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Accouchement terminé par le levier : présentation du sommet en position occipito-antérieure gauche, bassin oblique-ovalaire, par le Dr Marchant,...

De
8 pages
impr. de L. Poupart-Davyl (Paris). 1869. In-8° , 8 p..
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ACCOUCHEMENT TERMINÉ PAR LE LEVIER
Présentation du sommet en position occipito-antérieure
gauche. Bassin oblique-ovalaire,
Bap-M, le Dr MARCHANT (de .Charenton)
/ ..'■•'■N' 1 'A; MéietStf^e l'École Impériale vétérinaire d'Alfort.
Lé sacrifice de l'enfant, pour conserver les jours de la mère,
est une terrible nécessité à laquelle je me suis cependant sou-
mis; mais je ne saurais exprimer l'horreur que cette opération
m'inspire, quoique je l'aie pratiquée plusieurs fois. .
Dans le mois de novembre de l'an dernier, je fus appelé pour
terminer un accouchement que des applications réitérées du
forceps n'avaient pu -mener à bonne fin; je me disposais à faire
non pas la céphalotripsie, bien que j'eusse dans ma trousse
tout ce qui était nécessaire, mais la céphalotomie à l'aide du.
forceps-scie deYanHuevel, qui n'expose pas la femme à autant
de dangers que le céphalotribe. M. le docteur Verrier avait mis
à ma disposition ce dernier instrument; il m'avait aussi offert
sa coopération désintéressée. Avant de prendre une décision si
- grave, je voulus essayer le levier, et peu d'instants après, l'ac-
couchement se terminait; l'enfant venait au monde'vivant,
' mais il ne pouvait vivre en raison- des lésions produites par les
applications réitérées du forceps.
L'bb,servation détaillée se trouve dans le journal les Archives
générales de médecine (juillet 1868). On conçoit aisément qu'a-
. près un tel succès, je me livrai immédiatement à l'étude du
— 2 —.
levier ; je ne pus me procurer en France aucun des mémoires
qui en traitent, je m'adressai alors directement aux auteurs.
M. Fabbri, de Bologne, m'envoya son mémoire et y joignit les
trois remarquables mémoires de M. Boddaert (de Gand) sur
l'usage rationnel du forceps et du levier ; M. Coppée (de Gand), sa
brochure intitulée: Du Levier en obstétrique; M. Fraeys, la
relation d'un accouchement terminé par le levier, dans un cas
de présentation de la face en position mento-iliaque gauche
postérieure. M. H. Manceaux, éditeur des Mémoires de l'Aca-
démie royale de Belgique à Bruxelles, mit beaucoup de com-
plaisance à répondre aux diverses lettrés que je lui ai écrites, et
m'envoya le 4e volume 'des mémoires de cette Académie, qui
renferme plusieurs mémoires de M. le professeur Hubert (de
Louvain).
Je remercie ces messieurs de ce qu'ils ont eu la honte de
faire pour moi; aujourd'hui, j'abandonne complètement les
idées exagérées qu'avec mes maîtres je m'étais faites du for-
ceps, et je romps avec un passé qui n'a plus de raison d'être
pour moi, à cause des nouvelles convictions qui m'ont été sug-
gérées par une étude plus approfondie du levier. Je n'emploie-
rai ni leforceps ni le'levier d'une manière exclusive, mais bien
d'après les indications formulées par la science et la pratique,
toutes deux sont dans un accord qui ne laisse rien à désirer.
M. Boddaert a établi des règles sûres pour diriger les praticiens
dans le choix des deux instruments.
Madame L..., âgée de 35 ans, rue de Châlons, à Paris, est accou-
chée naturellement d'une petite fille, il y a cinq ans; elle est devenue
de nouveau enceinte pendant le courant de janvier 1868.
Au sixième mois de sa grossesse, le 30 juillet dernier, je fus mandé
près d'elle; elle avait une perte assez abondante,qui cessa après avoir
duré deux ou trois jours. Malgré les complications précitées, l'évolu-
tion de la grossesse, jusqu'au moment dé l'accouchement,' se passa
sans accident. Cependant, madame Benazet, sage-femme fort expé-
rimentée, craignait, comme moi, une insertion du placenta sur le col
ou près du col de l'utérus. Il fut convenu qu'elle me ferait demander,
si un pareil phénomène accident se présentait au moment du travail.
Dans la nuit du 25 au 26 septembre, à trois heures du matin, les