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Apperc?u de la journée du 8 ventôse, l'an troisième de la République franc?aise

8 pages
1795. 8 p. ; in-8.
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APP E R Ç U
oiirnée du 8 Ventôse^
-
^agi^lrojsième de la République
française,
LA pacification est signée entre la mère patrie
et ses enfànts. Hier 8 Ventôse , lé général Cha-
rette s-est reconnu Républicain : les chefs de son
armée ont chéri et suivi son exemple. Cet heu-
reux jour a été précédé de plusieurs conférences
nécessaires à l'entière conciliation des esprits ;
elles se sont passées dans la lande de Beautour
à une demie lieue de Nantes : dès les premières,
la disposition à la paix s'est manifestée. Les
gardes dont on étoit convenu de part et d'autre.
ont fraternisé , pendant que les Représentants
-du peuple et les Chefs de la Vendée travailloient
à un accord si-désiré. Il eût été impossible à la
défiance d'entrer dans aucune ame. Le Général
en-chef et les autres Généraux d. l'armée de
( p- )
l'Ouest se sont trouvés tous les jours de con-
férence , à la tête de la garde républicaine.
Enfin après quelques retards qui ont semblé
trop longs aux deux partis, mais qui étoient la
suite inévitable de l'éloignement de plusieurs
intéressés, la dernière sanction a été mise à ce
grand œuvre qui ruine les projets de nos enne-
mis. L'ordre avoit été donné qu'une salve de 21
coups de canon se fit entendre au moment où
les Représentants du peuple recevroient les ern-
brassements fraternels de nos concitoyens de
la Vendée , sous cette tente devenue le temple
de la Concorde : ce moment prévenu par le
désir , a été signalé trop-tôt, et le bronze , jadis
l'organe de la mort, dirigé cette fois par une
main impatiente , a annoncé la dernière signa-
ture de la paix, quelques minutes avant qu'elle
se fit.
Nous ne rendrons point compte des articles,
la Répuqiique est aussi juste que généreuse.
La Convention nationale publiera ce qu'ont fait
des Représentants dignes d'elle.
Stoflet, après s'être montré dans une confé-
rence , s'est retiré et paroit flotter dans une
incertitude qui n'inquiete personne que lui.
Les Chouans, qu'une conduite cruelle a dû
séparer dans l'opinion , des insurgés de la
Vendée, paroissent sentir actuellement le prix
d'une paix offerte sans distinction par la Ré-
publique , à tous ses enfants. On peut espérer
aujourd'hui qu'ils cesseront de provoquer contre
eux les cris de l'humanité, et des rigueurs