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BUDJET
D'UN SOUS-LIEUTENANT,
POEME EN UN CHANT,
PAR A. G. Sous - Lieutenant de
la Garnison de Lyon, Chevalier de
l'ordre royal de la Légion d'honneur.
» La vertu sans l'argent est un meuble inutile. »
A LYON,
De l'Imprimerie de J.M. BARRET, place des Terreaux,
maison St-Pierre.
1817.
PREFACE.
Ami lecteur , sache que mon ouvrage
Est à ta critique soumis ;
Si , par fois, ton humeur t'engage
A le blâmer auprès de tes amis ,
Sois , pour l'amour de Dieu , tant soit peu charitable,
Songe bien, que, de mon aveu,
Mon meilleur vers est détestable.
Si tu veux m'épargner un peu ,
Tu ne liras que la préface.
Par elle tu pourras suffisamment juger
De mes rapports avec le mont Parnasse.
Si tu voulais cependant prolonger
Tes ennuis par pénitence,
Il est urgent de t'apprendre, avant tout,
Que malgré ta patience
Tu ne peux , sans dormir , arriver jusqu'au bout.
BUDJET
t^M^OUS - LIEUTENANT.
Moi-, .cpt, jadis, comble des faveurs de ma mie,
Savourais galamment les douceurs de la vie
Et vidais à longs traits la coupe du plaisir,
En vrai Sous-lieutenant , guidé par le désir,
Des arrêts , aujourd'hui, victime infortunée,
J'en chante les rigueurs, maudissant Leur durée.
0 toi , ma Joséphine, ô toi, que dans mes bras,
J'ai si souvent pressée , adorant tes appas,
Viens dicter mes regrets à mon faible génie ,
Viens inspirer ma muse encor mal aguerrie ;
Viens me dire pourquoi, d'un rang peu lucratif,
Le Roi , récompensant le zèle le plus vif, C\
D'avides créanciers m'expose à la poursuite.
Viens me dire comment je puis les mettre en fuite,
Comment faire cesser lesclavage où je suis,
Et mettre enfin un terme à mes tristes ennuis.
LOUIS, daigne augmenter tant soit peu mes finances,
Daigue de mon traiteur acquitter les créances ,
Permets que je l'adresse à ton royal trésor ;
Ajoute , à tes bienfaits , quelques bienfaits encor. t
Tu sauras que mon cœur m'appelle à te défendre; - s.
Pour soutenir tes droits, tout mon sang à répandre
Ne pourrait me rayer du rang de tes amis.
Ton retour termina des malheurs infinis ;