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Aij
AVIS
A L A NOBLESSE.
Que peur Nobldfe, quand
perdu crédit fur le. oa
l'a
PAR.
Lisez donc
de Mzùly con fuirez tous nos Hilte-
riens & que les Annales du Monde
vous éclairent fur vos vrais ineérùs.
Que voulez-vous, qu'allcx-vous faire,
Se qu'allons-nous devenir?–- Quoi
au moment où la Vérité, U
4
Lumière ont pénétré dam mutes les
Condirioas, où le) dernières dalles
du Peuple voyent &: entendent, où
la Monarchie cl\ d.ms une café
effrayante c'cft l'iniiant que vous
clioifillcz pour montrer des intérêts,
des, prerentiom, c\: des droits féparés
ge ceux de la Nation
Et qu'elle &cc ave/. vous donc
de vc. droits, u vous ne les regardez
co-nnv- une cxprcilion de la volonté
de tous Quel fera l'appui de vos
intérêts, de vos pràcrtions, fi vous
apprend/ au PeupL qu'il Joie vous
conlul^rer comme i:s ennemis
Sms doute il eft des intérêts Se
des droits dont vous devez
le faciii:;c à ce Peuple opprimé,
qui ne vcut plus l'être 5c qui s'u-
nir.i, avec contiancc>à fon Souverain,
comme à vou; pour obtenir la li-
lierre: la Paix t: des Lois: protec-
trices i mai» au'avei-vous à craindre,
y
A iij
*c que pourriez-vous obtenir de plus
heureux, de plus duraoje, que les
avances résultants de l'harmonie de
tous les Ordres 'd'une grande Na-
tion travaillant X f* propre Cotoi-
turion.
On vous dit qu'elle Cxifte cette
Conftirution qu'elle eft antique
faine & immuable, qu'elle réfide dans
le concours & la puillançe des trois
Ordres.
On vous troinpc indignement i &
mon effroi .non Itonnemcnt lont
extrêmes, qu'on puiire vous abufer
par des artifices aufli grolîîers.
Qu'a donc produit cette Confli-
turion antique, donc vous mécon-
noufTez les principes, & dont vous
idolâtre/, 'es abus ? dans quel fiécle
& i quelle époque kx Nation â-t elle
été libre, depuis le régne de Charîc-
magne ? Si vous retranchez de notre
Hilloirc le regne de Louis XII ,&
6
eélui de Henri IV, que trouvez-vous? t
Des maux &: des malheurs > je delpo-
tifme de tous les Rois &: Je tous
les Minières une Nation gênereufe,
ecrant, de ficelé en fiéclc,fans bouf-
fole & fans guide, autour du fan-
tôme de la Liberté des CoutciLns
avides, qui fe tranfmccconc comme
un hericage leur baiîedê tx leurs dé-
prédations j un Pcuple ncceUireux,
malgré les richeflès de fon /î>l & les
effort» de fon indultric unc Noblclïs
ignorante & courageuse, mettant de
frivoles dîftinclions à la place des
droits les p'us facnés un Cierge paf-
fionné pour Tes propres Immunités
& des Magirtrat5 qui ne connoiiïenr
la Nacian &c l'empire que dans l'en-
ceinte & fous la protediun de leurs
Tribunaux.
Or voilà, Meneurs ce que vous
appellez la Canftituiion. Telle-, font
le? puiiTantcs barrivrcs qui nous ont
7
A îv
préfervé jufiju'à préfent des Imp6c$
artnrraircs des atteintes portées .i
nos Propriétés., nos Liberté:» qui
onr contenu cette toute de Mini-*
lires opprcùcufs ou déprédateurs,
dont nous ne ferons jamais vçngés.
C'cH enfin ce qu'on appelle les prin-
cipes & les bâj'es'de U fpUndtur ù de
la prajpcntc dt la Mo/uirc/uc.
La SPLENDEUR SC la PltOSP'l-
RiTil! C'eit au moment ou nous
voyons près de d^u^- cents mille
Pauves dans la Capitale} où les
Ouvriers, les Journaliers de pluficurs
Provinces manquent de pain j où la
detreife du Trésor Royal le fait ii
dangcrcufcincnt (entir,où nos Alliés,
nos Ennemis
La splendeur &: la rRosPi^-
RlTi-î C'cft, fans doute, de vous
dont vous parle/ Grands du Royau-
me Mais la Nation inquiète, agi»
,tce, malheurctife n'a tMs encore de
s
Elle y arrivera fans
vous ou .iv,c vous; car vous avez
ctvoie le cm & cîic ne vntis tlc-
ni.miic ci <yc b Paix ce
Vos f'ro(.TC^ po.:r toux
t*C ?. \l. i]i>i !o ionc
Iv.juco'.ip piis,Jj. \\)trcs, m.iU bien
cca\ elle vuus
dc-
rno:tr.c c.minîCMt en iu-
nion d^.s lijroiv. avi\ Co lununcs
f^n.i &: put k'u.'e con/oIi.L-r la Li-
bfcirc puMiijac.
des dioics £v des prctciuioiu
d.t TcipL- Il a Je \ous
avec l.i tju'ii n.ura befoin
de lurAju'il Tcra parvenu
à la maturité de Tes forces, &: au
développement total de lès [mmeres