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Adresse aux habitans de la campagne sur la Constitution civile du clergé ([Reprod.]) / [Vernadet, Combry, Beraud]

De
27 pages
[s.n.]. 1790. Constitution civile du clergé (1790 ; France) -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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parmi
vous le fanarifme va vous parler au-
trop pour garder
C'elt à nos que vous
devez la des dîmes la,
du tabac l'aholi^
chalïè la diminudorx,
&: vous ofez c'e-1
ouvrage! fi (\ vos ici-
( x)
prieurs partageant le poids des impôts,
li Vous n'avez plus craindre les com-
motions que donnoit à vos entans à
vos femmes a vous-mêmes Tappari-
tion nofturne des Commis; des cor-
vées odieufes ne vous font plus arrôier
les grandes routes de vos larmes & de
vos lueurs 6 les Milices ne vous font
plus trembler pour vos fils fi des
quêtes monacales ne # partagent plus
avec vous lc -pc:l d'aliment que vois
îaiiîbit la féodalité c'eft à vos Légii-
îateurs que vous» en êtes redevables
6c vous oiez les calomnier Si,Mais.
ne prolongeons pas ce détail. Gomme
l'amour de là religion excite feul vos
murmurés, bornons-nous à nous en-
tretenir avec vous de la foi de nos
pères. Ceft un dépôt confié à tous les
hommes vous ne devez pas être éton-
nés fi des laïcs vous font des réflexions
cet égard.
Vous voulez conferver la iciigion
catholique apostolique & romaine,
nous le voulons aufli. La divinité de
fon auteur eftfi inconteilable que notre
rélbluùon eH d'y perfévérer jufqu'à la
mort.
(3)
A 2
Mais
rionale veut la détruire. Erreur -grof-
liere vous ne la devez qu'à des a rif-
lacraiei Quoi! une ailemblée qiu con-
facre au culte catholique ranecie mil-
lions par année qui ne fournit d'édi-
fices nationaux que pour fes cérémo-
nies une afiembiée qui force les éyê-
ques & les curés à réfider toujours
parmi leurs brebis /qui ordonne ia te-
nue des Jynodes pour y trairer des-m-
térêrs de la foi ;iine oflèmblée-qui
trouve notre religion trop augufr.e pour
être la matière d'une qui ie
déclare incompétente dans !e gou ver-
cîel'égjiifî quor dis-je,
une pareilllc réunion d -nommés peut-
elle être Soupçonnée d'impiété ?
Ce font -là de douces piluies poiu*
vous.. faire avaler le poiion de rincré-
dùlicé-, vous c'rie-t-on^de toutes parts.
Pour vous le prouver les ennemis de
la contritmion vous rappellent la vente
hlée nationale a les grandes
qu'elle a laites, les nou-
rehgicuies qu'on lui
7 Frères dépofez
préjuges pour noijs lire & vous béni*
mk
fcrmesqui Ity-.
pocritèsv r
la vente
dès biens eccléfiafticpes comme une
preuve qu'on veut détruire la religions
Mais fi le dcfauc de propriété dans
l'édile entraîne fa- ruine., pourquoi.
Jéfiis1- Ghrift reconirnandou il a les
apôcres d'aller
•toute Ja terre fans
vifion ? Par quelle .fingulante regarde-
t-on comme le tombeau de la toi l'état'
de choies qui contribua tant a laire
germer les vertus des premiers iiecles ?
\Nqus ne vous offrirons pas ce qu on
a &?tt de folide à cet égard nous com-
pofeilions un gros volume. Rappellez-
vouï feulement que ce n'elt que par la
coàceifîon de nos rois quunc réunion
d'hommes comme l'cglifê a pu pob
féder en France. Rappellez-yo-s que
toute ,[aciéré eit obligée de veiller
comment font exécutées les^volontcs
des donataires .qu'elle peut oter a des
adminiftrateiirs une geicion qui n a lieu
que par elle .pour admimitrer elle-
même; Or les eccléiiaiHques necojent
que des ̃ adminiltrateùrs. Les
A -3:;
Pères arrêtent eux mêmes que -leurs.
biens croient Ic patttmojne des pauvres
preuve d'irrciigipn dans nos
aristocrates vous
font oblervèr qu'o1 détruit les monai-
tere.s & les citnonipats. Maïs citoyens,
il n'y -à pas dans ce^iuppreflrons de
quoi alarmer- vocre foi! .1
roit que l'églife
perfeftion du temps des Apôtres? Quel
le bon chrétien croire.
qu'alors, il lui ma nquoit des choies
eiTèntiêiles? Dans. les ibuterrains, 1 édi-
fice de. la- religion ne frappoit pas les
yetix de tous-
n'en ctoic pas moins parfliire"Cepen-
danc y avoit-il des -religieux
chanoines? St. Paul/qui fait un
de la çrhaftecé confeilloit-il une
vcrtcl qu'on ne pouvoit mettre en pra-
•noines ncce(Iàire5 pour remplir cetie-
voir ? Vous habit'aiw dès çampagnesy
vous ne les connoilîîcz que par les
quâes que faiibieir: les irnsy-pàr tes
lierez fi cous les ans ils ne
gent vos denrées
Mais, à/quoi bon dc-
^rruire ces corps refpe«:lables ? -Ah
frères (jue nous regrettons que vos
connoi0a-nces en politique ne vous
perniectenc pas de bien apprécier la
.iligelîè de cesfujTpretTions. Cependant
il nous iemble que vous ères affez
/ce! aires pour voir fous vos habits de
bure des Hommes égaux à ceux que
couvre la foie pour fencir que Dieu
en vous mettant au monde vous a
reparti les mêmes droits qu'aux autres.
Kîi bien cette fage égalité n'eut jamais
été qu'une chimère fi l'on-' n'eût, pas
fupprinié tous les corps. Dans *m état
tout citoyen parce
qu'il e.M> homme doit être écouté.
Si parce qu'il e(t membre d'un -corps,'
il a outre fa propre force celle de
au préjudice de la liberté d'autrui. Ce,
n'eftdoac pas pour détruire la religion
A4;
( pmj et affreux ) qiie nos Legifiateurs
ont fiipprimé les les
/nomes'; mais le
quensj dans leurs principes .les y a dé-
39: Gonfidérons
Députes en lupprimant des évéches C^
des paroilîes.
Vous le favez .frères & amis il y
'voit des paroiiïès où le aire vivoic
da;is° 1'oifiveté; tandis que dans d au-
tres il luccomboit fous ie poiclrde les-
travaux. Une plus grande dttterenee
exifloit dans les diocefes. Il y en avoit
qui n'offroient à la {olhcmide, dup
A que tlix-ïcpc paroiiîes tanuis
que d'autres ci-, comptoient quinze
cents. nationale- avoit di-
viic la France civile en portions a-
pdrpres égales. Trouvant que les ca-
tholiques leroient plus portée des
conibîatious religieuies ii a.meme
diviûon avoir lieu pour 1-egiije x ei e
l'ordonne. Eft-ce là anéantir la roi de,
nos pères ?
Citoyens, lui conteiteriez-vous qe:
pouvoir? Il eft bien de foi que la piul-
(
dans la 11) ce il n'y a
De. plus coutesdes fois quelles inté-
rêts (l'un .crac -font compromis, il 'peut1
coniuker cen.ïcq:ii
le hle(lent: il peur rentrer dans ica
droits car il répugne la railon que
Dieu aie établi un ordre de choies qui
lit perdre aux royaumes le pouvoir
d? arracher. ïeuU les traits qui les per-
cenr. Or croire que
ihns Tancienne diviiîon des églifes les
usures Ixtoieiu beaucoup ? La nation
n'écoir -elle. pas de dire
*< Ton? les un droit égal
aux avantages de la ibeiété. Or, comme
«Luis Fordre de la religion les François
ne iont pas également partagés
comme .il en ett qui font infiniment
d'autres en ïont très proches nous
A-'oujons que les ibient ren-
fermes dans de plus juiles bornes: eu
.̃conlcqucn.ee par -département il y aura
la fugefîc de ce décret ne vous ihxppe-
(9)
Mais Frères y. tï l'on vous dit Ërt^
diminuant les-' r on ote aux
évêques,' une parrie de leur juridiélipn;
en les augmentant on" leur en donne
une nouvelle, & la juridiction çft une
choie, que Péglife (eu le peuc donner ou-
orer répondez affirmativement "Dans
3e premier cas on rétrécit le. territoire
far lequel les evéques exerçoient leur,
pouvoir dans le lecoiuion Fétend.
iMais y a4- t-.il quelqu'un qui ne Tente
pas une différence énorme entre ces
deux choies. rétrécir un territoire où
.s'exerce une juridiclion ck ôrer cette
juridiction étendre ce teV^itpire &
A l'occadon d'un tremblement de
rerre il pourrdit' arriver que la"' mer
on la mer a ôcé à un tel éveque une
grande partie de fa juridiction ? Non
îans doute: on le contenrercit de pcn'
1er que ians- avoir éprouvé, de dimi-
a moins dd à c;]!t;vrer dans la
Il[ ce qtircfc arrivé cl.\ns la
( io )
En général nos Amis ne perdez
jamais de vue que dans un pays cathô-
*̃ fique c'eft
de faire les .fônelions iaihtes ck que
c'eft la nation qui conlhkant' fçs intc-
rets permet a cet de l'exercer
pays. Si une perionne s'aviibit de prê-
cher quand i'églife a enchaîné ion pou-
voir elle nunqueroic a
qui lui e(\ due,, 6c feroic dans te cas
d'être traité
même quiconque exerce fa juridicli.on
dans des lieux oÙ -,pour de bonnes^ rai-
Ions la nation, ne le vent pas pèche
grièvement, violé ce grand, précepœ,
Soyc-^ fournis, aux 6i oublie
.que le troupeau iveir. pour le pafreur
mais 1 paiiciir cil pour le troupeau.
Ce feroic donc renoncer au bon fens
truit la religion par les fuppreflions
qiron a faites;
Maintenant voyons il
nationale a manqué à la doctrine ou a
la difcipline ellentielle de lvglife dans
fes inftituci.oqj5 religieuies.
(*) Nous fîis^ns Institutions pour nous conformer au
Li re!ir.;u>n on .1 ctahlt de, nouvelles rho^-s quoique ce suit ux