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Avis très-important d'un citoyen à l'ordre du Tiers, à MM. les députés des ordres de la Noblesse & du Clergé, aux Etats-généraux, au sujet des opinions par tête ou par ordre ([Reprod.])

De
15 pages
[s.n.]. 1789. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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AVIS v
TRÈS- IMPORTANT
D'UN CITOYEN
DE L'ORDRE DU TIERS, ̃;
A M M. les Députés des Ordres de la
Nobleflc & du Clergé aux -Etats.
'Généraux.
jiufujet des opinions par tête ou par Ordre,
O rganes des deux l'Etat;
on ne peut vous réfuter des lumières très-étendues
fur tout ce qui regarde les affaire» préfentes
mais, n'étes-vous pas dupes de vain* préjugés r
Ne cherche- c on pas à vous faire tomber dans
des pieges adroitement tendus & dont vous ne
vous doute* pas P Un moment, écoutez trois
Si mes obfervatiui» lues, vous rectifiez à vouloir
voter par Ord.c j'ofe dire qu'inutilemeni après
cela on tenteroit de vous faire coofentir à
voter par téta.
Je vais vous montrer d'abord par quels moyens
le Mioiftere nous avoit tous également affervis
i ̃ .-̃ V») ̃̃̃̃
droits; nous ftrons conduits naturellement à ce
qu'il faut faire pour conferver notre liberté. Je
a Iftî-Ê." ouvr*fi? P»r 'poÊu ce qui arriveroit
infailliblement t <i l'on optne par Ordre uu ce
et, la rhcroe chofe fi les Eut» font fcitfés
uni avoir rien déterminé honorez moi de
votre attention.
Moyens par Ufqiuls U Mmiûere nous «toit
Wftck la Nation dès l'origine, lorfqu'ellff
Jtoit bbre lorfqu-eUe poavoit élire & dépurer
fes Rois, faire tes lois oWitnpoferf Elle était m
il. o y «oh pas d'Ordres féparés ( Comment
la Natwo^a telle étéaflTervie t Par la formation
de trots Ordres diftinât dwiféi d'intérêts 8c
la France a eu cela de commun avec tous les
Gouvernement defpottques.
Oui des Machiavel car ils font de tons
les lienx & de tous les temps des Machiavel
dt*-Je enfengnerent aux Rois cette maxime
di*ù/e ùimptra. On gagne plutôt un Corps
qu une Nation entière.
On donna naîflânce à l'Ordre de la Nobleflè
elle ne fut d'abord que perfonnette par ttfiir-
ration elle devint héréditaire le» Nobles s'em-
rarerect des fiefs ils alTervirent le Tieri de
cuMirenc le régime féodal. Ils faifoient les frais
de la guerre mais leur puiflance offufb*a le
Gouvernement ).
fi) Vuyct le Menotte <k M dbu^gw Cu tt« tuu fi<»«nm,
(s) YvfttU UmUn cité.
jj y
Tint enfuite l'Ordre du Clergé qui' 1.
îeTNoUlV^E que le Gouvernement
le' Nobles.. En prêchant à no» Kere* crédule* le
^uchcmçnc des vanité. de Ce inonde iuC
Pan de leurs biens il éwbjit une puiflincT
au» Noble, le au Gouvernement lui môme
Le Gouvernement plein d'adreilc ^Ut enchal.
il enercba à donner une exiftence au Tiers
qui géimflbu fous Nobles afi,:
de loopofer, lu bcfoin aux autrc$ deax qJj ™
En s'empara de la -^K
des bénèfires conGftoriaux moyennant un tribut
qu'il accorda au pape fous le nom d'annate,
il nummoic aux place, aux digniecs du Royaul
«ne on euc foin de ne I-î donner qu'aux Nubie.
les plu, redoutable, ainft que les gro, bénéfice.
On dirigea de même le Cferge SeforTeqS
faveur les grâce, de, bénéfice,, d, l^coi
fiftance qu'on doona au Tiers & pâr une'
djvifion lnie(U«e entretenue encre les crois Or.
Jw, par de vaines diftinâion, ,par de. r-rivi.
fegHjnîttlle, peu à Pou la Ubleife ̃£"£
Oerg* s'accoucumerent à l'efclavage; leur cœu?
.'amolit jrtfouj chérir leur chaîn^r&L. SI
vernement de France tous le nom de Monarchie
devine un Gouvernement defpotique. Nulle liberté
d'écrire poiat de liberté individuelle 25-
de propiété de bien,, tout étoit profané des
Lettre, do Octet, des frirons fouT/Si
(4)
commiiT-on deftruâive, un nTc déyorinc qui ne
rcfpeftoit rien. Tel étbit l'Etat où nous vivions
il y a un an. Je ne rapporte point les traits d'hif-
tuire ils font trop connut Se trop récents.
Nota. Ce n'étoit point te Roi qui étoit
en Fraf.cc c'étoit le Minirtere & par une
frtalité incorn préhenfibe cette puiflance minif-
tt-ridle, qui opprimok le peuple, tenoit le Roi
en tutelle & dans une fituattun malheureufe
pour un Prince qui aime le bien p Se à qui l'on
ôte tout moyen de l'opérer.
TcWftlc fecret de ce Miniftere; tel eft fon
efpnt un a beau changet de Minières; la po-
Inique St l'efprit minifteriel régnent toujours. Je
vais le prouver.
Comment fommes'nous rentrés danspos droits 1
La Providence qui veille fur I» fort des peu-
,%Ici veut que fouvent d'un grand mal il en
rêfulte un stand bien. ici le atal a porté l'on
Les déprédation» des opprefleurs do peuple
rcduifirent les finances dans un tel état de déla-
brement qu'il fallut en venir aux expédients.
Augmenter les Impôts du Tiers, déjà exorbi-
tans n'étoit pas poffible que fait le fieur de
Calonne: ii aftemble les Notables ceux-ci virent
la plaie, & fentirem que le Tiers étant furchargé,
c'était leur mur de prêter le dos inréreffés ils
défendirent la caole commune. Enfn on vit
les Parlemens jufqu'alors fi indulgents pour
les enregiflreoients qui «voient permis tous les
Impôts extorqués les Etatsde ces

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