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Avis salutaire au Tiers-état, sur ce qu'il fut, ce qu'il est, & ce qu'il peut être ([Reprod.]) / par un jurisconsulte allobroge

De
32 pages
[s.n.]. 1789. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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A
AVIS SALUTAIRE
M TIERS-ETAT,
Sur ce qu'il fut ce qu'il efi au'il
Par un Xurilconiulte Allcbrcge.
178 p.
Messieurs du Ti rrs-Er at.
Voici un moment où» p?.r h gnce du roi, du
temps et du il vous di permis de p;,rler
dfc vos dryirs, oVn dcl.jbcrcr; prentz-y
garde ce & s écn.^pcracomme
tinciLir: les bonn-s farunes du peuple font rares
& cou tes; pcrtfe\-y
Mais pour y rucux penfer, que nous ftf-
Cons t-n'cmliv notre txaiu-n de droits & de conf-
-t.ve
Il y a o- iir»]c,r?, «}Ss, p'us ou
moins, di tiers cr.it, v.ms ctio7 cri
France f;uv!;uc tny'c Ln ptU rroin? ,;uc k-s ^fs
fc^neurs; & rr^rre uttÇtru Cncs quî
voir* votre
< 5
taîfon n'étott que votre crédulité. Certaine» gens 1
rabat à épée, vous difoient que vous n'étiez point
dei hommes, & vous les croyiez: ilsvousdifoient
qu'ils étoJem plus que des homynes, & vous les
croyiez tous vous. affuroient qu'ils étaient inflitué*
les uns par Dieu, les autres parleur épée pour vous
preflurer à leur aife & même vous battre felon l'oc-
cafion; & vous étiez pillés & battus en toute occafion.
Tout cela, meffieurs du tiers- état, et oit inconteG-
fablezient très convenable dans (on temps; mais
auiourd'hui, bien, les temps font changés.
Et remarquez d'abord que, tout bien conïïdéré
Vous êtes pourtant des hommes, & que même vous
commencez â ne plus tant croire, U à raifonnet
davantage.
A merveille, nieffieurs du tiers: mais ne reftez pas
en fi beau chemin: qui n'avance pas dans un tel
chemin, .recule; je vous en avertis, &ptn/èg-y tien.
Enfin., meûteurs, vous êtes donc des hommes; Se
Quand vous y aurez bien pente, vous conviendrez
qu'en cette qualité vous avez pour égaux tous ceux
qui font hommes comme vous, & vous n'avez pour
maître que la raifon commune à tous, autant qu'cli«
ptut s'étendre (ce qui n'eft pas beaucoup dire.)
Meflleurs du tiers-état, vous qui labourez, pio-
çhez, fouiflez, ratinez, filez; ,• tiflez détiOez, &c.
vous m'écoutez grands yeux ouverts, bouche béante,
& vous croyez peut-être que je veux rire, quand je
vous dis qu'en qualité d'hommes, votre maître, à
proprement parler, n efl point du tout la raifon par-.
X f)
A a
«culîère de M. le curé, ni la raifon paftîçulîôte <to
M. le marq»«îs, Seigneur de votre village; pi celle: do
Attexonféiller, de M. le prefident au parlement, ni
même celle du magifter qui a tant d'efprit & qu'enfin
vous ne devez (toujours en qualité d'hommes) obéir.
fance & fidélité qu'il la raifon commune, autrement
dite le fins commun. Muis, fur ,non Dieu & furie
falutde mon an. je ne ris point, je ne vous trompe
point je vous dis la verité pure: informez-vous
plutôt, ii Car-tout penje^-y bLn»
Non-feulement, meneurs du tiers, vous êtes des
hommes, de véritables hommes par baptême & pae
nature; mais ce qui va bien plus vous étonner, je
vous apprends &. vous foutiens que vous êtes des
citoyens, dinj toute la force du terme.
Vous fecouez vos oreilles, tnemeurs du tiers, &
vous n'en croyez rien. $ouspenfi,mxt ducr-vous,
n ùre au temps paffé </uc des vilains & maintenant des
villageois, des pay fans, des laboureurs du
geois vu des efpcces difent hs gms de
lualué. Mais
tejommes point.
Tout bien pente, vous l'êtes, meneurs du tiers,
en dépit de vous, des gens de qualité, & de Jean-
Jacques qui ne veut des citoyens «|ue dans la répu-
blique de Platon, ou dans la tienne..
Car enfin des citoyens font des hommes qui
safTemblcnt & s'unifli-nt dans un même lieu, avec
promue d'obéir tojs à la raifon Commune & pnur
que cette raifon toit véritablement commune, il faut
<*v
Çu'clîc fait connue, tifs ont foin de la faire graver fur
de U pierre quand ils, favertt graver la pierre ou de
l'écrire fur du parchemin, apris l'avoir (ait publier
avec des trompettes, quand i!s ont iuventv la
trompette.
Et cette raifun communs ainfi gravée, ainC
écrire, ainfi publiée, its l'appellent loi. Des citoyens
font donc des, hommes qui recueillent de la raifon
commune pour en faire des loix auxquelles ils
©béifien' tous.
Maïs nous nefaifons peint dc lvix, me direz» vous
car je préviens vos objections, & je ne veux point
vous faire languir.
Vous ne frites point de loix j'en conviens; mais
vous faites mieux, vous en faites fjire: vous faites
celui qui les fait dirri-moi quand vous voulez
labourer, ia'.tes- vous vos charrues vous-mêmes?
vous vous en gardez bien car le temps de f.rc les
charrues vous prendroit celui de hbourer & de
ferrer: que faites-vous donc? vous commandiez aux
uns des charrues puur hfoourer, Ce vous demandez à
d'autre: des loix pour vous gouverneur.
Tous ces hommes ne lont rien, ne font rien, que
par vous, Pc pur vos commillïons.
Car enfin, meffieurs du tiers, je fuppofe que
vous fuflix.z mc^ohtsns de vos charrues Z< de vos
loix & qu'il vous plut un beau matin de vous nourrir
«degî'iud, ou de vivre un c lutteur bien: il
inc fembîe que Jesfdif<;ur3 de chirrucs & les fjKeurs
de loix feroien: prodigieufement cnibanalTés, Si je
c n
Aj
ne leur vr.'s gue-re d'autres reffources que de vota
courir ;:?«.!̃, pour vous p^rfuader doucement, que
le bL-d vaut mieux que le gland, & qu'une villu vaut
mieux qu'un bois voua exhortant au furplus à rsvc-*
nir en p;:i:c fous U promette do vous fournir àf ave-
nir de meilleurs charrues Si. de meilleures Iuix,(i)
En voilà aï&z, mefiisurs du tiers, pour vous
prouver que vous êtes de vrais citoyens, moins
brutaux, moins fiers que les citoyens romains ( 8c
j'en fuis bien aife; ) moins babillards moins indiens
moins goguenards que les citoyens d'A'hcnes ( &
je n'en fuis pas fâché;) moins triftua, moins taci-
turnes que les citoyens da Sparte (& je m'en réjouis :)
en un mot, vous êtes des citoyens français qui
vivez (uns des loix [.lires par un roi, leijuel en
eft l'ouvrier p:»r votre choix: ainfi chacun uj vous'
C». vous tous etiismbtc, pouvez dire à bon titre,
notre rc: t.V il eft à vous & de vous.
dire, nus loix czv tîles ne font doi-
vent être comme da vous.
Il mc fcrr.bîe mvfiîours du tiers-ordre rue
votre <y.c vos fourcilj
relèvent, v<c vjc yw< r.;jarj»cs s'euvrent
uu peu r-lys, que les Ii!Ions de vos
(ij Un frinco du ùv^, ryi! np ;»:» i« Ac
«j/:vi /.V: nf\«, le tiipp'ions t'e rcî'j.l-'r ij;>j:c:n-i:t :"ur Icjwra-
graphe ci-ojf!us, & <!o J.Ci: fi, (!>;•, mç c:mCJc
L,i!i,cc v";r.^î-qij.r«; irili'.i,sr, de r; • v'iroklit \n
an moir< le poi<'<; «l'un gcnùHwiTiir.e, & pcitli J'ua
prime. &;ti n'eft qu'un Joute rcfpefw.u*.
(
«que votre bouche fourït à la penfée; que même,
en obeiffant à votre roi, vous n'obeiffez qu'à des
lotx, Icfqueilci ne font, ou ne doivent être que
votre ra ifon commune ou, générale.
Votre épanoui (Te ment me charme: continuons.
Vous commencez donc à concevoir que ces
grands mots, de par le toi, ne, fignificnt ricn que
de par les loix, ou de pur vous-memt < & qu'un roi
tout roi qu'i1 eft, ou plutôt parce qu'il eft roi, ne
peut rien commander au derner goujat d'entre v ous,
tneulcurs, fins avoir confulté la raifon & l'intérêt
de tous les autres*
Ainfidonc,en qualité d'hommes & de citoyens,
vous avez le droit inconcevable de n'obéir precife-
ment qu'à ce que vous auriet voulu tous entemble;
Zi il eft clair que chacun, en s'obligeant d'obéir
à la volonté de tous, conferve fort adroitement le
droit de'n'ohéir qu'à h tienne.
Ce droit en. bcaa, meaicurs du tiers; convencr-
en & vous ne vous en doutiez guère: à la vérité
il lui a toujours manqué prefque par-tout une légère
circonfiance, crtft d'etre refpecté:à cela prcs,c'efl:
une' magnifique invention.
Je conviens donc avec vous C car il faut être
jufte ) ). qu'il fc trouve toujours dans ces matières
quelque petite ditfV-rcrtce entre le droit & le faït%
& que devant être par droit commandés par la raifon
générale, nous avons, de fait été très-cv:dem-
ment gouvernés depuis Co ou 8o ans par la raifoo
parciculicre d'une feule de minuties & auparavant
f7 >;̃̃̃̃̃'
A*
f>ar la raifon particulière du père te TelHer &i de«.
de Lcuvoïs i 8c auparavant, par la raifon particulière
du cardinal ,Mata, et auparavant, par la lûifon
particulière de Richelieu & auparavant, par la
raifon particulière tantôt des G:ùjt tantôt do
Caeker.ic de Médias, tantôt fies
tantôt de Diane de PonUrs* tantôt de ta duchejps
d'Eiampes; 8c long-temps encore auparavant, pac
la plus particulière& la plus fingulicre des railoss,
celle de Lous XI, à qui Dieu faft'e paix.
Je ne puis non plus difcoavenir que dans vos
villes, dans vos villages nicftieurs du tiers, vous
ne trouviez fouvent d'autres raifons tri-s-partitu*-
Iicres, Jqui troublent un peu la tailbn générais
comme, par exemple, la raifon de mctlicurj les
baillis iifin-Sehtivx celle de mcfiicurs les
au parlt mène & ptifidtns au mortier, intutdant finb-
ddiguet fmijfiers t ç* t?n* gs'??'
trcs-volontaires de leur nature dont ce royaume et%
pleinà regorger tous gens appelle"! communciraenC
hommes du droit; & qui pourtant préfèrent fouventt
leur f.vit à notre droit (L juge.int .li'uilicurs G rai»
(bnnnblcs qu'ils font conftamment prévaloir leuT
riifon fur celle de tous tes autres. » & lur-touc fut tx
vôtre mcdîeurs du tiers-état.
Je tombe d'accord ,.vous dis-je,, de. ces vérités t
mais fi vous dernandex pourquoi la rvibiv gênerai
«ft C méprifee, & comment'vous pourriez y rairciicr*
Je répondrai par une queilion ttès-fimplc^ H*
xoici
.<̃̃«').
SiTun de vous étoit arr£t< au coin d'un bote
pat unit bande dv vo'eurs, que feroic-il?
To-t bien ponté, j'bfc croite qu'il n'auroit qu»
trbb piçâ) à prendre le premier de fe réfigner.
ietjir;, & uonner b en vite 'on argty.
,Le fécond voleurs pour les
rappelle^ la probité & le trpineme tonfifteroit i
error au fecours.
ï.e p emicr de ces partis e4 rude, Ce Te fécond
félon que les fecours leiroient plus ou moins éloi-
̃«nfe.
du tiers J la comparaifon eft forte»
j'en cor'vienï mais avec quoique léger adoucifTc-
ment. dans les termes elle prefente votre hifloiro
&, votre rcgle ce que vous ave/ fait & ce que vous
devez fuïr*.
neuf cents ans, vos égaux devenus vos
fupérieurs, clergé noblefle zens de juüice & d'in-
junice, vous tiennent le piftolet fur la gorge, Ce
vous demandent la bourfe ou la vie j!t fouvent tous
les deux à Ij foi¡: or, qu\iv«z-vous fait ? pendant
cinq ou fix cents ans quand vous ne faviez ni lire
Bi écrire, vous ne (aviez aufli que gémir, vous
taire Si vous foumettre; donner votre argent, &
quelquefois vos perfonnes; obéir, foutfrir & périr,
quand devtnus quelque peu clercs y vous
avez commence à lire dans les vieilles écritures, &
fur-tout quand un ange du ciel, fous la hguri d'un
Allemand, vous eût apporté ce bel art de l'impri^
\c.9. >'̃:̃'
inerte, pou peu» à force ôti ranger des caractères
de plomb fur une tabtc de bois, vous vous accou-
tumâtes à ranger en même ttcrnps vos idées dans.
vos petits cerveaux vos luéis ainfi rangées vous
concUiifirciu à la connoiffâneo de vous-mêmes; ces
nouvelles. tanières réveillèrent te fentiment engourdi
,de ce que vous ctes; vous uilVnguûtes un peu'pluK
cljit'émcnt' votre égalité cornn une dc-ra vos droits
communs, de-là le jufte & Tinjudc & cs fut alors
que vous commençâtes à prêcher les vo'.curs à bré-
viaircs,lcs voleurs à écritoûe, !es voleurs portant
lance, cafque & cuirallc^
Mjîs qu'urriva-t-il ? ni les uns ni tes autrss ,le
devinrent meilleurs: au contraire} ayafit l'impri-
merie & vos prédications ils vous vo!ôicnc en con-
fvquence; & du moins, cn prêtant vu. biens, ils
croyoient bonnement ne reprendre 'que- le leur mais.
qutr.d vous les eûtes prêches, & qu'ils furent la
vé.itc des chofçs, toute h diffêrencc fut qu'ils volè-
rent fans conséquence, Ce même en fç moquant de
Le clergé* p:tr c-smple vous faifoît payer
a;:p.iravant la dîme (!e vos récoltes comme un droit
divin, &humain; & quand vous eûtes prouvé au clergé
que ce droit n'çrott ni divin, ni meme humain il
a continue fe faire payer la dime plus que jamais,
en vertu Ce deux autres droits, celui de la force
& celui de l'habitude.
Avant l'imprimerie les hommes nobles auraient
juré leur Dieu & leur honneur qu'ils n'e'toicat pas
X ia)
vêt dans le même berceau que des vilains téh qtw
vous mais à préfent que' vous leur avez démontré"
qu'un gentilhomme un marquis un baron un
prince reéœe n'étoit {après tout que le lendemain
ou le furtendemain d'un roturier tous enfans du
même père, ils prétendent que ce père commun
vo^ a exhérédés pour vos fredaines tans doute »
9l qu'eux {culs (ont les véritables héritiers.
Ainfi donc mes chers confrères du tiers- ordre,
vous vous êtes, fournis avec patience pendant frx
cents ans vous avez prêché avec vérité pendant
deux cents autres années & toujours c'eft à recom»-
xnencer; votre patience eft épuifee vos prédica-
tions font fans fruit quelle relïburce vous refter-
t-il ? Je vous. l'ai dit celle de crier au, recours.
Vous fremiffez & Vous croyez peut-être que je
vous exhorte à la révolte. Hélas pôint du tout
je fuis l'homme du monde le ptus pacifique oc ie
plus benin le feul mot de révolte me feroit fuir
au fond de l'Amérique la liberté & la julüce font
de belles & bonnes chotes, deux divinités même
fi l'on veut mais je ne connois point de divinités
¡qui je vouluflc facri6er une goutte de fang hu-
main $;, la révolte & la guerre le font verfer à
grands flots loin de nous ces déteftables idées t
mes a·nis expliquons nous & tâchons de nous
entendre.
Quand je vous exhorte à crier au fecours de
qui penfez-vous que vous deviez l'attendre ? du
plus [ufle & du plus fort de votre roi, meilleurs
c« >
du tiers It eft le plus jufte parce qu'il eft te
fèul dans l'état qui ait intérêt que tous foient bkn:
il eft le plus fort, car c'eft à lui que vous avec
remis toutes vos forÇts; c'eft donc à lui que tous
devez demander du fecours} & s'il peut vou*
entendre, foyez fiW quil y viendra.
Si le roi peut vous entendre m'.entendex-vous
bien vous-mêmes » homme: du tiers-état ? Se. cqm-
prenez-vous erfin que fi les fecours vous ont prcfque
toujours manqué, c'èft que vos rois ne vous ont
prefque jamais entendu ? Mais à i;ui la faute? beau*
coup aux rois fans doute mais beaucoup plus à
vous-mêmes.
Si vos rois ont quelquefois manqué d'attention,
n'avez-vous pas plus fouvent manqué de cour 15e
de bon fens? Et, penfiçy tien de qui avez-vous
à vous plaindre ? de vos rois? ou de Vous-même-;?
Je vais vous rappeller ce que vos rots ont fui:
pour vous; nous verrons ensuite ce que vous
avez fait vous-mêmes, & vous rougirez peut-être
de la comparaifon.
Vous étiez l'es & garrottés par Unetrouped*hommcs
foi- diCant hauts-barons lefquels violoient vos filles
careflbient vos femmes, vuidotent vos cavcs et
pilloient ce qui vous reçoit de récolte, après avoir
ravagé vos champs avec leurs meutes de chiens
courans.
Une autre bande, fous le nom d'évcques, db
prieurs d'abbés de moines blancs, noirs, bernar-
dins, bénédictins, (ondoient fur vous, comme des
C 12 >
eor.bet.irc, & vous crcvoient Je$ yexcx pour vont
dévorer la cervelle & toute votre fubftance.
Et* même temps l'aigle de Rome venoit à tire-
partager avec eux le peu qui vous
du de cervelle 7 vous n'aviez plus affee
& de vie pour vous défendre; il ne
.vit» .'en rèftoit afl"^i que pour fouffrir.
A qui devez-vouî votre liberté* la lumière de
vos deux yeux l'inté^ruc de vos petites têtes, &
le peu de foret: que vous avez ? A qui devez-
va: votre *»xif>ehce civile enfn? àvos rois!hommes
du ii.ts-v i: vous n'êtes des ingrats odieux,
rtmerc.î-7-lçs à dtut genoux: ils ont affujetti vos
femmes vos filles, vos
•r.é\ ;̃ font peu près à vous: vous raifonnez
a Dieu & non plus comme il plaît
de Rome a le bêches ferres
y. !• s i>is coup-is; & fi plufteurs corbeaux croaf-
ftr.t encore k- refte Ce tait & vous dévore bcau-
..C-î ryis ont travaillé pour eux, direz-vous.
I'r– » qu- vous ctes eh qu'importe pourvu
<;uu Vvus en recuçilliez tes effets! Ne calomniez
j?na:s kï de ''arbre dont le fruit vous nour-
»iî. i.c» r.:ci'Tris 9c rrc$ vertus nurne ne font-elles
p?s c-f:jr.;ccs dans les paflions ? Eh quel bien
fair»; d-i bUn a "vl- m Jme ?
Gui Lns doute la politique dz vos rois a travaillé
pour eux mais béniflez le ciel de ce que l'intérêt

Un pour Un
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