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Baptème ou Caractères et dénominations de la nouvelle Eglise ([Reprod.])

57 pages
chez les marchands de nouveautés (Paris). 1791. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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NBS 1010a
ÎHE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMON PRESS
.UciKlinglonHill Hall, Oxford OX30BW, UK
B A P T Ë M E
ou
CARACTÈRES
Vfï N •̃Q'.à'jf N AT ION S
NOUVELLE ÉGLISE.
A PARIS,
Chez les marchands de nouveautés:
A
B AfTEM E
o
CARACTÈRES
DÉ NO.M.i NATIONS
DE LA
NOUVELLE ÉGLISE.
v^hez tous les peuples anciens la naissance
d'un enfant fut toujours suivie de quelque
cërémonie^religieuse, eonformeàlacrojance
de la nation. (Jétoit chez les juifs le hui-
tième jour après sa naissance ,.<ju'on assem-
bloit les plus proches _parens de 'l'enfant,
et qu'on Lui donnoit le, norru qui étoit
convenu entr'éux. Il 'n'est pas: nécessaira
de rappeler ici y en preuve de cette asser-
4on ce que nous lisons dans l'évangile
s'être pratiqué à regard du iilsd/îZacharie
et du Sauveur'des hommes tous deux, cin-t
concis et appelés l'un
t* )
le huitième jour après leur sortie du sein
tée sur cette des juifs, le baptême a été
substitué à la circoncision et le délai
de huit jours aboli, avec injonction aux
parens chrétiens de présenter à l'église sous
yingt-jjuatre heures Tçnfant nouveau né,
au bon-
heur du ciel par Ta réception de ce sacre-
ment de la régénération de nos âmes et de
nos corps.
L'univers catholique vient d'être témoin
de la naissance d'une nouvelle secte qui
reconnolt pour père l'orgueil, et la philo-
sophie pour mère. Conformément a 1 usage
de réalise, procédons à son baptême et ad
à périr irréligieusement cet enfant chéri
le fruit de tant de soins et> l'objet de tant
de vœux et d'allarmes.
Mais en quoi consisteront les cérémonies
de ce baptême? en deux choses i°. à ré-
pandre sur elle des torrens de lumière
"a°. à lui donner un nom la première
opération est commencée dèpuisïong-tema
l'égard des philosophes qui conçurent
cette précieuse progéniture dans leur reli-
gieux cerveau. Voltaire, Socin Helvétius,
1 auteur d'Emile celui du Système de la,
nature Raynal et autres, ont voulu ramer
ner l'univers catholique aux ténèbres pal*
pablés du paganisme et à la seule religion
des passions les Bergier les Nonotte er
prééenïé le contre-poison
i*y
Ai
et d'érudition. De-
puis la révolution le même système s'est
reproduit avec impudence au-dehors et au-
dedans de l'assemblée nationale ,,et tout le
clergé de France l'a combattu par des ou-
vrages pleins d'onction de vigueur et de
sagesse. Des décrets désastreux contre la
religion ont été suivi»
tement et municipalité de Paris, encore
plus affligeons contre la liberté d1i culte ca-
rholi,que, proscrit par eux chez nous, A-peu-
pFès comme il l'étoitdana l'ancienne Rome,
aous ses tyrans les.plus farouches. De nou-
veaux écrits ont paru, et ont mis ces oeu·
vres de ténèbres dans tout leur jour. Lr\
nouvelles église est née au milieu de ces'i'
désastres et dé ces combats tout à-la-fois
politiques et reli ieux depuis sa naissance
chaque jour enfante de nouvelles produc-
tions pour l'éclairer sur les différent vices
de son illégitimité originelle. ;$
Ainsi, l'opération la plus essentielle de;
son baptême lui a été et lui est encore;
abondamment administrée par la fouis"
de tous let auteurs charitables qui versent
à pleines mains des torrens de lumière sur
sa tête.
Les Lamourette sous le nom du grand
Mirabeau, les Camus, les Grégoire le»
Gharier-de-la-Roche ont voulu repousser'
cette lumière importune par de ténébreuses
productions qui n'ont séduit que ceux qui
,étoient déja parleur, pa$s*o»s; lesMfau»,
tê\
à
M'a laissé le soin
quel
çqnnois qu'un
je suis,
que le grand
ses
le premier par son,
combattue par les décret$,.
les
£S>
A 3
ï dr i ie
mec le
f.
«croire 4*eiii|^
la tarife des tems
et le déshonorer
{ avec reçoit un » lare*tt pire.
pas»
Jb© cathodique estt un dota *âti$3i
̃l'universalité <des items
lieux que la religiorvé
iWEbai^ftsalùtairej, malgré' tous de
i'erifer pour en empéoher
L^s été repatiéiï |»o«r
et il
,Les' hénétaques ont voulu obscurcir la loi
'de l'église catholique en
:«i veinent tous le» dogmes de
•̃«•ë-ib- ;n'oat
'(il)
plu*
les Au,
!«•
Bossuet et mille «ansea"
éi^ise :voudrait
jjui laferoit
d'envelopper la nouveauté
avec: audace de-ses
«ous fancienneté d'une dénominatioiv rc3*
;M >
Ne laissons Joseph
son manteau
de ta crimineUe épouse C'est
Antioche que les adorateurs dn Chaist,
curent pour la première fois le non» de
chrétiens. Ce sera daAcet ouvrage^qae le»
membres de la nouv^ç secte française re-
cevront le seul leur dôr^ienBe*,
*v d'être leur
chef, t i.j. en rougu-oia mais leur dénomino
< ?
S'il falloit les dénommer par le nombre
et la Qualité de leurs il adroit
pour eux' un non* long
céeA$v les EîMcurieris, les Ariens i «les (Al-
pigeoi«tM les Zuïngïiens jàsqu'aux Quesne-
ustes, renfermât tous les cominencenjens
de noms hérésiarques et qui se terminât
par constitutiorialistes car, 1 comme dit le
C7 ̃)
A4
da clergé et comme l'ensemble et
la reproduction de toutes les hérésies c<*»-
aucune le prononcer
peu jde savstns le cotti-
Tout .le monde sait que les partisans do
aussi amateurs de toutes
les voluptés terrestres, de toutes k» jouis-
sances chnrneUes î^o» les,- Epicuriens de
grege qu'ils n«
croy eut pas, plus à la résurrection des corp»
à l'existence des ang>es, à i'immmoitaUté
des âmes à> îa punition éternelle des mé-
ehàiif à la réaompeme sans borne des
bons } qu'ils ne croient pas plus r^di^e
tous ces dogmes fondamentaux de notre
religion que les Saducéens n'y crpyoient
chez les Juifs
Epicure ohez les Grecs et que
lisme et la falote sont les
des uns comme des autres* Tout le monde
s^it «ncore que
,auteurs, pliuitifs de k cÎTiie
plus à lu divinité
de:1. G. so présence
«jue Bérenger à la
liberté de fiaire te bien et d'évît«r le mal;
_on
Je
patriarche jadis évêque d'Autun
refus
ï^ê»e
premier digne-
par le
d0 église
ètide
t-alyitt
à cette
fe..«oint;de
pe»,, papa
pas
̃'(^}
qui
futuses avec; ceux
qu'uoe dé la res*»
cesr
aéra .,de; Km* 4e: ̃«»
membres la
par la îjbitts lâche des Peut-être
content dé a« v^iBisoii
déc^ser »ae secte qui
dès sa naissance ,'est, l'objet de TewJcratioii
du_èenre huHxain» •<̃•̃•
cette
dif
iieultés*
cornière Ces difficultés .ne feront
4. vaincue sanè
sans ,gloire, Il faut
dont les ©ammenceiBien® sont contredits et
tOmbattltS. ̃̃ '.̃̃1 l, ̃̃̃̃ •̃
hnmainies.i petites répu-
gnances fd'une province entière, » encor»
jalouse de son les d^*
la fa
miUe des ^wi rej!ttt«>w d'elle
Oo)
l'idée de voir unè race impure
su tige, et se revêtir de son nom cette
l'aime mieux, de Périgourdine dès
tendre que la postérité tardive le lui donne.
murer d'une dénomination dérivée qui lui
est noble et honorable.
Elle désirerait donc une autre dénomina-
tion eh bien satisfaisons-la mais alors
je ne crois jpas quelle gagne au change f
car d'abord il iatidra commencer cette
nouvelle dénomination en remontant jus-
qu'à l'originel du monde, selon ses dé-
sits par le mot Caïn. On en sait la raison
ce faux frère fut le premier meurtrier de
ses semblables. Que dis-je de ses .sembla-
bles? C'est une erreur. Jamais Abel ne fut
semblable à Gain, pas plus que la vertu ne-
lest au vice l'innocence au crime la ,dou-
ceur à la violence la piété à^tifr^gioa
la bonté à la cruauté. Gaïn/iua doms Abel
son frère. Ce clergé de la uouvej^r église
plus jaloux que Caïn ftue celui de l'an'-
cienne mère commune de toutes les égli-
ses chrétiennes du monde. Il a la cruauté
d'employer des millions de bayonnette»
pour expulser tous les vrais pasteurs de
leurs sièges, et de s'asseoir impudemment à
leur place, avec cette différence toutefois
t ». >
pies a usurpés et des
Ainsi sa première
qu'elle porîe «Biche sur
et c<am
que Caui
mandoità Dieu d'en «substituer un de salut,
afin* que ne le
lui-même traité
son frère. Je ne sais pas si la cocarde aux
pré*
servem de tous J'ajoute
pea de foi à ce talisman national, incapa-
hler d'arrêter une balle, où de conjurer un
boulet dans sa marche brutale. Mais toit-
joiirs est-il' qu'église de Caïn sera son pré-
nota,, sans qu'on puisse le lui contester ni
qu'elle puisse le refuser elle-même.
II en est un second presque semblable
au prem^r qu'elle ne peut i&xrovtét-'t ''Ce-
hûfd-Isearwtiqùe. Judasrlseariote par un
f If )
mets du
dan« Jfe;
église a
J, W et decet«
temtes le,9'
;ï»our»at
^ur &ku maani-
:.r
Pot^r supplanter l'aiicien elergéi qui= étôip
libre. on 4a|«i (jixe ïej ;|aif
Judas
«
ri aiiiear?. qui le fôndâttiuEt de Ja
ïiouyeile église avoit déjà
des biçras
V plus désigné que de traître, de
4Q «or i, cpœiee;, ïiùii ie manioit, I
£&!>
Ils ont «cria que toua
leurs, plansde destruction contré la *eligîo«
bouche® comme leurs
gion de le coup
la hache pontce la
tique respecté- par du sieur
Tuillerand de I^érigordv séiféqùe dAutun,,
agent du clergé:, l'exécution
préméditée; il :ne fallut que sonder ses dis-*
positions et; s'assurer de sa langue. Chez
lui tout fut docile au-delà même des espé-
rances..11 ne craignit point de prononcer
u des biens que la nation n'avoit point
ormes seroient ala disposition de la nation y
que des; biens que la nation n'aùroit métne
pas pu ôter, quand elle lesanroit eu donnés,
seraient enlevés aux successeurs des gêné-'
ïeuatj pontifes iqui avoient successivement
disposé de leur patrimoine en faveur de
leurs églises témoin S, ^lAmbroise de Milan
et mille autres et que foin de retourner dans
le.sein des familles d*oii ils étoilent sortis,
ceqiiieût été moins injuste, ils seroient tous
arrachés, de l'autel auquel ils avoient été'
à jamais consacrés pour assouvir la eùpi^
dite des hommes du siècle des agioteurs,
des usuriers et*dp toutes les sangsues de
Kétat» îk'Mèqae d'Autun pr#a dono et ses-
été honoré
res et
culte,
le
atroce » «m de-
voit livrer luzerne, et l'ad-
des choses saintes à une horde
à de faux et d'intrus audacieux,
dont il devoit se montrer le père 'et le
Cette émanation sacri-
lège de son sacerdoce avili, exécré paimi
tous les gens: de bien et aux yeux même
de la famille de Périgord, qui gérait, qui
rougit
impur cette production adultère d'un mi-
nistère profané mercenaire,
esclave, digne avorton d'un père dtiuble-
ment perficTe, ne peut donc repousser la
dénomination d'Iscariotique que lui a mé-
ritée son trop fameux auteur. Si elle s!a-
vif oit de contester la- justesse de la déno-
mination en disant que les enfans n'héri-
xent pas toujours des vices et des défauts
de leurs pères, |e lui présenterais pour mi-
roïr.fa conduite, son arment, la clôturé
des chapelles reîteiïe»ses la persécution des
vierges et des ministres du Seigneur, leur
tuite \mv spoliation Ieiib, insulte* i' leur.
(
de suite de ces
tout cela son ouvrage ou ce qui est ht
xnourette, des Charrier, des Dumouchel,
des Faucbet, et du reste de leurs associés
dans les 83 départemens et elle, ne pour-
roit nier la plus parfaite ressemblance en-*
tre le père et sa progéniture spirituelle. »
r est vrai qu'il ne faut pas confondre
avec la foule des impénitens 4 ou 5 évé-
qnés constitutionnels qui avoient bien eu
le courage d'imiter Judas par un serment
perfide, et d'accepter comme lui la récom-
pense d raie perfidie attroce mais qui soit
touchés d'un repentir salutaire, soit dé-
sespérés d'une réception humiliante qui
leur a montré la religion plus vigoureuse
dans leurs nouveaux, évéchés que dans
l'assemblée des électeurs ou même des lé-
gislateurs et, des clubs jacobites, n'ont pas
eu le courage assez robuste pour lutter con-
tre ce reste de foi pour s'ériger en per-
sécuteurs de leurs ouailles et se sont bà-
tés, çomme lui, de rapporter aux pieds des
électeurs le prix de -leur avarice ou de
leur ambition, et d'efacer la publicité de
leur double faute par la double retracta-
tion de leur s,erment impie et de leur
acceptation sacrilège., Hélas 4 quel exem-
ple ils ont donné aux autres coupables. 1
<Qu»c«ux.-ei imité acteurs
cu|>er à chercher dans-
toire des parallèles qui prissent, par un
«ontraste piquant, leur ouvrir les yeux à la
lumière, l'église
qu'ils viennent de
daleux de tous les schisme» sur-tout après
tes écrits lumineux de Bosquet. sur celui
des églises protestantes,
dont fourimillent la ca*
Mais leur
cherchons leur
de nouveaux î«èmèdes dans l'histoire des
vices du genre iiâmain,
pa5 les seuls: modèles que tu as^ copiés
Souffre d<in« que je te kcttnpare en*
core à d'autres prototypes pour égaler à'là
variété» de tes attributs celfe de; tes
minatioiiSy et par
.t.
sainte -écriture^
qu'Âbràhantj ,'a^dht ̃• appris-
entre Agar ©tS»rfe,;en*
I§aaç pour rétablir
ïiîe^e
l'esi
clave et- ïàir et* qù«« ^JivtA
B
la Vétàt&bîe
̃cevoit chaque par d'une servante acariâtre
et Isaâc des mauvais traitemens qu'il étoit
«obligé de souffrir de la part d'un enfant qui
n'étant point légitime ,rendoit ipar sesvk»r
lences la vie .malheureuse à l'héritier pré-
somptif des promesses. L'esclave et son fils
n'osèrent résister. Ils obéirent, eten cela,
disent les pères de l'église, ils Hguroieut
l'un et l'autre les hérésies qui dévoient
'naitre dans l'église, les diverses sectes qui
devoient troubler sa.paix et déchirer soir sein.
Lacônduite d'Abraham qui ne reconnoît
qu'une épouse,et sacrifie pour elle tout ce qui
peut altérer son bonheur, est la figure sen-
sible du chef invisible de l'église qui n'eu
reconnoit qu'une qu'il s'est acquise par son
sang, et de son chef visible, le père, des
croy ans de la.nouvelle loi, toujours atten-
tif a bannir du' sein. de sa pieuse faniii le
toute doctrine perverse qui en pourroit
altérer la sainteté, toute société, adultère
qui pourroit y introduire le désordre ot le
scandale. Or j«,vous le demande soeiéié
nouvelle, qui venez de recevoir l'existeBca
sous la main du faux
êtes-vous la véritable épouse d'Abraliam.,
ou n'étes-vous qu'une concubine, qu'une
adultère? Voua me clirtïz peut-être que
êtes la véritable. époase tatidis que la vé-
ritab'e épouse tient le même langage; je me
trouverais embarrassé pour
savoir véridique ou
iorscrae
deux mères souiénoiént également
lui Safomon. Celui-ci consulta la nature
et ,la question fut décidée. Celui-là consulte
épouse et qu'elle veut partager l'honneur du
lien conjugalîelle abeau employer les larmes,
les caresses, les protestations d amour et d'u>
nion, il ne peut reconnoitre pour son épouse
la persécutrice de Sara, ni^ispenser fes fa-
veurs de sa familiarité à rûsurpatrice des
prérogatives domestiques de sa seule et lé-
gitime épouse.
Quiconque veut être de la famille d'A-
braham, doit comme lui chérir et respecter
sa légitime épouse; méconnoître Sara dans
ses droits c'est renoncer Abraham pour
père; c'est s'exposer, comme Agar, à la
sévérité d'un juste châtiment, d'une hon-
teuse expulsion.
O toi 2 ég|se adultère, que, après avoit
souillé parun concubinage éffrené la
«ouche nuptiale de l'époux de nos âmes
ose encore te donner pour la légitime
épouse, et veux condamner Sara à la co-
lére d'Abraham, as-tu réfléchi que le con-
$.dÊtt.ement de l'époux n'est pas moins né-
cessaire pour opérer une union légitime,
que celui de l'époux et au' Abraham loin
de t'accorder le sien et de reeonnohre en
toi sa chère ne te reconnoit au conr
traire que pour une esclave kttraitable
t-m
B 2
pour indigne de son «pour
autant que digaé de son çourrouai? Il a
examiné lentement et avec maturité les
droits que tu pouvais avoir à son union
et, dans ton mépris insultât, caché #ous
le masque d'un taux respect, il n'a vu <ju,0
le mensonge, la fourberie l'astuce, l'hy-
pocrisie, la cruauté même, et tous les cri-
ces de l'adultère et du libertinage le plus
impudent Il a pris la pei.\e de lever le
tnasque lui Même de sa main prudente
et te surprenant en flagrant délit fv^« tes
amana cruels, adultères, audacieux, il t,'a
montré ta turpitude à toi-même
trois fois il a levé le rideau et trois loi|.jl a
rougi de tes vices et de l'union adultère que,
tu prcaendois entretenir avec le chaste
Abraham de la nouvelle loi. Ecoutant plus
son indulgence que sa sévérité, au lieu des
t'immoler à son juste ressentiment et de te
condamner incontinent au supplice décerné
contre la félnine adultère, il t a représenté
tes torts il t'a montré tes excès, et son
«mour a encore suspeudu pour un tems
les justes anathémes qui doivent te bannir
à jamais de la maison patriarchale. Il ac-
corde encore des inomens de réflexion et
de retour à celle qui plus elle le trahissoit,
plus elle s'éloignoit de lui, plu- au«|i elle
protes toit. qu'eue vouloit .lui* demeurer fi-
dèlement unie. Vaines MOtestatiotts fidé-
lité hypocrite et mensongère, Vous avez
été apréciées à votre juste vaieur par la
père éclairé dès crovans il a redoubla