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Avertissemens du missionnaire Paul, aux soi-disans catholiques des diocèses de Lescar, Tarbes et Oléron ([Reprod.]) / [par Jean Sempé]

De
47 pages
chez les catholiques (Lescar). 1799. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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AVERTISSEMENS
DU
MISSIONNAIRE PAUL,
Aux soi disans Catholiques des
Diocèses de Lcscar y Tarbes et
Oléron.
L'insrruttion est mauvaise, et paroît arrière à
celui qui abandonne la voie de,la vie; cepen-
dant celui qui Ii aïe les réprimandes mourra,
et ne pourra se dérober à la lumière ni la
vengeance de Dieu. Proverbes j>£
Salqmq a" chapitres XV- 1 o.
A L E S CAR,
CHEZ LES CATHOLIQUE
A
PREMIER
AVERTISSEMENT
DU MISSIONNAIRE PAUL,
Aux soi disans Catholiques des Diocèses
de Lescar, Tarbes et Oléron
SUR la soumission et l'obéissance dues aux
Pasteurs catholiques libres bu captifs
et sur l'obligation de fuir les Ministres
schismatiques intrus ou suspens.
MES CHERS frères,
I. Le fchifme î'héréfie et l'impiété n'eurent pas
plutôt entrepris d'établir leur empjre infernal dans
notre malheureufe patrie, que" leurs apôtres mirent
tous leurs rertb.rts en jeu pour vous persuader que
vous deviez envifa^er comme les plus mortels ennemis
du peuple) tous ceux qui s'oppoferoient leurs entre-
prises; et qu'un vil intérêt di&oic à vos légitimes
pafteurs les fublimes inlcru&ions qu'ils vous adres-
«èrent d'abord, pour vous prémunir contre les attaques
de ces ennemis de la foi que vous n'avez que trop
long-temps écoutes ) pour vous fyutenir dans la vois
(i)
de la jufticcet de la vérité, dont ils vous ont arrachés,
pour vous faire connoître enfin vos véritables intérêts.
Mais ayant embraffé depuis reize ans, la pauvreté
évangélique et rejetté les offres facrilèges qui me
furent faites en par les auteurs et partifans de
la loi qui fervit de fondement à votre petite églife
comme contraires à la foi de nos pères et à ma pro»
"feOionj je me pernade que dépouillés de toute pré-
vention, par ce que vous avez vu et que vous voyez
encore vous ne fauriez attribuer à aucun motif indigne
d'un millionnaire qui demeure comme enféveli tout
vivant parmi vous depuis plus de fept ans l'avertis-
sement que j'ofe vous adrerter, dans l'unique deflein
de vous faire entrevoir l'horreur de l'abîme où vous
êtes engloutis aux yeux de cette même foi que vous
entendez profelfer, mais dont tout catholique romain
vous reconnaît' dépourvus.
If. Dans s tous les temps les fchifinatiques fc
font appliqués à cacher leur révolte fous les belles
apparenccs de réforme et d'attachement à la foi. S'ils
dirent à leurs aveugles parti fans qu'ils fe font ré-
voltés contre leurs légitimes payeurs qu'ils n'ont point
-été envoyés par eux pour leur annoncer la parole
divine, et qu'au lieu de vérités ils ne leur prêchent que
/des erreurs ifs en feroient infai!liblement aban-
donnés! parce que les hommes aiment tellemenflà"
vérité Vivant S. Auguftin qu'ils veulent que tout ce
qu'ils aiment foit fondé fur la vérité. C'eft pour cette
'raifon que les fchifmatiques ufurpent fi fouvent le
langage c'e l'égtifc, et que pour établir le règne de
l'erreur ils ont recourt aux moyens dont clle Ce fert
pour établir e? fortifier le règne de la vérité. Ils ont
toujours voulu être les ringes de l'églife » à l'exemple
de Lucifer, qui a toujours voulu être le fioge de la
DiviniJté, fuivam le mot de Tertulién. Et comme
a fouvent tenu des conciles les
A3
de nos jours comme ceux des fiècles palTés/ont eflayl
auffi de là contrefaire en ce point. Les Ariens, k*
DonatUtes,, lès Iconôclaftes, &c. tinrent tour-à-tour
p'ufieurs conciliabules dix fois plus nombreux que
celui qui a été tenu à Paris en par les faux
pafteursque vous. Suivez depuis huit ans.
La Seule -ville de Confiantinople en vit tenir dix*
fcpti Carthogc, Sidon Sirmich, Milan ,Éphèfe,
Évliers > Rimini et pluficurs autres en virent tenir
également un grand nombre que- l'églife n'a point,'
reconnus* Il n'eft donc pas. bien Surprenant que la
ville de Paris où plus.de cinquante conciles reconnus-
par l'églife été tenus ) ait vu tenir un concilia-
..Jbiule compote d'évêques engendrés dans {on fein
d'évoqués élus par des proteftans des juifs des
impics des prêtres pàrjures, des moines apoftats,
et des catholiques Séduits i d'évêques ordonnés contre
les saints canons et au mépris de la discipline an-
cienne et moderne établie dans les conciles, depuis
celui de Nicée jufqu'à celui de Trente inclufivement
d'évêques qui ont été introduits à main-armée dans les
lièges de plus de cent trente évêques légitimement
établis qui ne s'étoient point démis, qui n'avoient
point été dépofés ni traduits même en jugement;
d'évéçues et de prêtres enfin que Téglife univerfclle'
tient' pour parjures rebelles intrus traditeurs
Suspens irréguliers, fchifmatiqucs perfccuccurs
apoflats.
Comment Ce fait-il donc que vous puiflle* vous
croire catholiques depuis que .vous les fuivez dans la
voie de perdition ? Scroit-ce parce qu'il, vpus pro-
tertent rnàlgré tout, qu'ils entendent l'être aufli bien
que nous et que votre intention ne fut jamais d'aban-
donner l'égîife catholique pour faire bande à part,"
avec ces nouveaux précurfeurs de Tante- chriil Ne
Hxtsy trompez plus mes f r è.R e s dans fa pr«v
(̃*>
mièrc épître aux Corinthiens chapitre quatrième
le grand apôtre nous allure que la royaume de Dieu
ne cônfifte pas dans les paroles mais dans la vertus
dans la foumiflion et l'obéiftancc dues nos légitime
payeurs non enirti in fennone coh/iflit regnum Dei,
fed in viritt.'e. Il ne fuflit donc pas de Ce dire, de fe
croire de prétendre être catholique pour j'être
réellement et pour en palier aux yeùjc de ceux qui le
font. On ne peut l'être qu'autant qu'on a davantage
de Ce trouver-dans le fein de l'églife catholique apos-
tolique et romaine. Or pour reconopître fi vous étés
ou non dans fon fcin fi vous êtes* vraiment catho-
llqucs il vous ftiflît d'examiner la définition que vos
catéchifmes donnent de cette même églife et de la
confronter avec la conduite quc vous tenez depuis
plus de huit ans. On ne les a point changés ils font
encore entre vos mains tels que vos pères vous-les ont
transmis en vous afîiirant qu'on leur avoit appris
les regarder comme un abrégé de la doctrine chré-
tienne et comme contenant des règles d'après les-
quelles on doit Ce conduire fous peine de damnation.
ilf. Voyons ce qu'ils entendent par la sainte
églife catholique; apojlolique et romaine. Cclui de
l.efcar après avoir dit dans fa
truction que c'ert dans cette même cglife que l'on
en feigne ?.voc pureté les vérités de la foi, ajoute que
par la sainte églife catholique 3 apoflolique et romaine y
on entend non pas ces cdifices qu'on appeloit
églifes torique les catholiques s'y aflembîoient avec
leurs légitimes palpeurs mais II foeiité de tous les
fidèles chr/tiens qui faif.wt profèjfion o'e h doctrine
¿¿Notre Seigneur Jéfus-Chrift obéissent > <) leurs
pajteurs légitimes et PRINCIPALEMENT r? notre
saint père le Pape gui efl fon vicaire en terre et le
chef vifible de cette même églife. Par t/glifc dit
celui de Tarbes, d?ns l'explication du ncuvièms articlc
«lu symbole j'entends Fajfemblh des fiâiles qut />fô-
feffent la mime foi qui participent au mêmes sa-
cremtns et qui font soumis à l'autorité du pape
tt des évfques. Celui d'Oléron enfin, dans l'explication
du même article enfeignc que l'églife catjiolique ejî
Vajfemblée de tous les fidèles chrétiens ui font pro-
fejfion de la foi de JésvS'Chrjst fous l'OBÉxs-
sAtfCE de notre saint pire le Pape./ On ne peut rien
défirer de plus clair ni de plus précis; i c'eft là la pierre
cle touche au moyen de laquelle on peut diftinguer
.les catholiques de ceux qui ne Je font point.
Je fais que vous êtes chrétiens que vous ne te.
jettez aucun sacrement, et que vous entendez pro-
fefler la dodlrine de mais tout cela
ne fuffit pas pour être catholiques d'après vos caté-
chifmes, il faut de plus être soumis et obéissans
aux légitimes pa/leiiis c'eft-à-dire aux évêques ca-
lioniquement établis et cette doétrine eft auflî an-
cienne que J'églife.
« Rccônnoillez, ô évêque votre rang, et votre
dignité difent les conftitutions apoftofiques liv. II
ch. XI et XII: vous retracez l'image de Dieu, et
vous exercez foi empire fur tous les hommes fur les
prêtres et fur les autres fidèles fournis i votre auto-
rité. Alfeycz-vous donc dans l'églife et parle1», comme
ayant la pmrïance de juger; car c'eft à vous, Ceêques,
qu'il a etc dit ce que vous liere\ftra lié et ce que
vous e.ure\ délié fit a délié. Jugez donc avec une peine
puiftanec comme Dieu. •
La digritc du prêtre cft grande, dit S. Ignace aux
philadclpniens mais celle de l'cvêque c(t plus ex*
cellente. C'eft S lui que le saint des saints cil commis,
c'eft à lni fcul que font confiés les foercts de Dieu.
I.'évêque eft la porte du père fuivez l'évêque comme
Jéfus-Chrift fuit fon père. Rendez dit-il encore aux
Magncficus rendez toute forte de révérence à votre
fresque, caufe de la puiflance de Dieu le père
tome je fais que le font les saints prêtres, qui,
prude.ns en Dieu, obéiffent à leur chèque, c'eA-à-dire,
en fa perfonne au père de Jéfus-Chriit qui eft notre
évêque univertë&«
Je ne finirois pas fi je voulois vous déduire les
canons des saints conciles qui ordonnent d'obéir aux
évoques fous peine d'excommunication. Qu'il me fut-
Jîfc donc d'ajouter ici que dans {on deuxième cha-
'pitre, le catéchifmc d'Oléron enfeigne que Dieu à
confié le dlpôt de 1*écriture et de la tradition au corps
des premiers
tien a atijji donné l'intelligence et le pouvoit de la
propofer aux fidèles par un jugement infaillible, rlC
avec une fouverainc autorité. On ne peut donc avoir
ni la véritable foi, ni ia véritable doclrine, on ne pdut
être catholique qu'autant que l'on en foumis et
obéijjant aux premiers pafieurs.
IV. CE n'eft pas tout le catéchisme de Tarbes
après avoir dit dans fa feptième inflru£tion qu'il ne
fuflît pas d'obfervcr les cornmandemens de Dieu qu'il
faut encore pour être fauve observer les comm?n-
demens de l'églife ajoute que l'cglifc a reçu de
Jéfus-Chrift le pouvoir de faire des commandement
et que nous fommes obligés de lui obéir que nous
connoiirons par le miniftère du pape et des eveques
ce qu'elle nous commande et nous enfeigne et qu'eile
ne peut fe tromper dans ce qu'elle nous oblige de
croire et de pratiquer parce que félon la promet
du Saiiveur, elle eft toujours afllftce du Saint-Ffprit.
Or l'églife en vertu des pouvoirs qu'elle a reçus,
rondes maîtres de la terre ni d'aucun peuple quel-
conque mais de Jéfus-Chrifl: maître souverain et
rédempteur de l'univers, avoit établi évêques et pie*
îr.i.'rs payeurs dans les dioccfcs que vous habiter
les illuftres Marc-Antoine DE Noé Frakçois DE
'{*̃)
GaIH-MoNTAIGNAC et JEAN'BAPTI.ftk-AuGU&tfc"
DE PAYE; le premier pour fuccéder à S. Galaftoirè'
dans ledioccfe de Lefcar le féconda S. Faune dans
cclui de Tarbes et le troisième «VS.,Grat dans celui
d'Oléron. Leur avez-veus rendu depuis leur
rendez-vous aujourd'hui I'obéiisance que vous leur,
devez, fous peine de damnation, en fuivant ces ISTRUS
qji ont ofé envahir leurs Yîcgcs en vous joignant aux
prêtres complices de cette facrilège invafion
Tremblez donc, mes chers frères, s'il vous relle en:
core quelque refpeft pour Jéfus-Chrift. Il eft dit dans
J'évangile telon S. Luc, chap. X Ft toi
qui t'es /levée jufquts du ciel par ton orgueil et ton
ambition, tu feras pr/cipitée jufques nu fondées enfers
parce que c'eft Dieu mêmeque tu as rejette, en rejettant
ceux qu'il t'avoit envoyés, en leur difant celui qui
vous écoute mVcoute celui qui vous mtprife me
mlprife et celui qui' me m/prife mlprife celui qui
m'a envoyé. Qu'il me foit permis de vous le demander
au lieu d'écouter de refpe&er en bons catholiques,
la voix et la personne de chacun de vos premiers
payeurs, ne les avez-vous pas méhrifées au contraire
ne les avez-vous point rejettés ces envoyés de Dieu,"
dans l'excès de votre inconcevable aveuglement
V. N'avez-vous point méprise la voix da légitime
.fucce(feûr de S. Gala^roire ne Payez-vous point ce-
jette lorfdu'il vous a dit dans (on mandement du
mai i7pr « Point de communication avec le chef
des intrus et Ces complices; a^natmeme éternkl à
ces profanes ravipeurs de la chofe facrée. En chaire,
ils ne vous prêcheront que la défection et la révolte
dans le confeflionnal ils profiteront du fecret et des
ténèbres pour porter plus sûrement leurs coups à
l'autel qu'ils profanent (i vous vous unifiez de cteur
et d'intention à leur facrificc, vous vous alfocicz à
leur facrilège et quand vous n'y aflîftcricz que de
corps, votre préfence fcandaliferoit les fidèles > «t
abu&roit la foi des fimpks. <
» Mais vivre fans pafteur, fans temple fans autel,
cet état pour des chrétiens cft-il un état fjipportable 1
Il eft fâcheux dangereux même N. T.,C. F., et c'eft
en punition de nos crimes, dont Dieu menace fouvent
fon peuple dans, nos, livres saints. Mais ne vaut il
pas rr.ioux être fous fa main qui nous éprouve ou qui
.nous châtie que de vivre abandonnés à la garde du,
loup ravifleur ou du pafleur mercenaire ? Quand
Jéroboam eut défendu d'aller à Jérufaicm pour facrifier
dans le temple et que pour tromper la religion;des
dix tribus il eut élevé des autels et confacré des bois
à fe« idoles les fept mille qui n'avoient pas fléchi le
genou devant Baal n'aroient garde de paroitre aux
autels de Dan, ni de Bcthel; mais renfcrmés dans
kins maifons, fous la conduite d'Élie et des autres
prophètes qui lui étoient unis, ils adoroient le vrai
Dieu dans la (implicite, et dans l'amertume de leur
eccur j est facrifiant fur des autels particuliers) ils
attendoient qu'un saint Roi tel que Jolias, > fît'publier
une pâque univerfellet
» Commencez donc par quitter vos faux payeurs )
et Dieu vous en donnera de véritables il les revêtir;*
̃clc.fa force il les remplira de fon efprit il fupplécra
à Icur nombre par leur zèle«$ rous leur commun-
querons la plénitude de! pouvoirs que nous avons
reçus, et qui pourrions-nous mieux les confier qu'aux
rnajrts de ceux qui on: tout facrifié pour les défendre ?..
Vu' les circonftanccs et les difficultés' de recourir à
nous et à nos vicaires généraux pour les difpenfcs
et autres cas dépcndans de notre jurifdiâion nous
donnons à tous les prêtres approuvés de nous et qui
cfans ces circonltanccs fâcheufes fe font' refufés au
SCHISME à TlNlRUSION Ct à l'APOSTASIE HOUS
leur confions tous lcs pouvoirs qui peuvent (e trans-
(h
mettre afin que les fidèles puifrent trouver en eue
les fecours qu'ils feroient venus chercher auprès de
vous et de nos vicaires généraux.
Nous déclarons schématique* et frappés de*
peines prononcées par les canôns tous ies prêtres
qui exerccroiént le saint minière en vertu des
pouvoirs qu'ils auroicnt reçus de l'évêque intrus tout
•eccléfïaftique de notre diocèfe qui recevroit l'ordi-
nation de Ces mains, ou de celles de tout autre évêgue
en vertu des lettres dimiflbires du premier et nous
hévOQUONS par le prêtent mandement tous les pou-
voirs que nous avons donnés aux prêtres qui recc-
vroient des pouvoirs dudit intrus ou qui commu-
r niqueroient avec lui in sacris. Défendons au clergé
¿-(écolier et régulier, aux religieufes, et à tous les
fidèles de notre diocèfe, de communiquer en tout
ce qui a rapport aux fondions ecclélialliques avec
l'évêque intrus ou les prêtres diacres, fous-diacres,
qui .feroient manifeftement connus pour être de fa
communion.»
VI. N'avez -vous pas méprifé celle du légitime
fuccelTeiir de S. Grat, ne le rejettâtes-vous point
lorsqu'il vous eut dit dans fon ordonnance du 6 juin
fuivant « Pour éclairer les consciences, affermir nos
frères dans la foi et préferver des malheurs du
schisme la portion du troupeau de CHRIST
confié à notre (bllicitude, nous déclarons accepteur
avec refpe& et foumifllon le jugement émané du
saint siège, le avril de la prélente année
et notamment les difpofitions oui condamnert le.
ferment exigé des eccléfiaftiques tiançais; et celles
qui relatives aux évêchés et aux cures, prononcent
dans l'ordre de la religion la nullité des nouvelles
élections nominations confirmations, et de tous
les attesde juridiction faits en confequence par du
payeurs intrus et sans pouvoir.
( i>)
C'eft dans le aaint siège principalement et danf
le corps de l'épifcopat uni à fon chef qu'il faut
trouver le dépôt de la doftrine eccléfiaftique confiée
aux évêques par les apôtres, Il n'eft point d'orthocjoxe
gui doute que le pape ne foit CHEF, pasteur et
PRIMAT de l'églife un?verfelle, PÈRE ,et docteur
de tous les chrétiens félon le langage du concile de
Florence^ et qu'il ne puilfe en cette qualité, peur oir,
dans les cas et Celon les formes de droit, au régime
de tous les diocèfe,s, et à toutes les fondions pafto»
fates qui y font nécelfaires pour le bien des âmes.
PnifTent ne s'effacer jamais de la mémoire des
véritables enfans de l'cglife gallicane les leçons im-"
mortelles du plus célèbre défenfeur de tes libertés!
Il y a di(oit BofTuet parlant au nom de toutes les
églifes de France il y a un premier évêque il y a
un Pierre, prépofé par Jésos- Christ à conduire
tout Je troupeau. Il y a une MÈRE- ÉGLISE qui eft
«établie pour conduire toutcs les autres ct l'cglife de
Jésus.CjiRiST fondée fur cette unité comme fur un
roc immobile eft inébranlablc. Vous qui m'écou-
tez, TREMF.LEZ donc l'ombre même de la divition;
fongez aux malheurs des peuples qui ayant rompu
l'unité fe rompent en tant de morceaux. »
VU. N'avez vous pas méprife enfin celle du légi-
timc fuccelfeur de S. Fauftc nc l'avez-vous pas éga-
Icmeot rejette, loi/qu'il vous a dit dans fon mandement
du n juin dans fes lettres paftorales du
janvier et du 30 décembre cc Nous dé-
clarons suspENs de toutes les foulions de leurs ordres,
conformément à la/teneur du Bref du souverain pon-
tife, tous les eccléliaftiques tant féculiers que ré-
guliers qui après l'expiration du terme de quarante
jours n'auront pas rétraélé le ferment prefcrit par
le décret du novembre Icfqucls quarante
jours nous croyons ne dcoir commencer â comptcjr
( 13 )
gue du jour d<vla publication dudit Bref ci-deflUf
et par conféquent du dixième jour après la da de
cet écrit.
» Plutôt que de communiquer avec les scmsMâ-
TIQUES, avec .les miniftres de satan plutôt que de re-
courir à leurs prières de recevoir. d'eux les sacrement
de Jéfus-Chrift, faites-vous un temple dans votre coeur;
votre foi y appellera et ;y feradefeendre Jéfus-Chrift}
votre amour pour lui fera le minière de ce temple;
votre repentit) votre espérance vos fouffVances feront
les facrifices que ce Dieu plein de bonté recevra avec
joie tandis qu'il verra avec horreur ceux qui lui'
feront offerts par des hommes facrilcges dans des
templcs jadis élevés à'fa gloire. Tant qu'une heu-
Ici obscurité laiffera parmi vous quelques minières
fidèles à JéCus Chrift et à ton églife ne négligez, pas
d'avoir recours à eux; mars s'il ne vous en telle aucun)
votre foi et votre amour vous fufTîront.
» Gardez-vous donc, mes fréresr d'écouter est
de fuivre ces ,prêtres sciiismatiques ces faux
évêques qui ont envahi tous les evechés de France/
jftjr des évêques avoués par J'églifc inftitlics et placés
yàr elle fut' leurs lièges reconnus pour vrais et
légitimes pasteurs, et dont la polleflîor. paifible
ne permettoit à perfonne de révoquer en doute leurs
droits et leur autorité FuyEz donc ces audacieux
intrus., ces téméraires usurpateurs ces ennemis de
Dieu et de (on églife tifs vous entraînerojent dans
l'abîme où ils fe font eux-mêmes précuites. La.prç»
vjdence iaJflera sûrement au toùr de vous malgré les
recherches et les ruppliccs des impies quelques
prêtres catholiques allez chercher auprès d'eux -et
dans les ombres du s'il le faut, les
et les. confolations que- donne notre religion sainte
allez vous purifier et puifor toutes les grâces .doit
cous avons tous befoin daris ces eaux falutaire> dont
(
eux SEULS peuvent vous ouvrir non ces
niiniffres de satan dont tous les pouvoirs font mes
par leur féparation de l'ègîifc de Jéfiis-Chrift. »
VIIl. Ainsi s'expriment mcs chers frères' les
fuccclfcurs légitimcs de S. Ga!«£loire de S. Faufte
et. de .S. Grat premiers apôtre des pays que vous
habitez; ainfï s'expriment vos premiers payeurs ) aux-
quels vous devez être fournis et d'après nos
catccîiifmcsv. fi vous voulez être et parte r pour catho-
lifiM} ainli s'expriment les envoyés de Dieu, dont
vous devez refpecler la voix comme celle de Jéfus-
Chrtft fous peine de damnation. Quelles raifons
poi/rriczvous alléguer en faveur de votre défobéiffancc
fcandaleufe, de votre mépris criminel qui fuivant
l'évangile vous rendent dignes d'être précipités avec
les Capharnaïtes moins coupables que vous, jufqucs
au fond des enfers ufque ad infernum dcmtrgtris.
Aviez-vous jamais ouï dire que ces illuftres payeurs,
que ;ç ciel vous donna d^ns fa miféricorde et que
vous avez eu le malheur d'abandonner pour Cuivre les
envoyés de satan, étoient entrés dans leurs lièges par
de faufFes portes et qu'ils dévoient être envifages
comme des voleurs et des larrons commc des losips
ravineurs, comme des intrus? Aviez-vous jamais
ouï dire qu'aucun catholique eût refufe da les recon-
iioître pour evêques légitimes de Lcfcar, de Tarbes
et d'Oléron 'ou que quelqu'autre évêque du monde
eût déclaré qu'il vous étoit défendu de communiquer
avec eux, de leur eue fournis et et de les
reconnoître pour vos premiers pafteurs ? Aviez vous
jamais ouï dire que les princes ou les repréfentans des
peuples eulfent rc^.i de Jéfus-Chrift le pouvoir d'établir
ou de dépofer les payeurs de fon églire ) ou qu'il pût
y avoir en même-temps deux évêques dans un diocèse,
l'un établi par l'églif-- et l'autre par fes- plus implaV
câbles ennemis ? Aucun de ces trois illuftres pafteurs
(
afoit'H donné fa démWfion oti bien l'églife, feule
compétente' pour la recevoir pour dépofer Ces pas.
teurs, comme pour les établir, les avoit-elle déclarés
démis ou dépofés avoit-elle déclaré leurs lièges
vacans, lorfqu'en Jean Guillaume Molinier
et Barthelemi-Jcan-Baptiftc Sanadon, 'élus irrégu-
lièrement et confacrés par d'autres intrus, osècrnt
envahir leurs fièges ainfi que plufieurs autres qui
n'étoient pas plus vacans?
Quelque grand befoin que vous ayez pqur pallier
votre défobéiflance qu'ils çuflent répondu à ces
queftions terraflantes ne faites pas néanmoins un
crime à Sanadon d'êtré descendu dans la nuit du
tombeau, fans l'avoir entrepris, et par conféquent
avec toute la noirceur de ton intrufion. Perfonne ne
peut être blâmé de n'avoir point fait l'impose ad
itnpoffibiU nemo tenttur. Son collègue Molinier a
(uffifamment juftifié (on (llence d'ailleurs, lorfque,
pouffé à bout par l'auteur de la réponfe 5 fa prétendue,
pafiorale du 9 août il fabriqua celle du
3 janvier Suivant, dans laquelle il fe contredit preïquc
à chaque page fait voir qu'il a dû ramaffer de droit
et de gauche tort et à travers traduit en erreurs
les vérités les plus confiantes entafle impofture fur
impofture, fophifaie fur fophifme, développe toute
fa mauvaife foi ainft que l'obhination la plus carabe-
rifee abufe enfin audacieufemcnt de votre crédulité.
JX. N'avouez pas néanmoins encore que vous
n'êtes que 'des foi -difans
preuves pour vous en convaincre, et faire le ciel que
je puitfe vous le persuader Pour être catholiques,
il né fuflît pas d'être fournis <t obéijfans aux évêques
légitimes en particulicr; vos catéchifmcs cn(cigncnt
qu'il faut l'être audi au pape principalement..Celui
cl'Oléron ne rcconnoît pour membres vivans de rcglifô
,<ju? ceux qui profdftnt h domine de Jcitis-Chnïl
( i6)
fous tohêijjance de notre saint père le pape. Que s'il
ne parle pas aufll clairement que ceux de Lefcat
et de Tarbes de celle qui eft due à chaque évêque en
particulier c'eft qu'il cft évident qu'il feroit inutile
de leur être fournis et obfiJJ'ans fi l'on manquoit de
l'être au chtf vitible de leglife. Quelque fournis
et .pbéfflhris que les membres d'une armée foient aux
chefs des bataillons ils ne font pas moins confidérés
comme rebelles, tant qu'ils n'obéiflent pas au général.
Or l'efprit de Dieu compare I'églife de Jéfus • Chrift
à une armée rangée en bataille tanquam actes ordi*
nata. Aucun des membres qui la compofent ne peut
donc te difpenfer d'obéir à fon chef principalement,
tant qu'il veur être et paner pour catholique au-
'tremèot ce feroit vouloir ce qui répugne en tout
point aux yeux de quiconque n'eft pas entièrement
dépourvu du rens commun.
Il vous a été dit cent et cent fois mes frères,,
que ce n'eft qu'en foulant aux pieds les ordres et les
défenfes du chef vifible de l'cglife que les intrus
et complices ont pu organifer la (elle ci «devant
conftitutionnelle, et que vous avez pu les reconnoître
pour payeurs. Ils jurèrent d'abord d'exécuter et de
maintenir de tout leur pouvoir ce qu'on appela cons~\
titution civile du cUrgé qui ne reconnoifroit plus.
dans le pape les pouvoirs qu'il tient de Jcfus-Chrifr.
pour gouverner l'cglife en fon nom et par fon auto-
rité. Dans l'efpoir auflî abfurde que criminel de jus-
tifier un parjure monftrueux ils ocrent vous afllircr
que le pape ne devoir'être conlidéré que commc le
premier d'entre les évêques, et que fa jurifdi&ion ne
pôuvoît s'étendre au-delà des limites du dio«èfë de
Rome. D'où ijs coricluoient à leur manière, que
vos confciences ne pouvoient pas être liées par le*
Brefs de l'immortel Pie 'VI.
Mais ne pouvant réfuter à la force des ..raifojjv.
» 4 nemencs,
( i7
il
nem'ens > /butcnus
tradition que les leur de
toutc^for» j voyant qu'on 1 :•, fhyoit par-ton: cemmo
loups raviliowrs, et qii'ciinîi le nenbre
de leurs partions diminuoit plu» ou moins tïni^us
jour, rcconnoi.Tanî d'erikurs que votre intention
n'etoit pas de changer de croyance et -qu'il leur
irhportoit de tenir un autre langage pour n'être- pas
̃.entièrement abandonnes ils s'avisèrent de fabriquer
des encycliques infidieufes dans lefquclles ils protes-
terait de leur attachement à la foi catholique de,
s'aflcmbler en conciliabule contre les défenfes du sou-
verain pontife de faire enfin un décret do pacifi-
cation viftorieufement réfuté par ¡'¡/Junte fucccireur
de S. Faufte et dont le premier article porte que le
pape tfl de droit divin le chef de catholique
apofioliqiu et romaine et qu'en cette qualité il a h
primauté" d'honneur et de junf-iielion c'eft-à-dirè,
fuivaat le fens que les catholiques attacheront toujours
ces espreflions le pouvoir univerfel de reprendre
de corriger de flatucr, de difpofer de lier de
délier comme tenante place de celui qui l'a fondé
et qui ne l'a confié aucun mitre en particulier j devant
qui, pour cette raifon, tous inclinent !a tête de droit
divin, et à qui tous les priuvns de lcglife obéissent;
coWiKç'au payeur des paJtcurs, comme à Usus..
Christ lui-ïnêriic fuivaot des saints
pores y des conciles généraux et particufiejs.
Voilà, mes chers frère», ce que les catholiques
ènteiidsnt par les mots de primauté d'honneur et dt
juii/Mciion ils -font depuis quelque temps dans /a
boucha hypocrite de vos minières mais ils contro-
difonc leurï belles paroles par leurs déteftable» ac^iorôt-
C'cft ainfi que les Juifs déicides gzeiçu
devant le Sauveur fo moqueront de !ui et de fa
difanï je vous faluty roi des Juifs,
(
Semblables aux Pharifiens, ils dirent ce qu'il faut
faire et ne le font point; dicunt enim et
Pour vous convaincre de cette vérité, il vous fuftira
de jetter les yeux fur leur conduite et de la con.
fronter avec ces paroles du pape coniignées dans
fon Bref du avril
« C'cft pourquoi nous défendons et interdirons
expreflement audit Expilly et aux autres illicitement
élus ïllicitement consacres ) fous la même peine
M de suspense d'ofer s'arroger la jurifdicYion épïs-
» copalc ou dans le gouvernement des âmes»
» toute autre autorité qu'ils n'ont point acquife de
» donner des dimiflbires pour les ordres d'inftituer
» députer, confirmer fous quelque prétexte, même
» de nécclTjtc que ce foit pour le foin des ames>
et Tadminiftration des sacre mens des pafleurs,
des vicaires des miftionnaires des denervars,
des fon^ionnaires ou autres triniftres fous quelque
M nom que ce fait; de rien faire ordonner, natuer,
« foit en particulier, foit qu'i!s fe rcuninent en forme
» de conciliabule dans tout ce qui a rapport au,%
» gouvernement déclarant et
» noncant nuls et de nulle VALEUR lesdimiflbircs,
» députations, confirwations qu'ils ont eu ou auroient
:o la témérité de donner ou de faire ainri que tous
» les autres aCtes qu'ils Ce (croient permis ou fe
» permettroient dans ce genre .et tout ce qui
» pourroit s'cufuivrê.t.».
Il ne fe peut mes chers frères non il ne fe peut
point que vous n'apperceviez déjà une contradiction
'aiiiTi manifefte entre la conduite et langage de ces
faux pafteurs qui, pour alimenter leur révolte et
votre fédu<ftion > ofenl vous alTurer qu'ils reconnoi/Tent
dans le pape une primauté 'd'honneur et cfe iuris'a
diclicAu 11-ne fe peut point que vous foyez allez
nfàz oM'mh pour ne pas icconnoître,
( 19 )
Ci
convenir dire même du moins entre vous que les
minières que vous écoutez ne fendent pas au
pontife la foumijfion et Yob/iJ/hnce qui lui en due de
la part de tous les chrétiens fans exception que'ces
hypocrites grofliers mentent impudemment chaque
fois qu'ils proteftent de leur attachement à la foi
catholique, ahoftolique et romaine; que malgré leurs
encycliques leurs conciliabules et leurs artificielles
protefbtions ils demeurent toujours parjures, ton-
jours fufpens toujours voleurs. et larrons toujours
intrus fchifmaiiques apoftats.
Arrêtez donc mes chers frères c'en eft déjà plus
qu'il n'en faut pour m'autorifer à vous dire comme
l'apôtre aux Romains « C'ell pourquoi vous êtes
» inexcusables parce qu'en condamnant ainfi les
»' autres, vous vous condamnez vous-mé;nes, puisque
» vous faites les mêmes chofes que vous condamnez:
taâtm tnim agis quee judicas.» Comment en
effet, pourriez-vous blâmer la conduite des minières
que vous Suivez reconnoitrc leur dcfobcilTance fans
reconnoître la vôtre, les condamner enfin fans vous
'blâmer et vous condamner vous-mêmes en méaiey.
temps ? Comme eux et -avec eux vous vous êtes ré-
voltés contre vos légitimes payeurs comme eus;
et avec eux vous avez defobéi et vous dc(î)bciire2 au
pape comme eux et avec eux, vous foulez aux pieds
et l'évangile et vos catéchifmes en ce point très-
important. :•̃
Xï. Cf. n'clt pas à eux feulement que Pic VI a
parlé, au nom de Jéfàs-Chrift et de for Églifc Dans
les Bulles dij 13 avril et du 10 mars 1792, y
il vous a dit .1ufri « Vous er.fin nos chers fils vous
» tous. catholiques du royaume de France dans
toute Pafle&ion de tiotre coeur nous vous aver-
tl titrons, nous vous conjurons de perfifter dans là
religion et la foi de vos pères de ne pas vous en