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Allocution prononcée au mariage de M. Mazon avec Mlle Clotilde Molliard, célébré en l'église de Saint-Denis, le 28 novembre 1867 ; par M. l'abbé Hugon,...

De
8 pages
Impr. de Jouaust (Paris). 1867. Mazon. In-8° , 8 p..
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ALLOCUTION
P'ononc-c
Au mariage de Af. yiAZO^i avec Jlli,: Clotilde 3IOLLIA.RD
célébré en l'église de Saint-Denis, le 28 novembre 1867
P .-\\R M. L'ABBÉ HUGON
THASOiVE AU CHAPITRE IMPÉRIAL
I
i
-/
MONSIEUR ET AMI,
MADAME,
Ce n'est pas, je le sais, pour remplir une vaine céré-
monie que vous êtes venus vous agenouiller au pied de
cet autel. La foi mutuelle que vous vous êtes jurée,
vous avez voulu la placer sous les auspices et la garde
de Dieu.
Dieu seul en effet est le principe, le lien et la garantie
de toute union pure et durable : c'est à cette pensée que
je vous demande la permission de m'arrêter un instant,
parce que j'y trouve le gage de votre bonheur, le fonde-
ment aux légitimes espérances de vos parents et de vos
- 2
amis, en même temps que des réflexions utiles pour
cette honorable assistance, qui est petite, quant au
nombre, puisque vous l'avez voulu ainsi, mais grande
par l'intelligence et le savoir, plus grande encore par le
cœur.
Rien de plus vrai que ce que nous lisons dans nos
Écritures, que, pour fonder une maison, une famille, il
faut en placer les premières assises sur celui qui porte
les sociétés et les mondes : Nisi Dominus cedificaverit
domum, in vanum laboraverunt qui cedificant earn. Une
famille, en effet, une maison, ce n'est pas un assem-
blage d'éléments coordonnés avec plus ou moins d'art;
c'est la société des intelligences, l'union des forces, le
concert des cœurs; c'est l'autorité respectée du père et
de la mère, la soumission des enfants, hiérarchie tout
ensemble de vénération et d'amour. Une famille, enfin,
c'est la vie. conservée, transmise, perpétuée, et avec
elle les qualités qui en font l'ornement et la force.
Si telles sont les conditions premières et essentielles
de la famille, qui ne voit qu'elle nç peut subsister et
fleurir qu'autant qu'elle puise sa séve dans le sein
même de celui qui, pour parler encore comme nos
Écritures, est la source de toute paternité?
Dieu seul, en effet, donne la vie, Dieu seul, la fécon-
dité et les qualités solides qui soutiennent les maisons
ou qui les relèvent. C'est de lui que viennent la droiture

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