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Arlequin tailleur : comédie en un acte et en vaudevilles, avec les airs notés à la fin ([Reprod.]) / [par L.-T. Lambert et Thierry]

De
45 pages
chez le libraire au Théâtre du Vaudeville (Paris). 1793. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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THE FRENCII REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DELA
REVOLUTION FRANÇAISE
.pftRGAMQN .PRESS
Ucadington II Hall, Oxford OXSOBW.UK
ARLEQUIN TAILLEUR,
C Ô M É D i E
]>N UN ACTE 1-"T EN VAUDEVILLES,
c avec les Airs notés à la fin,
Représenté à Paris, surh Tfititrl du .Vaudeville,
le Lundi ap Juillet 77^3,
Prix vingt sols.
A F A 1 S,
SE TROUVE
CllEz le Libraire du Théâtre du VAUDEVlttE,
Et à l'Imprimerie, rue des DROITS DE L'HOMME-
cUdevant dite du Roi 'de Sicile, ij*
AOUT i79j.
Personnages. ACTEURS.
Madame DUMNON,
marchande I. ingère,
fille, Mit Frédéric.
Madame BONNETTE,
marchande de Modes, Mde Lapone.
DISCRET, Écrivain, M, Chapelle.
A l\ LEQU IN Tailleur,
Amoureux d'Isabelle,
PIERROT, Perruquier,. M, CarpemUr.
U N garçon TajUeo-r, M.
P ROP^iJÉTÉ. j
LES Auteurs déclarent qu'ils poursuivront tout
Directeur qui se permettra de jouer A R L E Q U |IN
TAILLEUR, sans leur consentement formel et par
écrit .ainsi que jne.
contre-façon.
XTaris, ce li Août 179 j.
Signés, L. T.
A
CO M D I K
en t: ii Acte et en Y\iiidcville5.
Le d'ux i\>ti.ln
[i?vt:o.!u d.' Dalir.an et ,}! s loin cH*. de
Uia'i't
S CK N K P REM I K R E.
I S A B ;É,L L E.
ISABELLE ecaipû à mutn -au d<r.su's ù sa font 'qui
le morctdu de toili qui sut d'tr.sdrr.e à une Lirgire,
Air 'Avec hs Jmx.
ON n'aime pas me (lit nia m^re
Une voix n:s iih au contraire.
Qu'aimer est le [sncfiit fcoiïhfur.
Qui fiuiir.i-t-il donc que j'c\OU'e',
A qui <lcs <l<iiu <\ .nntr lé to. t ?
II me ^fr̃ll)^̃, qu.- tl.ir.5 le doute,
11 faudra ceder au plus fart.
;"(̃»̃).
SCÈKE II.
ISABELLE, B O N N E T T E. '•̃•
Iî O -N'N K T T F. V d'ifC'.trt targir sa tif'pir-
I S A L E L L T "fCM.'M'unf mr^f mime air.
J yoii-ir. absrdonnerce qu« 'J'aime
F.n >̃ nonçînt à mon bonhtur;
l'oU-j« fîcrifi.i-'r i tiion coeur?
Pour moi ce coivibit tH ttrfibt»,
Je sens (jue j'y ptriis l.i raî>on
Di. ixx • f.<ii es qu'il nie soit possible
D'avoir 1 honneur
BON N ]'. T T F. t'aviMani finit lait..
et 1« gardon.
ISA B F. h L K, étinréi.
Quoi tu fl»*t(.oniâis r.ia voisine celan'est pas joli.
F. O X N K T T F.
J-'t-n car.victr. mais. Jes'r.int cor.rmtre Ij cause de (a
trirc-sc \c i"C suis permis cette ir.disci ttiôn j'espère
l.ïet'jm f'on cjf.ir ;e ;ie t'atirais fait cette
tc-rfi-J'.TCf tu a surpris nioiSccrvt, je
n'en «.rir, pv- ir-ch^c U je vais te tenter tous. ires petits
̃Ci )
'a->
S Or aisément,
n'en faut qu'un faut cju-î le
devenir mon < pou ï.
Quoi ce vieux bé<juil!jv(l
r
ùt divorce rien dc si cïui nia.it
Chrt pou» le nurfcge
1 1 long toiirnient
D'à pis le nouveau r'vt, '"•̃̃'
̃̃ligik-irenv
• Moine, Allé, Mi'iufre,
Efrilcinent,
On pourra iJuOés prenlre
D'unt loi :i oora mode,
J'e'mine peut M.ns fred.i'oè,
En prendre à la 4^'uïaine
I.cgilciiKftt,
1 S A B p L L E.
1! O N N.ETÏt
tourmente, pou. f.ire ce q Aile npp -Ile un ni-.ii'gc ce
.MB0I1. f
l'n nariage de r-jiscn
Chu z toi f'at tendre amour,
I.'avorsi^p cur: j ni jvîiiï, M.. Discret, et
A I !t L'Ajout (s: un ïr.f-.wt. 'trompeur.
Fuyant rin_ nu'cJiint Dim d'ainour
Pour ceux qui i;ie friis-aient îa cour,
0,1 j? f :v- c n..i r..crc il unjDoii; j'y
ISA BEL Lt
Mii's l.t wison
Veut- Ile qu'au bel âge,
Jo.'i tendron
"̃'<
le cli'rituit l),idin:'pe
i S VBE1I.E.
I S A BEL I. K.
<
1,'tmpire ftdoutaMe
J'étais inexorable;
vainqueur,
Jej. Fiéiîs lïco:i;)^ble.
< 5 )
ai jeune lionune charmant,
Depuis ce moment jette
de le revoir, et je
sens cependant que ]ç; jamais d'autres.
B O K N F. T T. F.
Mai» crois-ui qu'il te piijd? retour?
ISA» EL LE. ̃ •
• II a çhcrcliç à rue le porsuarer.
BONNETTE.
1 S B £ h L P.
Oh ne lui fais p.i> ('ci eproches, ce n'est passi faute.
J'ai refusé constamment ce t'instruire de nia demeure.
B ON NE T T E-
I SA BELL E.
Il îe roTMii^ Arlequin.
B O NÏIiTÏ E.
Ark<;i!in te nom-là doit c<eoc .la connaissance de
Pierrot en p;is«ant H vient souvent nie voir, je
lui en dtm:.ndcfai des nouvelles.
'ISABELLE.
Ma ncre m'appelle, e<Jiti>. N'oublie pas ..ta pauvre
voisine. N
Sois tranquille, Je ferai to;vt ce qui dépendra de moi.
C 6 )
SC h N E 1 I I.
fi 0 N N f T TF., t.- ah. F!t< çhanii honlqut
̃ Qui seule nou? pique,
Fe le i*«.h >r.« st.fuîfant
I'ixe h (.r«i(jue.
Tour avoir certain éclat,
Tartr !>» biniii^ue.
C'e^tici (îts.btriii rub.tn;
•«
ri cette montré aù< gjlaft?,
Qu'Urt a'sçrthncnt <îe (\eurt
A I R 1); h c r&tste.
It crois que 1 on pourra de loin
Appercevoir cet tulage;
4!*is pour cime prenons le soin
r*« bien éclairtir ce viir.ge.
Sans bltfstr «fl rien son (Jevoiir,
y.
A tnyiri'h croies.
( I 'Je r(ht-< Ciinf sa Im'quf.)
A'i a'i ah ( il rit ) il me iW
peut être qu'après Je mariage.
:iiî.«<
f ̃̃
q.iillc. Mais Il maudite
SC K N E 1 V.
BON N HT DIS CRE T,
lurh.i.t c'a-s sjr>ik.};fe.
D;IS C R ET.
il. faut avoi'cr c] 'C je. suis un heureux moitrl Je Jili?
mère, et aussi-tôt ̃.j'cbiisrs son ccnspiui'nu r pjur
t'épouser. OMc'ç't
î.ïadsmc du linon n.iis oublions ce vieix ilcI'.i', et "f
pcn=or s plus qu'au jvli petit tft'sôr,co::t je v;i> -iir
proprittairo.
Ls glicc <U mes v'cyx ?.ns j
l)oit fondre "i-n vo\ai)t >nn iniags.
Je vais d'»iK- ioir<i< mon printenis,
Qui doivent enivrtr oiei stn>
Sans doute il en réul'.er»
Un (jros garçon d: bonne mine,
Et qui pir son hurtïtur baiJine
(8)
fonne l'esprir; .<Ji':i d'Jnrre a pu l'instruire dr rrori Tir,
mais q'ie ni'irop'.r.c ira petite I;ab lie
<'̃•
Ppur autant <l'appas,
l'ne vieilli connaistanit
A rain.ini transi,
Din« c« T-iecIc-ci
II fiMt îai-er la constance
Je crains <juî ce mechint démon
Ne pen'e
A tirer de mon abandon
Vengeance
Mais ne craignons rien
Je fiij 1« iiioytn,
l'e la réduire au silence.
Tàclidns ùe nous occuper un peu d.; nos afluircs.
Rentrons.
S CE N E V.
Mademciseîk B O N N E T ï E t'ans ta btuûqut.
D I S C R T tins 'son êcheppe. PIE RRO T.
PIERROT.
JÎON. jour n'ai'en:oisf lie Bonnette; conur.c voue boa-
tique est "belle
A 1 iVl Pu Vcidivilk d'Arlequin Ajjîchcur.
C.'ost' connue un joli reposoir
Où clucuf» j'afr«i« et coouriiple Mail
(9)
B
M.iis rArvknt-oni vous y Wf j
Du goût on rtconn it le ttin;>!e
Pour «juicotrtjuetn veut ( lire offrande;
Je prçfl.lr.is 'aiiyrvlunde.
BOX N E fi. ̃̃"̃
» Voin ères gih. t, mon voisin; nuis ;rè%c de comp!i«
nens. quelque chose? Con.v.ent yo.it-
PI E R ROT.
AIR: 0fl.comi r:rj)f Lt Dijmij.
Des chi-Viù* bien noirs et bien plats,
Voilà li fri:ure à 11 niodi;.
Jadis nos iameui midecins
Nos .fin.iacivri <% not robinj
Avtitnt JcS tètes à perruque.
B ÛXN t'f ÎB.
faut convenir c.pcî dii t que la coiffure d'àp e'sènt
cj: bien plus commode. Mais à prôpô», |*ii quelque chose
i vous demander, Coun icrie>vous ut nom ne
s c i; n e yvr. ̃ '.];"
Lrs prccfd^rs, ARLEQUIN
riàiscn W il a «fa'rt trs'ainw -insu'ii
r:vj!r Arlequin ,et ihclwiint er.Strnble..
A R I/i: Q V I N, P 1 i: RR 0 T;
AR'I.F.QI'IN. PIERROT.
y. i i- c t Pi«jTot mon «mi ) Ejt-c F. Ar!equ:n niooiftii?
Ti>us éiiix.
Que |e retrouve aujourd'liui
l>e ù i'oir ici
A R I. R Q U I N.
fious. ̃̃̃̃̃̃ ( Ui s'iriibwstnt.y
A K I L Q U 1 K:
Ce Oli j'ai joué tien des rôles
Saisie n.oi de it suis J 'n.tllcur ji
f!f;i.cti'C lue d.- th. rires, à l'enfeitnc de
Mjîs ici, ccri':r e te Vvi.'ij est<c que tu sois C'un sac à
Yarirc.
P L R R O T,fj;t ligestédi h hcvpe.
Non. Mjis je suis «Je h,
A R L K q V I --N;
Comment, Perruquier?
( Il )
Bi
PIERROT.
PrtCiVment.
AIR On dit qui Ans \i m,ir'ui"t..
Sfu) «enfani d'un doux h\'m*ni'*
0 Mimiin quf in'iniaic tendrement,
Pour le bitn de nu dt'sliné^,
Me voua pour ijjijjurs au
le cIioIm's |)jui" mé.ierj
de perruquier.
Enbon fils, pouvais- niitux fort,
Pour «ccoinj-lir lè >«j que 61 nu mêr« ?
Mon père, voulait me (jire cjnoiicr comme lui;
mais je n'jimé pis Je bruir moi et puis, d'.iil'e ji s, ,'ai
à -pau-prèj rempli ses .vues, .comme tu vois, je suis
toujours dans la poudre..
ARLEQUIN.
Cown tu es fcîc.i s.ge biea obeissart u mnni:i
tu seras si;.s doi.t
PIERROT,
Oui, dieu merci j j'c ptre.
À-R L K Q V l N.
̃Ilths oui; miis ce dort j'ei rsge.
PIER R 0 T.
Kstccqrt tu serais arpuieux?
A R 1. R Q V I N.
Et pourquoi pas; tu vois ircn i>Oii an i qui l'on rc
n'a pis vorO au blanc, et je brûle d'oil ir na n'ain à
*uno joliv- petite 'poupoiir.'e a qui j'ai déjà donné mon
ectur; tcoutes, tu diras si j'ai bon goùt.
AIR: Les la CunculUière.
Gràot», besuré bon caractère
Esprit. vtrta, uleat, douceur;
( Il )
C'est lt ponriit sur rien honotur.
r lERR 0 T.
A R L EQt'IK.
Oi.i, irai? c'es! q:i"il y a l;n pc if inconv.'n;ç,,t
Et »ouf Iriiâ fsnf cei-sf
Car il ne peut être heureux
tendres voeux,
II ne fitt p»? l'idie-se.
P I E K"R OT.
Ça prouve, mon ami, que iu t'en as guère;; je
r.e vois qu'un moyen c'tst de l'oublier.
A R L i. Q U I N.
L'oublier, c'et facile à dire, l'cuMier nia"s je ne
le puis pas. Dans K-s lif/crens enitetichs que nous avons
eu depuis er,s?mb'e, en imagination s'entend' je me
suis
A I R de M. JJïcht, nctiàU fin n°. i.
Vite, parttï sans que rien vohs arrête,
malheur;
D« r»o.i t'pr t îortei franche coquette,
Ou redoutez le poids an lira fureur j
File jortoit promptemtnt de m.i tête.
Mais la mutine reniroit d^nS mon tœwr.
P If.R R O T.
Fh! bien oui, je comtois d s gci s femme sa; jeter.-les
( «J )
tu q « j'y fasse, il faut vivre avec son ennemi
U.t t n p.irlar.t àe t -s amours, le tcrhps se pi* *t
ARLEQUIN.
A propos, Pierrot tci qui es d.i quartier, dis-moi II
d'meuie de M, Discret, qui m'i écrit pour lui prendre
la ne.cure d'un habit.
PJ ERROT.
Tu r.e pouvois pas nieux l'adresser, car je vais de
a pas chez lui pour une
veut se faire remettre à neuf; au reste, il en a bot besoin.
Tiens, c'est ici.
TRIO.
ARLEQUIN. DISCRET. PIERROT.
lt wilk'ur. !•.• coèîFi'Lr.
D 1 S CÏE T.
Messieurs, je voiisdtrranji? pirdqn si je ne tocs f.Jl
AHEQl) IN et FIER R. O T,
PIERROT
Siv.-z-vcus, M. a\o"r pcdi
votre p'a'iqtc, H a quatre ans au moins cji;e jie \oiii
ai fait la p.rnique qus vous aVc2 surfa té e.
DIS SC RE E IV
Mais elle est encore fr.iiçne, et