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AllINSURGÉS DE PARIS
IV4
PATRIOTIQUES
l'AR
M. P. DEMESTÊ,
-
Professeur au Lycée de Tours.
Omnibus lioirtes
Beddite nos populls : civile averliïe bcllum.
LUCAIN, Phar.
Prix: 50 cent.
SE VEND A TOURS, CHEZ TOUS LES LIBRAIRES.
AVANT-PROPOS
Dans les jours troublés où nous vivons, jours de
lutte et d'angoisse, d'ardeurs irréfléchies ou de résis-
tances aveugles, d'attaques insensées et-de défaillances
morales, nul n'a le droit de rester à l'écart dans son
égoïsme ou son indifférences.
Nous avons tous des devoirs à remplir. Si modeste
que soit notre concours, donnons-le sans honte, mais
sans faiblesse aussi.
Quand le navire est en détresse il faut que chacun
travaille à le sauver de la colère des flots.
Quand au nom de la liberté se commettent des
excès qui la perdraient et la déshonorent, toute parole
a le droit de protester. »
Dans ce deuil de la patrie toute foi doit s'affirmer,
toute parole doit s'élever en faveur du droit contre la
violence, en faveur de la justice contre l'arbitraire, en
faveur de nos libertés contre la dictature, en faveur de
la loi contre toute entreprise criminelle.
Nous devons tous dans la mesure de nos moyens
travailler à l'œuvre d'apaisement et de conciliation. Il
est des larmes à sécher, des douleurs à guérir, des
blessures à fermer.
Soyons les apôtres du droit et de la liberté, de la
concorde et de la paix.
P. DEMESTE.
Tours, l'' 8 avril 1871.
§
APRÈS LA GUERRE
MARS 1871
Omnibus hostes
Reddile nos populis : civile averlite bellum.
LucAIN, Phar. ,
-
Pourquoi tant de revers dont un s --,,,ul épouvante,
Abîme de malheurs où tout sombre à la fois ?
Pourquoi ce crêpe, ô France, à ta gloire éclatante,
Comme un voile étouffant tes lauriers d'autrefois ?
Par quel destin cruel la France si vaillante,
La terre des soldats aux merveilleux exploits
A-t-elle dû tomber soudain agonisante,
Vaincue en défendant son honneur et ses droits ?
C'est qu'elle put un jour, courbant sa tête fière, •
Dans un oubli fatal, se donner tout entière,
Pour nous être rendue hélas ! dans quel état.
Cette faute sans nom, ce crime elle l'expie
D'avoir subi vingt ans sa liberté ravie,
Un pouvoir sans contrôle issu d'un attentat.
II
Déjà de bourgeons frais chaque arbre se décore,
La mousse reverdit tout le long des sentiers,
De feux étincelants l'horizon se colore,
On cherche du regard des fleurs aux églantiers.
C'est l'heure où l'on fêtait le printemps près d'éclore,
Le printemps, mot joyeux, que de longs mois entiers
On murmurait tout bas, appelant cette aurore
Qui doit à son réveil fleurir les amandiers.
Les beaux soleils sont là ; la brise renaissante
S'attiédit, mais en vain. Q soufle frais et doux
Va-t'en porter ailleurs ton aile frémissante.