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Allocution prononcée par M. l'abbé Pinard, au mariage de M. Sainton,... avec Mlle Lemesle,...

De
10 pages
impr. de Cosnier et Lachèse (Angers). 1864. Sainton. In-8° , 11 p..
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ALLOCUTION
prononcée
PAR M. L'ABBÉ PINARD,
NOTAIRE A SAINTE-MAURE, SON NEVEU,
avec
MLLE LEMESLE, D'ANGERS
ANGERS
IMPRIMERIE DE COSNIER ET LACHÈSE
13, Chaussée Saint-Pierre, 13
1864 i
ALLOCUTION
prononcéo
PAR M. L'ABBÉ PINARD,
NOTAIRE A SAINTE-MAURE, SON NEVEU,
Le mariage, mon cher Frère et ma chère Soeur, est
tout à la fois une belle fête et une grande affaire. En
face de cette assemblée pieusement recueillie avec vous
sous les yeux de Dieu, au pied de cet autel sur lequel
l'Agneau sans tache va renouveler tout à l'heure le sa-
crifice du Calvaire, je laisserai de côté la belle fête, que
vous retrouverez d'ailleurs au sortir de ce temple, pour
ne m'occuper que de la grande affaire.
Le mariage a été institué par Dieu même, dès l'ori-
gine du monde, quand il présenta Eve à Adam, lequel
s'écria : « L'homme s'attachera à son épouse, et ils
seront deux dans une seule chair. » Venu sur la terre
pour restaurer toutes choses, Jésus-Christ a rappelé à
son unité primitive cette institution partout dégradée, et
il l'a élevée en même temps à la dignité de sacrement.
Pourquoi, dans la parole d'Adam, répétée par Jésus-
Christ, est-il dit seulement : « Ils seront deux dans une
— 4 —
seule chair? » C'est une figure fréquemment usitée dans
les saints Livres en pareil cas, et que nous appelons : la
partie pour le tout. Le mariage n'est donc pas seule-
ment l'union des corps, c'est aussi, et nous dirons même
principalement, l'union des âmes, de tout l'être de part
et d'autre.
Chacun sait les raisons de cette intime union de
l'homme et de la femme, obtenue, demandée, du moins
par le mariage. Je vais les rappeler ici.
Venu au monde dans la douleur, l'homme en sort
dans une douleur plus grande encore, et depuis le com-
mencement de sa carrière jusqu'à la fin, la vie n'est,
pour ainsi dire, qu'une continuelle douleur. Oui, quelque
soin qu'il prenne d'embellir les sentiers dans lesquels il
marche, il rencontre presque à chaque pas, sur cette
terre maudite, des ronces et des épines, qui déchirent
jusqu'à son coeur et font saigner tout son être. C'est pour
calmer cette douleur, inhérente à la position de l'homme
ici-bas, que le mariage a été institué.
Chargé déjà du poids de sa douleur, l'homme l'est
encore de celui de ses devoirs. Que de devoirs, en effet,
nous avons tous à remplir chaque jour : devoirs imposés
par la société, devoirs imposés par la religion, devoirs
imposés par Dieu lui-même, source de tout droit. Le
faisceau de tous ces devoirs est véritablement un joug
imposé sur la tête de l'homme, une croix qui pèse sur ses
faibles épaules. Le voyez-vous qui se traîne, plutôt qu'il
ne marche, dans les sentiers de la vie... Haletant, épuisé,
il s'arrête et tombe quelquefois. « Relève-toi et marche,»
lui dit la raison aussi bien que la foi. Il le fait ; mais af-
faibli de plus en plus, rencontrant d'ailleurs de nouvelles
difficultés, il s'arrête et tombe encore. « Relève-toi et

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