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Arrêtés et correspondance avec le Comité de salut public, du représentant du peuple Cadroy, en mission dans le département du Rhône : 23 floréal-29 prairial an III ([Reprod.]) / imprimé en vertu du décret du 25 vendémiaire [par la] Convention nationale

De
42 pages
[de l'Impr. nationale] (Paris). 1795. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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MICROCOPY RESOLUTION TESf CHART
NBS 1010a
(ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
Air,
A ifRÈ TÉS
ET CORRESPONDANCE
AVEC LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC
Du représentant du peuple CADROY,
En mission dans le département du Rhône
Ij^PJBLiMiÉS ENVV'EàvTtr DU DECRET DU 25 VENDÉMIAIRE.
N°. i.
Le représentant du peuple Cadray, à la municipalité
de Lyon.
Du 13 floréal, an J.
JL<a Convention nationale ir/ayant envoyé près l'armée
des Alpes et d'Italie pour remplir une mission prti-
culière, je vous préviens que cette mission a pour objet
principal le rétablissement de l'ordre et le maintien du
séance, a 1 heure dè^
sur
très -,ï-i-
Salut etTraternite*
Le tant auprocureur-génèral-syndic
du département dit Rhône.
Du floréal, an
Je te transmets copie du décret qpi m'envoie près les
armées des Alpes d d'Italie, pour y rernplin la mission
purlimulière dont je serai chargé par le comité de salut
public. Cette mission ayanl pour objet le rétablissement
de l'oiche et le maintien du règne des lois dans la
commune de Lyon, je t'invite à requérir la transcrip.
tion du décret et cle ma lettre sur le registre du dépar-
tement, et à TO^n faire. passer copie.
Salut et
Le représentant du peuple Cadroy au comité de
salut public.
Du 25 floréal an ffy
Citoyens collègues,
Je suis arrivé clans_la commune de Lyon dans un
ment bien fâcheux; le sang y avoit coule d'une ma-
ni ere horrible, et la Saône montrait encore les cada-
yr qu'on y avoit jetés quelques jours auparavant, Jiai
cherché d'abord auprès de mes collègues Boi9«*«
rBorel et auprès de quelques citoyens observateur^,
«âges et impartiaux, les causes, les élémens et If
11
il a
moyens de la scène affreuse qui ici dans
ment de la plus grande force n'auroit point empêché
l'égorgement. Le projet étoit méditée préparé com-
biné, et l'exécution ne pouvoit pas manquer; je dirai
même que peu de citoyens de Lyon aboient opposé
leurs efforts à la tentative. Le succès flattoit leur ven-
geance irritée par le souvenir de leurs malheurs inouïs*
il servoit leur indignation, qu'ils ont cru légitime. Ils
voyoient tous les jours les assassins de leurs pères les
dévorateurs de leurs fortunes, les destructeurs de leurs
maisons, les spoliateurs de leurs commerces. Collet
leur tyran et leur bourreau, étoit ménagé; ses minis-
tres insultoient encore à leurs anciennes victimes ils
invoquoient Marat et Chalier i|s exerçoient leur indus-
trie a inventer des instrumens de mort qui dévoilent
faire tomber trois têtes à la fois. Les jacobins «iena-
çolêlft encore le corps législatif; l'oppression ';?ur sem-
bloit renaître. Ils ont vu la Convention en danger, et
en frappant, les Lyonnais ont cru servir ',a patrie' Ce
mouvement, s'il n'étoit arrêté, pourroit devenir irès-
dangereux, et nous ne pouvons pas nous dissimuler
que les terroristes que les royalistes, que les anar-
chistes qui marchent de front, aidés des émigrés des
déserteurs et des agioteurs, essaient de s'emparer 'de la
disposition-des esprits pour les diriger contre la R8_
publique.
Nous avons parlé au peuple en séance municipale
nous lui avons rappelé ses malheurs, pour l'engager à
ne plus y retomber nous lui avons montré ses enne-
mis, en lui assurant que les hommes qui .leqnroient
étotènt ceux-là même qui autrefois l'a voient assassiné
pillé et volé et nous devons vous dire que nos discours
ont été entendus avec intérêt, et les autorités consti-
tuées nous font espérer que les grands désordres ont
Ce calme ne nous séduit pas. Nous voyons abonder
ici les hommes que nous vous avons signalées plus haut
et quand on voit des scélérats maîtriser l'opinion pu-
Wique. paralyser ou égarer les forces des bons citoyens
pu maper s»? lç, prompt retotir de lçr<lr%
Nous nOUé ocouponf des moyens de rendre Il la, loi toute
«a vigueur; nous avivons la surveillance de la police;
lzous poursuivons, en les signalant, les vampires et le»
ennemis de notre révolution; nous pressons la recherche
des déserteurs et des émigrés nous entretenons une
correspondance assidue avec toutes les autorités cons-
tituées nous stimulons la garde nationale et nous fai-
sons sentir à tous les citoyens, que la prospérité et la
conservation de leur fortune tiennent à leur obéissance
aux lois et à leur attachement pour la Convention.
Tous crient vive la République mais ils deman-
dent des armes. C'est à vous à dicter notre réponse.
D'après les renseigne mens fournis par des citoyens qu'on
m'a indiqués comme très-probes, instruits, et francs ré-
publicains, les états-majors de la garde nationale ne sont
pas très-mauvais cependant je doute qu'ils soient tous
Véritablement amis de la République. Je pense qu'il en
est peu qui n'aient servi dans le siège de Lyon; mais
la crainte de perdre leur commune et les débris de
quelques propres arrachées aux ffamnaes et au pi
Le semble rassurer contre tout esprit de rébellion.
Au restc, on ne compte pas beaucoup de citoyens ici
qui n'aient combattu contre nos aimées; ils s excusent
en disant qu'ils croyoient combatte l'oppression, et les
choix seroient impossibles s'il falloit n'employer que des
hommes irréprochables. Nous les éprouverons, et nous
ne leur donnerons notre entière confiance qu'après dès
épreuves non équivoques de leurs intentions civiques.
Lyon, ouvert de toutes parts, devient le repaire de
tous les brigands. La police est impuissante contre eux,
paa-ce «uile sont tous munis de passeports en règle Nous
nous proposons à cet égard d'ordonner la sortie de tous
les étrana-rs que l'opinion publique désigne comme gens
flans aven et sans affaires. Nos frontières près du lac
de Gen*ve son! snns surveillance parce que 1 armée dfs
Aines, c,uifc«t fort au-dessous du nombre de troupes qui
lui seroit nécessaire, ne peut céder aucun bataillori pour
garder les passée* j de sorte que le» émigrés renient
et se jettent dans Lyon qui leur ofre presque un asyrt
«ùr.
f
AS
J'ai ordonné an neuvième régiment de chasseurs de
? rendre ici sur-le-champ. Â^ec cette force imposante
nous exécuterons vigoureusement les mesures à prendre
pour éloigner les agioteurs, les étrangers mal famés,
les jeunes gens de réquisition saisir et faire punir les
émigrés et les terroristes oppresseurs. En attendant, nous
espérons, quoiqu'on tremblant, que des précautions si*
multané'îs et multihliées préviendront de nouvelles atro-
cités.] Nous avons convoqué pour ce soir tous les états-
majors de la garde nationale, avec les autorités consti-
tuées nous les intéresserons au succès de nos efforts,
et nous leur dirons à quels signes 'la Cfllvenlion r econ-
noîtra leur attachement à la République.
Salut et fraternité.
No.
Le représentant du peuple Cadrny, aux habitons de
Lyon.
Proclamation.
Le crime s'agite dans votre commune des attentats hor-
ribles menacent la liber h' la malveillance forme des
complots atnxes que la fureur exécute; le fanatisme
le royalisme, le terrorisme, conspirent contre la justice,
et leur coalition monstrueuse menace la République les
enfans de ('ollot fondent l'anarchie; les émules de Précy
rappellent leur héros royaliste et le tyran de Lyon la
rage inquiéte calomnie la loi et provoque les meurtres;
la froide barbarie réveille le septembrisme; les poignards
sont levés; le sang coule, et l'assassinat est à l'ordre du
jour 1
Jusqu'à quand, citoyens, amis de la patrie souffri-
rez vous qu'on égorge en votre nom? songez que le témoin
passif du crime en devient le complice. Vous aimez la
République; eh bien! serrez -vous autour de-]'arbr@
de la liberté; protégez les droits de l'homme et dtL ^i-
toyen favorisez la surveillance de vos magistrats ;'signa..
lez les grands coupables; respectez exécutez les lois.-
4
f A»sez et vous avez confié à «les, mains
perfides la défense de vos droits ut de vos intérêts
n'oubliez -j'amais qu'à l'époque fatale- où la Convention
fut subjuguée par Robespieng, vous étiez libres; vous
nous déclarâtes lesdétenseurs de la f ou veraineté du peuple;
par un élan sublime, vous vous mîtes en insurrection
contre la tyrannie; et pour la combattre, vous nommâtes
pour votre chef un tyran bientôt le royalisme maîtrisa
vas mouvemens dirigea vos effoi Ls égara vos esprits
et en adorant la liberté, vos mains délirantes déohiroient
son sein.;
Regardez autour de Vous l'hypocrite, attentif a saisir
dans vos ames ce mouvement que la nature inspire, que
la raison réprouve, que la loi punit, que le courtage
comprime, et-que laf vertu éteint, exagère' vos maux,
irrite vos esprits, aigrit vos haines, aveugle vos sens,
trompe votre consience, coi *ompt votre moi al; le for
assassin brille à vos yeux immobiles, et la victime est
Tos pieds
Je vois le machiavélisle tourmenter vos cœurs njt*é-
rés je l'eniends vous dire que lu justice est trop lenUv:
le terroriste vous crie que l'innocence est opprimée
et que le temps des persécutions va revenir le royalisie
publie que la liberté est en péril l'anarcluMe annonce
que la loi ed sans vigueur; on f-ïgnale vos ennemis; on
montre les prisons votre paia iotisme «.'alarme, et vctrc
indignation devient le signal du carnage les eaux qr
baignent vos murs sont rougies du sang des Français
Ne vous y trompez pas, citoyens, les scènes nom
Mes qui viennent de se passer dans vos murs, appar
tiennent à vos propres ennemis, aux meurtriers de v>
parens, aux spoliateurs de votre fortune, aux dévora
teurs de votre commerce, aux ministres des tyrans, ai,
agens du terrorisme j vous les connoissez, et vous
abhorrez, et vous ne les livrez pas à la justice 1
Qu'ils disent ces infames sicaires où sont leurs épouse*,
leurs enfans, leurs amis sans cesse noyés dans le say
ou dans des orgies dissolues et dégoûtantes, qu'ils mo
trent leurs, vertus et leurs propriétés Les monstres
comptent encore sur vos richesses.; ils mesurent d»,
A 4
œil avide et falotix l'intervalle qui, les sépare de vous;
ils se rapprochant en caressant vos passions,
les mêmes mains qui morcelèrent vos
reront vos entrailles
Jusqu'à quand ^erez-vous le jouet de l'intrigue et de la
perfidie ? Vos coeurs détestent le crime, pourquoi vou-
driez-vous support! r l'association des ccélriats Qui de
vous, citoyens hunn:*tes, auroit voulu froidement choi-
sir et assassiner un homme ? Votre allie s'épouvante
devant le crime; repoussez donc loin de vous ces fripons
pervers qui vous servent aujourd hui pour vous trahir
demain. Laissez a la Convenu'n le soin de vous venger j
elle eonnoît vos tyrans ft vos bourreaux elle a toujours
voulu frapper aujourd'hui elle ordonne à la j#ti;-t de
le rcchercher et de les punir. Elle n'ignore pas vos
malheurs elle a vu le tablcau de vos ruines*; elle a
recuei li vos pleurs mêlés aux cendres de votre cité; elle
regretté la pede de vos manufactures; elle rappelle votre-
industrie et volie richesse; elle désire ardemment votre
repos et votre bonheur ne repoussez pas ses bienfaits,;
n'elfray^z pas la liberté par le spectacle des forfaits
ne pernrTTez pas qu'on o.iïl^e la justice par des atten-
tats. La loi a aussi ses droits, et le coupable est sa pio-
priété: n'arrachez pas au scélérat le sceau que le crime
a posé sur son front;; Lii.rsez-îe mourir clans l'ignominie;
ne lui 6tez pas le sentiment de ses remords ne fuite*
pas cesser le tourment de sa contience qu'il soit sup-
plicié et non pas victime; ne justifiez pas ses atrocités par
votre barbarie- la Convention a juré leur perte, parce
qu'une eM nécessaire il l'établissement de la Républi-
que ils mourront; mais la loi seule les frappera.
Pour nous, remplis de l'espi t de la Convention forts
de sa volonté, amoureux de sa confiance, jaloux de
son approbation nous jurons d'exécuter nos sermons et
nos devoirs: nous savons qu'on ourdit encore de nou-
velles trames les victimes sont signalées dans des listes
mystérieusement colportées; les poignards s'aiguisent, et
les femmes des hommes égorgés (dans la nuit déplo-
rable du i5 au 16 doivent êlre^ûfeppées du même fer.
pour célébrer l'anniversaire d'un jour .trop fameux dan»
mais ne
les mesures sont prises pour déjouer
Si noire attente si malgré nos soins, nos préa
Cautions, la fureur tenloit quelqu'àtt<ntat accourez à
ttotre voix, marchez sur nos traces nous volerons au
danger nos corps couvriront je malheureux menacé
quelle que soit sa position, et le fer assassin nous frap-
premiers.
Citoyens calculez 1rs désastres qui suivroient l?as-
sas'-inat «les rej)résentans du peuple s'il étoit commis
dans vos murs le deuil, la désolation, la mort 111 f
Ecartons des images déchirantes les malheurs ont cessé
dans votre commune; vous Duriez la Convention, vous
chérirez ses ordres.
La Convention avec ïe peuple français, veut la
République une et indivisible vous proscrirez du mi-
lieu de vuus toos les signes, tous les suppôts, tous les
amis du royalisme la Convention veut la liberté, vous
comba!trf"B la tyrannie la Convention proclame et
défend les clroits de l'homme, vous protégerez les
personnes et les propriétés; la Convention proscrit les
traîtres les êtres dangereux et .immoraux vous ne
protégerez point les émigrés, les déportés, ni les étran-
gers vagabonds ou mal famés la Convention veut
maintenir ,1g crédit national vous ne souffrirez pas
au milieu dé vous les agioteurs ni les voleurs de
la fortune publique ni les dépréciateurs de vos assi-
gnats la Convention vent l'ordre la justice et la
paix, vous haïrez l'anarchiste, l'assassin et le terro-
rise la Convention veut le règne de la loi, vous en
soutiendrez les bases, et vous en respecterez les vo-
lontés.
Pour vous, jeunesse précieuse, mais quelquefois
trop ardente ne flétrissez plus les beaux jours de votre
courage; n'attristez plus l'ame de vos pàrens; ne pré-
parez pas à vos successeurs 'histoire d'un siècle fameux
par des liorreurs indicibles 'ne laissez pas a vos amis
des souvenirs amers ei douloureux ne placez pas vos
netus à coté de*Collot et de Chalier; laissez la honte
,;̃$
mis que les ennemis de la République, les Malhevonssont
les émigrés, les Autrichiens tous deux, par des moyens
divers, conspirent votre ruine combattez les tous deux; et
si la loi vous appelle st la défense de votre patrie, volez 4
la gloire. ^Faites marcher devant vous ces iâ^hes dhser-
teurs qui préfèrent les villes aux camps l'indolence à
la guerre; qui aknent mieux inquiéter les magistrats
troubler le bon ordre, favoriser les brigands, servir les
terroristes, alarmer la police, que de battre l'Autri-
chien et qoe l'étranger coalisé apprenne qu'il ne doit
pas attendre notre ruine de nos dissensions qu'il soit
convaincu que Lyon n'est pas une commune rebelle,
que Lyon veut la République, que Lyon hait les traîtres
émigrés autant que les tyrans. Vive la République une
et indivisible
No. 5.
Du t6 floréal l'an j.
Les représentans du peuple envoyés dans la commune
de Lyon
Considérant que la commune de Lyon fut dans un
temps le théâtre des horreurs les plus monstrueuses,
le foyer des crime, le repaire do brigandage le siège
de la terreur l'entrepôt des malheurs Je. tombeau des
personnes, des propriétés et des lois; que la patrie ré-
clatne Je rétablissement de l'ordre de la justice et le
muintien de la sûreté publique dans une commune im-
portanle par ses rapports politiques et commerciaux
Considérant que Lyon, délivrée de l'oppression, ne
peut reronquéiir sa splendeur et sa prospérité que par
l'instruction, le travail, les arts et 1 industrie que les
Vertus sociales peuvent seulets donner le succès à ses
efforts, et que le bonheur n'est goûté que dans le repos
et dans le calme d'une conscience pure; que l'anarchie
et le terrorisme amènent également la tyrannie, qu'ils
tuent la liberté aussi promptement que le royalisme
*©'̃
-infamie perfides £ que celai qui égorge
ftépublUiue assassina la libert an-
tant qute celui .qui nappe du far Jiomidde en criant
ffive. le roi que celui qui tue audacieusement un 1er-
roiit-te, est aussi coupable que celui qui tue deisa.ng..
ftjoid un royaliste que celui qui viole l'asyle sacré des
maisons d'arrêt blesse la loi aussi profondément que
celai qui. viole le temple de la justice; que celui qui
..protège l'émigré, le mis hors la loi, l'assassin, ramène
par-Jà môme la tyrannie et veut la royauté
Considérant quun tel^ état de choses constitue l'état
de rébellion; que là où îl y a, résistance à la loi il
y a oppression et tyrannie que si la commune de Lyon
toléroit plus long-temps dans son st in les assassinats
préparés et exécutés publiquement les proscriptions
arbitraires et le mépris des lois, elle appelleroit sur sa
tête la plénitude des vengeances nationales qu'elle doit
se hâter d'arrêter les calomnies qui la présentent comme
une ville rebelle où le crime règne par l'anarchie;
quelle doit .s'empresser de prouver à la France entière
con attachement inviolable à la Convention et sa. fidé-
f.lilé à la République qu'il est essentiel que la garde
nationale, dépositaire de la force des (citoyens, protège
peflicaçeraent l'action de la loi, dirigée par le zèle ;et
8 l'activité des autorités constituées; que chaque citoyen
..devienne le surveillant du crime et le défenseur du bon
ordre qu'une conduite régulière, sage, conforme açix
régies d'une saine morale, établisse la fraternité, afin
que les représentans du peuple puissent due à la Con-
veution la loi seule règne ilans la commune de Lyon;
dans tous les coeurs sent gravée ces mots égalité li-
r.bérté, justice, respect des personnes, respect des pro-
priétés
Arrêtent ce qui suit
Article
En conformité do l'article premier de la loi dn M»
floréal courant, les autorités constituées de lu eommunè
de -Lyon nous transmettront dans le plus bref délai îe&
rappoits et procès-verbaux qu'elles ont dû faire, avec
tous les ren>eignemens qu'elles auront pu acquérir sur
les événemens du 16 floréal présent mois.
II.
L'accusateur public près le tribunal criminel du dé-
partement du Rhône, rendra compte chaque jour, par
écrit de l'exécution de l'article II ou III de ladite loi.
III.
La municipalité de la commune de Lyon recherchera.
par tous les moyens possibles, combinés avec une po-
lice surveillante, active, austère et sage, les émigrés,
les déserteurs les vagabonds et gens sans aveu qui peu-
vent se trouver dans Lyon, et elte leur appliquera les
lois ou provoquera l'application de celles qui les con-
cerneront. Elle demeure responsable de toute négli-
Les étrangers domiciliés dans la commune de Lyon
de puis le 5i mai (vieux style), se présenteront,
dans les trois jours qui- suivront la publication de notre
arrêté, à l.a municipalité ils iui feront connoître les
nlohfs de leur résidence dans sa commune.
Leurs passeports seront examinés leur probité et leur
bonne conduite devront être.. attestées par trois citoyens
porcs de famille et reconnus par leur civisme. Ceux qui
nieront, point »Munisde paaseports, ceux qui n'aurpjlent
Haslqurs papiers en règle, ceux" qui ùé pourront pas
Les juges-de-pàix de la commune de Lyon nous ren-
'mont compte, chaque décadi et quintidi de l'exécution
des luig et particulièrement de cella qui ordonne la
réclusion de ceux prévenus de délits de la compétence
dé la police correctionnelle, et contre lesquels la con-
Tiction de ces délits n'est pas acquise.
V L
La municipalité de Lyon nous rendra pareillement
compte, aux mêmes époques, de l'arrêté du comité de
ealut public, pris le 4 de ce mois.
VII.
La police des spectacles sera sévèrement observée)
conformément à la loi. Tous cris toutes provocations
tendans au royalisme, aû retour de la terreur ou au
désordre sont expressément défendus et, en cas de
trouble ou de résistance, ,les magistrats présens sont au-
torisés à faire entrer M force armée pour arrêter et
saisir les délinquans. Il sera établi à cet effet une garde
VIII.
Tous citoyens «ont tenus de représenter leurs passe-
ports à rentrée on à ,la sortie de Lyon.
IX.
T us ceus qui se, #nnetiront des arrestations arbi-
traires, seront poui-suivis et punis suivant la rigueur des
\&
Il est défendu à tous citoyens autre» que les membre»
âes autorités constituées, de se permettre des visites
domiciliaires soit de jour, soit de nuit, à peine d'être:
regardés et traités comme voleurs. Les bons citoyens
sont invités à empêcher autant qu'il sera en leur pou-
voir, et à dénoncer aux autorités toute violation d'asyl©
vu de propriété.
XL '̃ .•
En cas d'attroupemens séditieux, d'attentats ou vio-
lation d'asyle et notamment des maisons d'arrêt, la loi
du premier germinal ,sur la police générale, sera sur-
le-champ exécutée.
XII.
Toute personne qui sera rericontrée ne portant pas
ostensiblement la cocarde nationale, sera punie suivant
les lois.
XIII.
Tous militaires qui ne sont pas à leur poste sont tenue
d'y rentrer et d'évacuer la ville sous vingt-quatre heures,
à peine d'être traités suivant la rigueur des lois. Ceux
qui porteront un uniforme qui ne sera pas celui de leur
corps, seront punis d'un mois de prison,
î-iîçrv.-1 ̃̃̃̃̃̃:̃
Il est ordonné aux autorités constituées, chacune en
ce qui lés concerne, de faire poursuivre et punir sui-
tant les lois pénales les dilapidateurs de la fortune pa-
blique et particulière, et les incendiaires.
X Y' .•
Tous provocateur* au meurtre, a l'incendie, au j>U-

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