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Adresses des citoyens actifs de la ville de Toulouse, au roi et à l'Assemblée nationale ([Reprod.]) / [signé les commissaires des citoyens actifs]

De
21 pages
[s.n.]. 1790. Participation politique -- France -- Toulouse (Haute-Garonne) -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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AVERTISSE MENT.
LES commijfakes que les Citoyens actifs de.
Touloufe légalement affemblés les 10 &
ïz avril, ont honorés de leur confiance man-
queroient à leur devoir ne rendaient compte
<) leurs commettant des démarches qu'ils ont
faites pour s'acquitter du mandat dont ils ont
été chargés ils ne peuvent le faire dans ce
moment quz par la voie de l'impreffion $ c\ft
la feule qui ne leur a pas été interdite.
Les deux adreffes qu'on va lire dont tune
au Roi (y l'autre l'Affemblét nationale n'ont
pu être envoyées que par le couner de mercredi
du courant. On ne blânfera pas fahs doute
les eommiffaires d'avoir voulu laijfer écouler un
délai affe\ long pour avoir le temps de recevoir
la réponfe à une première adrejfe qui fut envoyée
à M. le Préfident de VAffembhée nationale &
aux Miniftres par Le courier du 14 avril avec
tous les procès verbaux des délibérations des
9 10 & n du même mois les commiffaires
ont cru feconder les vues des Citoyens en ri'agijfant
pas avec une précipitation qui aurait pu être mal
interprétée. (1)
Le dlcret que FAffemblée nationale vient de
M. le Garde- des Sceaux a répondu par uns
lettre dü n avril, qui «ft très fatisfaifanre pou.' le*
Citoyens.
lendemain, de ? envoi des deux nouvelles-
efl parfaitement étranger à tout ce qui s'eft pajfé
diflinSes & très indépendantes de celles tenues
let 19 & ta du même mois c'ejl à ces
tous les Citoyens en
Officiers municipaux., du %i du mois d'avril
qui défend toute efpèce d'affembléc.
Ce décret, loin de rendre inutiles les nouvelles
Qdreffw en démontre au contraire la néceffité
avec d'autant plus de raifon, qu'en tout ce qui
concerne les manœuvres troubles Se voies de
fait qui ont précédé accompagné fuivi Se
pourroient Cuivre les événemens dont il eft ^arlé
dans ce décret r^flerablée. nationale a renvoyé
le tout à {on Comité des recherches pour lui
en rendre compte.
Il importe donc ejfèntiellemênt que la vérité
foit connue elle ne Fejl pas encore dffe\ il faut
efpérer qu'elle le fera.
C efl dans cet objet fut les commi(jkir*s ont
cru devoir envoyer âireàement à M. leur
nouvelle adreffe pour .qu'il la joigne aux pièces
que MM. les Officiers municipaux lia ont fait
fëfljjfèr ils lui ont écrit en même •» temps une
lettre ires ?- prenante ̃ pour le prier de mettre
&pëur recommander àfonpatriotifflie les intérêts
des Citoyens dont tes droits ne peuvent être plus
violemment compromis.
ADRESSE
DES CITOYENS ACTIFS
DE LA VILLE
Si.REs •
C'est avec des fentîmens mêlés d'amertume
& de vénération que vos fidèles, Sujets de la
ville de Touloufe fe plalfent à vous manifefter,
dans le château même des Tuileries, leur douleur
leur corifiànce. d'autant
plus pur, qu'il n'eft commandé ni par l'éclat du
diadème ni par la pompe: du Trône ) mais
infpiré par la majefté de ces vertus royales que
nationale en nous donnant des
Municipalités comme un bienfait
conftitution a mis des bornes à l'orgueil de ce?
nouvelles places, & a fixé les droits des Citoyens
pour en tempérer l'autorité veiller aux intérêts
de la Commune.
Des Citoyens de divers quartiers de cette Ville,
ufant de la faculté que leur donnent les articles
'XXIV & L X I du Décret concernant les
Municipalités fe font aflemblÊg les 9 Se rz
avril dernier après avoir rempli les forma! i.t.ës
preferites & ont formé des pétitions fur des
objets aufîi importans qus patrioâquesv
Des commiflaires les ont portées à la Munici-
avec la confiance- que Jetudonnoit un
Décret fan&ionné par Votre Majesté, en
priant les Officiers municipaux d'affeujbler la
Commune pour
la loi cette demande ne peut être
refuf/e fous aucun prétexte ( mais d'après les
officiers municipaux, les lois
leur volonté Se quelques que les
'Cominiflaires leur aient faite"* à plufieurs reprifes
ils n'ont pas mêue daigné mettre cette demande
ftus les yeqx
ne plus être importunes paf Ja juftiçè de nos
démarches la fagefle
de la fan£tion royale, ils ont fait afficher une
derniere proclamation qui mettant le' comble
à deux qui l'avoient précédée défend tontes
les aflemblées licites en
des attioupemens Séditieux qui
hs fuites les plus funeftes.
Nous avons dénoncé aux Officiers municipaux
eux-mêmes l'injuftice de leurs proclamations,
cette démarche franche 8c loyale n'a fervi qu'i
les irriter nous avons mis fous les yeux de
l'Aflemblée nationale le journal exaéi & authen-
tique de notre conduite, afin qu'elle nous juge
d'après nous-mêmes 8c non d'après des pro-
clamations qui pour nous rendre odieux, nous
ont prêté les fentimens de quelques fa&ieux
qu'une protection ouverte encourage 8c que
l'impunité enhardit. Enfîa nous recourons à
Votre MAJESTÉ, à la feule puiflance invertie
du pouvoir exécutif, pour la fuppîier de brifet
les entraves qu'une autorité fubalterhe a bfé
mettre à une loi fan&ionnée.
Toutes les Villes de votre Royaume S ire
s'aflemblent Se délibèrent elles ont prefquc
toutes la fatisfaâioa de voir leur tête leurs
Officiers municipaux, comme des pères attendrais
que pour répandre des confections dans le fein
dé eft la
feule qu'elle s'e'ft
donnés crainte de perdre, lifte 'partie
de leurs droits en lgiflant aux Citoyens
les maintiennent fans réfléchir que les droits
refpeâifs étant fondé? fur la même loi 8c
dérivant d'une fource commune ils ne peuvent
en bleffer une partie fans altérer l'autre &
fans ôter à leur autorité cette douce confiance
qui 'en fut toujours la fauve -garde 8t l'appui.
Chaque ligne du nouveau code annonce le
retour immuable de la liberté. les Citoyens
d'une grande Ville n'ont la faculté de fe réunir,'
ni pour s'occuper de leurs intérêts, ni pour
chercher à diminuer les pertes immenfes qu'ils
effuyent pas même pour exprimer leur peofée
ni pour rendre te vceu de leur cœur.
Si les aiïemhlées tenues avant la dernière
proclamation n'avoient p<^nt chargé leurs com-
miflaires de l'exécution de leur mandat, ils
n'auraient, pas même la liberté de porter dans
ce moment aux pieds de Votre Majesté
ces larmes d'attendriilement <, d'amour & de
respect, que les bons Rois ont toujours vu
couler des yeux des Français.
Sire
Les Sacrifices perfonnels de Votre Majesté,
'ont rendu plus' précieux encore les droits qui
relieront toujours attachés aa Trône
pas de Français qui ne croie que fi
fe perdoit fur la terre, on
entière dans votre coeur:
S i r F que nous réclamons
commune, en embraffanr la
chaque'(citoyen eft en droit dé contraindre des
Officiers populaires à donner l'exemple du respect
qu'ils doivent à la loi qui les a créés.
Nous fommes avec l'amour le -plus tendre 8c
le refpeâ le plus profond
Sire,
DE Votre Majesté,-
Les très humbles, très obéiflân*
& très -fidèles Sujets.
Les Commissaires des
Touloufe> ce
il Mai 1790.

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