rites et autres cérémoniels reli-
gieuses et mystiques, que cliacun est libre
ensuited'y ajouter: que tout /citoyen saclio
seulement que si la In'm'ditMion du'prélro
nous purifie spiritucliciucnt » -^uc si lira-
position dé ses mains nous sanctifie sacra:
mentalement, c'est la loi stule qui nous
lie socialement et ostensiblement. Noui
devons donc dobord contracter légalement,
sauf après si notre conscience si notre
foi nous l'inspire à ratifier, sanctifier
devant Dieu nos promesses sacramcnta-
lement.
CHAPITRE VIII.
LES CÉRÉMONIES DUS CUI.TKS PAI\TN
CUL1LIIS NE DOIVENT POiNT AVOIR
LILU HOIlS DE L'ENCCiNTL DC LtUilS
ILMILtS.
Lavoie publique, comme place car-
refoar chemin appartient au public
c'est- dire, également et en tout temps,
tons .les citoyens, elle doit donc toujours
être libre à tous et pour tous mais elle
cesseroit del'étre ,sj un particulier ou une
socic'ië partielle avoit le droit d'en détour-
ner même moinontanénjent la destination
t&)
que
des usages particuliers et qui lui seraient
propres. Aucun culte particulier n'a donc
le droit do transformer nos rues,. nos car*
retours en temple; con«équemment aucun
culte particulier n'a le droit d'y pratiquer
quelqu'une de ses cérémonies d'y porter
en pompe ses mystères et d y célébrer au>
de ses solemnités, conséqueiuineni
d'y faire des processions, etc.
D'ailleurs, si un culte particulier avoir*
ce droit, tous les autres, sans doute 1 au*
roient également jdè'Ià calculez combien
«ans cesse la voie publique seroit obstroée
quel contretemps quelle contrariété n'é-
prouveroient point des ci toyeiw, allants et
venants pour leurs affaires, quel embarras,
que d'obstacles, quel retard n'en résulte.
roit-il pas pour les différent objets d« com'
merce d'industrie et d'utilité publique
qui circulent cans cesse au milieu de nos
Voyez comme autrefois iîétoit nécessaire
<55)
c
que la police intervint dans nos fêlés ptt*
bliques dans nos sok'iimiwVs dms ces
processions do pompe et d'appareil, que
nous aimons souvent t<vus Içj
travaux nlors. demeuraient suspendus la
société sembloit disparaître devant Inculte»
et l'corps politique s'tclipscr devant le*
étendarts de la religion, Le prêtre ulvr*
comnvJndoit A tous, ces /ours étoienteeux
de son triomphe et de sa gloire lui seul
on le voyoit s'asseoir sur un trône et l'en
voypit les trônes s'incliner à ses pieds
tous les rangs, tous les âges $'empre*soient
àlui faire cortège; à sa voix, au nioindre
de ses signes des flots d'adorateurs té
prosternoient soudain, et les arts semblaient
à l'envi s'épuiser pour Ilonor.r r pour
embellir sa niais quoi la nature
même alors scmbloit lui obéir; devaiii lui
l'encens et les parfums s'éle voient dansiez
airs des couronne* et des guirlandes ta
sans|cesie, 'i'vnvii'onnpient
(34)
toute part et enfui sur ses pas l'on ptor
digiioit les fleurs.
Tnut de rompe, tant de magnificence
net oit pns déplacée, et pou voit avoir lieu,
quant il n'y avoit qu un cultedans la nation,
et que ce culte était cctui de la nation »
alors la voie publique appartenait à tous,
son usage n'êtoit point détourné Far l'em-
barras et les obstacles que ces fêtes pou.
voient y rassembler car la commune la
société entière peut disposer comme bon
lui semble de ce qui lui appartint tçai»
aujourd'hui qu'il y a plusieurs cultus, cela
devient vraiment imprat;caLle pour tout
espèce de culte particulier.
Et certes, si nous avons vu tant de fois
deûx bannières du' même Fut du même
culte, se disputer pour s'être rencontré, se
quereller âe battre à qui auroit à qui cé-
derait le pas comment peut-on supposer
que deux secte dont les opinious reli-
gieuses seroient peut-être en contradiction
'̃(55)..
C a
fussent plus sages. Comment pourraient •
elles se croiser paisiblement, et s honorer
eh passant du salut fraternel coiunicnt
pourroient elles hoiainager réciproquement
au point de rencontre au point do con-
tact, l.,urs mystères respectifs ?
Eh! qui pourrait ignorer l'esprit de
jalousie qui règne entre les sectes ce
penchant qu'elles ont à dominer à l'em-
porter sans cesse les unes sur les autres t
JEcartons sagement toutes les occasions qui
pourroient rtveill;;r cet odieux esprit.
Je conclut, donc que chaque culte doit,
demeurer et se renfermer strictement dau»
son temple c'est dans ces cnceiutesisaciéfc*
pour eux et dédiées A leurs Rites que
chaque culte doit vaquer paisiblement
la prière, pratiquer sa Liturgie ft invoquée
son Dieu c'est'litqti il excrctra en paix.
et Avec respect ses sol-Jinoilés la priera
demande du recueillement or rien ni
distrait et ne dissipe dâvaiitagc notre am^
(36)
et toutes nos faculhL intellectuelles que
les processions
th pourquoi irions-nous promener nos
mystères au milicu du tumulte des villes,
et dans le tourbillon d un peuple qui s'agit©
pour ses propre* apures et se* soins do«
ines.tiqne*? pourquoi k-s porter, les exposer
tous ks.yiux des profanes qui les sôuil*
leroient de leurs curieux et indiscrets re.
gard* ? Pourquoi provoquer leurs censure»
tacites, leurs dérisions amères peut être
leurs blasphèmes? Ali le lieu ta demeure
des choses saintes est dans le sanctuaire,
,dans les tabernacles, non dans les rues
non dans les places publiques et sur les
grands chemins.
Autpefois le sanctuaire Ctoit interdit à
tous les étrangers et même aux pénitens;
rien de souille rien de profane ne devoit
y entrer. On chassoit. les pécheurs de
l'église l'entrée leur en étoit défendue
Onécarloit pareillement les
C3,
1u'on éloit sur le point de célébrer le»
mystères et aujourd 'liui vous les promenez
en pompe paimi la foulo do« incre'iiiile*.
et des point cette ma-
nifesîation cette ostentation d«.» vos mys-
éteint la croyance parmi vos sectàteurs? La
religion de<; Fgyptiens n commencé a dé-
cliner, tomber, lorsque leurs praires, leurs
Hiérophantes se son t*n on très moins dîme
ciles dans '.la communication de leurs mys-
tères si nous passons de la religion de$
J'gyptifihsà celle des Clutftiens, nous trou.
verons qu 'elle n testé de compter des mar«
tyrs, 'et d'enfanter chaque jour dos miracles,
depuis que nos églises autrefois sombrei
et obscures, se sont c'clsircies depuis qu©
ces jubés el toutes ces barrière* qui se*
parôient le sanctuaire du peuple, et qui rcu-
doïent invisibles nos prêtres, ont t iC icartés,
depuis qu'on a traduit on
nos Uvres sacrés et que le peuple
(3S)
se
mju: u
mysJi'ie plus 1
c.iche/ i!o c o. ni
<}:re c o • ca-
auprès c'ua
TtialatL*, pour srrours de
la transporter
nvec iuppnn il et les céré-
ijno (,Il ici nous a\ons pratiqué?
Non, (jji un culte qui n est plus I.»
cuhfpuMic, de
se nionlrr.T ait d'hors.
Noij parce qu'il ne faut point pertr r \C3
sacrcuiens il une maiiière osî< nsitlo, devant
(39)
des personnes qui ne croyçnt pas à to»
sacrements.
Quant vous étiez, la seule religion avoue*,
la seule dominante il n'y avu!t nul ia-
convînient, tout cito\rnéîoit oMlged.* lié-
dur le ^etioii devant vous cl de se pros-
terner sur voîrc p.i<s.ign; mai, nujourd liui
pourriez vous exiger la même cIiojc de
cvlui.qui n'y cronoit pas ? pas plu* qu'il
pour son Dieu pour .sa
fétiche pour son id jL*
les ruémès liôniicurs en un mot, les
mêmes marques extérieures d.'ndoiation
de Vous. Autrement vous ne seriez lihrês
ni l'un ni l'autre chacun, fjtioiijue sur
son. pavé si jo pui% parler ain;i, deviendrail
esclave de l'opinion d'un autre et l'on
verroit lu voie puMiqnc où l'on respiro
'air de la liberté, changée en un liiu do
contrainte, cl:: servitude et de contradiction.
Je crois donc «ju'il conviendrait mioux,
aujourd'hui que le culte Romain n'est plut
dominant
culte de la nation
^yut
« nos iHyNlt""n\s,«Ï6
en dt'ccnt de.
«If i::«''nie tl im .iiitn.'citoyfn
ju*
avec li.i ^i;.<- ^;j ou se-
inv-.l '«* .ii.s.uii un
il ji' >tii-< .-i;r ma «ju.tmI il
la. voie publique uuu
(-il )
lui d'rc vous n'êtes point sur votre pa-
vous (•!(.•» dans
Ja juriidiclion J-j la
• cliOse pu!j!ii]iic Je Li commune, i!c la inu-
̃• tticipal/të non sur la vôtre vous n'Otoî,
dan^ votre paroisse, que là où vous tics ap-
pelle que où vous figure* comme
luiiiistre, que li ou vous Jcvoi paroitro
pour exercer et remplir vos foneiions.
Eh dites moi je vous prie, est cecu vertu
dont \'Ou; ctes re«
ytU.u est-ce en vertu de vos habits Litur-
giquts et de cérémonie que vous o'vez droit
d txtixfr vos fonctions? non asMinhitciit
• ̃jç'oii *iiti'iii>ou du cm net ère quuvouspoiicz,
Ci que vous avez roui d>ins votro oid":iii-
tion., dans votre mistion or ce <aractôro
que vous dilos facre cl iiu'llaialilc
Comistcdoncpointct ne peut être rcufl-rmû
(4O
dans des habits qui s'usent, qui changent
et varient chaque jour.
Au reste qui emp<?< heroit que vous ne
vous fissiez procéder de Cet Iml it do \os
fonct:ons et de le re\ètir l;i où vous vous
rt iide/. là où vous Oies appelle ulin de
les remplir?
CHAPITRE IX.
DES COSIUMLi.
tun-Ueintrit il traitcr deux <>jots proiniè-
renu ut le to>tu;ne stcuudfir.cnt \as (îles
religieuses ou jlutvt làturgiquos établies
parle) dift«'rfiils cultes.
VA d'alici' il i:mi bien distinguer entra
vêtement ft fo-.tuino; qui dit i!it
habit, iiii-is le i.iot xêieinênt a une accep-
tion plu; (KJiduo le. Vêtement est ce qui
nous ou n'est censé u'iu que
.lorsqu'on e>iconipleiUintmhubilk';Hiabil
est ce qui nous couvre; tout ce clui peut
servir A couvrir" notre corps, A laJuitor
«lu ."̃contact Il.: l'air, rt .) h présoi ver do
habit où
J)i'.l;il j».iilic!icr sous lequel nous no:t>
'ïHonfrrns i\ la/sociitt- ainsi le costume
à un iioinnie ai son &igiiuk>nicnt d*ô*t*i
il suit
iw.Quc hors de la société nous cessons
d<îtrc costumés tout costume di<paroit
et s'nncantit dans la soliturlo.
a". Que toutes les foi3, qu'en société et
mi milii u de la multitude nous paroissons
>élus comme grand nomlirtv, dcslors
̃Jtoiishu sommes pas non plus costumé'
*&'̃ Maintenant, je dis que la socù'té n'a nue un
droit sur nos vêtements, cn Mntqu'iU's» r.
-.vent simplement.\ nous M'rir, à nous lia.
biller niais en tant que coutume, ou si
Vous voultz, cn tant que par eux nous
devenons costumés, clic a droit à cet é&arcl
de nous prescrire ce qu'elle jug** à propos»
cola? c'est que lo \èîemcnt
rapport, à la
société, n'a de rapport ci lui qui le
pojle; 1 habit en
couvrir un homme or la sans at«
tentera la libellé individuelle » ne j>i_auroit
empêcher un car
Mais pour lecostiii: ;n!nv viio^t*
i\ 1 i.iilit du
vêtement -mai'. ̃ du et
•' de cô
yeux du [ ui lit; ci que i.oui, ni outrons
Or, a droit do dire: je n»
pos u ciio KjiiM-rt le no
mais j« \cux que \on> I ̃; M>\i/cle telle ou
\o\is
mes yeux 6u plutôt elle à droit do dire':
distiiurive <f<? tout autre tiJoyen à moins
nous pourrions iîo:ic y paroitro sous un
habit qui imliiji; croit un Sf.xe différent
sous un JiaTjit i]iti la
et même la pudeur nous pourrions donc
fronder toutes les convenances' toutes }es
bienséances nous masquer noms déguiser
et comme nom travestir sans
cesse sous tomes sortes d'apparences et d«
former e» imposer
et les induire ç en erreur. Or
on sent la confusion qui naitroif parmi nous
d'une telle liberté ou mieux dira
d'une
C'est donc à la sot i.t'ié a prescrire lecbi-
car c'est 4 de caractériser ua
citoyen .et indiquera tout individu exis-
tant d;<n« son sein sous quille forme,
sous quille apparence? sous qutlle livrée
particulière elle veut qu'il se tnontre
qu'il ses yeux. l!i certes il faut
liivn
celui qu'elle aura honoré i\i qut-lijue fonc-
lion il faut Lien qu'cll<î imlique au pouph
le inoy^u de reconnaître celui auquel elle
tturoit confc une pallie de son pouvoir,
ctlui qu'elle auroit investi de quoique por-
tion de son il
N étendons pas cependant c-v que je di*
ici des costuuins jusqu'aux Il il-ils portés
par ('ci arrivent» •t,.i!«'-l»anpu nt
en riiii-co \èlus A ta manière et Mii\a:it
jl foudroit au-si interdire aux da-
boiiler au nos eûtes, jusqu'à ce
du leur la h.iiie
nui les couvre et la ro.'tccur doni il, sont
devient costutne en T»anco et voilà pour.
quoi !il natigua droit d'en interdire l'usage
h tous .!< citoyens, parcc qui 1.» citoyen,
le régnicol.: n'c,t point fondé en raison
pour q»'.iriont
̃̃ nous visiter et traiter avec nous; celui-ci
s'annonce tel qua est et par sou liubit
înéineil
le pays d'où il vient mais lc iVgnicolc
revêtu d'un ltabit étrang-r sProit un im.
porteur, .«•ei-oit un élro degui tA qifi auroit
l'air de tlôa vouer la patrie i-t d'rJ.jiuer ses
île citoyen ,,s.im compter -le ritîiculo
bien inêiiu' et l:s.J;ii('cs du pciipl' auquel
il se roucioit. Imaginez un bourgeois bien
sot car il f»ni l'être pour cti .igic ainsi
auquel il ptendioit towt-i coup fantaisie de
•ic costumer coiuiue les Orientaux natu-
rellement on le prendront d'abord pour un
Asiatique, pour un Grec d'origine mais
ûbo,rdoz-le iiia>quô co n'est plu* qu'un
badeau iuojitro:t>;iou$ donc toujours uU

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