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Aux honnêtes gens. [Signé : Santerre.]

De
15 pages
1791. In-8° , 16 p..
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AUX
HONNÊTES GENS.
AUX
HONNÊTES GENS.
UN crime , et une bassesse, viennent d'être
commis par le Sr. L. A. BERNARD, accusateur
public du sixième arrondissement : il a voulu
me perdre auprès de la garde nationale et de
tous, et me présenter comme ayant menti dans
mon affiche. Voici comment l'homme vil s'y est
pris : il a adressé ce qu'il nomme le précis
de la procédure du Champ-de-Mars à l'auteur
de l'affiche , intitulée L'AMI DES CITOYENS ,
avec une belle lettre patriotique dans les termes,
en le priant de publier cela sur sa parole. L'auteur
patriote, qui fait cette affiche, n'a pas cru que le
Sr. L. A.BERNARD fut Menteur public au lieu
de public Accusateur ; et il a imprimé la lettre,
A
4
et le précis dans son N°. 4, en datte du 21 Août.
Or le Sr. L. A. BERNARD y forge ainsi
mon article, qui est le quatrième.
« Trois témoins « dit-il en parlant-de moi,
« déposent lui avoir personnellement entendu
« tenir des discours incendiaires et provoquans
«au meutre contre la garde nationale et ses
. « chefs, se vantant d'avoir tout le Faubourg
« pour lui et menaçant à l'aide de ce Fau-
« bourg de tirer vengeance des événemens
« du 17. »
Voilà, d'après le Sr. BERNARD, que trois
témoins, (TROIS) m'ont entendu provoquer
à tuer la garde nationale et ses chefs, et dire
que j'étois le maître du Faubourg, et que je
tirerais vengeance de l'affaire du 17.
Eh bien ! j'ai sous les yeux ( tirée du greffe , ) la
copie des quatre dépositions, les seules qui aient
été faites contre moi ; je supplie d'aller vérifier
au greffe ce que je vais dire quelles contiennent.
Le premier témoin (le Sr. FILLIOT, lieu-
tenant des grenadiers,) dépose « que le 17
s» il a remarqué qu'au lieu d'être sous les armes
« et en uniforme, je m'amusois à la porte cJe
« la section à causer en habit bourgeois ; qu'il
« a oui dire que je m'étois permis des propos blâ-
» mables sur cet événement, mais qu'il ne m en
» a oui tenir aucuns. »
5
Ce témoin, qui est 1 à ma décharge, et que
le Sr. BERNARD a perfidement oublié, n'est déjà
point l'un des trois qui, comme il le publie,
déposent m'avoir entendu provoquer au meur-
tre. Ainsi voyons les trois autres.
Le second, témoin (le Sieur CANIN, mon-
voisin, Brasseur comme moi ) dépose « que
« j'ai désaprouvé la conduite de la garde na-
« tionale au Champ-de-Mars, en disant qu'on
« avoir eu tort de faire feu ; et que ceUx , qui
« étoient là, n'y étoient que pour consolidée
« la constitution par une pétition. »
Je ne réfute pas aujourd'hui ce témoin qui 3.
par grâce, ne me prête incendie ni meurtre; il
me suffit de dire qu'il ne dépose exactement,
rien de plus.
Ainsi, comme il n'est rien là, certainement,,
qui provoque « à tuer la garda nationale et
« ses chefs, ni qui dise que je suis le maître
« du Faubourg, et que je tirerai vengeance
« de l'affaire du 17. » Le Sr. L. A. BERNARD
est déjà le plus odieux fourbe ; puisqu'il a
publié que frais témoins (TROIS.) déposaient
m'avoir entendu dire ceci, et provoquera cela..
tandis que , de ces trois témoins, en voilà déjà
un qui ne le dépose point du tout. Quand les
A 2.
6
deux autres le déposeraient (ce qu'ils sont loin de
faire,) le Sr. L. A. BERNARD seroit toujours
un fourbe odieux : car, dire que deux sont trois ,
c'est mentir impudemment ; et le dire fausse-
ment , pour faire croire qu'un autre à provoqué
au fratricide , c'est mentir exécrablement.
Le troisième témoin ( le Sieur MERET,
menuisier , irrité de n'erre pas le mien ),
» dépose , « qu'il vint chez moi le lundi 18 ,
« pour me prier de lui échanger un assignat
« de 500 liv. que je lui demandai ce qu'il pen-
« soit de l'affaire delà veille ; qu'il me répondit :
« elle me paroit bonne , parce qu'elle pourra
« rammener la tranquillité; que je manifestai
« une opinion contraire ;
« Qu'un particulier en rédingotte bleue ,
« et dont il ignore le nom, se leva et dit :
« on s'est conduit d'une manière atroce : on a
« tiré sur nous sans nous prévenir ; tandis que Id
« municipalité nous avait permis de nous assem-
« bler pour la pétition ; qu'il répondit qu'il étoit
« certain qu'on avoit averti 3 et que les pre-
« mieres décharges a voient été faites à poudre,
« qu'il l'avoit entendu dire ; que la rédingotte
« bleue persista dans sa première opinion ;
« Qu'alors, moi, je me permis de dire ces paro-
« les : si j'avois été là , et que j'eusse vu les com-