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Appel au tribunal de l'opinion publique, par le commissaire ordonnateur Doni

De
60 pages
impr. de Pourtet et Julia (Perpignan). 1794. In-4° , 61 p..
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APPEL
AU TRIBUNAL
L'OPINION PUBLIQUE,
Par le Commissaire-Ordonnateur, DONL
«—A—M——————■TNAMBIII ■■■ II—P ————mmmm
A PERPIGNAN, 1
De L'IMPRIMERIE de J. POURTET & JULIA.
<€ = l" ~~T='
L'AN III DE LA R EP CLIQUE,
(5)
APPEL -
AU TRIBUNAL
DE L'OPINION PUBLIQUE,
Par le Commissaire - Ordonnateur 7 JDONI. ( I )* >
L E 4 ventôfe, Millous & Castelnau., employés à l'hôpital de la
Montagne, furent condamnes par les représentans Milhaud & Sou-
brany,' à être exposés aux regards du peuple, comme ennemis de
l' humanité, sur le rapport qui leur- fut fait par Peyron, ci-devant
commandant de la place de Perpignan, qu'ils avaient refusé l'en-
trée de l'hôpital à nos frères d'armes malades, & que certains
d'eux avaient expiré à la porte.
Convaincu de l'innocence de ces deux employés, qui faisàient pro-
visoirement les fondions de directeurs ; guidé par la justice &
l'humanité, je me portai chez les représentans du peuple, & leur
exposai l'innocence de ces deux malheureux; au même instant,
sans être écouté, sans qu'il m'ait été accordé de faire paraître le
direâeur-principal provisoire, auquel j'avais donné les instructions
& les ordres nécessaires , je fus saisi condamné à là- même
peine. Après avoir subi deux heures ce supplice cruel, nous fûmes
tous les trois traduits au Cafollet, & dénoncés au tribunal révo-
lutionnaire.
- Ensuite d'un mois de détention sans avoir été interrogé, j'adressai
( i ) Doni n'a été ni destitué ni suspendu. 1
(4)
une pétition aux représentans, dans laquelle je perfifiai à reconnaî-
tre l'innocence des deux victimes, au secours desquelles j'avais couru;
& je fournis, par ma correspondance avec les représentans, l'or-
donnateur en chef & le direéteur-principal provisoire des hôpitaux,
N les preuves non équivoques de la mienne^
Dans le cours de la procédure, on m'a fait un grief de mes
sentimens à l'égard de Millous & Cajldnaw, cependant, par un ju-
gement du. tribunal militaire, du 5 prairial, ils ont été acquittés;
&: moi, qui avais été mis en cause avec eux pour avoir fait le
devoir d'un fonctionnaire sensible & humain, en cherchant à des-
siller les yeux des représentans du peuple, j'ai supporté tout le
poids du courroux du tribunal , qui a déclaré dans l'article qui
me concerne au jugement , que j'avais été Juffifamment puni de
ma négligence. (i).
Enfin, j'ai paffé six mois & demi dans la captivité la plus cruelle,
sans avoir obtenu aucune réparation; la justice des représentans du
peuple a toujours été sourde aux cris de mon innocence généra-
lement reconnue. Assez malheureux pour n'avoir jamais pu parve-
nir à obtenir la moindre réponse aux différentes pétitions que j'ai
adressées ; fllétri, proscrit, abandonné, sans l'avoir mérité, je me dé-
termine à faire imprimer ma correspondance sur les hôpitaux,
depuis le 20 pluviôfe feulement y comme commissaire-ordonnateur
de la dixième division militaire, employé à l'armée des Pyrénées
orientales , dont j'exerçais les fonctions depuis quatre mois, &
dont je connaissais le travail depuis deux ans que je fuis em-
ployé dans cette même division.
Mes concitoyens liront la vérité; le peuple, mon seul & mon
unique souverain, me protégera &. me fera rendre la jufiice que des
unique fouvera i n, me protégera & me fera ren d re la justice que des
( 1 ) Le numéro 29 , fécond trimestre du journal de l'avant-garde de l'ar-
mée des Pyrénées orientales , en date du 15 messidor, rend compte de ce
- jugement, véritable imbroglio, digne des temps désastreux des parlemens, oLl
je passion & l'argent aidaient le5 arrêts,
J
J ■
( S )
hommes placés par lui aux premières fondions, me refusent dune
manière confiamment tyrannique.
Il connaîtra si le tribunal qui m'a jugé révolutionnairement, avi
mépris des lois des 14 & 19 floréal, qui l'obligeaient à appeler
des jurés pour prononcer sur les faits, a rempli les devoirs qui lui
étaient imposés par les décrets; & enfin si mon administration, dé-
montrée par ma correspondance, a péché par inertie ou par né-
gligence.
Privé de ma liberté, réduit à l'état de fanté le plus déplora;
ble, désespérant de voir jamais la fin de cette malheureuse affaire-
réclamant contre la nullité d'un jugement illégal, j'ai cru devoir
prendre le parti de publier l'extrait de ma correfpondauce pendant
quatre décades, & jusqu'au moment de mon arrestation.
J'ai noté les lettres & rapports qui font refiés sans réponse; il
est nécessaire que le lecteur veuille bien y faire attention : je n'ai
pu m'empêcher d'inférer quelques lettres ou réquisitions de peu d'in-
térêt, afin de mettre scrupuleusement à évidence tout ce qui avait
rapport aux hôpitaux.
On se persuadera facilement que je n'ai pas eu la prétention de
donner de l'esprit à un travail naturellement aride, & qui n'avait
pour but que de faire marcher révolutionnairement l'administration
des - hôpitaux : je le présente tel qu'il existe aux registres de
l'ordonnateur de- la, dixième division, avec la confiance qu'on m'y
verra marchant toujours sur la ligne révolutionnaire, & m'occu-
pant sans cesse des moyens d'améliorer l'état des hôpitaux" pour
lesquels j'ai conflamment fait, depuis deux ans, tout ce qui a dé-
pendu de mon zèle & de mon activité,
1
( 6 )
EXTRAIT
DES
REGISTRES GÉNÉRAUX,
Numéros 111 & IV de la Correspondance du Commijfairc-
ordonnateur de la i o." Division militaire ? à Perpignan.
& : ,::;¡:.;;¡,; LOO
Du 20 Nivôfe.
POUR s'expliquer catégoriquement,
il faut dire que les hôpitaux manquent d'infirmiers & de journaliers;
que tous les ateliers pour la confection des habillemens languissent
faute d'ouvriers; que les ouvrages de maçonnerie, de serrurerie & de
menuiserie, qui font extrêmement nécessaires pour les hôpitaux, font
interrompus par défaut de manouvriers. Qui pourra m'en procurer? La
municipalité ne peut agir que dansf a commune , le diftriit n'a de pouvoir
que dans son enclave ; mais le département qui correspond avec toutes
les communes & les districts de son arrondissement , doit savoir où &
dans quels lieux il lui fera possible de procurer à l'armée les ouvriers
de toute espèce que je viens de détailler.
Je vous prie donc, citoyens, d'entrer dans les peines ou je me trouve;
vous pouvez agir efficacement en déployant en ce moment de crise
tous les ressorts de votre patriotisme & de votre intérêt pour l'armée
qui va rendre à la liberté cette partie de votre territoire envahie par
les esclaves. Vous me connaissez assez depuis que j'habite parmi vous,
pour ne pas douter de ma sollicitude, & croire que c'efi moins pour
sauver ma rcfponfabilité, que par attachement pour le fol des Pyrénées
HOPITAUX
MILITAIRES.
N. ° 254.
Aux Administrateurs
du département
des
Pyrénées orientales.
Administration
^éuJr.le.
( 7 )
orientales, que je réclame votre attention sur le grand objet dont je
vous fais part.
- Salut & fraternité montagnarde,
Signé, le Commissairè-ordonnateur, DONI.
Du 20 Nivôfe.
L'AMOUR des métaux, citoyens, qui paralife les bras des ouvriers
sourds au maximum, nous met dans la nécessité de pourvoir au plutôt
& par tous les moyens qui feront en notre pouvoir, aux ouvrages des
ateliers & des hôpitaux qui languissent faute d'ouvriers.
Je vous informe que je viens d'instruire le département & la muni-
cipalité , qu'il est instant de nous procurer, par tous les moyens de
réquisition possibles , des maçons, menuisiers & serruriers, pour les
travaux des hôpitaux qui font fous la conduite du citoyen Torreilles-,
chargé de cette partie.
Je vous requiers , citoyens administrateurs , au nom du Salut de
l'armée, d'adresser de vigoureuses jréquifitions dans toutes les communes
de votre ressort, à l'effet d'obtenir'de leur patriotilme, qu'elles vous
envoyent de bons ouvriers susceptibles de travailler pour du papier;
& au prix du maximum : il est instant que cette mesure réussisse, & je
la recommande à votre adminifiration.
Salut & fraternité montagnarde,
Signé, le Commissaire-ordonnateur, Do Ni.
Du 21 Nivôfe.
PLUSIEURS fois, citoyens, j'ai écrit à la municipalité pour la prier
de porter toute son attention sur la nécessité de faire nétoycr les rues,
places, carrefours, remparts, esplanades , enfin tous les lieux publics &
privés dont la tenue propre tient essentiellement à la salubrité de l'air,
& par conséquent à la fureté de l'existence de l'armée & des habitans.
N.8 255.
Aux Admiiiiftrateurs
du district
de Perpignan.
Adminiftratioa
générale.
N.0 256.
A la Municipalité
de Perpignan.
Ad minilt ration
Dénér.Jc.
4 ( S )
Pour remplir toutes les dispositions nécessaires, & attendu que le service
de la place de Perpignan me regarde particulièrement, que j'en fuis même
refpQnfable, d'après la loi , j'avais lieu d'attendre que la municipalité,
d accord avec le commandant de la place, feconderait mes efforts, 6c
qu enfin on prendrait des mesures pour rendre Perpignan salubre, en
exportant toutes les ordures dont la ville dl encombrée. N'ayant reçu
aucune réponse à ce sujet, n'ayant pas même su qu'on s'en était occupé,
je fuis forcé de rappeler à la municipalité , qu'il est de notre devoir de
ne pas perdre un instant à remplir cette importante disposition. Je pré-
viens la municipalité que je ne puis m'empêcher de lui laiifer, à cet
égard, - tout le poids de la responsabilité.
Salut & fraternité,
Signé, le Commissaire-ordonnateur2, DONI,
Du 21 Nivôfe.
J'AI écrit différentes fois, général , à la municipalité de Perpignan,
pour la prier de porter toute son attention sur la nécessité de faire
nétoyer les rues, places, carrefours , remparts, esplanades , & enfin
tous les lieux publics & privés dont la tenue propre tient eflentiellement
à la salubrité de l'air, & par conséquent à la fureté de l'exifience de
l'armée & des habitans. J'aurais cru qu'elle aurait eu égard aux instances
réitérées que je lui ai faites, elle ne m'a pas répondu; & attendu que
le service de la place me regarde particulièrement, & que j'en fuis res-
ponsable, je te prie, citoyen général, de vouloir bien prendre, d'accord
avec la municipalité , les mesures les plus promptes pour rendre Per-
pignan salubre, en exportant toutes les ordures dont la ville est encom-
brée ; & tu dois sentir combien il est urgent de remplir cette importante
disposition. -
Salut & fraternité.
Signé, le Commissaire-ordonnateur, Do Ni.
Du
N:° 257.
Au Commandant
de la place
R E s N I ER.
Administration
générale.
(9) -
B
Du 22 Ni, v ose.
L'ARTICLE XVI de la section III, qui traite de la compétence des
autorités constituées, voulant que toutes les relations entre tous les
fonaionnaires publics, ne puifiçnt plus avoir lieu que par écrit, en
conséquence je te prie & requiers, si besoin est, cher ordonnateur, à
l'ëffet qu'il foit pris entre nous & pour le plus grand bien du service
qui nous efi confié, & dont le poids de la responsabilité efl accablant,
les mesures les plus expédientes & les plus fures pour obvier à tout
retard d'exécution des ordres, prévoir tous les détails de service, & que
chacun connaisse bien clairement l'étendue des devoirs imposés.
Comme chargé du service de la place de Perpignan, où j'ai des hôpi-
taux, des magasins , des troupes, des détails immenses de logement,
cazernement, déserteurs, prisonniers, &c. , je demande si les commissaires
des guerres attachés à cette même place, & par conséquent fous mes
ordres, doivent correspondre avec toi ou avec moi ; s'ils doivent se
réunir chez toi ou chez moi-; enfin s'ils relèvent de toi ou de moi : je
te prie, -mon cher ordonnateur, de résoudre mes incertitudes, & d'im-
primer ainsi qu'il appartient à un chef, le mouvement qui doit vivi-
fier notre adminiflration languissante sans organisation. — Perrier, chargé
des] hôpitaux ambulans, des prisonniers , &c. , doit me rendre compte de
ses opérations ,& correspondre avec moi, ainsi que Tabarié auquel je
viens de donner l'ordre de s'installer à la citadelle, avec les instructions
nécessaires. — Angles, chargé des logemens & cazernemens de la place & -
des troupes qui font à Perpignan, ne doit pas. moins se réunir à moi,
& traiter exclusivement avec moi tous les détails de son service. — Muxart.,
imbu des véritables principes, n'a pas besoin d'y être rappelé.
Quant aux commissaires des guerres Grand-maison & Peignon, chargés
des charrois , des vivres, fourrages, &.e. , je ne crois pas qu'ils ne doivent
dans leurs parties respectives, traiter & correspondre avec d'autres- que
l'ordonnateur en che£ Fixe, je t'en prie & t'en requiers de nouveau,
cette organisation importante pour moi.
C'est moins la pénalité des fonctionnaires, exprimée dans le décret
N°. 265.
A l'Ordonnateur
en chef. -
Sur la loi du 14
frimaire.
Gio)
du 14 frimaire; que l'amour de l'ordre, de la discipline & d'iine
bonne & fage adminiftrafion , qui me presse de te solliciter d'arrêter
définitivement la mesure efficace qui fixe les devoirs d'un chacun.
Je désire, comme tu me rends assez de justice pour n'en pas douter;
que mon ordonnatoriat s'achève sans aucun événement fâcheux ; &
mon espoir étant d'obtenir la permission d'aller embrasser mes parens,
aufïitôt que les circonstances pourront le permettre par l'arrivée du
citoyen Liautey, il fera satisfaisant pour moi de remettre mon service
en ordre, & que mes concitoyens puissent dire de moi : Il a fait son
devoir sans reproches.
Salut & fraternité,
- Signé, l'Ordonnateur, Do Ni.
Du 22 Nivose.
L'ENCOMBREMENT des malades qui existe à l'hôpital sédentaire, mon
cher camarade ; les appréhensions trop fondées d'épidémies qui font
venues augmenter nos peines, & la facilité de nous procurer demain
quarante voitures susceptibles d'évacuer environ 200 malades , pour
lesquels le directeur principal a déjà formé une halte à Fitou où toute
l'évacuation pourra coucher; tous ces motifs me pressent de t'écrire,
pour que , sans perdre le moindre temps, tu rassembles les officiers de
fanté, à l'effet qu'ils désignent demain de très-grand matin le nombre
de 200 malades susceptibles de l'évacuation que nous promettons , &
qu'il faut regarder comme indispensable dans la position où nous nous
trouvons; le directeur principal, dont le zèle & la prévoyance font
infatigables, vient de prendre toutes les mesures nécessaires pour aSTu-
rer parfaitement les secours que nous devons à nos frères d'armes. Les
voitures font commandées , & nous n'avons plus besoin pour cette
évacuation que des dispositions qui te font relatives, & que le bien
de l'humanité exige que tu fasTes, sans la moindre hésitation ; en consé-
quence de cette détermination urgente, tu rendras responsables ceux
qui s'opposeraient, sans des motifs -bien puissans, à cette disposition ;
c'est te dire que tu encours la même responsabilité.
Signe" e D O N I.
No8 174.
Au Commissàire
des guerres,
M U X A R T.
Hôpitaux.
(il)
B 2
Du 23 Nivôse.
r r r - < t
Nous manquons de fournitures
de toute efpèeç; & au moyen des plans d'établissemens que les ordres
du min ifire pour la distinction des hôpitaux nous contraignent de faire,
il est de la dernière urgence que tu prennes les moyens les plus expé-
dions pour fournir promptement le diredeur principal Pankouke, qui
a épuisé toutes ses ressources.
La grande quantité de nos malades nous donne chaque jour la plus
.vive inquiétude.
Narbonne étant trop éloigné, nos moyens d'évacuation se trouvent
nuls ou meurtriers, par le défaut de voitures suspendues & rusage qu'on
est obligé -de faire de voitures roulières : il a été arrêté qu'on formerait
même dans le fein de Perpignan de nouveaux établiffememens, pour
lesquels il faut des fournitures & des denrées de toute espèce ; cet objet
important doit solliciter toute ton attention ; ton voyage ici est indis-
pensable,; j'en ai prévenu les représentans du peuple près cette armée t..
qui font convenus avec moi qu'il fallait de grandes mesures & de puissans
moyens pour faire marcher. l'administration des hôpitaux, à laquelle
nous voulons entin imprimer le mouvement & te caractère qui lui
conviennent ; & tu dois bien penser que nous avons besoin de ta
présence pour ces grands desseins.
Salut & fraternité,
Signé , le Commissaire-ordonnateur , DONI.
Duc i: jour.
D'après les réflexions que tu m'as proposéès, mon cher camarade,
relativement au transport du bo:s à l'hôpital militaire, je t'engage à
te concerter avec le commissaire Grand-maison , pour leur exécution ;
attendu qu'étant chargé de la partie des cl atrois , il peut prendre
toutes les mesures que l'importance de la ch' se exige pour remplir tes
VULS. Tu feras, conjointement avec lui, tout ce que ta prévoyante
N.0 igo.
Au Régisseur
général
des hôpitaux
de l'armée.
- Hôpitaux.
N.° 285.
Au Commiilaire
des guerres,
MUXART.
Hôpitaux.
( 12 )
te suggérera ; je n'aurai , j'espère , qu'à applaudir à tes démarches.
- J'ai reçu l'extrait mortuaire du citoyen Basile Barbut, que tu
m'as adressé.
Quant aux locaux existans aux tanneries de la ville, dont tu me
parles , il est nécessaire que nous les voyons de nos propres yeux ;
en conséquence nous 'pourrons nous occuper de cette opération dans
la cour se que nous ferons ensemble demain, & pour laquelle je te prie
de me donner ton heure, sans plus tarder.
Signé, l'Ordonnateur, Do NI.
Du 2.3 Nivôfe.
JE fuis informé, mon cher camarade , que le commissaire Muxart
t'a requis pour un service de quatre-vingt-dix voitures et un char-
riot pour évacuer demain 400 malades ; cet objet est de la plus grande
importance : j'ai cru devoir te le rappeler, pour qne cette évacuation
bien concertée se faffe bien méthodiquement, ainsi qu'il est nécessaire,
pour prouver que l'adminiilration militaire remplit ses devoirs avec
zèle & méthode.
f Signé, l'Ordonnateur, DONI.
4 Du 25 Nivôfe.
J'Ai reçu, citoyens, les deux procès-verbaux contenant des rapports
détaillés sur les hôpitaux, que vous m'avez fait paffer; j'y ai reconnu
la touche de votre sollicitude habituelle pour le service qui vous est
confié ; je prends toutes vos observations dans la plus grande confi.
dération, & je ferai tous mes efforts. pour que nous puissions obtenir
le .résultat heureux que vous vous proposez, A l'égard de votre
projet pour que l'hôpital sédentaire foit réduit à 901 lits, je vais
mettre tout en œuvre pour qu'il foit exécuté littéralement. Parmi
les moyens que vous proposez pour les hôpitaux en général, l'article
premier regarde absolument la police du camp ; quant à l'article 2,
je vous répondrai que j'ai requis nombre de fois les autorités mum-
N.° 286.
Au Commiilaire
des guerres,
GRAND-MAISON.
Hôpitaux.
N.1 299.
Aux Médecins
& Chirurgiens
eu chef
de l'armée.
Administration
générale
&. Hôpitaux.
( <5 )
cipales & militaires sur l'objet très-important de Ja propreté des rites, 1
places, carrefours, esplanades, remparts & autres lieux de la ville,
p l aces , carre fours, esplanades , remparts &c autres l i eux de la ville,
que je n'ai jamais obtenu à cet égard la moindre réponse ; je fais
feulement qu'on a essayé de faire balayer, rrétoyer & enlever les
immondices , mais qu'on a été bien loin de réussir.- Quant à
l'article 5 , vous savez parfaitement que nous avons déterminé de
nouveaux établissemens d'hôpitaux , pour être à portée de suivre
proportionnellement la force de l'armée , pour prévoir son accroisse-
ment en malades ; nous en avons même porté le nombre jusqu'à 56oo
pour Perpignan , mais les ouvriers & les matériaux nous manquent,
& nous avons de la peine à placer dans d'autres lieux les charrois
que nous faisons sortir du collège de Py.———A l'égard des évacua-
tions que vous proposez d'établir dans les villages voisins, ce ne
pourrait être qu'autant que nous y aurions des établissemens. Le
local de Pia doit être prêt de jour à autre ; je donne de nouveaux
ordrés au directeur principal à ce sujet.
Au surplus, j'ai écrit au ministre , à ses adjoints , au conseil de
santé, au régisseur général; je leur ai détaillé à tous notre pofiticn
pour la partie des hôpitaux.
J'ai demandé des ofifciers de fanté, en état de vous feconder ; j'ai
demandé aussi des fournitures , & j'ai la satisfaction de penser qu'on ne
pourra pas m'accuser d'inertie ni d'insouciance dans la grande adminis-
tration confiée à mes foins. Je ne manquerai pas non plus de rendre
juflice au zèle empressé & aux vues fages & utiles que les officiers de
fanté en chef de l'armée ont manifesté , & qui auraient produit les
meilleurs effets, si mieux fecondés par les circonfiances, & moins
contrariés par les localités, nous eussions pu exécuter les plans que
vous nous avez présentés.
Signé, l'Ordonnateur, D o N i.
Du 27 Nivôfe.
Je te fais passer, mon cher camarade, copie du procès-verbal N.' 310.
qui m'a été envoyé par les officiers de fanté en chef de l'armée, Au Commissaire
, u omm! aIre
( 14 )
relativement à 1 amélioration de l'hôpital Saint-Martin; je pense que
tu en approuveras les dispositions, quoique le nombre des malades
ne foit porté qu'à 1800, & que dans d'autres plans on ait de-
mandé des fournitures pour 2400, rombre supposé : il n'y aura
jamais d'inconvénient à avoir trop; je t'engage à te concerter
avec le directeur-principal, Pankouke, pour faire exécuter sérieu-
sement le plan des officiers de fanté, pour la tenue de l'hôpital.
Signé, l'Ordonnateur, Doni.
Du 28 Nivôfe.
J E viens de recevoir, mon cher camarade, le détail désastreux
que tu viens de m'annoncer relativement à l'hôpital militaire. Tu
connais, mon ca;narade, ma sensibilité & ma manière d'adminis-
trer; tu dois & tu peux, d'après cela , apprécier le profond sen-
timent de douleur qui me saisit. Je viens d'ordonner au direc-
reur-principal, Pankouke, de se rendre de fuite à Saint-Martin, pour
y prendre de promptes mesures à l'effet de régler la partie d'ad-
ministration qui te regarde ; demain matin à sept heures précises,
je m'y rendrai avec toi & nous aviserons ensemble à tous les
moyens que les circonstances, nos pouvoirs & la responsabilité
exigent; il est impoflible que je quitte le travail en ce moment; je
te recommande d'employer d'ici à demain ta surveillance & ton
zèle ordinaires pour ce service intéressant, & pour lequel ton pa-
triotisme me répond' d'avance de ta prévoyance aaive.
Signé, l'Ordonnateur, Doni.
Du 29 NivÓfe.
Tu voudras bien, mon cher camarade, ne pas perdre un ins-
tant à donner tous- ordres nécessaires, à en suivre l'exécution
avec toute la rigueur, la prévoyance & le zèle attis qui con-
viennent à l'opération intéressante du désencombrement des malades
d,e l'hôpital militaire, de la tranfiation de ceux des salles baffes
y
lies guerres,
M U X A R T.
Hôpitaux.
N® 32$.
Au même.
Hôpitaux.
y-* 334.
Au même.
hôpitaux,
( 15 )
de cet hôpital à celui de Marat; cette opération urgente requise
par les officiers de fanté, signés ci-à-côté, appiouvée par les re-
présentans du peuple, & que j'ai - demandé pluficurs fois, ne peut
plus souffrir aucun retardement : en coniéquence tu l'exécuteras
demain, en te concertant avec le commissaire des guerres, Dan-
glade, chargé de la police de l'hôpital Marat, & le directeur-
principal, Pankouke.
Signé, l'Ordonnateur, Do N I,
*
Du i.er Pluviôse.
-.
DANS la position où
nous sommes à Perpignan , ton autorisation pour 1500 fournitu-
res , & tes dispositions ne valent pas la réalité dont tu ne peux
manquer d'avoir été instruit que nous avions besoin depuis long-
temps. J'insiste pour que tu viennes ici pour juger par toi-même
de l'état du service; Pankouke agit sans contredit; mais il y a
de grands détails & tant d'objets à suivre, que votre correspon-
dance ensemble ne produira jamais le même effet que votre rap-
prochement; il résultera de ton refus à venir , une continuation de
désordres & de défaut de moyens nuisibles à la chose publique.
Je presse vivement Pankouke pour qu'il te détermine à voir de
plus près l'ensemble & les détails de la plus impoi tante admi-
nistration de l'armée, dont Perpignan est le centre.
J"écris au commissaire-général Farconet à ce sujet ; & s'il faut un
arrêté des reprélentans du peuple, on l'obtiendra. Le procédé que
tu indiques pour faire arriver les voitures de luxe, que tu dis
avoir requises, est inexécutable; car prendre les chevaux des voitures
roulières qui transportent journellement les approvifionnemens en tout
genre dont nous avons besoin, ce ferait paralifer l'armée.
Sur le chapitre des voitures suspendues, l'administration des hôpi-
taux a toute forte de reproches à se faire.
Signé, l'Ordonnateur, Doni.
N° 339.
Au Régisseur
général
des hôpitaux.
( 16" )'
Du 2 Pluviôfe.
Tu as dû reconnaître, citoyen diretteur, dans Ja visite qui a
été faite' hier à l'hôpital St. Martin, & dans laauelle l'ordonnateur
été faite h ier a l'hôpital St. Martin, & dans laquelle l'or d onnateur
en chef s'est expliqué sur te us les détails , combien l'état de
cet établissement eil: dépérissant, mal-propre, dénué, & enfin il a
été reconnu que jusqu'ici il avait été négligé dans toutes ses par-
ties. Qu'on ne dise pas que cet hôpital n'était destiné que
pour les deux tiers moins de malades, qu'il est sédentaire &
non d'ambulance, qu'on ne pouvait pas prévoir qu'il deviendrait
aussi considérable. Je répondrai que depuis six à huit
mois, on est accoutumé à y recevoir 1800 à 2000, & plus de
malades, attendu qu'il n'est sédentaire que de nom, & qu'il n'a
cessé d'y exifier un grand mouvement & très-grand mouvement; car
enftn il a été évacué de l'hôpital St. Martin plus de 12000
malades depuis le premier août que je fuis de retour à cette
armée: certes, de pareilles évacuations laissent à penser que la
quantité des malades de cette armée est toujours considérable,
l'expérience l'ayant démontré bien suffisamment; il aurait été du
devoir 'des régisseurs, chefs de l'ambulance & direfteurs, d'appor-
ter plus de réflexions sur la partie des fournitures; dès long-
temps il aurait fallu extraire celles qui font défeétnenfes; ulces
ou imprégnées d'un air pestilentiel & contagieux, auquel la mal-
propreté des salles, la mauvaise tenue des malades, .la négligence
& le mauvais cœur des infirmiers négligens & cgcïftes ont donné
lieu.
Le commissaire-ordonnateur en chef m'a demandé d'apporter le
plus prompt fouVagement aux misères, que l'inertie & l'égoïsme
des agens secondaires font éprouver aux frères d'armes qui souf-
frent. Il faut dégorger .l'hôpital St. Martin, se munir de
fournitures nécessaires, & l'essentiel y manque; ordonner de {ll:te
les réparations nécessaires à mesure" que les évacuations se feront
des salles, par lesquelles - il-faut commencer; prendre les précau-
tions
N.° 342.
An Direfteur
principal
des hôpitaux
de l'armée.
( '7 > -
tiens nécessaires pour exposer à lair les fournitures laissees par
les malades, brûler la paille de toutes les paillaifes, lessiver les
toiles, laver les couvertures, refaire tous les matelats, en obser-
vant d'en extraire les parties de laine qui peuvent avoir été pour-
r.es ou imprégnées d'air pestilentiel & les mettre au rebut; les
bois de lit & les trétaux devront aussi être particulièrement vi-
sités & passés à l'eau de chaux. - Les planches des lits feront
blanchies légèrement à la verlope. -
Il doh être fait sur-le-champ, d'après tes ordres , l'invçntaire
général de tout le linge qui exifie à cet hôpital, afin de rejeter
ce qui ferait absolument hors de servir, & désigner celui jugé
bon ou à réparer. Tu feras de fuite tes dispositions pour
te procurer, sans perdre de temps, deux mille draps & deux mille
chemises de plus , en attendant que nous puissions reconnaître
ju(qu'à quelle quantité nous devons porter nos besoins. - Il faut
aufli de la poterie de terre, & se procurer de la paille pour regarnir
les paillasses. Tu ordonneras de fuite la confeâion des fourneaux néces-
saires pour les marmites, qui depuis long-temps devraient être disposées
pour l'usage du charbon ; ce qui économifera- le bois dont l'usage pour
ce service eSt extrêmement dispendieux, -
Les approvifionnemens tant en paille qu'en bois ou charbon exigeant
les plus grandes: précautions, tu feras disposer des magasins ou entrepôts
qui puissent les mettre en fîueté. Le nombre des infirmiers étant très-
infuffiifant, tu t'entendras avec l'agent national de l'administration du
district, lequel vient de m'écrire qu'il n'attendait qu'à savoir le nombre
d'infirmiers & de journaliers dont nous avons besoin pour nous les
procurer. ———— Il fera nécessaire d'établir & créer un infirmier-major
par chaque demi-douzaine d'infirmiers; ileft important que tu commettes
pour présider aux détails de la régénération de l'hôpital St. Martin
qu'il faut opérer, un directeur qui veille & surveille jour & nuit tous
les mouvemens de cette administration dont les branches se ramifient
à l'infini, & tu fais combién ces ramifications ont été négligées ; quel-
que zèle qu'ayent les commiÍfaires de la société, des guerres & des -
différentes commissions, il est inoui que jamais on n'ait pu parvenir à
établir un ordre supportable dans cet hôpital C
1 ( 18 )
On se plaint depuis long-temps de n'avoir point de bandages simples &
doubles ; cet objet du plus grand intérêt a été absolument négligé : je
te préviens qu'il en arrivera incessamment de Toulouse, qui te feront
adresses par un Officier de fanté de l'hôpital militaire à qui j'ai recom-
mandé d'en faire établir sept à huit cents.
Les ustensiles de cuisine , les marmittes font, tu l'avoueras , dans le
plus mauvais état: fonge à donner le plus grand foin à cette partie
qui doit faire la bafe & le principe de la salubrité des établissemens du
genre des hôpitaux. ———— Je t'ai adressé directement les vues de l'ordon-
nateur en chef & les miennes sur l'hôpital militaire, pour éviter la lenteur
des transmissions. ———— Je te préviens que le commissaire des guerres
JJllxart, dont le zèle & l'ardeur font infatigables, suivra de concert
avec toi toutes les opérations relatives à cette régénération que nous
nous proposons, & pour laquelle il ne faut pas perdre de temps. ————'
41 eu nécessaire que tu faffes connaître au régisseur Sainfere que sa
présence est indispensable , qu'il ne l'est pas moins qu'il te feconde de
tous ses moyens; je n'ai jamais connu pourquoi on ne l'avait pas
obligé de venir à Perpignan juger par lui-même de l'insuffisance des
fournitures, par la quantité de malades qui forcent à de nouveaux
établissemens ; il faut compter sur un mouvement de 12000 mala-
des, & réaliser toutes les fournitures qui leur font nécessaires.
Perpignan doit être approvisionné pour 5,6oo. Il s'agit de constater
si on a pris des mesures à cet égard, & ne pas perdre un instant à se
procurer, par tous les moyens possibles, ce qui peut manquer. Ce
foin te regarde essentiellement, citoyen, & je ne saurais trop te le
recommander; en conséquence tu porteras la plus grande attention à
faire connaître nos vues, qui tendent au bien de nos frères fouffrans
& réduits à l'état le plus pitoyable.
Il est nécessaire que tu prescrives pour la tenue du regiflre jour-
nalier, d'après lequel on établit le mouvement, que l'employé qui
en est chargé observe de désigner avec foin les divers corps qui
ont des malades, que la pesée de la viande cadre avec le nombre
des consommateurs, & qu'enfin les infirmiers malades qui font en
grand nombre ne soient pas compris dans le mouvement pour double
9
( <9 )
C 2
emploi; ce font des détails que ks employés doivent remplir avec
'la plus grande méthode.
Je te recommande, citoyen, la plus grande diligence dans l'exé-
cution de toutes les mesures que je viens de détailler, & dont
tu demeures responsable; tu as déjà beaucoup fait pour la chose
publique ; eh bien, ce n'est pas encore assez, & sans doute tu rer
doubleras de zèle & de courage. Accuse-moi la reception de ma
« lettré.
Signé, l'Ordonnateur, D O N I.
Du 2 Pluviôft.
IL est question, mon cher camarade, de la régénération de l'hô-
pital St. Martin ; telles font les vues de l'ordonnateur en chef, les
miennes; telles font aufli les tiennes, je le pense, car les choses
ne font pas tenables dans l'état où nous les avons trouvées hier
dans la visite méthodique & détaillée que nous avons fait.-
Il faut dégorger en commençant par évacuer à sur & à messire
les salles baffes; ordonner, diriger & suivre les opérations relatives
aux réparations que Torreilles doit faire, ; augmenter le nombre des
infirmiers, en créer un sur sept, avec le titre de major, surveiller
le directeur, le faire agir pour toutes les parties négligées jus-
qu'ici; à mesure des évacuations tant sur Narbonne que sur d'autres
hôpitaux de Perpignan, il est nécefaire de faire exposer les fourni-
tures en plein air , brûler la paille de toutes les paillasses, faire
lessiver les toiles & enlever dans la laine toutes les parties pour-
ries on empregnées , qui feront mises au rebut ; tu prefctiras, mon
cher camarade , que tous les bois de lits ou tréteaux soient passés
à l'eau de chaux , que les planches des lits soient blanchies légè-
rement à la verlope.
Il faut dès ce moment faire dresser l'inventaire général des linges
existans dans l'hôpital, avec désignation de ce qui est bon à réparer
ou hors de service ; attendu qu'il est reconnu que cette partie est
insuffisante, j'Ai ordonné au directeur principal Pankouke de se pour-
N-° 343.
Au CcmmiUâire
des guerres,
M u X ART.
Hôpitaux.
,
( 20 )
voir de aooo draps & d'un pareil nombre de chemises; il faut un
appfevîfionntffîênt compltt de poterie de terre, de paillt pour
-regarnir les paillasses & de charbon pour les marmittes. Tu ordon-
neras que sans délai on s'occupe de confectionner les fournaux
nécessaires pour éviter la grande, confommarion de bois ; tu or-
donneras aufli qu'il foit disposé des magalins ou entrepôts pour
y 'placer la paille, bois & charbon.
Les ustensiles de cuisine ont besoin d'être réparés & étamés ;
tu prescriras à cet égard tout ce qui convient; SE pour le tout,
tu prefferas, requerras, & sur ta responsabilité, les individus que
tu emploiras pour parvenir à la régénération urgente de cet hô-
pital. Beaucoup de détails ont pu nous échapper, mais ta mémoire
prodigieuse', l'habitude que tu as des hôpitaux & le courage qui
t'anime dans cette administration , me font présumer que nous réuf-
Rirons aisément à faire atteindre le but que nous nous proposons.
Signé9 l'Ordonnateur, DONI.
nu Fluviôfe,
J'ai reçu, mon cher collègue, tes vues fages, humaines & bien-
faisantes pour-le mieux-être de nos frères d'armes fouffrans dans
les hôpitaux ; je vais les adapter à l'hôpital St. Martin. J'ai écrit
en conséquence au commiflkire Muxart & .au diretleur-principal;
nous commençons aujourd'hui à mettre 4 exécution l'arrêté des
représentans du peuple, relatif à une évacuation de malades dans
quelques maisons particulières qui m'ont été désignées par le maire;
les locaux évacués feront de fuite réparés à sur & à mesure; les
fournitures feront examinées, exposes à l'air, & on ne fera dé-
sormais servir que celles "qui feront reconnues en bon état dans
toutes les parties. ———— Je t'engagej, m{)n cher collègue, à requé-
rir le régisseur Sainsere de - se transporter ici : il cfl néceiaire qu'il
vpie par Lui-jpême l'état des choses, &; qu'il foit à portée de
nous donner les fournitures qui nous manquent; le nombre de
quinze ceny ne fçra pas trop considérable , § £ quand pourrons
V
- ~~4.
A l'Ordonnateur
en chef.
Hôpitpiiîc.
( a* )
nous lavoir ? Je t'invite donc à écrire à ce régisseur, & k
requérir un arrêté des représentans du peuple, s'il se refusait, fous le
prétexte qu'il régit deux armées. ,
Salut & fraternité,
Signé, l'Ordonnateur, D o N r.
rr
Du z Pluviôse.
L'INTÉRÊT tendre Se particulier, citoyens représentans, que vous
portez aux hôpitaux qui sollicitent toute votre attention, vous a
- engage à rendre l'arrêté par lequel vous ordonnez que les malades
convalescens feront transférés dans les maisons particulières pour
y achever leur guérison; nous craignons que cette mesure n'ait
pas tout le sucçès désiré; la rareté des officiers de fanté dont la
plupart font malades, l'éloignement des différentes maisons desti-
nées à recevoir nos frères d'armes convalescens, ot les courses
que des visites isolées obligeront les officiers de fanté affaire,
pourront nuire au soulagement de nos détenteurs; quoiqu'il en
foit, notre devoir étant d'obéir aux reprçfentans 'qui font près
de nous, je me fuis empressé d'ordonner l'exécution de votre ar-
rêté; & je vous rendrai compte de ce qu'il aura produit, & je
veillerai à ce qui intéressera ce service,
Comme ordonnateur de la dixième division militaire, & princi-
palement chargé de l'adminifiration militaire de la place de Perpignan,
à laquelle je fuis attaché depuis dix-huit mois , je me fuis pré-
senté pour prendre vos ordres lX. vous donner tous les renfeigne-
mens relatifs au service dont je fuis chargé; vos grandes occupations,
citoyens représentans, n'ayant pas permis que je puisse vous entretenir
des détails qui concernent la place, j'attendrai un moment favorable
pour vous faire connaître mon travail , mes vues Se l'extrême
désir que j'ai de vous convaincre qu'il existe de bons sans-çulottçs
la tête de l'adminiflration militaire,
"o. Je fuis instruit que quelques officiers de fanté des hpôitaux pré-'
",- ¿ , .,
N° 347.
Aux Représentans
du peuple.
AflininiftratiQH
générale.
Sans réponse.
(M)
sentent des plans d'organisation, fous prétexte d'abus ou de négligence;
je fais aufli que nos hôpitaux ne font pas aussi bien -qu'ils devraient
être ; mais je lais aussi que les représentans du peuple que nous
avons dans notre fein font jufies, & qu'ils rendront juflice aux
patriotes qui la méritent. Vive la Montagne!
Signé, l'Ordonnateur, DONI.
Du i PluviÓfe. '<
J'AI reçu, citoyen président, l'avis que tu me donnes des ma-
lades détenus au Cafiillet, auxquels nous devons sans contredit
donner & faire donner les secours de l'art.
Je n'ai pas un médecin disponible aux hôpitaux; à peine ceux
qui font chargés du service peuvent-ils y suffire; mais néanmoins,
comme l'état des militaires détenus doit mériter toute notre solli-
citude, j'ai pensé que le citoyen Royer, chirurgien, qui s'est chargé
du. service du Caftillet depuis cinq mois, ayant mérité la confiance
pa? "Son assiduité & son travail, il convenait de le commettre ad
hoc; en conséquence, je vais me concerter avec le général comman-
dant la place à cet effet; je désire que tu approuves cette mesure,
& je charge le citoyen - Royer de te remettre ma lettre.
Signé, l'Ordonnateur, DONI.
"-
1 Même date. *
- LA prison du Gastillet, général, renfermant beaucoup de mili-
taires malades , & qui ne peuvent être transférés aux hôpitaux,
exigeant qu'il fait affedé un chirurgien particulièrement pour ce
service, j'ai pensé qu'il conviendrait de commissionner le citoyen
Royer - qui, a fait ce travail depuis cinq mois. Je t'avouerai que
le président du tribunal criminel - militaire - révolutionnaire vient de
me demander un médecin des hôpitaux; mais comme je n'en ai
pas assez pour le service de nos frères d'armes, attendu qu'ils font
malades ou surchargés de travail, je perrfe qu'il faut un homme
N."343.
Au Président
du Tribunal
criminel-militaire-
1
révolutionnaire.
Plifons militaires.
N.. 350.
Au Général
de brigade ,
RESNIER ,
commandant
la place
de Perpignan.
Prisons militaires.
( 25 )
de l'art ad hoc; en conséquence, je te prie de me donner des
renfeignemens suffisans sur le citoyen Royer, afin que je puisse
l'envoyer, si tu le juges convenable.
Je ne ferai rien à cet égard sans ton avis motivé; cela n'em-
pêchera point que je n'envoye , pour le bien du ferviee & des
malheureux détenus, un médecin qui fera la visite du Caftillet.
Je désirerais avoir ton heure demain pour que nous fas-
sions ensemble la visite des prisons du Caftillet.
Signe, l'Or d onnateur, Doni. mt
Du 4 Pluviôse.
» LE Commissaire ordonnateur des guerres de la io.e division mili-
taire & de l'armée des Pyrénées orientales', 1
Vu le service important de l'hôpital sédentaire qui n'a point de
directeur pour être surveillé dans ce moment, & attendu la néces-
sité de maintenir l'ordre & la police dans toutes les parties de ce
service , il efl prescrit au citoyen Baric, directeur de l'hôpital d'am-
bulance, de se rendre sans le moindre retard à l'hôpital sédentaire,
rue St-Martin, pour y prendre de fuite, fous les ordres du commis-
saire des guerres Muxart & du directeur principal Pankouke, les
fondions de la direction dudit hôpital, qu'il exercera provisoirement
& jusqu'à nouvel ordre.-Fait à Perpignan.
Signé, DONI.
Du ) Pluviose.
Tu perds un temps précieux à faire des réflexions sur l'exécution
de l'ordre pressant que je t'adressai hier ; je ne devais pas m'atten-
dre à la composition que tu veux faire avec moi, dans un moment
ou le bien du service parle bien plus impérieusement que toutes les
petites considérations qui t'arrêtent : tu es républicain, par conséquent
honnête homme , ainsi ta comptabilité ne doit pas suspendre les mesures
promptes dont la moindre violation est un attentat.
Orthe au citoyen
BARIC,
Directeur
de l'hôpital
de lAmbulance.
N.° 370.
Au Directeur
de l'hôpital
de l'Ambulance.
( s4)
Qui t'a de 'aonce '? qui t'a même soupçonné? N'est-ce pas une preuve
manifeste qu'on te rend jufiice, en t'invitant à te charger de rétablir
l'ordre d'ans l'hôpital sédentaire qui réclame tes secours ? Quelle eil
donc cette manière étrange d'accepter un service en proposant des
conditions qui semblent tenir de l'égoïsme ?
Peu importe que tu serves avec ou sans appointemens ; l'essentiel
eU que tu fois utile à nos frères d'armes; on fait bien que tu n'es
pas l'auteur du désordre & de la désorganisation, comme on fait
aussi que j'ai fait tout ce que j'ai pu pour les réprimer : nous
devons faire abstraction de nous , citoyen ; & en nous persuadant
que les deux extrêmes en ambition ou désintéressement sont suspects,
nous ne devons connaître d'autre sentiment que celui de notre amour
pour nos frères. Je te préviens de nouveau de te rendre à l'hôpital
sédentaire, pour y prendre les rênes de cette adminiflration, jusqu'à
ce qu'il en foit autrement ordonné. Je chargerai le commissaire
Angles, ne pouvant y aller moi-même, d'arrêter tes comptes ainsi
que tu le demandes, & d'applanir les difficultés dont tu parles. Je
te préviens que je n'accepte point ta démission, qu'elle n'efl point
acceptable ; & je te conseille de ne pas la mettre en avant vis-à-vis
d'autres que moi.
Je te parle, en ce moment le langage de la vérité , comme tu dois
te rappeler que je l'ai toujours fait à ton égard.
Signe, l'Ordonnateur, Do Ni.
Du- 5 Pluviôfe.
Tu voudras bien, citoyen, sans perdre le moindre temps, adjoindre
au citoyen Baric , chargé provisoirement de la direction de l'hôpital
sédentaire, deux employés que le commissaire des guerres Muxart a
jugé être nécessaires pour cette besogne difficile & importante.
Je t'informe aussi que tu dois donner les ordres les plus sévères,
pour qu'à compter d'à-présent, il ne foit reçu aucun malade à cet
hôpital, & que tous ceux qui s'y préfenferont soient amenés à l'hôpi-
tal Marat, où d'hors en avant ils habiteront, jusqu'à ce que la
régénération
N.,) 374.
Au Directeur
principal
içj hôpitaux.