Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Adhésion motivée de plusieurs curés du Perche à l'exposition des principes sur la Constitution du clergé, ... ([Reprod.])

33 pages
chez Crapart, impr.-libraire (Paris). 1790. Constitution civile du clergé (1790 ; France) -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART
NBS iOlOo
20x
ANSI ond ISO TEST CHART No 2
THEFRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PKRGAMON PRESS
llciidinglon HillHiill.OxIoulOXJOBW, UK
M O T 1 v É 1£
DE PLUSIEURS C i; 11 J: S
D U P £ R C
A PARIS,
Chez C R A P A RT Imprimeur Libraire
place Saint Michel No. i^'
A a
H ES ION
W 6 T I V t E
PERCHE,
A Vexpt sition dcs principes sur la coisti-
tut ion du clergé par les évâquesdtptilés
à l'assemblée nationale.
• G»ac ES immortelles vous soient rendues,
prélats vénérables vous avcz exposé la
vraie foi la foi catholique nos cœurs la
crvient, et nos bouches la confessent.
Continuez de veiller sur le précieux dépôt
de la doctrine, et de combattre pour sa dé-
fense c'est ainsi que vous sauverez^i*éelise
et l'état avec elle
« Courage donc hommes de Dieu
puisque vous avez reçu l'évangile, non des
hommes, mais du Seigneur lui-même, qui
vous a niis sur la chaire des apôtres Soute*
fu% te
du peuple, et
par de
(Uii suppléent à la distance des
Ici discoles,
Pour nous, grâces ù Dieu* nous avons
nppris à l'école des saints, ((ne 'nous devons
et f[u'à (les <%ms Je l'é--
ylîsc devons toits être ti'ac-
afin (/i/c notre union fasse un concert mer-
pour chanter la gloire de Jésus-
Chacu," Je nous sait que son
yn autre et et que. nous sommes tous
a[îôtre« à son divin itjaître
mu; s mus suivrons Seigneur partout où
vous irez- (-0
Nous bomiues tous chrétiens et prêtres
(.) S. Ikiiie A S. Àmbroise. Ecclés. tome 4
(w) S< Ignace èfiUe aux Eplié&i-na.
(3) Idem aux 'I rallicits.
{.\) S. lut, chap. 9, y. 5.7,
croyons obligés de manifester /par-un
Connue chrétiens, nous avons promis»
en de
îa foi <L« J. C parvenus à raison
nous ;i\ons r.itilié nous-mêmes ces promes-
il est de notre devoir de prêcher ta Il)! aux
simples fidèles. Comme Curés nous devorts
veiller sans cesse autour de notre
droit corrompre la foi dcnoJouailh1». Com-
tne docteurs enfui nous avons juré, Sur
l'autel des martyrs, ihns (.le P.iris
de dundee cette irtêniefoi jus'pràlVHiiVioii
de notre sang. Nous ne serons nipriivar/c^-
leurs ,ni parjures.
Nous étions hien, éloignés! saris -douté
de prévoir alors que nous serions sitôt liant
le cns de nous ràppeller ces précieux engri^-
gemens mais nous lésion» contractés
111011 Dieu! vous ne permettriez pas que nous
y soyons infidèles..
Ecoute/. |Jonc, concitoyens
nos amis et nos frères écoutez les vérités
saintes, que d'humbles ministres de l'évan-
gile croient devoir vous retracer pour leur
Salut comme pour le .rôtre. Leur ,co«rag#
n'est point
t/tt'aux honnies et ne peuvent se dispenser
tic vous répéter ce qu'ils
gile ce clue lés pères leur ont appris jugez
vous-mêmes s'il est juste qu'ils renoncent à
l4 doctrine de J. C pour suivre des nou-
veautés profanes, (J)
et du clergé,
Les prêtres ne soint pointde simples fonc-
tionnaires publics établis par la loi civile t-
comme les administrateurs et les juges; ils
sont les ambassadeurs de J. C. près des au-«
tres hommes: pro Christo legatione fungi-
mur. (a)
Les prêtres ne sont point de simples qffî-
ciers de morale ils s'honorent, il est vrai
de cette fonction sublime pourvu que par
cette morale on entende'la morale de J C.;
mais ils sont encore les prédicateurs de sa
doctrine et les dispensateurs de ses mystè-
res Sic nos existimet homo tanquam mi-
nistros Christi et dispensantes mysteriorum
Dei. (3)
(à) Act. ap., eh. 4, v. 19 ,ao, ctch.5, v. 29.
(2) 2. Corinth. ch. v. 20.
(3) J. Corinth., ch. 4,t. i.
"i-ir
A 4
Ce n*est donc point des hommes «jne
tniriistres tiennent leur autoritt* quoiqu'on
lement de ta nation. Nous umlons biou ne
pas contester cette définition de loi polkt*
crue, si ses ailleurs ne l'entendent titie des
différentes branches du Poavuir c:ivil maia
s'ils veulent l'étendre jusqu'au j>ouvoirvn4i-
EitiiX, i liant bien alors nier iornuelleinent
la inaxiint», puisque notre poicvoir VKiit de
J. C. cjui liii*mâme l'a reçu de son père
sic ut. mi s it me pater et ego mitto vus.
data est rnihi omnis potestas in cœlo et irt
tend; euntes etc. (i)
Ce pouvoir divin dans son origine t*st
purement spiritutldans son objet il ne s'é-
tend qu'aux choses du ciel, aux matières re
lîgieusesj il se borne àiVnseignenient de la
doctrine à Padinimstrution des sac renient»
la forme du culte, a la discipline de l'é-
glise: non est de hoc mun'do. (2)
Il faut donc pour être catholique re-
connaître la coexistence de deux |H>uvoirs
dont l'origine peut être commune f car
tout pouvoir de Dieu, quoiqu'on en dise ]
mais dont certainement l'objet et les minis-
trcs sont très-distingués. L'un est le pouvoir
(i) S. J<joi« cli. 20, .v. 3i et S. Mat th. cli. aSf
y. 18.
(a) S. Josn. ch. y. 36.
civil qui eexerce par les administrateurs
et les au
narchic au nom du sénat
cratie au nom
cratic; mais (lui, dans
possibles, doit se borner
terre. L'autre est le pouvoir rt'ligieujc qui.
s'exerce dans l'église parles ministres d<-9
choses du ciel.
Ces deux pouvoirs sont absolument com-
plots en eux-mêmes ils sont parfaitement
.jndcpendanà rundél'autrerctractm des deux
il en lui-méine tout ce qu'il faut pour exister
a part; il n'a nullement besoin tfe l'appui de
Romains alors yjouissoient de toute la plé-
nitude du pouvoir eivil mais la synago-
gue y étoit encore dépositaire^ du poil-
voir spirituel. La naissance de J. C. en
dépouilla la synagogue, parce qu'il étoit ce
prophète semblable à Moïse (J) qui devoit
concentrer dans sa personne toute l'autorité
religieuse rnais elle ne changea rien dansl'or-
rlre rlu pouvoir civil; Sa venue et la. fonda-
tion de son église, n'ont ni augmenté, ni
diminué la puissance réelle des Césars avant
(k) Dculcrou.) ch. 18, t. i5.
9
lui, Us pouvoiént tout dans l'empire, et ne-
lui, ils conservèrent leur
le premier objet et restèrent dans toute leur
» impuissance u l'égard du second. Auguste
qui ire connut jamais la religion chrétienne
Néron Dotniticn Décius, qui la persécu-
tarent, jouirent d'un pouvoir ausài étendu
t[iyc Constantin qui la couvrit d'une écla-
tante protection. La -puissance de Clovis ne
reçut de même* aucune atteinte, comme ellu
ne reçut aucun accroissement par sun bap-
tême alors seulement baissa m iêle ce
.sous le joug de J. C.
dire qu'il promit connue homme prive,
d'être J'ulèle à la loi chrétienne, et comme
prince, de la protéger de toutes ses forces
mais toujours sous la direction des pontifes.
L'église de son côté ne fut pas moins puis-
tante dans les trois premiers siècles, où elle
essuya de si violentes persécution, qu'elle
ne le fut depuis dans le tems de paix elle
l'étoit même davantage on un sens parce
qu'elle étoit dispensée des égards qu'elle fut
obligée d'avoir dans la suite pour les puis-
rances protectrices égards (lui dégénèrent
presque toujours en servitude plus ou moins
palliée. Toute cette doctrine est renfermée
daus le mot de J. C. radiùte quae
saris, Caesari, et quae sunt Ûei, Dco. (1)
(t) S. Luc, ch.ao, v. a5.
lo
• t L'église
rité, soit directe, indirecte, exercer
l'un sur l'autre. En vain î-t-on prétendu
dans le tems que l'église pouvoit quelque
chose sur le temporel des rois sous pré-
texte que ce pouvoir étoit nécessaire au sou-
de l'église cette doctrine dangereuse est
passée de mode depuis long-tems, est les ul-
tramontains eux-mêmes semblent "y avuir re-
noncé. En vain aussi prétend-on aujourd'hui
que l'état peut prononcer en certains cas
sur l'administration des sacremens sur lit
forme du culte sur la police ecclésiastique
aous prétexte que cette îxtfluence est souvent
nécessaire au maintien de l'ordre public
celte erreur monstrueuse passera sans doute
comme i'erreuropposéejet après s'être suc-
cessivement porté aux deux extrémités con-
traires, on en reviendra sûrement au vrai
point au juste milieu la sagesse despre-
miers siècles dont on n'eût jamais dû s'é-
cartier.
Ce n'est pas au reste que cette indépen-
dance r ciproque des deux pouvoirs exclue
leur concours mutuel. Nous savons que
r lorsqu^ï règne un accord parfait entre l'état
et l'église, le inonde alors est bien gouverné )
mais nous savons aussi qu'il faut que ce con-
cours soit toujours ce qu'il doit être c'est-
à-dire une association libre et volontaire
des deux puissances, une simple réunion de
Il
moyens, sans aucune subordination de l'une
plutôt mille fois mourir, que d'être honteu-
sement asservis, plutôt mourir, que tle lais-
ser mettre aux fers l'église affranchie nar'la
mort de J. C. plntAt mourir, que de laisser
enchaîner la parole de Diru (1) dont S. Ilaul
a si bien défendu les droits. La cruelle per-
sécution de Dinclétien vaut bien mieux que
la triste suprématie d'Henri ViH; le pontife
catholique préfère les supplices des tyrans
l'avilissante servitude de l'église anglicane.
L'église ainsi revêtue par son divin époux
prononce en souveraine snr tout ce qui est
de son ressort c'est elle qui définit tes ques-
rions de loi, oui règle la pratique des sa-
cremens qui détermine la forme du culte,
qui fait les loix de discipline du clergé et du
peuple fidèle. Onne force personne d'entrer
dans l'éalise mais pour y entrer et pour y
rester, il faut crcjiy» ce qu'elle croit rece-
voir les sacremens*€omme elle les donne
honorer Dieu corame elle veut qu'il le soit,
observer les lois de discipline qu"elle pres-
c it i! faut en un mot, se soumettre à la
volonté dePéglise, parce que c'est la volonté
de Dieu, il faut garder la règle de l'église
parce que la parole de Dieu est sa règle.
Timotli. ch. a Y. 9.

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin