//img.uscri.be/pth/a7ed6f92f31333e628c691fba78642f7e3d84805
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Avis aux fidèles ou Principes propres à diriger leurs sentimens & leur conduite dans les circonstances présentes ([Reprod.]) / [P. Lambert]

De
89 pages
chez Dufresne (Paris). 1791. 1 microfiche ; 105*148 mm.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART
NBS. 1010a
(ANSI and ISO TEST CHART No.
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMON PRESS
I Ieadinglon Hill Hall, Oxford OX3 OBW, UK
A VIS
AUX FIDELES,
ou
PRINCIPES PROPRES
leurs fentimens & leur conduite
dans Us circonflances prêf entes,
A PARIS,
Chez Dwresne, Libraire au î^k«;
i 7 9 «•
A
PRINCIPES PROPRES
A diriger leurs féntimcns & lv.tr conduite dans les
àrconftancts préfentes.
LA difpute fur la conftitution civile du clergé*
a déàj enfanté une foule de brochures pour &
contre mais les (impies fideles n'en font pas plus
av?ncés. Leurs anxiétés redoublent à mefure que
les écrits fe multiplient. Les renvoyer à la lec-
ture de touffe qui a paru fur cette matière,
n'eft pas le moyen de fixer leurs incertitudes.
Ils n'ont ni le loifir ni la capacité néceffaires
pour difcuter tant d'opinions contratli&oires
pour démêler tant de fophifmes pour vérifier tant
de citations pour prendre un parti en connon-
fance de caufe, pour trouver un face rnilieu entre
le zèle outré qui s'effarouche de tout Se la lâche
condefeendance qui approuve tout. Tâchons de
leur épargner ce cruel embarras de les ga-
rantir de toute méprife en leur préfentant une
fuite e
plus fimples & capables de prévenir ou de dif-
fiper leurs doutes de diriger leurs fentimens &
leur conduite dans
nousnous trouvons.
I. Jefus-Chrift eft le fondateur & le fouverain
légiflatcur d'un royaume, qui pour n'être pas*
moins les
fans en avoir les défauts. L'églife qui eft ce
royaume n'eâ .pas une école de philosophes
qui n'aient entr'eux d'autres liens que des opi-
nions & des fyftêmes c'eft une Société fainte qui
a reçu de fon auteur-tous les pouvoirs néceffaires
pour fe gouverner. Car, n'au-
roit-eUe pas, & par la volonté de fa fondateur
& par fa propre conftitution ce qirant eu toutes
les autres Sociétés qui n'ont jamaisi exifté fur la
terre ? L'ouvrage de Dieu feroit-dl ins parfait
que l'ouvrage ,de l'homme? Loin dë\nous une
telle penfée Auffi l'apôtre adreffantMa^parok-
aux paûeurs de l'églife nai0ante & en leur
perfonne, à tous ceux qui de iiecle eniiecle fuc-
dit « Le S. Efprit vous a. établis évoques (ou
» furveillans ) pour gouverner l'églife de Dieu
au prix de
A a
divine parole
adminifirer
payeurs, mais
ciété ou t'églife qu'il
visiblement emporte le droit d'y
d'y établir une police de la modifier de Jà
changer au befoin, de l'adapter aux temps & aux
Keux de choifir les magîftrats facres ou les paf-
teurs, de les juger de les deftititer > quand' il$
àuroientprévariqué dans leur miniftere de faire,
ënùn mot, tous les a£res de gouvernement qu'exiger
le maintien du bon ordre
caraôérifent ta fupreme puiffance dans les ern-
pires de la terre.
II. Le pouvoir accorde par
de fe gouverner elle-même leroit
soire s'il étoit fubordonné à la
fi un prince temporel,
aflembiée politique pouvoient
interdite l'ufage fi. tout
pour former fà difeipliné n'était que provifoice
& s'il étoit au pouvoir du Souverain temporel de
la dénaturer, de lui eh donner une autre fans elle.
ou malgré elle. Ainfi ou Ji C. a livré Vorga-
fon églife aux rois ds
la terre,.
efclave
abfurde à penfer ou elle a paf elle-même par
fa première institution par le deflein Se
lonté de
des puiffances féculieres, toute
faire pour fe gouverner. S'il prenoit fantaifie à
l'Angleterre, à
des loix à la France, cette folle prétention n'ex-
citeroit que l'indignation ou la rifée parce la
fociété politique de ce royaume eft fouvéraine
& indépendante de toutes ces Sociétés étran-
gères. Combien plus l'empire divin fondé par
le Fils de Dieu & pour vu par lui de tous les
moyens, de tous les pouvoirs néceffaires pour fe
régir, s'adminiftrer fe perpétuer eft-il fupérieur
à toutes les foeiétés politiques indépendant «de
toutes les puiffances temporelles ?
III. Les pouvoirs que l'égtife a exercés durant
les trois premiers fiecles elle ne les avoit point
Meus des» princes delà terre, puifqu'ilsétoient
alors feseftnemis&fes perfécuteurs elle les te»
noit donc de J. C. &t des apôtres; elle les trou-
voit dans fa propre conftitution. Or, dans cet
heureux tems où elle n'avoit que ce qu'elle avoit
reçu de (on. divin fondateur & de fes premiers
maîtres, elle réglait elle feulé fa difeipline nul
de
mais comme «ne extravagance le projet de lui
donner
elle
IV. La converfion
dans l'adminhiration dé fes affaires tant que les
Vois ont été fes
efclavage depuis
àers & fis enfnnsl C'eft ce qu'on ne pourvoit
dire fans erreur Se fans folie. Dans cette étrange
fuppofition elle aurait lieu de regferter ces fiecle»
orageux où le fer des tyrans
fans, mais ou elle exerçoit fans gêne & fans ob-
ftacle toute l'autorité qu'elle avoit
divin maître. On peut donc pofer pour principe
verains temporels, Téglife a conferve toute fort
autorité & fon indépendance dans l'ordre de la
religion. C'eft au nom & avec l'applaudiflement
de tout ce qu'il terre;
à l'empereur Conf-
tance « Ne vous mêlez point ies affaires ec-
ne commandez point fur ces ma-
» tieres j mais apprenez plutôt de nous "ce que
» divine, craignez auffi à votre
»tour, qu'en vous arrogeant la connoiffance
?>
de. vous attribuer aucun
», pouvoir fur les chofes falotes S-
»,La jurifdiaion propre Se effentielle à Té-
dit Nl.Fle\iry, en ce qu'elle a
» par elle-même le droit de décider toutes les
de doarine, foit fur h foi,,foit fur
la. règle de* droit d'établir des
» inrérieure d'en en quelques occa-
abroger, quand
» des pleurs minières pour
toute cette elle peut tes def
» î.tuer s'il eft néceffaire. Elle a droit de cor-
les enfans. de retrancher de fon
corps les .membres corrompus c'eô-à-dire 9
ies.
» eficàiids à l'cglife dont elle a içui fous les
A4
empereurs païens & qui ne peuvent lui
être ôtés par aucune puiffance' humaine
»* quoique l'on puiffe quelquefois par voie- de
» fait & par |orce majeure en empêcher
» l'exercice ». ( FUury infl. au droit Eut.
V. C'eft donc une erreur manifefte de foute*
ttir que là palice ou la difcipline de l'églifè eft
Subordonnée à ta puiflance temporelle. L'églifè
a reçu de C. par la main des apôtres,
un doublé dépôt, celui de la foi Se celui de
fon autorité. Jamacîs elle ne fouffrira qu'on donne
,la moindre atteinte ni' à l'un ni à l'autre. En tout
temps, en tout tieu, malgré les attentats ou tes
f'ophifmes de fes ennemis, • elle enfeignera que
c'eft à elle, & à elle feule qu'il appartient de
fi gouverner de faire des loix dans l'ordre de la
religion, d'en punir les violateurs, de chpifir
fes payeurs, les difpenfkteurs de fes inygeres,
de les deftituer de leurs fondions, quand ils
.?en font rendus indignes.1
VI. La diftïnftion de difcipliçrè intérieure 6c
extérieure eft frivole & pernieieufe. Si l'églife
étoit une fociété d'efprits invifibles fans doute
police feroit intérieure &: invifible comme
elle. Mais c'eft une Société extérieure & vifible;
ce* la cité bâtie fur la montagne, expofée
les nations fc
;& fenfible.
Je dis de plus que cette eft infi.
que pour affervir l'églife pour foumettre aux
ou
peu s'en faut. Ainsi, fous ce vain prétexte, l'ad-
une feule ou fous deux efpeces la pénitence pu-
Clique, les, csnfures l'éleftion rinftitution
l'ordination la deftitution des pafteurs les af-
{emblées conciliaires, la prédication de ta di-
vine parole., la loi du carême, la fanâifïca-
tioni du. dimanche paieront fous la domination
des pui0ances féculteres l'églife tombera en
fer-vitude & la fuprématie anglicane fera dé-
formais une portion effentielle du droit publie
de toutes tes nations.
C'eft faute d'avoir réfléchi, fur la diftincVionj
ces pernicieufes idées. C'eift de J. C. Se'de lui
feui que l'églife tient le pouvoir de fe régir,
de former ./a palice de la modifier, de la
changer, quand l'intérêt de la religion le de-
mande. elle feule peut faire des loix fur cette
matière & nulle autre puiflance ne peut là-def-
fus lui en donner malgré elle. Mais ces loix
civile
qu'en fera
panons 1a
fufe l'un &
obligent pas moins la confcieoce des fidèles
à moins que par des raifons de prudence & d*é»
conomie Téglife ne juge à propos de laiffer
tomber en dtfuctuAe celles de fes loix de police,
auxquels le magiftrat politique tefufe l'exécution
civile. On fait bien que durant les trois pre*
mtërs rtectes les loix de l'églifé n'avoient
nul befoin pour obliger lis fidèles, de ta pro-
teaion ni de l'autorifation des princes de la
terre.
vienne jufqu'à dfcréter, pour les prêtres, laliberté
4e .le marier ôepour les époux celle de faire
divorce elle; aura beau retirer. ta protection
& puiffance temporelle
avoit accordées jufqu'ici aux loix de l'églife fur le
covibat de fes minières fie à la loi évangéliqu»
fur l'indiflblubilité du mariage ces loix a?
( t°(
-perdront rien de leur forte au tribunal de la
ni
.pour n'en feront pas
inoins aux yeux prévaricateurs
Rebelles à fes
idées*
£lle aura du moins le droit & le po
les traiter avec cette jufte févéritcV
L'églife ne dépend donc pas de l'autorité
féculiere pour exercer dans toute fon étendue
celle qu'elle a reçue de J. C. Le fouveraia
temporel n'a di titre ni pouvoir de ? mêler
de cette administration fpirituëlle. Il peut pro-
téger faire exécuter ce qui a été décide ou
prefcrit par l'églife mais il ne peut. ni or:
donner ni flatter ni* rien ^décider de fon
chef îur cette matière puifqu'il ne fauroit y
avoir dans le même ordre & fur -le même objet
» Les rois dit M. Boffuet ( Boff. polit.
» facr. L. VII art. 5 Prop. X XI. ) ne doivent
>r. pas entreprendre' fur les droits & FautorL.
difcipline
♦» porter
ss de
puyês de ndffe fttourt & de notre
» Par-toet ailleurs la puiffance royale donné
v> la loi, marche la première en fouveraine.
«Dans les autres eccléftaûiqués elle fait
» que féconder, & fervir famulantt ut deeeti
sf poteftaie nofirâ. Ce font les propres termes dé
m ce prince. Dans les affaires
» la foi maïs encore de
» tique à l'églife, la au

& des
Capit. II,tit.
VIL Si dans une relaté' quelconque il €»
un droit effentie* à fa
indépendance, c'eft celui de fe donner des
magiitrâts des jugés d«s
de déterminer la forme de leur éleaion, de
leur infiallatioû, de lettt deftitutîon. fee chèix
des pàfteurs la dé*
la dé
<*o
il
tient
rifée que de vouloir lui ces objets marcher
la première
îice de for-
me des éleûions la, fuppreffion de tant de
la deftitution de tous les
évêques l'anéantiffement ^des plus anciennes
raétropples, & tant d'autres innovations con-
Cactées par les décrets de l'affemblée font
évidemment contraires aux
fa difcipline ancienne & moderne à fes loix
les plus confiantes, à fes intérêts les plus ef-
fentiels, à fes plus juftes & plus fortes récla-
mations n'eft-il pas évident que les préten-
de payeurs créés par la
ne peuvent être aux yeux de l'églife que des
coupables
Qu orieroit à l'attentât, & l'onauroit raw
{on fi l'églife fe mêloit de nommer des ju-
ges civils d'établir ou de fupprimer des tri-
bunaux de foumettre un certain arrondiffement
au tribunal d'un tel diftrift. Pourquoi les mêmes;
«ntreprifes de la
feroient-elles moins injuftes & moins répréhen-
fibles?
VIII. Dans aucun teins le peuple n'a élu le*
curés; c'eft un fait confiant que la plus hardie
mauvaife foi n'oferoit révoquer en doute. Dan»
aucun tems le peuple n'a eu là principale part
dans, le choix des évêques. A commencer par les
tems apofloliques & dans
le clergé, & fur-tout les évêques de la province
y préfidoient le jugement leur en étoit réfervé par-
les canons les plus formels, comme parla raifon
& jréquité. (Fleury-, II Difc., art. 4. ) «< Le
» choix d'un évêque dit M. Fleury, fe fdifoit
» par les évêques les plus vôifins de l'avis du
» clergé & du peuple de l'églHe vacante c'eft-à-
»dire, par tous ceux qui pouvoient mieux con-
» noîtreles befoins de cette églife. Le métropoli-
tain s'y rendoit avec fes comprovincîaux. On
confultoit le clergé de tout le diocèfe. On con»
». fultoit les moines les magistrats mais les iviquts
» décidoient, & leur choix s'appeloit le jugement 0
« de Dieu ». ( Thomaff. difc. P. x c 14 a. 2.
Il eft certain que c'étoit l'affemblée des
». évêques. qui préfidoit à l'éleftion des évêques
y contraires ou favorables du clergé Se du
qui dans les premiers fiecles étoit admis aux
élevions des pafteurs les fidèles feuls avoient'
droit d'y propofer
leur fuffrage. Le choix des payeurs eft une des;
plus importantes affaires qu'on puiffe traiter dans,
Cette famille fainte, dans ce corps myftique
dont J. C. eft le chef & le père & dont
les chrétiens catholiques feuls font les enfans &
les membres. Si dans les premiers temps quel-
qu'un eût propofe d'admettçe dans les affembléeS'
où il s'agiffoit de nommer un miniftre de l'é*
glife un difpenlàteur des faints myfteres,
des étrangers que Féglife n'avoit jamais comptés
au nombre de fes enfans des pécheurs fean-
daleux des boudons Se des farceurs qu'elle
avoit retranchés de fon fein; des idolâtres, des'
juifs qui méprifoient fon autorité & blafphé-"
soient fes cette
repouffée avec horreur comme un outrage 'Se
une folie. L'article de la conftitutjon prétendue
civile dit clergé, qui réduit fignûr
recevoir (es pafteurs
la main de
ferme donc ne
peut ni effacer ni couvrir. Des Comédiens
dés Juifs,
hérétiques, qui donnent
que$ des curés à
faite faite
des curés
qui auroient rougi de
feffin avec des comédiens avec des impies
audacieux & connus pour tel ont pu fe ré-;
foudre à s'unir à eux dans nos temples, à trai-
ter avec eux, une des plus importantes affaires
de l'adminiftration eccléfiaftique
Mais des patrons laïcs, fans égard a leur reli-'
gion, avoient le droit de préfenter à l'églife des
payeurs, & l'églife n'y trouvoi t pas à redire. A cela
la réponfe eft aifée quand l'églife, pour témoi-
gner fa reconnoiffance aux fondateurs, leur laiffa
le droit dont il s*agit, ils étoient tous chrétiens
Se catholiques. Si on lui eût dit que dans quel-
ques iiècles ces fondateurs religieux feroient rem-
placés par des infidèles par
des athées elle auroit repouffé avec horreur
une libéralité qui 'pouvoir un jour avoir pour
elle des fuites humiliantes 8c amenés. Dans ces
derniers temps les bons évêques géniîflbient d'frn
C Iô )
détordre
pu
temps un abus
qui répugne aux, premiers principes de la
tice & de la
banni, 6
les mains, on en conclut que l'affemblée natio-.
nale a bien fait de
décrets
die mille
pis eft?
IX. Le mot de territoire quand il s'agit de,
l'églife fignifie non le fol qu'on foule aux
pieds, mais un nombre plus ou moins confi-
dérable de fidèles répandus dans une certaine con-
trée. La miffion de l'églife fon miniftere fa?
puiffance ont un objet plus important & plus fu-
blime que des opérations d'arpentage que des-.
diftributions de départemens ôc de diftriûs. C'eft-
fur les âmes, c'eft par rapport aux biens éter-
nels, qu'elle exerce le pouvoir qui lui a été.
donne par J. C. Ce qu'elle conne à un évêque,^
à tout autre payeur, en les
minifîere en les plaçant a la tête d'un trou-
peau, c'eft le foin des âmes, c'eft le fublimes
emploi de les inftruire des myfteres de la foi,
des règles de la morale évangélique des pro-«
méfies
,h,
œeffes de la
rituel, de
çabte la
adminiftration qui
que la vie éternelle?
lance honteufe,ou une mauvàife
que de transformer cet aôe
purement fpirituel eh
fubordonnée à toutes les
fance féculière ? N'eft-ce pas un vrai délire 4,
bâtir fur cette étrange erreur, le
étrange encore de fupprimer près
lièges épifcopaux, plus de vingt
d'anéantir les plus anciennes métropoles,, de
bouleverfer toute la
ce royaume?
L'Eglife feule et} juge des befoias fpirmwib
de fes enfans elle feule auffi peut déterminer
le nombre 2c les fonôions dès parleurs gta
.font appelés à les conduire & à les gourer*
ner dans Tordre de la religion.
charge:: un minime de J. C. de
lut dés .âmes d'un dio-
cèfe
.payeur qu'on' leur
fier plus un
pontife, fuivant la mefure.de leur zèle & de
leurs talens les ledr fouftraire quand ils fe font
rendus incapables & indignes de les gouverner
les Soumettre
fidèle.
X. Sous les Trajan tes Déce, les Dioctétien,
la puiffance temporelle avoit indubitablement
les mêmes droits qu'aujourd'hui. En fuppofant t
donc, avec nos nouveaux réformateurs, que l'E-
glife n'a point de
le nombre & la fixation des fiéges épifcopaux,,
dans une abfolue dépendance du Souveraintèm-
porel t l'Eglife eût eu befoin durant les trois
premiers fiecles de la permimon exprefle ou
préfumée du prince pour ériger -des évechés. S'il
eût pus envie à ces Empereurs idolâtres de
faire une autre divifion du territoire de fup-
primer, par ce moyen, un tiers la moitié,
les trois quarts des évêchés dans toute l'étendue
de l'Empire les ptincipes de la nouvelle confli-
turion du clergé n'auroient laiffé à l'Eglife d'autre
parti que de plier & d'obéir. Maisqu'auroient
dit les Ignace d'Antioche les Irenée les Cy-
prien, fi un officier public étolt venu leur
lignifier de la part du prince ou du iënat
Osô
Ba!
choit
de cet abus de pouvoir mais certainement ils
n'y.
jourd'hui n'dferoit blâmer
lez fur l'Etat,
fes envoyés & làiffez-noùs le foin de gouver»
her l'Eglife. Ce que noui
avons reçu Tordre & le pouvoir de "prêche*
la foi de convertir les hommes. Ce n'eft pas
de vous non plus que nous apprendrons â ju-
ger des besoins des fidèles. Nous leur donné'
rons autant de payeurs que nous le Croirons né-
çeflaire ou utile pour les conduire dans les voie*
du f,alut. Cette adminiftration, qui ne gêne ni
ne contrarie en rien te gouvernement civil h*eft
pas de votre compétence:
Qui peut donc aujourd'hui fans indignation.
entendre la puilfance féculiere dire à. plufieurs
archevêques Vous ne ferez plus métropolitains,
vous Saurez plus d'autorité fur les Evêques de
vos provinces; à plus de cent trente Evêques
Vousdefcendréz de vos chaires, vous ne ferez
déformais aucune fon&ion de Votre miniftere^
a vingt ou trente mille Curés Vous
O)
ne pouffa auffi loin le
délire de fa Suprématie.
eu le droit de Sup-
m, dans, mois en Supprimer cent fi la
pu, fans entreprife ne
r qu'un liège épifcopal par département,
pourquoi la fuivante ne pourrait elle pas les
réduire à trente à .vingt à dix n'en lainer
qu'un, par. arrondiffemènt ? fi l'Égaie n'a eu
aucun droit de s*oppofer la première fuppref-
jfion f elle n'en aurait pas davantage pour ar-
rêter la féconde. C'eh ainfî que le funéfte Syf-
,tême.qui a prévalu dans l'Affèmblé^ livre t'E-
glife à toutes les entreprises de la puifTance tem-
Si les C'amus, les Martineau les Treilhard
avoient été dans le confeil d'un Confiance d'un
Valens t & autres persécuteurs de l'EgliSe catho-
voie prompte,
̃ iure,.ét légale qui plus eft, pour Se débarraffer
de ces Evêqties-couragéux que, ni la violence
(ai )
B3
Au lieu
roient-ils donner^
par ces coups d'autorité les dehors1
dévoués à vos volonté»
Athanaie tes'
autres prélats
ni fiége, ni
expéditiFfut toujours
ennemis de t'Eglife
Ainfi ce que
cutë aujourd'hui avec
înftigateurs de ces attentats veulent' encore
pafler pour des hommes qui aiment,
qui révèrent fon autorité. Eft-ce donc qu'ils
comptent pour rien de joindre à
intolérables
XI. Un point de difcipline n'eft ni ne peut
devenir un dogme de foi mais c'eft une vérité
dogme qui fait partie cb facré dépôt
(-.M )
ttodjpf^une fQtrrte
des
de leur par
il
culiere de régir
car
bre» purement civiles, dan» le« adesles plua im«
portans de fon
que 3. C. lui-même reçût la million de
Il ifalloit que
fion pour. régir & gouverner
envoie aujfi de mime (a). Par une fuite nficef*
faire il faut que les fucceffeurs des apôtres
aient une miffion divine légitimé^
ment leur miniftere dans lîÉglife fins., cela Us
font des & des intrus; ou pour parlcs
le Ungagede la rit même ils fontdes valeurs »
Tûnt-ils ditS. Paul, s'ils ne font envoyés 7
le droit de prêcher la divine
ne peutfe perpétuer ni f^
M.
derniers temps jufqu'à la confommatiop
du dernier paftcv,r qui fera alors chargé
vailler à la fanâifi cation dçs élus remonte fans
aucune interruption jusqu'aux apôtres jusqu'à
J. C. jusqu'au Per«i cétefte Sicut mifit me vivons
XIII.
a dans, tous les. temps reconnu les novateurs t
les fchîf matiques les ufurpateurs les intrus. No-
varien & Photius avoient notoirement ces funettes
caraôeres par cela feul qu'ils n'etoient ni l'un.
nil'autre, entrés dans cette fucceflionapoftoliqucp
qui, depuis S. Corneille à Rome & S. Ignace.
à Conftantinople remontoit jufqu'à l'origine »
jusqu'aux premiers fondateurs de l'Eglife. Le fiege,
de ces deux grandes villes Í1'étoit point vacant
quand lés'deux ufurpateurs s'efforcèrent de l'en-
vahir. Ils ne fuccédoient donc à perfonne ils
nsifibient deuxièmes ils formoient une tige, à
part, tipe malheureuse & flétrie par le caraftere.
infamant de violence & d'intrufion. «X'unité
il de l'EgJife, ditM. Boffuet d'après S, Cypnen,
MtconMedans la fucceffîon de la doftrine & des
Chaires il y a dit ce S. Martyr, dans l'Eglife
» catholique une îige une raciné une fource»
pafteurs qui
m d'une feule & même
ne
du
n'a point de miffion canonique,
dans lesfonftions du faint miniftere, eu, p^t.
cela feul, & fan? autre
un facrilége ufurpateur qui n'a ayçun
d'ouvrir la bouche pour enfeigner les fidèles, ni
de leur administrer les
» Si quelqu'un dit que ceux qui n'ont
» été légitimement ordonnes par la
»» eccléfiaftique & canonique ET QVI
»> pas été envoyés (par elle ) mais qui
» viennent d'ailleurs font; les légitime^, jp»K
m niftres d» la parole h des
anathême (a) M. Ainfi ç'eft w
que, pour être légitime pafteur au premier ou
au fécond rang il faut outre l'ordination
zniffion canonique. Les évêques & les prêtres
Neftoriens & autres hérétiques ou fchifmatiquet
l'Eu-
rope,
le facerdoce. S'iis abjuraient leur fchifme &
leurs erreurs, s'ils rentraient avec leur troupeau
dans l'unité ils pourraient avec le confente-
ment de l'églîfe & fans une nouvelle ordina-
tion » continuer de gouverner leur diocèfe mais
ils n'en font pas moins de faux payeurs, parce
qu'ils n*ont point de miffion;ils peuvent nommer
la ils font fortis de
leurs prédéceffeurs juqu'à Neftorius & autres
auteurs de leur fchifme & de leur héréfi'e; mais
ils ne peuveut remonter plus haut, pafce que ces
chefs malheureux avoient eux-mêmes rompu la
chaîne faorée ;ils avoient commencé une fuccef-
fion nouvelle qui n'avoit rien de commun avec
celle des parleurs apoftoliques.
mquement dépofé, excommunié, retranché du
corps de Péglife ne perd pas le caraftere épisco»
pal; maxs il eft fans miflion, fans titre fans auto»
rite. Il ne peut, fans attentat, fans uneufurpa-.
tien çciminelle, faire aucune fonction de fon mi-
pale ne
droit de
de J. C. & à qui les
béir
prendre un Evoque dans le gouvernement der
l'Eglife facrilége attentat? Cette
queflion n'en fauroit être une pour quiconque a
'les premières notions de la religion c'eft l'E-
glife feule qui peut la donner. Quelle apparence
en effet qu'on puiffe devenir miniftre de l'Eghfe
être chargé de fes plus importantes affaires,
exercer fonautorité, difpenfer fes biens fahs fon
aveu ou malgré elle?
le N° précédent, qu'il a été décidé par le con-
cile de Trente comme un dogme de foi que
nul ne peut être légitime pafteur, s'il n'a été
établi par la puiffanu ccclèfiafliqut ou canonique.
Le conçue, ajoute que «ceux qui: n'ont &é appe-
» lés fc^iftitués que par le peuple, par les magif-
«trats, par la puiftance féculiere., ne doivent
̃>̃> point être regardés comme des miniftres del'E-
mais comme des voleurs & des larrons
par les
canonique fans laquelle ils ne peuvent être que
de
ne fera pas
de la lui, demander. Ce ne fera pas du concile
de la
blêe n'en veut point. Ce ne fera pas des vrais
métropolitains reconnus pour tels par l'Eglife
les uns font dégradés dépouillés de leur auto-
rite par l'AHemblée les autres abhorrent re-
pouffent les nouveaux prélats comme des ufur-
pateurs & des intrus. Ils feront donc fans titre
fans autorité dans l'Eglife de Dieu tout ce qu'ils
entreprendront dans
tique, fera une opération nulle ou facrilége. Ils
o»t, à Ja vérité reçu dans l'ordination le carac-
mais à Rome Novatien à Conf-
tantinople Photius l'avoient aurti ce caraÔere
& toutefois l'Eglise catholique abhorrait leur
entreprise parer qu'ils étoient
•fans million Ôc fans Pas
cela, feul ils ploient leur réprobation far le
(<»)Conc.Trid.^XXIlL
front, & tout
vêlturs & des larrons.
La câufe
meilleure. Il n'eft
un fimple fidèle
demander, comme
(on temps qui êtes vous
Si nous façons
Jaigné, de BourdelMes, de Théminôs &c. ils
y fatisferoient fans peine; ils nommeraient leurs
légitimes prédécefleurs ils prouveraient par
un fait public & confiant qu'ils tiennent cette
férié respeftable qui remonte fans interruption
jufqu'aux a pôtres.
Pouvez-vous en dire autant, vous qui vous pré-
fentez pour le remplacer ? ou plutôt il- eft notoire
que vous n'entrez point dans cette, filiation fpi-
fituelle, dont les apôtres ont été la première
origine. Vous êtes tous dans une entière im-||
piriTance de nommer vos prédécefleurs car les
Evêques que vous prétendez remplacer, n'ont
point donné leur démiffion; nul jugement ca-
les a déclarés déchus de leur place,
& indignes de leur miniftere. Le flége de Paris,
ceux de Soiffons, de Blois, &c, font encore
remplis comme l'étoient celui de Rome & de
Conftantinople quand te fchifmarique Novaticii
s'efforça d*envahir la place de S. Corneilk,
l'hypocrite Photius celle de S. ignace. peut
dire de vous, comme on a dit dans tous les
temps, de tous les fehifmatiques Vous ne fuc-
cédez à perfonne. Par une monflruofité inouie
dans la nature, mais que le fchifn-.e <k les inno-
vatioris reproduisent fans cefle yous naiflez de
vous-mêmes, vous commencez un ordre nouveau
d'évêques. Les infortunes qui auront le maiheuF
de vous fuccéder vous regarderont comme leurs
chefs; c'eft de vous qà'ils tireront leur origine
mais vous, qui donnez le lignai de la révolte
contre l'Eglife vous n'avez point de prédécef-
feur dans la malheureufe earriere qui s'ouvre de-
vant vous. On ne peut donc fe le diffimuler
1 vous portez fur le front le funefte caraècre au-
quel les faints docteurs nous ont appris à reçon-
noître les ëfprits téméraires les facriléges ufur-
pateurs d'un mmidere que perfonne ne leur a
confie ou qu'ils ont reçu d'un minière haute-'
ment défavoué par l'Eglife (a).
(a) u Novatien n'eft point dans l'Eglife dit S. Cy-J
»prien;*i! ne peut être regardé comme Èvêque puir-*
» que méptifïnt la Tradition évangélique' & apoftc*
» tique ne fucccdant à perfonne il devient.le chef
» d'une nouvelle fuccefficm qui commence à lui-
Çjui vous a confié celui que Vous prétende*
exercer parmi nous ? Il n'y a pas jufqu'à M.
l'Evêque
-nie qui n'aient refufé de mettre -le
attentat ? Ce Honteux miniftere étoit
l'âncienévêque d'A. Mais cet
il votre fupérieur hiérarchique ? Non fans doute;
nulle part réglife ni par la difpofitiori géné-
rale de fa difcipline ni par une délégation
fpéciale ni par l'organe du pape ni par le
jugement d'un Concile n'a chargé l'abbé de
Périgord d'inftituer nos nouveaux prélats. En
vertu de quel pouvoir a-t-il donc fait cet aâe
importantde fupériorité hiérarchique Hélas j'ai
honte de le dire » le tribunal du diftriâ féant
à fainte Geneviève. a enjoint à l'Evêque
m de Paris de fe retirer par devers l'Evêqu»
» d'Autun pour recevoir l'inftitution canoni-
que. Cette formalité a été remplie hier au
>,> même. Vainement il s'arroge le titre de pafl«ur;
» parce que le pàfteur légitime eft encore vivant, 6t
w affis fur le fiége, oà il eft monté par une légî-
-i» time fucceffion Novatianut nemtni futaims b à
fi'pfo incipiens, à fnpfo onus *fl. Cyprian. Epift. afi
ad Màgnum.