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Actes du synode diocésain tenu à Dijon le 8 juillet 1800 de Notre Seigneur... ([Reprod.])

De
40 pages
impr. Carion (Dijon). 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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20x
MICtOCOTY ttSOlUTION TEST CMA»T
N&S ̃ IOIOo
ANSI ond ISO TEST CHAUT No 2
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMON PRESS
lleadirtglon itill Hall. Oxford OX.10RW. t"K
A C -TES/
DIOCÉSAIN,'
*-7«ia <è Dijon le 8 Juillet 1800, de Notre
Seigneur (19 Messidor de l'an 8 de la:
A .,D MON
©•l'imprimerie, de Carion, rue de la Liberté
m». 895.'
An 8.
̃$̃;
cesain, et ensuite un concile métr opo-
les: gé-
nérale. Cette mesure a été adoptée Mans
toute la France.̃" v-;
encore V
dispensable dans- ce diocèse. la "convoi
çation^un synode. Celui qui. régulière^
«^tTcto;dÛse,jeoit immédiatement aprèsj
anciens .statuts^
les abus multipliés, 1'infraction des plus,
saintes règleTde la discipline l'anarchie,
«pus montrait la néceflùe d'une de ces af-
(emblées toujours employées avec fuccès
le, rétabliffement de Tordre. Pouvions-!
nous moment plus favorable,
que celui où les cœurs s'ouvxent à toutes
Jes
a répondu
La pureté d'intention la, chanté, le zèle
l'amour de l'ordre, raccord des volontés,
nous ont fait éprouver tout ..«& qu'une
réunion de frères a de plus consolant.
Le temps
blée avait pour bafe dé fon 'travail tes
décrets Mu Concile 8c les deux lettres
Encycliques j elle avait pour modèle les
principaux Synodes tenus récemment
dans différensdiocèfes. En adoptant leurs
discutions les.plus itnportantes7& en les
soins particuliers du
,une garantie de plus de la fageflede.fes^dér
libérations. & el!e fe rapprochait de
l'uniformité de principes & de difcipline
.qui doit régner dans l'Eglife Gallicane.
La lecture publique que nous ayons
faite en présence dès fidèles affemblés,' des
^nouveaux
iy
écoutée avec le plus vif intérêt Se le re-
cueillement le plus profond $ & lorf-
qu'à la clôture des féances, nous avons
failles acclamations accoutumées, lorf-
quenous nous fommes donne le'baiser
d'adieu ÔT^dâ paix p aucun des autans
n'eu refté larmes ont
coule de tous.' les yeux émus auffi
jusqu'au fond de
gommes point féparés fans nous- promettre
££ perfectionner l'ouvrage commence.
.Nous doutons pas N. T. C. F.>
que vous ne receviez avec le -même
intérêt = les: délibérations de cette affem-
& que vous ne les
exécutiez avec une reiigieufe exactitude.
cette ôbfervâtion exa&ei que
font attachés le retour de l'ordre &' de
la difcipline la fin de l'anarchie *& des-
maux qui affligent l'Ëglife. -Ceft par là,
V
que les Pafieurs deviendront les^naô-
dèles de^eur troupeau;. que l'amour des
la religion, prefque éteint .dans tous les
cœurs', Se ranimerai <pie: la' génération
giflante, fera formée aux vertus Sociales
& chrétiennes, &-que vous concourrez
au. rétabliffement des -mosurs & ^u<bon-
Parmt les articles qui com pofent ce
teçueil il ~en _eft un que nous recom-
mandons Spécialement à votre attention,
c'eft celui qui regarde- la pacification de
notre Eglife, & les moyens de prévenir
dé notre part, tout ce qui pourrait mettre
obftacle à une réunion. Comme les prin-
cipes fur lesquels les diffidens diffèrent
de nous, font de nature à n'être pas
compris dé la plupart des fidèles, qui
ne point aflez préparés pour difcer-
ner de quel côté Se trouve la vérité-
il eft du moins un point auquel' je défire
que nous puüfions être reconnus c'eft
vi
à l'esprit c{e charité. Que ce fpit là notre*
"marque diftinclive. L'erreur, si elle eft
de bonne-foi, ne nous fera point Jinpu-
tée tuais le; défaut de charité exclut du
royaume de Dieu. Les vrais fidèles font"
ceux quicpoferyeflt Ja" charité.
'Notre préfent înandement, aiûfî que"
les actes du Synode feront lus au prône
des :dimanchés qui en Suivront la récep-
don. Donné à Dijon, le 15 Juillet de
8 de la, République Françaife),'
.f J.-B. VOLF1US, Évêque, \.rn
1
Evangiles, qu'ils y adjï^raiejit. Un. prêtre a tu
la profeflion de foi de; Pie IV -tous«dans la
rnême,a|j:itude ontrdii Je.fais% la même pro-
Après la méfie* les prêtre?, fe font retirés
dans la facriftie & après avoir formé le bureau
par la nomination de deux feCrétaires,.& de
l'ancien d'âge pour vice-préfideflt ils.ont pro-
cédé à la formation de quatre congrégations,
pour préparer les matières & accélérer les tra-
vaux du Synode. Cette féance a été terminée
par un difcours du citoyen Girard deffervant de
Ruffey. près Beaune, fur la néceffité de faire
au pe^e^esinftruâfons fuivies j dans lefquelies
*tianifmc& l'efprit de la morale évangélique,'
& fur, la manière d'inflruire les enfans.
Les membres du Synode. fe font raffemiïlés
îefoir & les jours fuivans & après, plusieurs
féances où ils ont entendu &difcuté le rap-
port des congrégations, ils ont adopté- les
articles fuivans
• Art. 1er. Let Synode profefle & enfeigne
toutes les vérités que l'églife catholique
:JÏÏ:
flpoftolîqtié & romaine admet; il rejette toutes
les erreurs qu'elle condamne.
1. Le Synode adhère aux décrets des Con-
ciles reconnus pour écuméniques à ceux du
dernier concile national de France, &^aux deux
lettres Encycliques 'de plufieurs Evêques de
-France.111 condamne en général toutes les
erreurs condamnées par. l'Elue Gallicanne.
1 1 1. Le Synode réprouve nommément l'hé-
réfie du présbytérianifme
L'héréfie nouvelle dite le laUifmt\
Y Les héréfies .de ceux qui renouvellent les
facremens administrés, avec l'intention de
faire ce que fait l 'églife par des hommes re-
vêtus du caractère facerdotal & épifcopal
De ceux qui renouvellent le baptême
foi & les
vertus du minière de l'églife; font néceflaîres
à la validité, des facremens qu'il confère.
1 V. Le Synode reconnaît la fupériorité
des Evêques far les prêtres, comme de droit
divin.
V. Le Syno.de reconnaît la primauté de
St. Pierre & de fes légitimes fuccefleurs,
^comme de droit divin.
V i. Le Synode reconnaît comme article foin*
«lamentai de la morale chrétienne le précepte
évaiigélique de la foumiflioa aux puiffances
fupérieures,, dans tout. ce qui. n'en, pas contraire
à la foi, à la difcipline générale, aux principes
de la morale, naturelle & de la. raifon.
V I L Le Synode, fuivant Texpreflïon des
livres faints, reconnaît comme établie de Dieu
toute puitfance qui gouverne..
VIII.. La Religion chrétienne condamne:
xoute révolte, tout foulèvement, -toute dé*;
fohéiuance auxquels on oferait donner lare»
Jjgion elle-même pour principe & pour but..
autels, convaincu.
que
des grâces, puifque c'eft par eux que la juftice
chrétienne commence s'accroît, fe conferve
& fe recouvre quand on l'a perdue ne,
néglige rien pour, donner aux; fidèles Ig, plus
haute idée de ces fymboles (acres ,*& pour leur
concilier le respect qui leur etl dû; jamais il
ne les adminiftre qu'avec les fentimens de la
quelque
iacrement,fe recueille profondément, &fefou-
vient qu'il doit être en état de grâce pour ne
pas le profaner, lui-même^
Trente, fefilon 7 des Sacremens.
Ci;
pour les pafteurs un devoir 'in-
difpenfable d'engager leurs paroiniens à faire
recevoir au plutôt le baptême à leurs encans.
̃IV.' Les chrétiens qui ont eu le malheur
de perdre la grâce itant obligés de fe confeffer
le plutôt qu'il eft poffible le pafteur qui leur
doit en rigueur de_juftice les fecours nécef-
1 faires' au falut, eft tenu autant qu'il le peut;
de fe rendre "au tribunal de la. Pinitence, aùfli-
tôt ,qu'il '̃.•̃̃:
Le Synode, reconnaiffaot que la validité
du mariage est. indépendante de la bénédi&iort
nuptiale, que le contrat eft la matière nécef-
faire' du facrement que par conféquent il doit
préexifter, défend à tout prêtre, fous, peine
d'interdit, ipfo fado. de, donner la bénédiction
du contrat
civil aient été remplies tenir une ^conduite
différente, prévenir les formalités civiles, ce fe-
rait priver les fidèles,du Sacrement, les égarer,
introduire un' désordre funefte dans J'EglifeSc
dans la fociété..
>V L* Les facremens n'étant établis que pour
les^hrétiens les curés s'apureront de la foi de
ceux qui demandent la bénédiction nuptiale
Us les. inviteront à purifier leur confcience
attendu que le Sacrement de, mariage, est uq
facrement dés vi vans. «r^r^i*
Cf>
V M. L article 7 du décret du Concile national
fur le, facrement de mariage, relatiLtf ceux
àquila bénédiction nuptiale doit être refilée,
ferarobfervé exactement,-
V II I. Les mariages ne doivent pas être béni*
dans les temps & aux heures prohibés par j'E-
glife, fans une permiffiôn expreffe de 1'Evêque:
IX, Le facrement de mariage doit être con-
féré par le propre prêtre des époux ou de.
l'un des époux, s'ils font de paroiffes différentes.
->X. En conformité de ce qui eft réglé par
les payeurs tiendront
en ordre deux^eginTèrttef càtholicitév-Jefqtiels
ne ferviront qu'à conftater lésâmes de baptême
de bénédiaion nuptiale & de fépulture ecclé-
fiatlique.
XI. Hors le cas de néceflîté le facremens
de ^l'Extrême -Onction fera toujours conféré
avant le Viatique. )
"*̃ X Les iaintes" éfpèces les faintes huiles,
feront portées dans-des vafes décens & d'argent,
s'il eft' poflible. Hors le cas de néceifité, il
eft défendu d'adjniniftrer l'Extrême-Onaiori &
le Viatique aux malades fans être revêtu des
liabits facerdotaax.
'<?*.
Art. Ie*. Le Synode adhère aux difpdlitions
,du -concile; national deiypy, & des deux lettres
Encycliques, dans tout ce qui n'a pas été abrogé
ou -modifié par le Concile.
•I I. Le Synode renouvelle & maintient les
anciens ftatuts iynodàùx ^du' diocèfe de Dijon
tels qu'ils font fauf les exceptions nécefütées
par les loix & par l'empire des circônftances.
IIL^Le Synode rappelle aux prêtres rengage.
ment qu'ils ont tous pris, de défendre les li-
bertés de l'Eglife Gallicane & les quatre articles
de l'affemblée du clergé de France de 1682.
autres églifes
particulières de France, que
quel les Prélats, les Univerfités & les Cours
s'étaient conflammentoppofés, a ceffé d'être
en vigueur ,& attendu la nouvelle fituation du
clergé de France, ne peut plus être remis en afli-i
vitéiqu'en,conféquence, le peuple & le clergé
font rentrés dans leur droit d'élire les païteurs
conformément aux règles primitives du Gou-
̃ vernement de l'églife.
Le Synode pénétré de tousles ihcooyénîens
h <gui ïéûiltent de la céIébwtioD;-desii3ims mU*

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