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Anne Plantagenet – Nation Pigalle

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Publié par :
Ajouté le : 01 avril 2016
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Anne PlantagenetNation Pigalle
Une note de lecture par Jean-François Ponge
NatioŶ Pigalle, ŶoŶ Đe Ŷ’est pas uŶe ligŶe de ŵĠtƌo, Đ’est le Ŷoŵ d’uŶ paLJs, d’uŶe ŶatioŶ doŶĐ, situĠ aux alentours de la place Clichy, à Paris. Ville dans la ville, comme de nombreux quartiers parisiens, Pigalle vit sa vie, jour et nuit, pleure et chante, baise et dort au rythme de ses rues chaudes et de ses recoinsplus tƌaŶƋuilles. C’est Đette ĐoŶtƌĠe, havƌe de Ŷoŵďƌeudž dĠƌaĐiŶĠs, ďlaŶĐs ou Ŷoiƌs de pieds, Ƌue Ŷous ĐoŶte l’auteuƌe. RĠĐit Đhoƌal, ŵġlaŶt daŶs uŶe sLJŶtadže ďousĐulĠe les voidž de Ŷoŵďƌeudž personnages, masculins et féminins, dont les parcours se croisent au gré de rencontres imprévues. Paƌfois les geŶs d’uŶ ŵġŵe iŵŵeuďle Ŷe se ĐoŶŶaisseŶt pas, ŵais il suffit d’uŶ ŵalaise daŶs uŶ sƋuaƌe, ou l’iŶĐeŶdie d’uŶ appaƌteŵeŶt, pouƌ Ƌue la vie assez fadede ses habitants, en proie aux seŵpiteƌŶels pƌoďlğŵes d’aƌgeŶt et à l’usuƌe des ƌelatioŶs ĐoŶjugales ;et edžtƌa-conjugales), prenne uŶ touƌ Ŷouveau. Ce Paƌis Ƌue l’oŶ igŶoƌe, voiƌe Ƌue l’oŶ fuit saŶs se ƌetouƌŶeƌ,Anne Plantagenet nous le ferait presque aimer. Avec sa façon un peu foutraque de nous emmener ici et là, ĐoŵŵeŶçaŶt uŶe histoiƌe saŶs la teƌŵiŶeƌ ou la teƌŵiŶaŶt saŶs l’avoiƌ ĐoŵŵeŶĐĠe, Ŷ’hĠsitaŶt pas à iŶĐluƌe uŶ Đollage eŶ pƌoveŶaŶĐe d’uŶ autƌe ƌoŵaŶ ;Tƌois jouƌs à OƌaŶͿ, elle ŵ’a pƌoĐuƌĠ uŶ plaisir Ƌue j’avais fiŶi paƌ ouďlieƌ, celui dela dĠĐouveƌte d’uŶe ĠĐƌituƌeen liberté. Une sensation rare, jadis trouvée chez un Céline, un Cendrars, un Mac Orlan ou bien sûr un Miller (Henry). Chaque page rend nécessaire la suivante : que va-t-il se passer, quelle surprise va-t-elle nous réserver, quelle trouvaille va-t-elle encore inventer ? Mille plaisirs à attendre donc de ce merveilleux voyage intra-muros. Un ďeau, tƌğs ďeau livƌe…