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Café persan ou liqueur anti-épidémique... inventée et composée par M. Couesmes ("sic")

De
12 pages
impr. de Bertrand-Hû (Troyes). 1871. In-12, 12 p..
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0m PERSAN
ou
LlQllHIIyÂNTIEPIDEmiQUE
PRÉSERVATIF CERTAIN DU CHOLÉRA, DE LA
FIÈVRE TYPHOÏDE ÉPIDÉMIQUE OU ENDÉ-
MIQUE, DE LA PESTE, DE LA DYSSENTERIE
(FLUX DE SANG), FIÈVRE JAUNE, SCORBUT
ENDÉMIQUE, ETC.
INVENTÉE ET COMPOSÉE
PAR
M. COUESMES
Voilà plus de dix ans que je cherche lesmoyens
de composer une liqueur qui, introduite dans le
torrent circulatoire, ait la propriété de paraly-
ser les effets d'un air infecté. Cependant, malgré
toutes les expériences et tous les sacrifices que j'ai
faits jusqu'à ce jour, je n'avais encore pu, pour
ainsi dire, réussir. Aussi m'a-t-il fallu faire de
grandes dépenses, m'a-t-il fallu une patience à
toute épreuve, une persistance presque inconce-
vable, un travail sans relâche, pour triompher
d'une foule d'énormes difficultés !... Mais, grâce
2
à Dieu, je suis certain aujourd'hui d'être arrivé a»
but que je cherche à atteindre depuis tant d'an-
nées.
Je puis assurer que tous ceux qui feront usage
du café Persan, de la manière que je l'indique,,
seront exempts des effets destructeurs des épidé-
mies et des endémies. — Si, par extraordinaire,
une personne faisant usage de la liqueur préser-
vative, se trouvait atteinte de la maladie épiclé-
mique, les effets en seraient si bénins que la science
médicale en triompherait facilement.
Quand il règne une maladie épidémique, la peur
de la maladie et de la mort, — répète-t-on à sa-
tiété, — conduit au tombeau un grand nombre
de personnes. —Je suis parfaitement certain que
cela est bien moins vrai qu'on ne l'a dit jusqu'a-
lors.
Les personnes chez lesquelles le sang est nota-
blement altéré, le système nerveux est faible et
partant très-impressionnable ; les chairs sont
débiles, fades, molles et tombent d'autant plus
facilement en décomposition sous les coups du
poison é|jidémique. Pour ces personnes il n'est
aucun moyen préservatif et encore bien moins
decuratif. Le peu d'air infecté qu'elles reçoivent
les tue comme la foudre, et leur cadavre reste
comme momifié. Rien d'étonnant qu'un homme
de six pieds n'en mesure môme pas quatre, quelques
heures après sa mort. Certains poisons épidémi-
ques ont par eux-mêmes la terrible-puissance de
fondre les chairs, de rnpetis?er les solides d'une-
— 3 —
manière exorbitante et iudéflnissable pour tout
le monde sans exception. Et cette fonte des chairs,
«e rapetissement des solides, existent avec d'autant
plus de promptitude et de force, que les fluides,
qui sont chargés de les alimenter, sont de mau-
vaise nature.
Toutes les partiesdu corps humain sont formées
par le sang, et elles sont toujours en raison de la
qualité de cette chair coulante : forle et résistante
si le sang est pur et en quantité nécessaire, faible
€t facilement décomposable si le sang est impur
et en trop petite quantité — ou seulement impur.
— Il est donc de la plus grande nécessité, — en
temps d'épidémie surtout, — d'employer tous les
moyens pour se faire un sang riche, et cela n'est
pas si difficile, — quand l'organisme est bon, —
que ça le paraît de prime abord. — Il ne faut pas
croire que c'est en mangeant énormément que Ton
se forme un bon sang ni qu'on se Venrichit, car
c'est bien moins la grande quantité de manger qui
profite que ce que l'on digère bien. 11 ne s'agit
pas toujours de manger beaucoup, mais plutôt de
faire usage de bons aliments et de les bien digé-
rer.— Ceux qui, notamment au début d'une épi-
démie, se ressentent des effets d'un appauvrisse-
ment de sang, douent, au plus vite, consulter un
médecin qui leur enseignera les moyens qu'ils
devront employer, — selon leur tempérament, —
pour redonner à leur sang les éléments qui lui
manquent.
Nous devons faire observer ici que si les ali-
— 4 —
ments,—en franchissant le passage pylorique pour
subir l'action véritable de la digestion dans les
intestins duodénum, jéjunum et iléon, — sont de
bonne nature, sont dans de désirables conditions,
le chyle et la lymphe, une fois mélangés et versés
dans le torrent circulatoire donneront un sang pur
et riche ; qui, à son tour, pourra donner assez de
force à l'organisme et en avoir assez lui-même
pour, — aidé par le café Persan, — résister avan-
tageusement aux aspirations méphitiques, aux
émanations putrides et pestilentielles. — Ceux qui
sont aussi le plus sujets à être atteints des fléaux
pestilentiels, sont ceux qui vivent dans la mollesse
et la débauche. — L'exercice et la sobriété en tout
sont les principaux auxiliaires d'une bonne santé.
Pour ceux qui, comme nous, ont étudié les épi-
démies jusque dans ce qu'elles ont de plus minu-
tieux, savent à merveille qu'elles ont toujours
pour cause communeelaccidentcllc une altération
de l'air.
La véritable cause de toutes les maladies épidé-
miques, endémiques ou sporadiques, cxisle dans
l'atmosphère, son véhicule est bien l'air que nous
respirons : c'est par le moyen de cet agent que la
cause de l'affection s'introduit dans l'économie, et
les coups donnés par l'épidémie sont d'autant plus
sensibles qu'il y a, chez les sujets plus de prédis-
positions physiques et que leurs fluides sont alté-
rés dans leur état général.
Nous aurions pu donner à notre liqueur un tout
autre nom que celui de CAFÉ PERSAN ; mais c'eût