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CATALOGUE
DES LICHENS
DES
DEUX-SÈVRES
PAR O.-J. RICHARD.
Dei plena sunt omnia.
(Cic.)
Extrait des Mémoires de la Société de Statistique, Sciences et Arts
du département des Deux-Sèvres.
NIORT
L. CLOUZOT, LIBRAIRE-ÉDITEUR,
22, RUE DES HALLES, 22,
1877
NIORT, IMPRIMERIE DESPREZ.
ILLlTSTRIfiSIMO
DOCTORI NYLANDRO,
FUNDATORI LICHELOGLE HODIERNÆ,
HOC OPUSCULUM
HUMILLIME OFFERT
AUCTOR.
PRÉFACE
L'étude des Lichens est malheureusement peu répandue.
Tandis que la botanique ordinaire réunit un nombre considé-
rable d'adeptes, la cryptogamie, au contraire, reste confinée
dans le cercle étroit d'un petit nombre d'hommes spéciaux,
et se dresse, devant l'observateur novice, avec un appareil
mystérieux et un peu effrayant, de textes latins, de mots
bizarres, d'instruments d'optique et de formules empruntées
à la chimie.
Cependant, lorsque, poussé par le désir de connaître, on a
entt'ouvert la porte du sanctuaire, on ne tarde pas à s'aperce-
voir que, dans ce monde des fleurs cachées, les choses se
passent tout aussi simplement que parmi les fleurs apparen-
tes, et que la main du Créateur y a répandu, avec autant de
profusion, l'harmonie et la beauté.
Grâce au microscope, on a pénétré au fond de ces mystères
qui arrêtaient les progrès de nos devanciers et qui, aujour-
d'hui, ne sont que des phénomènes ordinaires dont chacun
peut se rendre compte ; et s'il y a quelque chose de merveil-
leux dans ces études, c'est de voir fonctionner avec tant de
régularité et se maintenir, toujours avec les mêmes caractères
dans chaque espèce, des organes d'une telle ténuité que leurs
dimensions ne se mesurent que par quelques millièmes de
millimètre.
Les Lichens forment une des grandes classes de la crypto-
gamie. Ils jouent un rôle important dans la végétation des
— VI-
contrées boréales où ils servent de nourriture aux rennes et
à quelques animaux domestiques. Le Cetraria islandica, si
connu chez nous pour son emploi en médecine, constitue un
excellent aliment -en Islande où on le sert haché et bouilli
dans du lait. Les Roccella tinctoria et Lecanora parella sont
employés pour la teinture. En Suède et en Norwège on a
établi des distilleries de Cladina rangi/erina et autres espèces
voisines, pour en extraire de l'alcool. C'est M. Stenberg, pro-
fesseur de chimie à Stockholm, qui est, depuis 1868, l'inven-
teur de cette fabrication nouvelle. L'alcool lichenique se
fabrique aussi en Finlande et surtout en Russie. Dans ces
contrées, en effet, les Lichens sont prodigieusement abon-
dants et c'est par pleines charrettes qu'on les récolte. On les
a même utilisés pour la nourriture des bœufs et des vaches.
Enfin, en Afrique, une curieuse espèce, Lecanora esculenta,
croît jusque dans les sables du désert et sert aussi à la nour-
riture des hommes et des chevaux.
Dans nos contrées, ils couvrent de teintes variées nos
arbres, nos rochers et nos murs, et tapissent d'un épais gazon
les sols les plus arides. Dans les montagnes, certaines espè-
ces, abondamment répandues, se suspendent aux branches
en gracieux festons. Ils aiment à vivre dans un air pur,
chargé d'une humidité fréquemment renouvelée. Ils consti-
tuent, pour ainsi dire, le critérium de la salubrité d'une con-
trée. En effet ils sont rares dans les régions paludéennes,
plus rares dans les villes, très rares à Paris et complètement
absents à Londres. Ils sont nombreux dans les plaines, plus
nombreux dans les vallons et les bocages, c'est-à-dire dans
les lieux très boisés , et on les trouve, à profusion, dans les
montagnes, où les espèces sont plus variées et plus prospères
que partout ailleurs. Dans le Nord ils sont plus nombreux en
individus, moins nombreux en espèces.
Ils se reproduisent par des organes de sexes différents : les
spermogonies (correspondant aux anthères des fleurs) et les
apothécies qui représentent les ovaires. Les spermaties des
spermogonies peuvent être comparées au pollen, et les spores
- VII -
aux graines. Cependant quelques Lichens de nos contrées
sont constamment dépourvus d'apothécies et, par conséquent,
de spores ou graines, sans cependant manquer toujours de
spermogonies. D'autres sont constamment dioïques (Ephebe
pubescens, Synalissa symphorea). Reste à expliquer comment
les Lichens dépourvus d'apothécies peuvent se reproduire.
Cette anomalie est d'autant plus frappante que ces espèces
ne sont pas les moins communes, comme par exemple les
Parmeliaperlata etperforata dont les apothécies sont inconnues
en France et qui sont extraordinairement abondants. Une
autre espèce, Amphiloma lanugtnosum, également très com-
mune, chez nous, sur les roches siliceuses, n'a jamais, dans
aucun pays, été rencontrée à l'état fertile, tandis que les
deux premières fructifient très bien sur d'autres continents.
On a pensé que les gonidies, corpuscules verdâtres, qui for-
ment un des éléments du thalle, pouvaient avoir, à une cer-
taine époque de leur développement, une sorte d'existence
propre suffisante pour reproduire l'individu dont elles étaient
issues. Cependant les gonidies thallines (je ne parle pas des
gonidies hyméniales, ( ou gonimies, qui sont assez rares
et spéciales à certaines espèces) ne constituent aucun carac-
tère spécifique, car elles sont toujours à peu près semblables
dans presque tous les Lichens et il est assez difficile de s'ima-
giner comment, avec cette unité de type, elles pourraient
donner naissance aux espèces les plus dissemblables. C'est
ce qui, sans doute, a conduit certains lichénographes à ad-
mettre, en dehors de la question de reproduction des espèces
stériles, que les gonidies étaient des algues infimes végétant
pendant un temps, à l'état d'algues isolées et en dehors des
thalles, puis finissant par faire partie de ceux-ci, pour en
sortir de nouveau et reprendre leur premier mode de vie à
part. Le docteur Gibelli, de Modène, affirme même avoir vu
les gonidies de l'Opegrapha varia se transformer en Trcntcpohha
qui lui ont donné successivement des Zoosporanges et des
Zoospores. Les partisans de cette théorie à laquelle on a
donné le nom d' algolichénique soutiennent en outre que les
Lichens, dans les premières phases de leur développement,
VIII -
vivent en parasites sur une algue rudimentaire qui se trans-
forme peu à peu en gonidies et qu'ensuite ces gonidies con-
servent leur nature d'algue dans les thalles où elles ont fini
par prendre place.
Cette théorie ne me paraît pas démontrée. En effet le Dr
Nylander a établi (Flora, 1875, p. 303) que les gonidies pren-
nent naissance dans les cellules des très jeunes thalles et
même se forment dans les cellules de thalles adultes. C'est
seulement lorsqu'elles sont sorties des cellules, par absorption
de celles-ci, qu'elles deviennent réellement libres et se multi-
plient par division. Elles ne proviennent donc pas du dehors.
Du reste les gonidies sont des organes des Lichens. Dans
certains types de la famille des Lichinées elles forment pres-
que le Lichen tout entier ; dans d'autres elles se trouvent en
quantités plus ou moins réduites ; mais elles constituent,
pour ainsi dire, le caractère général et presque unique de
cette classe de végétaux. Or, si les gonidies sont des organes
des Lichens, il n'est pas très facile de .concevoir comment
ces organes auraient eu primitivement une existence propre
qu'ils reprendraient plus tard, après la destruction ou la dis-
sociation, par une cause quelconque, des éléments de l'être
physiologique à la vie duquel ils auraient concouru. Enfin, on
sait que quelques Lichens ont une existence pour ainsi dire
indéfinie, par suite, sans doute, comme chez tous les autres
êtres organisés, de la transmutation et du renouvellement
de leurs divers éléments. Eh bien ! se figure-t-on l'entité
d'une gonidie traversant ainsi les siècles, dans le sein d'un
Lichen dont les divers éléments se seront incessamment
renouvelés, jusqu'à ce qu'une circonstance fortuite lui rende
tout à coup la liberté et lui permette de vivre à l'état de
plante indépendante. Cette incommutabilité dans la matière
organisée ne nous paraît pas conforme aux vues de la nature.
Quoi qu'il en soit de la théorie algolichénique , il n'en est
pas moins certain que les Lichens sont voisins, tout à la fois,
des algues par les Lichinées et des champignons par les
Pyrénocarpées. Le système du Dr Nylander établit d'une
façon excellente cette disposition naturelle. Ce système qui
— IX-
est aujourd'hui généralement admis, est aussi celui que nous
avons adopté pour la rédaction de ce travail.
Les Lichens tirent toute leur nutrition de l'atmosphère et
de l'eau de pluie qui, agissant sur les éléments des différentes
surfaces où ils sont fixés, leur apportent, à l'état de solutions
fort complexes, les substances nécessaires à leur mode de
vie. Cela est si vrai que la plupart des Lichens n'ont qu'une
existence intermittente qui s'arrête pendant les grandes sé-
cheresses et renaît pendant la saison des pluies ou des brouil-
lards. On a donné le nom de substratum à ces surfaces de
natures si diverses sur lesquelles les Lichens peuvent se ren-
contrer.
Le Dr Nylander a démontré (Flora, 1874, p. 60) que les
Lichens ne peuvent tirer aucune nourriture de leur substratum
par les rhizines ou par l'hypothalle. En effet, en plongeant
un Lichen fruticuleux, sec (Usnea, Alectoria, Ramalim, etc.)
dans l'eau, de façon que la base seulement soit en contact
avec le liquide, on s'aperçoit que les parties émergentes res-
tent constamment sèches. Ils ne peuvent donc rien absorber
par leur base : ils ne vivent que par le milieu ambiant ; l'ab-
sorption nutritive ne se produit que par l'intermédiaire de la
couche cortico-gonidiale.
Aussi, me semble-t-il difficile d'appliquer aux Lichens la
théorie si savante et si vraie, exposée dans deux brochures
récentes de M. le professeur Contejean, de la Faculté des
sciences de Poitiers, pour prouver l'influence du terrain sur
la végétation des plantes vasculaires.
Il est à remarquer, cependant, que tous les Lichens ne
sont pas indifférents sur le choix de leur substratum. Quel-
ques-uns, en effet, sont spéciaux aux roches dures, d'autres
aux calcaires plus ou moins tendres, d'autres aux écorces,
aux vieux bois, d'autres enfin tt la terre nue, soit calcaire,
soit siliceuse, ou aux détritus végétaux qui peuvent recou-
vrir ces diverses surfaces. C'est ainsi que le Lecidea geogra-
phica et ses variétés se rencontrent abondamment sur les
granités, les micachistes, les gneiss, les quartz, les grès, etc.:
les Placodium candie ansJ Lemnora pruinifera sur les calcaires
- x -
tendres ; le Boemyces roseus sur la terre siliceuse ; les Placodium
fulgens, Heppia lutosa, Squamaria lentigera sur la terre cal-
caire ; les Psoroma hypnorum, Gompltiltus calicioides, Norman-
dina Jungermannim sur des débris de mousses. Le Strigula
Babingtonii ne végète que sur les feuilles vivaces du buis, du
laurier, de l'arbousier. Enfin, certaines espèces , réduites
à leurs seules apothécies, végètent constamment sur le
thalle ou les apothécies de telles ou telles autres espèces de
Lichens. Mais toutes ces règles ne sont pas absolues. Schœ-
rer (Enum. p. 106) indique le Lecidea alpicola sur des tiges de
Rhododcndrum. J'ai trouvé à Lathus (Vienne) sur la terre sili-
ceuse, le Cladonia endivioefolia, qui semble spécial aux ter-
rains calcaires ; à Arçay (Vienne), près Pas-de-Jeu (Deux-
Sèvres), sur des racines de peuplier, le Lecanora cinerea, et à
la Mothe-Saint-Héray sur le Prunus spinosa, r Urceolaria scru-
posa, qui sont des espèces essentiellement saxicoles.
Certaines espèces comme, par exemple, 1 v Physcia parie-
lina, semblent complètement indifférentes à la nature de
leur substratum. J'ai trouvé ce dernier lichen sur de vieux
canons exfoliés par la rouille au bord de la Charente près de
Rochefort. On rencontre assez fréquemment, du reste, de
vieilles grilles ou de vieux ferrements recouverts et comme
salis par des vestiges de lichens plus ou moins incomplète-
ment développés. Au contraire, les os, le cuir, le verre sur-
tout sont des substratum sur lesquels on ne rencontre que
très rarement les Lichens. J'ai trouvé sur le cuir (à la Mothe-
Saint-Héray), les Phy scia parietina et tenella ; - sur les os, le
Lecanora cyrtella (dans l'île d'Oleron) ; le Lecanora citrina (dans
les Deux-Sèvres);—sur de vieux tessons de verre au sommet
des murs de clôture : les Pltyscia parietina et tenella ; les
Lecanora crenulata, dispersa, erysièe, exigua et le Lecidea canes-
cens; le Ph. tenella seulement dans les Deux-Sèvres (à Saint-
Maixent); les autres dans la Charente-Inférieure (à Maren-
nes). Je ne connais aucun livre qui parle du verre comme
substratum des Lichens, excepté cependant le Synopsis du
Dr Nylander, publié en 1860, où on lit cette phrase à la p. 68 :
« M. F ries affirme même en avoir vu en Suède sur de vieux vitraux
— XI-
d'une église. » - Enfin, j'ai trouvé dans les champs, auprès
de La Roche-sur-Yon (Vendée) le Lecanora coarctata, var.
ornata, ^ur de vieux débris de feutre.
Au point de vue de l'habitat, les règles sont peut-être un
peu plus précises. Certains lichens sont spéciaux aux monta-
gnes, aux régions subalpines, aux plaines, aux lieux humi-
des, aux lieux ombragés. D'autres aiment le voisinage des
eaux (Leâdea canescens), le contact même des eaux (Endocar-
pon jluviatile). Il en est enfin qui sont presque constamment
submergés, soit dans l'eau douce (Verrucariæ inundata, mu-
cosa, hydrela), soit dans l'eau salée ( Verritearia., maura jlucti-
gena, conseguens, ce dernier végétant sur les Balanes vivantes
et sur les Patelles, vulgairement appelées Jambes).
Quant à la distribution géographique des Lichens, il faut,
pour trouver des différences sensibles, comparer des zones
très étendues, les lichens étant les plus cosmopolites des
végétaux.
Une anomalie bien singulière consiste dans la propriété
qu'ont certains Lichens, réduits aux seules apothécies, de
creuser, sous eux-mêmes, leur support calcaire et de pratiquer,
ainsi, une sorte de trou au fond duquel ils s'enfouissent à
moitié (Lecidea exanthematica), et disparaissent même complè-
tement, par suite de l'oblitération de la partie supérieure de
l'excavation ( Vermcaria sepulta). Ce phénomène est produit,
sans doute, par l'acide carbonique de l'air. Cet acide, dissous
par l'eau de pluie qui imbibe l'apothécie isolée, se trouve
ainsi retenu autour de celle-ci, a la partie inférieure de
laquelle il s'accumule par suite de la pesanteur de l'eau qui
lui sert de véhicule ; et là, se trouvant en contact avec les
éléments calcaires du substratum, les dissout à son tour et
creuse ainsi le réduit où s'enfonce peu à peu l'apothécie. Par
# suite de cet enfouissement, les molécules calcaires remon-
tent par l'orifice supérieur et parviennent même quelquefois
à l'oblitérer d'une manière complète, ne laissant à la surface
de la roche qu'un imperceptible bourrelet.
Certains petits champignons thécasporés, ressemblant ex-
térieurement à des Lécidées parasites, se rencontrent parfois
- xu-
sur les thalles ou les apothécies de certains Lichens : Sphœria
epicymatia sur le Lecanora subfusca ; Âbrothallm parasitions sur
les Parmélies. Le Spilomium Pertusariicola se trouve quelque-
fois sur les Pertusaires ; les Spilomium olivaceum et graphi-
deorum envahissent fréquemment les opégraphes ; les Morio/a,
Torula et bien d'autres, pénétrant jusque dans l'intérieur des
apothécies, peuvent souvent occasionner des erreurs.
Les réactifs chimiques sont une ressource précieuse pour
reconnaître un grand nombre de Lichens. Les principaux
sont des dissolutions de potasse caustique (K.), de chlorure
de chaux (non chlorure de calcium), (cacl. ou C.) et d'iode
additionnée d'iodure de potassium (I). La potasse montre admi-
rablement la différence entre le Parmalia perforata dont elle
teint la couche médullaire en rouge et l'ancien Parmelia per~
lata sur lequel elle ne produit qu'une légère teinte jaunâtre.
Avec le chlorure de chaux, on distingue parfaitement, par la
coloration rose de la réaction, les Parmelia Borreri, Leeidea
yrisella, etc. La solution d'iode sert principalement pour les
préparations microscopiques. Elle teint en bleu, en violet, en
rouge vineux ou en jaune pâle la gélatine hyméniale répan-
due autour des thèques. Elle colore même en bleu les spores
de quelques graphidées. Malheureusement ces réactifs s'altè-
rent rapidement et alors ils ne peuvent donner que des indi-
cations trompeuses. Il faut tenir les flacons bien bouchés et
renouveler souvent leur contenu. Ces flacons, introduits dans
des étuis en buis de la grosseur d'un doigt et réunis dans
une petite trousse de poche, devraient toujours accompagner
l'explorateur dans les excursions botaniques ; ils empêche-
raient souvent la récolte d'échantillons sans valeur dont on
ne se débarrasse qu'au moment de l'étude, quelquefois éloi-
gnée, à laquelle ils sont destinés.
Il n'entre pas dans le plan de ce travail de donner les des-
criptions des espèces qui y sont indiquées. Plus tard; si les
circonstances me le permettent, je tâcherai de compléter, sur
ce point, la Flore des Deux-Sèvres. Il serait utile en effet de
mettre, au moyen d'un texte français, ces descriptions à la
portée de tous, car il faut bien reconnaître que si le latin est
- Xiii -
la langue universelle, ce n'est cependant pas la langue de
tout le monde. Je crois qu'il serait très utile aussi de faire,
pour les Lichens, des tableaux dichotomiques qui offriraient
au débutant un fil précieux, pour le conduire dans le dédale
de ces espèces si nombreuses et si souvent rapprochées les
unes des autres. Je n'ai pas cru devoir indiquer les ouvrages
où se trouvent décrites les espèces anciennes ; on les trou-
vera dans le Prodrome, le Synopsis, les Lichens de Scandi-
navie d~j~ Nylander, le Lichen-British-Flora de Leighton.
Je me suis borné ft mentionner les brochures isolées ou se
trouvent décrit^H§!l||jipèces les plus nouvelles.
Les ouvrages q qi e eciter sont indispensables pour
l'étude des Lichens jP^uf^H uter les différentes autres
publications du Dr Nylander les Lichens de la Normandie
(en français) par M. Malbranche, de Rouen, le Licltenographia
scmdinamca de Fries, etc., etc. Les brochures du Dr Weddell
m'ont également offert d'utiles renseignements. Les ouvrages
de Schœrer, Kœrber, Massalongo, Arnold sont aussi excel-
lents à consulter ; mais, comme je n'ai pas été à même de
suivre leur méthode, je me borne seulement à les indiquer
ici.
Le sol varié des Deux-Sèvres est très riche en Lichens.
Malheureusement, dans mes explorations, j'ai été livré à mes
seules ressources. Je n'ai donc pu visiter qu'un petit nombre
de localités parmi lesquelles La Mothe-Saint-Héray, Pas-de-
Jeu et Bressuire tiennent la première place. Pas-de-Jeu est
situé à l'extrême limite des Deux-Sèvres du côté de Loudun.
Je préviens le lecteur que, pour cette localité, je ne me suis
pas tenu à la limite administrative des territoires des deux
départements. Mes explorations dans un rayon de deux ou
trois kilomètres autour de Pas-de-Jeu ont attribué à la Flore
des Deux-Sèvres tout ce que j'ai trouvé soit en deçà soit au-
delà de la limite.
Je dois ici un témoignage public de reconnaissance à M.
le docteur Nylander qui, malgré la haute position qu'il s'est
conquise dans la science et les occupations dont il est acca-
blé, a bien voulu encourager mes humbles efforts, m'a aidé
- XlV -
de ses conseils et a mis une rare complaisance à dénouer les
difficultés qui m'arrêtaient. Je pourrais dire comme le Dr
Stizenberger dans sa brochure publiée, l'année dernière, sur
les Lichens hyperboréens : « Ac quum hujus amplissimi viri
opera et auctoritate non mediocriter in hacce re sim adjutus,
non possum non maximas ei agere grattas, eoque magis,
quod jam in eo est, ut tota lichenologia adhibendorum rea-
gentium chemicorum et spermogoniorum ratione, cujus
quidem rationis Nylander ille facile est princeps, funditus
evertatur et immutetur. »
La plupart des Lichens, dont j'expose ici la nomenclature,
ont été revus par cet illustre savant. Ils sont placés dans
mon herbier avec une annotation particulière et doivent être
considérés comme des types.
Je dois remercier aussi M. Malbranche, de Rouen, qui a
guidé mes premiers pas dans ces études, et M. le Dr Weddell,
de Poitiers, dont l'amitié et l'expérience ne m'ont jamais fait
défaut.
Les Lichens qui peuvent jusqu'à présent être attribués aux
Deux-Sèvres, atteignent le chiffre de 494 types différents. Le
tableau ci-après en présente la nomenclature.
— XV —
- Co
CD C9 03
CD p,
g Ww a o 02 •
p GENRES. : TRIBUS. S g<§5 FAMILLES.
A O S
g Zgs z
» -03 -d
o O
• 4 (
2 Spiloiiema. r
3 Ephebe. l III. Homopsidées. 1 1. B ssacées.
4 Collema. 9 JII. Homopsidées. 1 y* Byssacees.
5 Leptogium. 9 jIIL Collémées. 18 II. Collemacées.
6 Myriangium. 1 1 IIV. Myriangiées. 1 III. Myriangiacérs
7 Trachylia. 1 !
8 Calicium. 14 .., 30
9 Coniocybe. 3 V. CalIclees. 20
10 Sphinctrina. 2 )
11 Baeomyces. 2 1VI. Baeomycées. 2
12 Stereocaulon. 1 Ivil. Stéreocaulées. 1
13 Pycnothelia. 1
14 Cladonia. 26 VIII. Cladoniées. 33
15 Cladina. 6 )
16 Ramalina. 6 ilX. Ramalinées. 6
17 Usnea. 3 x. Usnéées. 3
18 Alecloria. 2 XI. Alectoriées. 2
19 Cetraria. 4 IXII Cé .,
20 Platysma. 1 (xn- iVIT Cétranees. 5r
21 Evernia. 4 IXIII. Everniées. 4
22 Parmelia. 22 XIV. Parméliées. 22
23 Stictina. 3 1
24 Sticta. 2 (xv. Stictées. 6
25 Ricasolia. l )
26 Pellidea. l
27 Peltig-era. 8 [XVI. Pelligérees. 11
28 Nephromium. 2 ; 1
29 Physcia. 22 IXVII. Physciées. 22 IV. Lichenacées.
30 Umbilicaria. 2 IXVIII. Gyrophorées. 2
3i Pannaria. 9 j
32 Heppia. Il i
33 • 1 J
32 HAmeppphiial. oma. 1 f/„XTI„ X. Lecanoré, es. 117
34 Squamaria. 6 XIX. Lecanorées. if7
35 Placodium. il
36 Lecanora. 89
37 Pertusaria. Il Ixx. Pertusariées. 11
38 Phlyctis. 1 XXI Th '1 t é 7
39 Urceolaria. 6 jXXI- e 0 r mees.
40 Lecidea. 117 IXXII. Lécidéées. 117
41 Graphis. 8 (
43 Arïïf (xxill. Grapliidées. 34
43 Arthonia. 6 XXIII. Oraphldees. 34
44 Melaspilea. 3 7
45 Normandina. 1 ¡
46 Endocarpon. 4 es 41
47 Verrucaria. 35 XXIV. Pyrénocarpé's 4i
48 Limboria. l )
49 Mycoporum. 2 )
50 Endococcus. 2 XXV. Péridiées. 5
51 Rimularia. i ) -
495 1
Ce tableau, quoique nécessairement fort incomplet, donne
Un total qui, cependant, peut paraître considérable, relative-
ment aux chiffres indiqués pour des régions plus étendues.
- -
Si l'on admet, en effet, avec le Dr Nylander (Licl. Scand.,
p. 7), que les espèces de Lichens sont au nombre de 1,499
dans le monde entier et de 541 en France, notre chiffre de
495 pour le seul département des Deux-Sèvres peut paraître
excessif. Mais il faut remarquer que d'abord j'ai compté dans
mon total un certain nombre de variétés ; que le livre que je
viens de citer a été imprimé en 1861 ; que depuis cette épo-
que la Lichénographie a fait des progrès considérables ; que
non seulement elle s'est enrichie de nouvelles espèces, mais
encore qu'elle a fini par admettre, comme types définitifs,
des formes qui, jusqu'alors, n'avaient été considérées que
comme de simples variétés. Si l'on faisait aujourd'hui la
nomenclature de tous les Lichens connus, soit dans le monde
entier, soit en France, il est certain que les chiffres indiqués
plus haut seraient notablement augmentés.
Le travail que je livre aujourd'hui au public est le fruit de
longues recherches et de patientes études ; et pourtant le
résultat obtenu est bien peu de chose en présence de ce que,
sans doute, des efforts multiples réussiraient à découvrir. Je
désire vivement que mon exemple soit suivi par d'autres,
non seulement dans l'intérêt de la science, mais aussi parce
que rien n'est plus beau que l'étude des œuvres de Dieu. Le
mot de Cicéron cité par Schœrer : Hac studia juventutem
alunt, senectutem oblectanl s'applique admirablement à ces re-
cherches si charmantes et si sérieuses tout à la fois, qui nous
procurent les joies les plus pures et les plus nobles satisfac-
tions de l'esprit. Dans toutes les positions de la vie, après
le labeur de chaque jour, quelques heures de loisir sont
indispensables. Que de temps l'on perd souvent en distrac-
tions oiseuses, sans profit pour soi-même ou pour les autres,
quand il serait si facile et si agréable de ne point laisser
perdre un seul instant. L'habitude de la rectitude, de l'ordre,
de la précision que l'on acquiert par l'étude de l'histoire na-
turelle ; l'avantage immense de s'être créé un milieu calme
et libre où. l'on peut fuir les agitations et les soucis du
monde et où l'on peut se rencontrer, en aimables relations,
avec tant d'esprits distingués dont les divisions de notre
— XVII —
2
époque pourraient souvent nous tenir éloignés; enfin, la
conscience que, dans la limite de ses propres forces, l'on con-
tribue à l'édification du grand monument des connaissances
humaines, — tout cela n'est-il pas fait pour nous faire aimer
la science des choses de la nature ?
La Mothe-Saint-Héray, avril 1877.
JULES RICHARD.
NOTA.
Les localités mentionnées dans ce travail sont présentées
de telle façon que le nom de la commune à laquelle elles
appartiennent s'y trouve presque toujours compris.
L'arrondissement auquel appartiennent ces communes est
indiqué par les lettres majuscules suivantes :
M. — Melle.
N. — Niort.
P. — Parthenay.
B. — Bressuire.
- 1 -
FAM. I. BYSSACÉES.
T R i B. I. SIROSIPHÉES.
G. I. SIROSIPHON (KTZ.).
1. S. SAXICOLA (Naeg.). — Rochers de micachiste de la vallée
de Champbrille 1, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.).
2. S. COMPACT US (Kez.). - Rochers schisteux du Puy d'Enfer,
près Saint-Maixent (N.) ; de Château-Tizon, commune de Sou-
vigné (N.).
3. S. PULVINATUS {Bréb.).—Rochers de micachiste à Champ-
brille (M.).
G. II. SPILONEMA (BORN.).
1. S. PARADOXUM (Born.).— Rochers de micachiste à Champ-
brille (M.) où il est malheureusement incomplet et mal déve-
loppé.
TRIB. II. HOMOPSIDÉES.
G. I. EPHEBE (NYL.) 2.
1. E. PUBESCENS (Fr.). — Rochers schisteux de Champbrille
(M.); du Puy d'Enfer, près Saint-Maixent (N.); d'Argenton-
le-Chàteau (B.).
1. Cette localité ne sera plus indiquée dans le cours de ce travail que sous la
simple dénomination de Champbrille, afin d'éviter de trop nombreuses répétitions.
2. Le Dr Nylander ayant partagé l'ancien genre Ephebe en Ephebe et Ephebeia,
doit être considéré comme étant l'auteur de ces deux genres, tels qu'ils existent
aujourd'hui.
-2-
FAM. II. COLLEMACÉES.
TRIB. III. COLLÉMÉES.
G. I. COLLEMA (ACH.).
1. C. FLACCIDUM (Ach ). — Sur les murs calcaires à la Mothe-
y Saint-Héray (M.) ; sur les frênes à Prailles (M.) ; sur les grès
de la butte de Moncouet, commune de Taizé (B.).
y 2. C. MELAENUM (Ach.). — Sur les murs calcaires à la Mothe-
Saint-Héray (M.); sur la Pierre-Levée (calcaire) de Bougon (M.).
3. C. MELAENUM (Ack.) - var. POLYCARPON (Schoer ).-Sur
les murs calcaires à Bougon (M.).
4. C. PULPOSUM (Ach.). — Sur les murs calcaires à la Motlie-
y Saint-Héray (M.) ; sur la terre nue dans les landes calcaires
de Pas-de-Jeu (B.). — Commun.
5. C. CRISPUM (Ach.). — Rochers schisteux de Crevent, com-
>' mune des Hameaux, près Thouars (B.).
6. C. CHEILEUM (Ach.). — Sur les murs calcaires à la Mothe-
x Saint-Héray (M.) ; sur les murs de granite à Bressuire (B.).
j, 7. C. VERRUCIFORME (Nyl.). — Sur les peupliers à Pas-de-
Jeu (B.). Nyl. Syn. p. 112. Rare.
A 8. C. MICROPHYLLUM (Ach.). — Sur les peupliers à Pas-de-
Jeu (B.). H/*" Os o (X. v (X*. r C .tJ. \4 l)
y 9. G. NIGRESCENS (Ach k). — Sur les peupliers à la Mothe-
Saint-Héray (M.). — Commun.
G. II. LEPTOGIUM (FR.).
j 1. L. LACERUM (Fr.). — Rochers schisteux de Chàteau-Tizon,
commune de Souvigné (N.).
2. L. PULVINATUM (Ach.). — Sur les murs de granite à
Bressuire (B.).
3. L. TENUISSIMUM (Dicks.). — Sur les murs calcaires a la
Mothe-Saint-Héray (M.).
4. L. SUBTILE (Schrad.). — Sur les pierres calcaires dans les
champs à la Villedé, commune de la Mothe-Saint-Héray (M).
5. L. SINUATUM (Huàs.).- Sur les murs calcaires à la Mothe-
— 3 —
Saint-Héray (M.) ; les rochers granitiques à Bois-Pouvrault,
commune de Menigoute (P.).
6. L. TREMELLOIDES (Fr.), var. CYANESCENS (Ach.).-Ro-
chers schisteux de Chàteau-Tizon, commune de Souvigné(N.).
* 7. L. PALMATUM (Mont.). — Sur les murs de granite à Bres-
suire (B.).
8. L. MUSCICOLA (Fr.). — Rochers schisteux du Puy d'Enfer,
près Saint-Maixent (N.) ; landes granitiques à Bressuire (B.).
Rare.
9. L. MICROSCOPICUM (Nyl.). — Sur la terre sablonneuse de
la butte de Moncouet, commune de Taizé (B.) ; sur les sables
durcis des bois de pins à Pas-de-Jeu (B.). — Ce Lichen n'a
jamais été trouvé en France qu'à l'état stérile (Nyl. Syn. p.
122 ; Leighton, Lich. Fl. p. 468 ; Malbranche, Catal. Lich.de
Norm. p. 33).
FAM. III. MYHIANGIACÉES.
TRIB. IV. IYHIANGIÉES.
G. I. MYRIANGIUM (MONT. ET BERK.).
v 1. M. DURIAEI [Mont, et Berk.). — Sur les rameaux des frênes
au Gripoteau de la Chaperonnière, commune de la Mothe-
Saint-Héray (M.) ; sur les rameaux de l'Ulmus suberosa, che-
min du Fouilloux à Champbrille (M.); sur les frênes à Champ-
brille (M.). —* Ce lichen paraît fort rare dans nos contrées. Je
l'ai retrouvé, depuis, à Lusignan (Vienne), sur les frênes ; et à
Marennes (Charente-Inférieure), assez abondant, sur les ormes
et surtout sur les frênes de la Gataudière où il est très beau.
-4-
FAM, IV. LICHENACÉES.
TEIB. V. CALICIÉES.
G. I. TRACHYLIA (PB.)
4 2. STIGONELLA (Fr.). - Parasite sur des thalles stériles
du Pertusaria coccodes. Sur les vieux chênes à JFoinbedoire,
commune de Sepvret (M.) ; dans la forêt de l'Hermitain, près
la Mothe-Saint-Héray (M.) ; à Bressuire (B,),
&. u. CAWOXUM (ACH.)r
y 1. C. ACICULARE (Sm.). — Sur les vieux chênes à Champ-
brille (M.) ; à la Chaperonnière, commune de la Mothe-Saint-
Héray (M.) ; à Bougon (M.).
't": 2. C. TRICHIALE (Ach). — Sur les vieux chênes et les vieux
châtaigners à Champbrille (M.).
JI: 3. C. STEMONEUM (Ach.). — Sur les chênes à la Chaperon-
nière, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.) et à Bressuire
(B.) ; sur les châtaigners à Champbrille (M.).
y 4. G. MELANOPHŒUM (Ach.). — Sur les chênes à Putigny,
près Bressuire (B.) ; sur les châtaigners à Champbrille (M.).
> 5. C. PALLESCENS (Nyl. Lich. Scand. p. 289).- Sur unejeune
branche de chêne dans les bois de Rigny, commune de Saint-
Léger de Montbrun (B.). — Très rare ; trouvé seulement dans
cette localité et en très petit nombre d'échantillons. Apothé-
cies semblables à celles du C, parietinum..
6. C. PARIETINUM (Ack.). — Sur les châtaigners et dans l'in-
térieur des vieux chênes à Champbrille (M.) ; sur de vieilles
portes à Bougon (B.).
X 7. C. PUSILLUM (Flk.). — Sur de vieilles portes à la Mothe-
Saint-Héray et à Avon (M.) ; sur de vieilles aubépines à la
Mothe-Saint-Héray (M.) ; sur les chênes à Bougon (M.) et à
Château-Tizon, commune de SDuvigné (N.) ; sur de vieux
poteaux à Fombedoire, commun Sepvret (M.).
8. C. PICTA VICUM (J. Richard)O Sur les petiffes branches
des peupliers à Champbrille (M.) ; à la Chaperonnière, corn
- 5 -
mune de la Mothe-Saint-Héray (M.), et à Pas-de-Jeu (B.). —
Probablement peu rare, mais difficile à recueillir à cause de
sa station et de sa ténuité. Spores uni-septées, long. 0,008-12,
larg. 0,004 mra. — J'ai fait de ce type une espèce distincte du
Calicium populneum (de Brond.); Duby, Bot. gall. p. 638;
Schœrer, Enum. p. 170; Nyl. Prodr. p. 32; Nyl. Synop. p.
159 ; Malbr. Cat. Norm. p. 43; Leighton, Lich. FI. p. 45. En
effet, dans les ouvrages que je viens de citer, MM. Nylander,
Malbranche, Leighton attribuent au C. populneum des spores
simples. Notre Calicium, récolté dans le Poitou, diffère donc
absolument des types provenant de la Normandie et de l'An-
gleterre : il a droit à une désignation spéciale.
* 9. C. QUERCINUM (Pers.). — Sur les vieux châtaigners à
Champbrille (M.).
t 10. C. CURTUM (Borr.). — Sur de vieilles barrières à la Mothe-
Saint-Héray (M.) ; de vieilles souches à Bretignolles (B.) ; sur
de vieilles barrières et dans l'intérieur des chênes à Bres-
suire (B.).
U. C. CURTUM (Borr.), var. FUSCIPES (Nyl. in litt.). — Sur
de vieilles barrières à Bressuire (B.).
12. C. HYPERELLUM (Ach.). — Sur les chênes à Bressuire
(B.) et à la Chaperonnière, commune de la Mothe-Saint-
Héray (M.).
'#. 13. C. CORYNELLUM (Ach.). - Récolté par M. Poirault sur
les granités, à la Forge de la Meilleraye, commune de la Pey-
ratte (P.). t.C-o ra 1 - o.-cL - i �. -
H, 14. C. TRACHELINUM (Ach.). — Commun sur les vieux
chênes, les vieilles barrières, les châtaigners, etc. J'ai trouvé
sur les chênes à la Chaperonnière, commune de la Mothe-
Saint-Héray (M.) une forme très curieuse à capitules presque
sessiles.
G. III. CONIOCYBE (ACH.).
.,. 1. C. FURFURACEA (Aclt.).-Sur les racines, dans les haies
à Bressuire ; sur l'argile, dans les haies à la Chaperonnière,
commune de la Mothe-Saint-Héray (M.). — Semble spécial
aux terrains siliceux. Je ne l'ai jamais trouvé dans le calcaire.
* 2. C. PALLIDA (Pers.), var. RUFIPES (Nyl. in Flora, 1874,
p. 348)» — A la base des troncs des vieux châtaigners à
— 6 —
Champbrille (M.). — Cupules des apothécies brunes ou d'un
brun couleur de brique; spores, diam. O,OOi-6mm.
3. C. FARINACEA (Nyl.). — Sur les chênes à Bougon (M.) ;
intérieur d'un vieux chêne à la Planche, commune de la
Mothe-Saint-Héray (M.). — Très rare.
G. IV. SPHINCTRINA (Fr.).
1. S. TURBINATA (Fr.). — Sur les chênes au Genêteau et à
la Chaperonnière, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.) ;
sur les chênes et les châtaigners à Fombedoire, commune de
Sepvret (M.) ; sur les chênes à Saint-Sauveur de Givre en
Mai (B.) ; sur les chênes et les pruniers à Bressuire (B.).
2. S. MICROCEPHALA (>Ntjl.). — Sur les chênes, les châtai-
gners, les houx et les charmes à Champbrille (M.) ; sur les
châtaigners à Château-Tizon, commune de Souvigné (N.).
- Parasite, comme le précédent, du Pertusaria communis, mais
plus petit, et facile à reconnaître par ses grosses spores fusi-
formi-ellipsoïdes.
TRIB. VI. BAEOMYCÉES.
G. I. BAEOMYCES (PERS.).
1. B. RUFUS (De.). — Sur la terre argileuse : Forêt de l'Her-
i mitain, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.); Bois-Pou-
vrault) commune de Menigoute (P.), route de Voultegon, près
Bressuire (B.). — Assez commun, mais dans les terrains
siliceux seulement. Sur les granites à Bressuire (B.) et les
schistes à Champbrille (M.).
2. B. ROSEUS (Pers.). — Coteaux schisteux de Champbrille
(M.) ; sur la terre argileuse, dans les landes et sur les talus
des fossés à Bressuire (B.).
— 7 —
3
TRIB. VII. STEREOCAULÉES.
G. I. STEREOCAULON (SCHREB.).
1. S. NANUM (Ach.). — Murs d'arkose à la Villedé, commune
de la Mothe-Saint-Héray (M.) ; rochers schisteux de Champ-
brille (M.) et de Chàteau-Tizon , commune de Souvigné (N.) ;
rochers granitiques de Bressuire (B.). — Toujours stérile ; ne
se trouve que dans les fissures des rochers ou des murs et à
une exposition ombragée ; n'existe pas dans le calcaire. La
plante ainsi désignée n'est plus considérée aujourd'hui comme
un Stereocaulon ; c'est une sorte de Lepraria (Leprocaulon).
TRIB. VIII. CLADONIÉES.
G. I. PYCNOTHELIA (ACH.).
1. P. PAPILLARIA (Hoffm.). — Sur la terre nue des coteaux
schisteux de Champbrille (M.), des landes granitiques de
Bois-Pouvrault, commune de Menigoute (P.) et de Bres-
suire (B.).
G. II. CLADONIA (HOFFM.).
1. C. ENDIVLŒFOLIA (Fr.). — Doit se trouver dans les -
t. -
Deux-Sèvres quoique je ne l'y aie pas encore recueilli. â-
2. C. ALCICORNIS (Flk.). — Rochers granitiques de Bois-
Pouvrault, commune de Menigoute (P.) ; butte de Moncouet,
commune de Taizé (B.).
3. C. PYXIDATA (Fr.). — Butte de Moncouet, commune de
Taizé (B.) ; Champbrille (M.).
4. C. CARIOSA (Ach.). — Parmi les rochers à Champbrille
(M.) ; dans les bois à Pas-de-Jeu (B.) ; landes granitiques de
Bressuire (B.). — Rare.
— 8 —
5. C. PITYREA (Ach.). — Sur la terre schisteuse à Champ-
brille (M.).
6. C. STAPHYLEA (Del.). — Carrières de la route de
Boismé (B.).
7. C. POCILLUM (Ach.). — Sur les murs granitiques à Bres-
suire (B.) et les murs calcaires à la Mothe-Saint-Héraye (M.).
8. C. GRACILIS (Fr.). — Le Puy d'Enfer, près Saint-Mai-
xent (N.) ; Bois-Pouvrault, commune de Menigoute (P.).
9. C. VERTICILLATA (Flk.). — Sur la terre siliceuse à
Champbrille (M.).
10. C. CORNUTA (Fr.). — Sur les pins à Rigny, commune
de Saint-Léger de Montbrun (B.).
11. C. SOBOLIFERA (Del.). — Sur les sables durcis dans
les bois de pins des environs de Pas-de-Jeu (B.).
12. C. FIMBRIATA (Fr.). - Sur les pins à Pas-de-Jeu (B.) et
à Saint-Léger de Montbrun (B.) ; sur un vieux Bolet à la Cha-
peronnière, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.).
13. C. FIMBRIATA, var. RADIATA (Fr.). — Champ-
brille (M.).
14. C. FIMBRIATA (Fr.), var. PROLIFERA (ScMr.). -
Murs ombragés à Champbrille (M.).
15. C. SQUAMOSA (Hoffm.). — Bois de Champbrille et forêt de
l'Hermitain (M.).
16. C. CŒSPITICIA (Flk.). - Rochers schisteux de Champ-
brille (M.).
17. C. FURCATA (Hoffm.). — Rochers schisteux du Puy d'En-
fer, près Saint-Maixent (N.) ; Pas-de-Jeu (B.).
18. C. FURCATA (Hoffm.), var. CORYMBOSA (Nyl.). —
Butte de Moncouet, commune de Taizé (B.).
19. C. FURCATA(Hoffin.), var. RACEMOSA (Flk.). — Forêt
de l'Hermitain (M.) ; bois sablonneux de la Fondelle, commune
de Pas-de-Jeu (B.).
20. C. FURCATA (Hoffm.), var. PUNGENS (Fr.). — Bois
sablonneux de la Fondelle, commune de Pas-de-Jeu (B.) ; lan-
des granitiques de Bressuire (B.) ; landes calcaires de Saint-
Mesmin, commune de Louzy (B.).
21. C. FURCATA (Hoffm.), var. MURICATA (Nyl.). — Landes
calcaires de Pas-de-Jeu (B.).
— 9 —
Espèces à apothécies rouges.
22. C. CORNUCOPIOIDES (Fr.). — Landes granitiques de
Bressuire (B.) ; rochers granitiques de Bois-Pouvrault, com-
mune de Menigoute (P:j.
23. C. CORNUCOPIOIDES, var. PLEUROTA (Flk.). — Sur
de vieux troncs de châtaigners h Champbrille (M.).
24. C. SCABERRIMA (Weddell, Lich. de VIU (TYeu, p. 260).
— Coteaux schisteux de Champbrille (M.).
25. C. DIGITATA (Hp.), var. CERUCHA (Ach.). — Sur les
châtaigners de la Richardière, commune de Saint-Porchaire
(B.). — Rare. (Ach. Syn. p. 253; Nyl. Lich. Scand. p. 61); tiges
simples, peu élevées, un peu ventrues ; scyphus petits, étroits,
stériles ou spermogonifères.
26. C. MACILENTA (Hoffm.). — Rochers schisteux du Puy
d'Enfer, près Saint-Maixent (N.); landes granitiques de Bres-
suire (B.) ; bois de Bretignolles (B.) ; bois sablonneux de
Rigny, commune de Saint-Léger de Montbrun (B.).
27. C. BREBISSONII (Dl.). — Sur de vieilles souches de chà-
taigners dans les bois de Champbrille (M.). — Rare. (N'YI.
Prodr. p. 41). — Forme atténuée du C. Jlaciknta.
G. III. CLADINA (NYL.).
1. C. RANGIFERINA (Hoffm.). — Landes schisteuses de
Champbrille (M.) ; landes granitiques de Bressuire (B.) ; lan-
des sablonneuses de Pas-de-Jeu (B.).
2. C. RANGIFERINA, var. SYLVATICA (Dill.). — Butte
de Moncouet, commune de Taizé (B.) ; landes granitiques de
Bressuire (B.).
3. C. RANGIFERINA, var. PORTENTOSA (Sckoer.).
Lande granitique de l'ancien chemin d'Argenton, près Bres-
suire (B.). — Très rare. — Tiges épaisses, gonflées, difformes,
crevassées, rameaux courts, fastigiés.
4. C. RANGIFERINA, var. PUMILA (Ach.). — Landes
granitiques de Bressuire (B.) ; landes calcaires de Louzy (B.)
s, 5. C. UNCIALIS (Hoffm.). — Landes schisteuses de Champ-
brille (M.).
- 10 -
6. C. UNCIALIS, var. LEPROSA (Del.). - Rochers schis-
teux de la Cascade, près Thouars (B.).
TRIB. IX. RAMALINÉES.
G. I. RAMALINA (ACH. FR.).
x 1. R. POLYMORPHA (Ach.). - Rochers granitiques de la
butte de Saint-Benoît, commune de Clessé (P.).
.:x 2. R. FRAXINEA (Nyl.). — Très commun sur les arbres dans
les bois.
3. R. FASTIGIATA (Pers.). — Sur les chênes à Régné, com-
A mune de Souvigné (N.) et à Layre, commune de Pas-de-
Jeu (B.).
y 4. R. FARINACEÀ (L.). — Sur les vieux arbres fruitiers à
Chateau-Tizon, commune de Souvigné (N.); sur les bruyères,
dans les landes de Bressuire (B.). — Commun, mais toujours
stérile.
5. R. INTERMEDIA (Del.). — Sur les grès de la butte de
Moncouet, commune de Taizé (B.).
6. R. POLLINARIA (Ach.). — Rochers schisteux de Champ-
brille (M.) et de Crevent, commune des Hameaux, près
Thouars (B.).
Obs. — J'ai trouvé à une assez grande distance de la mer, à la
Châtaigneraie (Vendée), le Ramalina Scopulorum, var. Cuspidata,
plante de la flore maritime. Il ne serait pas impossible qu'on la
trouvàt dans les Deux-Sèvres.
—11 —
TRIB. X. USNÉÉES.
G. I. USNEA (HOFFM.).
1. U. FLORIDA (L.). — Sur les bruyères des landes granitiques
de Bressuire (B.).
2. U. HIRTA (Fr.). - Très commun, stérile; sur les arbres à.la
Mothe-Saint-Héray (M.), Sépvret (M.), Château-Tizon, com-
mune de Souvigné (N.) ; — sur les ailes du moulin à vent de
Gournaud, commune de Clessé (P.). — Trouvé fructifié dans
la seule localité de Champbrille _(M.).
3. U. ARTICIULATA (Fr.).- Rochers de grès de la butte de
Moncouet, commune de Taizé (R). - Forme très remarquable
par son thalle jaune paille, divisé en articles inégaux séparés
par un étranglement. — Très rare. -
TRIB. XI. ALECTORIÉES.
G. I. ALECTORIA (ACH.).
1. A. JXJBATA (Ack.), var. PROLIXA (Ach.). — Rochers gra-
nitiques de la butte de Saint-Benoît, commune de Clessé (P.).
2: A. JUBATA (Ach.), var. CHALYBEIFORMIS (Z.). — Sur
les grès de la butte de Moncouet, commune-de Taizé (B.).
TRIB. XII. CETRARIÉES.
G. I. CETRARIA (ACH.).
1. C. ACULEATA (Fr.). - Landes calcaires à Pas-de-Jeu (B.) ;
landes granitiques à Bressuire (B.).
-12 -
2. C. ACULEATA (Fr.), var. EDENTULA (Ach.).-Pelouses
arides au-dessous du château de Bressuire (B.).
3. C. ACULEATA (Fr.), var. CAMPESTRIS (Scher.). - Lan-
des calcaires à Pas-de-Jeu (B.) ; coteaux schisteux de Champ-
brille (M.).
4. C. ACULEATA (Fr.), var. ACANTHELLA (Ach.). — Lan-
des granitiques de Bressuire (B.).
G. II. PLATYSMA (HOFFM.).
1. P. GLAUCUM (Nyl.). — Rochers granitiques de Bois-Pou-
vrault, commune de Menigoute (P.).
TRIR. XIII. E VER NIÉES
G. I. EVERNIA (ACH.).
1. E. PRUNASTRI (Ack.). - Très commun, stérile, sur les
chênes, les vieux pommiers, etc. — Trouvé fertile dans deux
localités seulement, à Pas-de-Jeu (B.) et à Rigny, commune
de Saint-Léger de Montbrun (B.), sur les pins maritimes,
dans les bois. J'ai également trouvé ce lichen à l'état fertile
sur les pins maritimes de la forêt de Saint-Trojan, île d'Ole-
ron (Charente-Inférieure). — Il est très rare dans cet état.
(Rarissime fructifera, Nyl. Prodr. p. 46).
2. E. PRUNASTRI (Ach.), var. GRACILIS (Ach). — Sur les
rameaux des bruyères de la lande de l'ancien chemin d'Ar-
genton, près Bressuire (B.). — Sur les chênes aux Vieilles-
Fosses, près la Mothe-Saint-Héray (M.).
3. E. FURFURACEA (Mann.). — Sur les pins maritimes dans
les bois de Higny, commune de Saint-Léger de Montbrun (B.) ;
sur les grès de la butte de Moncouet, commune de Taizé (B.).
— Rare.
4. E. FURFURACEA (Mann.), var. SCOBICINA (Ach.). —
Sur les ailes d'un moulin à vent, à la Barère, commune de
Voultegon (B.). — Rare.
- 13 -
Triu. XIV. PARMELlfES.
G. I. PARMELIA (ACH.).
1. P. CAPERATA (Ach.). — Très commun partout, sur les
arbres et les rochers, mais presque toujours stérile. Trouvé
fertile sur les chênes au Fouilloux, commune de la Mothe-
Saint-Héray (M.) ; sur les noyers à Izarnay, commune d'Exou-
dun (M.) ; à Mouné, près Saint-Maixent (N.). — Sur ce lichen,
on rencontre parfois un petit champignon parasite, Abrothal-
lusparasiticus (Nyl. Prodr. p. 55); rochers schisteux de Champ-
brille (M.).
2. P. PERLATA (Ach.). — Très commun partout. — Stérile.
3. P. PERLATA (Aclt.), var. SOREDIATA (,Schœr.). — Sur
le Prunus spinosa, dans les haies à la Mothe-Saint-Héray (M.) ;
sur les rochers à Régné , commune de Souvigné (N.). —
Commun. — Stérile.
4. P. CILIATA, (Ack.). -Rochers ombragés à Champbrille (M.).
— Commun. — Type distinct comme espèce ou tout au moins
comme sous-espèce (Nyl. in litt.). -Stérile.
5. C. PERFORATA (Ach.). — Sur les chênes à Champbrille,
à Goux et dans la forêt de l'Hermitain (M.); sur les poiriers
et les pommiers à la Chaperonnière, commune de la Mothe-
Saint-Héray (M.) ; sur les châtaigners, les poiriers, les pru-
niers à Fombedoire, commune de Sepvret (M.) ; sur les chê-
nes, les frênes, les ormes à Bressuire (B.) ; sur les rochers
du Puy d'Enfer, près Saint-Maixent (N.). —■ Confondu long-
temps avec le P. perlata. Très facile à reconnaître aujourd'hui
par la réaction rouge de la potasse sur la médulle du thalle
(K + rbr.) et par la disposition réticulée de l'épiderme. Ce
lichen est commun dans notre département ; il est très abon-
dant dans les régions siliceuses ; je ne l'ai pas rencontré sur
les arbres des terrnins purement calcaires. Je l'ai retrouvé
récemment sur les pins maritimes dans les dunes de sable de
la Tremblade (Charente-Inférieure). -Toujours stérile. -Les
P. oliveiorum et Cetrarioides qui lhe sont que des formes du
P. perlata devraient se trouver dans les Deux-Sèvres.
6. P. TILIACEA (Ach.). — Sur les chênes à la Mothe-Saint-
— 14 —
Héray (M.) ; sur les peupliers à Pas-de-Jeu (B.) ; sur de vieilles
barrières à Bressuire (B.). — Commun.
7. P. CARPORHIZANS (Tayl.). — Sur les arbres à Taizé (B.) ;
sur les poiriers à Fombedoire, commune de Sepvret (M.).
8. P. SCORTEA (Ach.). — Sur les frênes et les vieux murs à
Bressuire (B.) ; sur les rochers schisteux des coteaux de Cre-
vent, commune des Hameaux (B.) ; sur les grès, les peupliers
et les vieux saules à Pas-de-Jeu (B.) — Assez rare. Je ne l'ai
trouvé que dans le nord du département ; semble préférer les
lieux humides ou marécageux.
9. P. REVOLUTA (Flk.). — Sur les cerisiers à la Chaperon-
nière et à Champbrille (M.) ; sur les chênes dans les bois de
Breuillauché, commune d'Exoudun (M.) ; sur les chênes, les
coignassiers, les châtaigners, les pruniers à Fombedoire,
commune -de Sepvret ; sur le micachiste à Champbrille (M.) ;
sur les rochers schisteux du Puy d'Enfer, près Saint-Mai-
xent (N.) ; sur les granites à la Barère, commune de Voulte-
gon (B.). Le P. Revoluta n'est qu'une forme du P. Tiliacea qui
se distingue spécialement par la réaction rose du chlorure de
chaux sur la médulle (Cael + r.).
10. P. BORRERI (Turn.). — Assez commun sur les écorces et
les vieux bois ; trouvé sur le Robinia pseudo-Acacia à Sou-
dan (M.) et le Pinus Maritima à Pas-de-Jeu (B.). — Assez rare
sur les roches : schistes de Crevent, commune des Ha-
meaux (B.), murs calcaires à Circé , commune de Sepvret. —
Très rare, fertile : sur les frênes au Gripoteau et les pommiers
it la Chaperonnière, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.) ;
sur les pruniers et les pommiers dans les vergers à Fombe-
doire, commune de Sepvret (M.) ; sur les peupliers à Fressi-
nes (M.). — Facile à distinguer par la réaction rose produite
sur la couche médullaire à l'aide du chlorure de chaux
11. P. SAXATILIS (Ach.). — Commun sur les écorces; — sur
les roches siliceuses à la butte de Moncouet, commune de
Taizé (B.), et à Bois-Pouvrault, commune de Menigoute (P.).
12. P. SULCATA (Tayl.). — Peut-être plus commun que le
i. Ce lichen est extrêmement abondant dans certaines régions, notamment à la
Roche-sur-Yon (Vendée), où il couvre de larges plaques grises presque tous les
arbres des promenades publiques, mais où malheureusement il paraît constamment
stérile.
— 15 -
4
type dont il se distingue par « sa couleur plus pâle et ses
« sorédies oblongues, linéaires ou réticulées. » (Nyl. Lich.
Scand. p. 99). — Sur les ormes, les peupliers, les chênes, les
noyers à la Mothe-Saint-Héray (M.) ; sur les chênes à Bres-
suire (B.).
13. P. OMPHALODES (Fr.). — Rochers schisteux de la Cas-
cade, près Thouars (B.) et du Pont-Février, commune de
Moutiers (B.).
14. P. PHYSODES (Ach.). — Sur le micaschiste et les vieux
châtaigners à Champbrille (M.) ; sur les rochers granitiques
et les vieilles barrières à Bressuire (B.). — Très rare fertile :
sur le Pinus maritima à Rigny, commune de Saint-Léger de
Montbrun (B.).
15. P. PHYSODES (Aeh.), var. TUBULOSA (Sckœr.). — Sur
le Pinus maritima aux environs de Pas-de-Jeu (B.).
16. P. CONSPERSA (Ach.). — Commun sur les roches sili-
ceuses : Le Puy d'Enfer, près Saint-Maixent (N.) ; la Cascade,
près Thouars (B.) ; la butte de Moncouet, commune de
Taizé (B.). - Une forme curieuse, malheureusement stérile,
très grêle, à divisions délicates appliquées sur le rocher, se
trouve à Champbrille (M.) et semble se rapprocher du P. Mou-
geotii ; mais en l'absence d'apothécies, il est à peu près impos-
sible de trancher la question.
17. P. SOREDIANS (Nyl. in Flora, 1872, p. 426). — Sur les ce-
risiers à Bougon (M.). — Stérile. — « Voisin du P. Conspersa ;
« thalle parsemé de sorédies blanches , proéminentes , pulvé-
« rulentes et à divisions moins élargies. » (Nyl. l. c.).
18. P. ACETABULUM (Dub.). — Commun sur les arbres, sur-
tout le long des chemins et des routes et dans les vergers
champêtres. Toujours fertile.
19. P. OLIVACEA (Ach.), var. SUBAURIFERA (Nyl.). —
Sur le Pinus maritima à Rigny, commune de Saint-Léger de
Montbrun (B.). — Forme peu développée et rarement fertile
dans nos contrées. Réaction Cacl -|-
20. P. OLIVACEA (Ach.), var. EXASPERAT A (D. N.). —
Sur les peupliers au Pont-l'Abbé et sur les chênes à la Cha-
peronnière, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.) ; sur les
arbres au moulin de la Chaize, près Bressuire (B.).
21. P. OLIVACEA (Ach.), var. PROLIXA (Ach.). - Sur les
rochers schisteux de Champbrille (M.) ; sur les grès à Pas-de-
- 16 -
Jeu (B.), et à la butte de Moncouet, commune de Taizé (B.) ;
sur les granites à Bressuire (B.).
22. P. OLIVACEA (Ach.), var. FULIGINOSA (Fr.). - Sur les
granites à Voultegon (B.) et sur les grès à la Pierre des
Roches, commune de Taizé (B.).
.Obs. Le Dr Nylander ne croit pas que le Parmelia olivacea, type,
ait encore été trouvé en France.
TRIB. XV. STICTÉES.
G. I. STICTINA (NYL.).
1. S. LIMBATA (Nyl.). — Sur les chênes à la Chaperonnière,
commune de la Mothe-Saint-Héray (M.) et à Sepvret (M.) ; sur
les frênes à Prailles (M.) ; sur les rochers parmi les mousses
dans la vallée de Chàteau-Tizon, commune de Souvigné (N.).
— Stérile.
2. S. FULIGINOSA (Nyl.). — Rochers schisteux ombragés
dans les vallées du Pairé , commune de la Mothe-Saint-
Héraye (M.), de Château-Tizon, commune de Souvigné (N.),
de Sainte-Radégonde (B.) ; rochers granitiques de Bois-Pou-
vrault, commune de Menigoute (P.). — Stérile.
3. S. SYLVATICA (Nyl.). — Rochers schisteux du Pont-
Février, commune de Moutiers (B.). — Stérile.
G. II. STICTA (ACH.).
1. S. PULMONACEA (Ach.). — Bois des Essarts, commune de
Souvigné (N.) ; sur les châtaigners à Circé, commune de Sep-
vret (M.) ; bois des Mottes, commune de Clessé (P.). — Ce
beau lichen, qui atteint un si grand développement dans les
montagnes, est réduit, dans nos contrées, aux plus chétives
proportions ; il y est, du reste, rare et constamment stérile.
2. S. SCROBICULATA (Scop.).-Rochers schisteux de Champ-
brille (M.) ; sur les chênes dans la forêt de l'Hermitain (M.) ;
— 17 —
sur les bruyères dans les landes de Bressuire. — Moins rare
que le précédent, mais également toujours stérile ; semble
spécial aux terrains siliceux.
G. III. RICASOLIA (D. N.).
1. R. HERBACEA (D. N.). — Rochers schisteux ombragés de
la vallée du Pairé, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.). —
J'ai trouvé cette espèce intéiessante le 1tr mars 1872. Je ne la
connais que dans cette seule localité et en très petit nombre
d'échantillons, tous dépourvus d'apothécies, mais couverts de
spermogonies. Elle appartient aux régions subalpines. Elle a
été trouvée également aux environs de la Roche-sur-Yon
(Vendée), par M. Pontarlier.
TRIB. XVI. PELTIGÉRÉES.
G. I. PELTIDEA (NYL.).
1. P. APHTHOSA (Hoffm.). — Bords des chemins ombragés à
Bressuire (B.). — Assez commun dans les terrains siliceux.
G. II. PELTIGERA (HOFFM.).
1. P. CANINA (Hoffm.). — Très commun dans les bois au bord
des chemins.
2. P. RUFESCENS (Hoffm.). — Bords des chemins, sur la
terre et les murs calcaires à la Mothe-Saint-Héray (M.) ; murs
granitiques à Bressuire (B.) ; bois sablonneux :des environs
de Pas-de-Jeu (B.).
3. P. RUFESCENS (Hoffm.), var. INFLEXA (Ach.). — Lan-
des calcaires de Pas-de-Jeu (B.).
4. P. RUFESCENS (Hoffm.), forma SOREDIIFERA (Nyl.).—
Vallée du Pairé, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.) ;
bords des chemins à Bressuire (B.); talus des bois sablonneux
de Rigny, commune de Saint-Léger de Montbrun (B.).
— 18 -
5. P. SPURIA (D. O.).-Rochers granitiques de Bressuire (B.);
talus des bois sablonneux des environs de Pas-de-Jeu (B.) et
de Rigny, commune de Saint-Léger de Montbrun (B.).
6. P. POLYDACTYLA (Hoffm.), mr. MICROCARPA (Nyl.).
— Bois sablonneux de Rigny, commune de Saint-Léger de
Montbrun (B.).
7. P. HORIZONTALIS (Hofm.). =Vallées du Pairé, commune
de la Mothe-Saint-Héraye (M.) et de Château-Tizon, commune
de Souvigné (N.). »
8. P. MALAGEA (Fr.). — Talus des bois sablonneux de Rigny,
commune de Saint-Léger de Montbrun (B.).
Gr. III. NEPHROMIUM (NYL.).
1. N. LŒVIGATUM (Nyl.). - Je n'ai trouvé ce lichen qu'à
Saint-Pierre-du-Chemin (Vendée), mais je crois devoir le
signaler dans ce travail, parce que cette localité est très
voisine de notre département.
2. N. LŒVIGATUM (Nyl.), var. PARILE (Ach.). — Sur les
chênes et les rochers à Champbrille (M.) ; rochers schisteux
d'Argenton-Chêteau (B.) et de Chàteau-Tizon, commune de
Souvigné (N.).
TRIB. XVII. PHYSCIÉES.
G. I. PHYSCIA (NYL.).
1. P. CHRYSOPHTHALMA (IJ. C.). — Sur les peupliers,
les ormes, les chênes, les genêts, le Prunus spinosa, dans
les haies à la Mothe-Saint-Héray (M.) ; sur les pommiers,
poiriers, pruniers, etc., dans les vergers àFombedoire, com-
mune de Sepvret (M.), à Fressines (M.), à Prailles (M.) et à
Bressuire (B.). — Assez commun à Bressuire et à la Mothe-
Saint-Héray dans les vieilles haies.
2. P. PARIETINA (D. N.). - Prodigieusement répandu.
Semble à peu près indifférent sur la nature du substratum, du
- 19 -
climat, de l'exposition. On le rencontre, quelquefois, dans les
villes, à l'exclusion de tout autre lichen. Fries prétend l'avoir
vu, en Suède, sur les vieux vitraux d'une église. Je l'ai, du
reste, trouvé sur des tessons de verre, dans les murs à Maren-
nes (Charente-Inférieure) ; sur de vieux canons, au bord de la
Charente, à Rochefort (Charente-Inférieure); sur de vieux os,
dans les murs à Comporté, commune de Sainte-Eanne ; sur
du cuir et sur le Ramalinajraæinea, à la Mothe-Saint-Héray (M.);
sur les feuilles des buis et des conifères, à Frontenay-Rohan-
Rohan (N.).
3. P. PARIE TINA (D. N.), var. AUREOLA (Ach.). — Sur
les grès à Pas-de-Jeu (B.)..
4. P. LYCHNEA (Ach.). — Sur les rochers granitiques de la
*
butte de Saint-Benoît, commune de Clessé (P.) et de la
Barère, commune de Youltegon (B.) ; sur les grès de la butte
de Moncouet, commune de Taizé. — Ressemble beaucoup au
Physcia candelaria ; mais s'en distingue facilement par la réac-
tion rouge de sang produite par la potasse.
5. P. CANDELARIA (Ach.). — Sur les ormes à Bressuire ;
sur différents arbres dans les jardins, à la Mothe-Saint-Héray.
6. P. CILÏARIS (D. C.). — Très commun sur les arbres , mais
offrant des formes très variables ; assez rare sur les roches
dures ; large et court sur le Prunus spinosa, dans les haies à
Bressuire (B.) et sur les granites à Saint-Sauveur de Givre-
en-Mai (B.) ; mince, délicat, minuscule, très divisé sur les
chàtaigners au moulin de la Chaize, commune de Terves (B.).
7. P. CILIARIS (D. C.), var. ACTINOTA (Ach.). — Sur les
rochers granitiques à Bressuire (B.).
8. P. STELLARIS (Fr.). — Très commun sur les arbres.
9. P. AIPOLIA (Ach.). — Sur les chênes à Bressuire. —
Commun.
10. P. LEPTALEA (D. C.). — Sur le Prunus spinosa dans les
haies à Bressuire (B) ; sur les saules à Saint-Sauveur de
Givre-en-Mai (B.) ; commun à la Mothe-Saint-Héray (M.).
11. P. TENELLA (D. C.). — Sur le Viscum album et sur de
vieux cuirs à la Mothe-Saint-Héray (M.) ; sur des tessons de
verre à Saint-Maixent (N.) ; commun ; rare fertile. — Facile à
distinguer par ses divisions terminées en capuchon.
12. P. ALBINEA (Ach.). — Sur les granites à Bressuire (B.).
-20 -
13. P. TRIBACIA (Ach.). — Rochers schisteux du Puy d'Enfer,
près Saint-Maixent (N.) ; sur les gneiss à Champbrille (M.).
14. P. ASTROIDEA (Fr.). — Sur les frênes, les peupliers et le
Prunus spinosa à la Mothe-Saiht-Héray (M.) ; sur les châtaigners
et les poiriers à Fombedoire, commune de Sepvret (M.) ; assez
commun à Bressuire.
15. P. CŒSIA (Fr.). — Sur les quartz à Fressines (M.) ; les
granites et les tuiles des toits à Bressuire (B.) ; les grès à
Pas-de-Jeu (B.). — Stérile.
16. P. PULVERULENTA (Fr.). — Sur les frênes à la Mothe-
Saint-Héray (M.), les chênes et les châtaigners à Bressuire (B.),
les poiriers à Thouars (B.) ; sur les murs calcaires ombragés
Puy d'Enfer, près Saint-Maixent (N.).
17. P. PITYREA (Nyl.).- Sur les murs calcaires à la Mothe-
Saint-Héray (M.); sur les noyers à Circé, commune de Sep-
vret (M.) ; sur les grès à Pas-de-Jeu (B.).
18. P. PITYREA (Nyl.), var. DEALBATA (Wedd. Lich. de
Blossac.). — Sur les murs de granite à Bressuire (B.).
19. P. VENUSTA (Ach.). — Sur les frênes à la Mothe-Saint-
Héray (M.) ; sur différents arbres à Thouars et à Bressuire (B.).
20. P. OBSCURA (Fr.). — Sur les frênes à Prailles (M;), les
peupliers et les grès à Pas-de-Jeu (B.). — Commun.
21. P. ULOTRIX (Fr.). - Sur les murs de granite à Bres-
suire (B.).
22. P. ADGLUTINATA (Flk.). — Sur les poiriers à Bres-
suire (B.). — Ces deux dernières espèces peuvent être consi-
dérées comme des variétés du P. ooscura.
TRIB. XVIII. GYROPHORÉES.
G. I. UMBILICARIA (HOFFM.).
1. U. PUSTULATA (Holm.). - Rochers schisteux de Champ-
brille (M.), du Puy d'Enfer, près Saint-Maixent (N.), d'Argen-
ton-le-Chàteau ; sur les granites à la Barère, commune de
— 21 -
Voultegon (B.) ; sur les grès à Pas-de-Jeu (B.). — Manque
complètement dans le calcaire. j:' d~, 4<j~
2. U. MURINA (D. C.). — Rochers schisteux du Pont-Février,
commune de Moutiers (B.) et d'Argenton-le-Chàteau (B.) ; sur
les granites à la Barère, commune de Voultegon (B.); sur les
grès à la Pierre-des-Roches, commune de Taizé (B.). — Moins
commun que le précédent.

TRIB. XIX. LÉCANORÉES.
G. I. PANNARIA (DEL.).
1. P. RUBIGINOSA (Ach.). - Sur les arbres à Chizé (M.);
sur les peupliers à Champbrille (M.), Fombedoire , commune
de Sepvret (M.), Thorigné (M.) ; sur les frênes à la Fontaine-
Chaillot, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.), à Prailles (M.)
et à Bressuire (B.).
2. P. RUBIGINOSA (Ach.), var. CONOPLEA (Ach.)..- Ro-
chers schisteux de Champbrille (M.) et du Puy d'Enfer, près
Saint-Maixent (N.) ; sur les chênes à Fombedoire, commune
de Sepvret (M.).
3. P. NEBULOSA (Hoffm.). — Bords des chemins à la Mothe-
Saint-Héray (M.) et à Bressuire (B.) ; talus des bois sablonneux
à Rigny, commune de Saint-Léger de Montbrun (B.). - Sem-
ble spécial aux terrains siliceux.
4. P. NEBULOSA, var. CORONATA (Flk.).-Sur les sables
durcis dans les bois de pins à Pas-de-Jeu (B.).
5. P. MICROPHYLLA (Ach.). - Rochers schisteux du Puy
d'Enfer, près Saint-Maixent (N.).
6. P. TRIPTOPHYLLA (Nyl.). - Sur les murs à Bres-
suire (B.) ; sur la terre calcaire des coteaux de Frétevault,
commune des Hameaux (B.) ; sur les grès et les pierres cal-
caires des champs et des bois de la plaine de Pas-de-Jeu (B.).
7. P. NIGRA (Huds.). — Sur la terre et les pierres calcaires à
la Mothe-Saint-Héray (M.), Prailles (M.), Frétevault, commune
des Hameaux (B.), Pas-de-Jeu (B.).
— 22 —
8. P. PSOTINA (Ach.).-Roehers granitiques de Bressuire (B.) ;
murs calcaires à Pas-de-Jeu (B.).
9. P. TRISEPTATA (Nyl.). — Sur les peupliers à la Mothe-
Saint-Héray (M.). — Spores 3-septées, plus grandes que dans
les trois précédentes espèces.
G. II. HEPPIA (NAEG.).
1. H. LUTOSA (Ach.). — Sur la terre des murs calcaires au
Pont-l'Abbé, près la Mothe-Saint-Héray (M.) et à Pas-de-
Jeu (B.) ; sur la terre nue, au bord des chemins, à Pas-de-
Jeu (B.). — Rare. Spécial au calcaire.
G. III. AMPHILOMA (FR.).
1. A. LANUGINOSUM {Ach.) .—Rochers schisteux de Champ-
brille (M.) ; rochers granitiques de Bois-Pouvrault, commune
de Menigoute (P.) et de Bressuire (B.). — Commun sur les
roches siliceuses ombragées. N'a jamais été trouvé à l'état
fertile.
G. IV. SQUAMARIA (D. C.).
1. S. CRASSA (D. C.). — Coteaux calcaires de la Folie, com-
mune d'Oyron (B.).
2. S. LENTIGERA (D. C.).-Sur la terre calcaire des coteaux
stériles de Frétevault, commune des Hameaux (B.) et de
Pas-de-Jeu (B.). — Rare.
3. S. SAXICOLA^o^.).—Sur le.micaschiste àChampbrille (M.);
sur les tuiles des toits à Bressuire (B.) ; sur les granites
à la Barère. commune de Voultegon; sur les schistes à
Thouars (B.) ; sur les grès à Pas-de-Jeu (B.) et à la butte de
Moncouet, commune de Taizé (B.). — Commun.
4. S. SAXICOLA (PoU.), var. DIFFRACTA (Fr.). -Rochers
de quartz à Fressines (M.) ; murs calcaires des environs de
Pas-de-Jeu (B.).
5. S. SAXICOLA (Poll.), var. VERSICOLOR (Pers.). -Murs
calcaires à la Mothe-Saint-Héray (M.).
6. S. SAXICOLA (Poll.), var. MARGINATA (Nyl.). — Sur
les tuiles des toits à Bressuire (B.).
- 23 -
5
G. V. PLACODIUM (D. C.)
1. P. CANDICANS (Dub.) - Murs calcaires à Izarnais, com-
mune d'Exoudun (M.), à Bougon (M.) et à Pas-de-Jeu (B.) ;
sur les quartz à Fressines (M.). — Spécial au calcaire.
2. P. CIRCINATUM (Pers). — Très commun sur les murs et
les rochers calcaires.
3. P. VARIABILE (Pers.). — Sur les pierres des murs calcai-
res à la Mothe-Saint-Héray (M.), Bougon (M.) et Saint-Mai-
xent (N.).
4. P. MURORUM (D. C.). — Très commun sur les murs cal-
caires. — La forme Miniatum est moins commune. Je ne l'ai
pas encore trouvée dans les Deux-Sèvres.
5. P. MURORUM (D. C.). , var. OBLITERATUM (Pers.).
— Rochers schisteux de la Cascade, près Thouars.
6. P. MURORUM (D. C.), var. SUBOBLITERATUM (Nyl.).
— Environs de Pas-de-Jeu (B.), (Pierre-Levée de Briande,
commune d'Arçay, Vienne). *
7. P. PUSILLUM (Mass.). — Rochers schisteux de Crevent,
commune des Hameaux (B.).
8. P. DECIPIENS (Amt.). — Murs de granite du château de
Bressuire (B.) ; murs calcaires à Pas-de-Jeu (B.). Spores plus
volumineuses que dans le P. Murorum; long. 0,011-18 ; larg.
0,005-Tfmm. Plus commun en France que le vrai P. Murorum.
9. P. CITRINUM (Ach..). — Murs calcaires ombragés à la
Mothe-Saint-Héray (M.) et à Château-Tizon, commune de
Souvigné (N.). — Sur de vieux os, dans les murs à Comporté,
commune de Sainte-Eanne (N.).
10. P. CALLOPISMUM (Mer.). — Commun sur les murs cal-
caires. La forme Sympageum (Ach.), à thalle orangé, sur les
murs calcaires à la Mothe-Saint-Héray (M.). Recueillie en
novembre 1862 par M. le Dr Sauzé. Tout à fait semblable exté-
rieurement au Pl. murorum.
11. P. FULGENS (D. C.). — Sur la terre schisteuse des coteaux
de Crevent, commune des Hameaux (B.) ; sur la terre cal-
caire des coteaux de Frétevault, même commune (B.) et de
la Folie, commune d'Oyron (B.).
-24-
G. VI. LECANORA (ACH.).
1. L. CERINA (Bltrh.). — Commun sur les écorces.
2. L. HŒMATITES (Chaub. ).-Sur les saules et les peupliers;
très abondant et très beau à Pas-de-Jeu (B.).
3. L. PYRACEA (Ach.).- Commun sur les écorces : La Mothe-
Saint-Héray (M.), Pas-de-Jeu (B.).
4. L. LUTEO-ALBA (Turn.). — Sur les noyers à Louzy (B.).
5. L. ULMICOLA (D. C.). — Sur les chênes à Bougon (M.) et
sur les pins maritimes à Pas-de-Jeu (B.).
6. L. RUPESTRIS (Scop.). Murs calcaires à la Mothe-Saint-
Héray (M.).
7. L. PYRITHROMA (Ach.). - Sur les arkoses à Champbrille
(M.), les granites à Bressuire (B.), les grès à la butte de
Moncouet, commune de Taizé (B.).
8. L. CALVA (Dicks.). — Sur le tuf calcaire à Pas-de Jeu (B.).
9. L. IRRUBATA (Ach.). — Sur le tuf calcaire à Pas-de-
Jeu (B.); sur les pierres calcaires dans les landes d'Avon (M.).
10. L. D. AURANTIACA (Lillhtf.). — Sur les peupliers à
Champbrille (M.); sur différentes écorces à Bressuire (B.).
11. L. AURANTIACA (Lightj.), var. ERYTHRELLA (Aclt.).
Murs calcaires à la Mothe-Saint-Héray (M.) ; rochers calcai-
res de la Folie, commune d'Oyron (B.).
12. L. FERRUGINEA (Huas.).- Commun sur les écorces.
13, L. FERRUGINEA (Huas.), var. FESTIVA (Ach.). — Sur
le micaschiste et l'arkose à Champbrille (M.); les murs calcaires
à la Mothe-Saint-Héray (M.), les granites à la Barère, com-
mune de Voultegon (B.), les schistes à Crevent, commune
des Hameaux (B.).
14. L. LALLAVEI (Clem.). — Murs calcaires à la Mothe-Saint.
Héray, Bougon, Prailles, Exoudun (M.), Saint-Maixent (N.).
Spécial au calcaire. Je ne l'ai pas trouvé dans le nord du
département.
15. L. TEICHOLYTA (Ach.). — Sur les tuiles des toits et sur
le mortier des murs de granite à Bressuire (B.); sur le tuf
calcaire à Pas-de-Jeu et à Oyron (B.). — Assez rare.
16. L. TEICHOLYTA (AeTt.), var. CRASPEDIA (N'IIl.). —
— Murs calcaires au-dessus du Parc, à la Mothe-Saint-
Héray (M. ) et à Salles (M.). — Rare.
-25-
17. L. PHLOGINA (Ach). — Sur les écorces à Bressuire (B).
18. L. VITELLINA (Ach). — Sur les murs calcaires et les
cerisiers à la Mothe-Saint-Héray (M.), le micaschiste à Champ-
brille (M.), les grès à Pas-de-Jeu et à la butte de Moncouet,
commune de Taizé (B). — Commun.
19. L. VITELLINA (Ach.), var. CORRUSCANS (Ach.). — Sur
les grès à Pas-de-Jeu (B.).
20. L. VITELLINA (Ach.), var. AURELLA (Ach.). Sur les
rognons de silex, dans les murs calcaires à la Mothe-Saint-
Héray (M.).
21. L. VITELLINA (Ach.), var. ARCUATA (Hoffm.). — Sur
les tuiles des toits à Bressuire (B.).
22. L. CERVINA (Ach.), — Sur le tuf calcaire à Pas-de-Jeu (B).
23. L. FUSCATA (Schrad.). — Sur les arkoses à Champbrille
(M.), les murs calcaires à Pas-de-Jeu (B.).
24. L. FUSCATA (Schrad.), var. SMARAGDULAfWiki.). —
Sur les arkoses et les gneiss à Champbrille (M.).
25. L. PRUINOSA (Sm.). — Sur les calcaires à la Mothe-Saint-
Héray (M.), les granites à Bressuire (B.), le tuf calcaire à
Pas-de-Jeu (B). — Forma illuta (Ach.), sur le tuf calcaire, ibid.
26. L. SIMPLEX (Desv.). — Sur le micaschiste à Champ-
brille (M.).
27. L. STREPSODINA (Ach.). — Sur le mortier des murs de
granite à Bressuire (B).
28. L. PERCŒNOIDES (Nyl.). — Murs calcaires du chemin
du Genêteau, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.). -Rare.
29. L. CINEREA (L.). — Sur les calcaires à la Mothe-Saint-
Héray (M.), les granites à Saint-Varent (B.), les grès à Pas-
de-Jeu (B). — Commun, mais de. formes très variables.
30. L. DEPRESSA (Ach.). — Sur les grès à Pas-de-Jeu (B.).
31. L. CŒSIO-CINEREA (Nyl.). — Sur les roches siliceuses
à Champbrille (M.), à Bois-Pouvrault, commune de Meni-
goute (P.), dans la vallée de la Cascade, près Thouars (B.).
32. L. INTERMUTANS (Nyl. inflora, 1872, p. 354 ef429.). -
Sur les rochers schisteux de Saint-Varent (B.) ; sur les grès à
Chantebraud et à la Pierre-Levée de Saint-Laon, commune de
Saint-Laoa (Vienne), près Pas-de-Jeu (B.). - Thalle blanchâtre
ou bleuâtre-cendré. Réaction thallique K+r. Spores long.
0,023-34, larg. 0.009-15mm. Spermaties long. 0,007-9. larg. à
peine 0,001mm. — Rare.
- 26 -
33. L. GIBBOSA (Ach.). — Sur le micaschiste à Champbrille
(M.) ; sur les grès à la Pierre des Roches, commune de Taizé
(B.) et à Pas-de-Jeu (B.).
34. L. GIBBOSA (Ach.), var. CHIONEA {Ach.). — Sur le micas-
chiste à Champbrille (M.), les grès à Pas-de-Jeu (B.).
35. L. CALCAREA (Ach.). — Très commun sur les calcaires
qu'il recouvre de larges taches d'un blanc mat. Trouvé cepen-
dant sur les murs de granite à Bressuire (B.) et sur les grès
à Pas-de-Jeu (B.).
36. L. CALCAREA (Ach.), var. CORTICOLA (Nyl.). — Sur
les racines superficielles d'un peuplier à Arçay (Vienne), près
Pas-de-Jeu (B.). - Très rare.
37. L. HOFFMANNII (Ach.). — Murs calcaires à Bougon (M.);
sur les pierres calcaires dans les landes d'Avon (M.) et de
Pas-de-Jeu (B.). — Assez commun.
38. L. HOFFMANNII (Ach.), var. CONTORTA (Flk.). —
Murs calcaires à la Mothe-Saint-Héray (M.).
39. L. SUBCINEREA (Nyl. in Flora, 6 Mars 1869.). — Sur les
grès au Clos-Gallet, commune de Mouterre (Vienne), près
Pas-de-Jeu (B.). — Très rare. — Voisin du L. Cinereo-rufescens
(Ach.), dont il se distingue par ses spores subglobuleuses
(long. 0,009-14, larg. 0,007-9mm.), la réaction rouge-vineuse de
l'iode sur la gélatine hyméniale et par son thalle plus épais.
40. L. CLANCULARIA (Nyl. in jlora, 4b75, p. 8). - Roches
siliceuses ombragées, à l'entrée de la vallée du Pairé, à Champ-
brille (M.). — Très rare. — Thalle d'un blanc jaunâtre mince,
crevassé, inégal; apothécies brunes, petites, enfoncées, innées
(larges d'environ 0,2mm.),thélotrémoïdes; spores 8, ellipsoïdes,
long. 0,021-28, larg. 0,010-15mm. ; paraphyses grêles, libres.
Gélatine hyméniale bleuissant à l'iode , puis passant au
fauve-vineux. — Remarquable par la forme des apothécies.
41. L. PARELLA (Ach.). — Sur les pierres calcaires des murs
à la Mothe-Saint-Héray (M.), Bougon (M.) ; le tuf calcaire à
Pas-de-Jeu (B.); le micaschiste à. Champbrille (M.), Château-
Tizon, commune de Souvigcé (N.) ; les granites à Bres-
suire (B.) ; les peupliers à la Mothe-Saint-Héray (M.), Pas-de-
Jeu (B.) ; les frênes à Bressuire (B.) ; les noyers aux Roches-
Neuves, commune de Saint-Porchaire (B.).
42. L. PARELLA (Ach.), var. OBLITERAN3 (Nyl.). Murs
calcaires à Prailles (M.). — Très rare.
- 27 —
43. L. PALLESCENS (L.). - Sur les vieux chênes à la Cha-
peronnière, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.), la Ber-
landière, commune de Soudan (M.), Fombedoire, commune
de Sepvret (B.), — Assez rare.
44. L. TURNERI (Ach.). — Sur les chênes à Bressuire (B).
45. L. SUBFUSCA (Ach.). — Très commun, mais offrant de
nombreuses variétés de formes qui ont été divisées en plu-
sieurs espèces (V. Nyl. in flora, 1872), dont quelques-unes
(numéro 46 à 58) se trouvent dans les Deux-Sèvres.
46. L. RUGOSA (Pers.). — Sur les noyers à Oyron (B.).
47. L. CHLARONA (Ach.). — Sur les châtaigners à Château-
Tizon, commune de Souvigné (N.).
48. L. PARISIENSIS (Nyl.). — Sur les frênes à Bressuire (B.).
49. L. CHLAROTERA (Nyl.). — Sur les écorces, à l'étang- de
la Madoire, commune de Saint-Porchaire (B.).
50. L. ARGENTATA (Ach.). — Commun sur les peupliers et
les chênes ; sur le tuf calcaire à Pas-de-Jeu (B.). ,
51. L. CAMPESTRIS (Schœr.). — Commun sur les calcaires.
Se trouve également sur l'arkose et le gneiss à Champbrille
(M.) et sur les tuiles des toits à Bressuire (B.).
52. L. CENISEA (Ach.). — Rochers schisteux de Thouars (B.).
53. L. EXPANSA (Ach.). — Sur le micaschiste à Château-
Tizon, commune de Souvigné (N.).
54. L. GANGALEOIDES (Nyl. inflora, 1872, p. 354.). — Sur
le micaschiste à Champbrille (M.). — Apothécies noirâtres,
gélatine hyméniale bleuissant à l'iode d'une façon assez per-
sistante, les thèques restant teintes en violet. — Très rare.
55. L. ANGULOSA (Ach.). — Sur les cônes des pins maritimes
à Pas-de-Jeu (B.) et les noyers à Champbrille (M.).
56. L. CRENULATA (Dicks.). — Murs calcaires à la Mothe-
Saint-Héray (M.).
57. ALBELLA (Pers.). — Très commun sur les écbrces et les
vieux bois.
58. L. PERALBELLA (Nyl. in, 1872, p. 365). — Sur les
hêtres au Fouilloux et le Cmtœgus oxyacantha à la Chaperon-
nière, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.). — Diffère du
L. albella (Pers.). par la gélatine hyméniale que l'iode teint en
rouge vineux.
Ois. — Le SPHŒRIA EPICIMATIA (Wallr.), décrit dans le Pro-
drome de Nyl."p. 85, petit champignon punctiforme, parasite du
«M 28 "!"
Leconora subfusca et surtout de la var, albella, se trouve à
Champbrille (M.).
59. L. GALACTINA (Ach.). — Sur les murs calcaires à la
Mothe-Saint-Héray (M.), et les murs granitiques à Bressuire.
Très commun. — La forme muralis (Nyl.) sur les murs cal-
caires à la Mothe-Saint-Héray ; la forme dispersa (Pers.) sur
les arkoses, ibid.
60. L. PRUINIFERA (Nyl. Lich. Luæemb. p. 368). — Sur les
rochers calcaires ombragés, à la Mothe-Saint-Héray (M.) (che-
min d'Exoudun) et à Pas-de-Jeu (B.). — les échantillons de
la Mothe sont fertiles, les apothécies offrent une légère colo-
ration jaune paille ; ceux de Pas-de-Jeu sont stériles.
61. L. GLAUCOMA (Ach.). — Commun sur les roches schis-
teuses à la Mothe-Saint-Héray (M.) et Thouars (B.) ; sur les
granites à Bressuire (B.) et les grès à Pas-de-Jeu (B.). Thalle
stérile, spermogonifère, sur les arkoses à Champbrille (M.).
62. L. LEPTOPLACA (Nyl. in litt.). — Rochers schisteux de
Champbrille (M.). — Thalle et apothécies d'un blanc mat.
63". L. SWARTZII (Ach.). — Rochers schisteux de Crevent,
commune des Hameaux (B.).
64. L. SUBCARNEA (Ach.). — Commun sur les roches sili-
ceuses , surtout aux expositions ombragées. — Réaction :
Cal-, sur l'epithécium (jaunâtre dans le L. glaucoma.)
65. L. PINIPERDA (Krb.). — A la base.des pins dans les bois
de Rigny, commune de Saint-Léger de Montbrun (B.).
66. L. SYRINGEA (Ach.). — Sur les platanes à la Mothe-Saint-
Héray (M.).
67. L. CONFERTA (Duby.). — Murs ombragés à la Villedé,
commune de la Mothe-Saint-Héray (M.).
68. L. VARIA (Ach.). — Sur les pins à Pas-de-Jeu (B.). —
Commun.
69. L. EXPALLENS (Ach.). — Sur le bois mort des châtai-
gners à Champbrille (M.) ; sur les chênes à Bressuire (B.).
70. L. EXPALLENS (Ach.), var. SMARAGDOCARPA (Nyl.
in Flora, 1872, p. 248). — Sur un vieux chêne , dans la vallée
du Pairé, à Champbrille (M.). — Apothécies d'un beau vert.
71. L. POLYTROPA (Ehrh.) — Sur le micaschiste à Champ-
brille (M.).
72. L. CONIZCEA (Ach.). — Sur de vieilles barrières à la Mothe-
Saint-Héray (M.) et les pins à Pas-de-Jeu (B.).
— 29 —
73. L. SYMMICTA (Ach.). - Sur de vieux bois à la Mothe-
Saint-Héray (M.).
74. L. SYMMICTERA (Nyl. inflora, WX, p. 249). — Sur les
cerisiers à la Chaperonnière, commune de la Mothe-Saint-
Héray (M.).
75. L. EFFUSA (Pers.). - Intérieur des vieux chênes à Bres-
suire (B.).
76. L. OROSTHEA (Ach.). — Sur les schistes à la Mothe-Saint-
Héray (M.), les granites à Bressuire (B.), les grès à Taizé (B.)
et à Pas-de-Jeu (B.). — Assez commun, surtout aux exposi-
tions ombragées.
77. L. SULPHUREA (Ack.). — Sur les rognons de silex des
murs calcaires à la Mothe-Saint-Héray (M.), les granites des
ruines du château de Bressuire (B.), les schistes à Thouars (B.)
et le tuf calcaire à Pas-de-Jeu (B.).
78. L. ATRA (Ach.). — Sur le micaschiste à Champbrille (M.),
les calcaires à la Villedieu, commune de Sainte-Eanne (N.),
les tuiles des toits à Bressuire (B.) ; sur les écorces à Bou-
gon (M.). — Commun.
79. L. RUBRA (Ach.). — Sur les vieux chênes à Bougon (M.).
— Très rare et très belle espèce, ressemblant presque au
Lecanora argentata, mais facile à distinguer par ses grosses
spores à trois cloisons.
80. L. HOEMATOMMA.(Ach.). — Sur le micaschiste à Champ-
brille (M.) où elle est très-mal développée.
81. L. SOPHODES Ach.). - Sur les ormes à la Mothe-Saint-
Héray (M.).
82. L. CONFRAGOSA (Ach.). — Sur le micaschiste à Champ-
brille (M.), les quartz à Fressines (M.), les arkoses à Fombe-
doire, commune de Sepvret (M.), les grès à Pas-de-Jeu (B.).
83. L. DISCOLORANS {Nyl.). Lecidea discolor (Heppe.— Wedd.
Lich. de Ligugé, p. 12.). Rochers schisteux du Puy-d'Enfer,
près Saint-Maixent (N.). — Récolté par le Dr Weddell.
84. L. ATROCINEREA (Dicks.). — Rochers schisteux de
Champbrille (M.) ; sur les arkoses à Fombedoire, commune de
Sepvret (M.).
85. L. GLAUCESCENS (Nyl. in Jlora, 1872, p. 428). — Sur le
micaschiste à Champbrille (M.). — Thalle glaucescent, aréolé
(K+jaune). Spores long. 0,020-25, larg. 0,011-14mm.
86. L. ROBORIS (Duf.). — Sur les chênes à Bressuire (B.).
— 30 -
87. L. EXIGUA (Ach.). — Sur les genêts à Champbrille (M.).
*
88. L. PSEUDO-PETRAEA (Nyl. in flora, 1875, p. 19).—
Rochers schisteux de Champbrille, où je ne l'ai trouvé qu'une
seule fois et en très petite quantité. — Thalle cendré, granu-
leux, assez mince (Imm. environ) ; apothécies noires, innées,
lécideïnes, planes, marginées ou immarginées (larg. environ
0,5mm.) concolores en dedans ; spores 8, brunes, uni-septées,
long. 0,013-18, larg. 0,007-9mm. ; épithécium et hypothécium
bruns, paraphyses grêles à tête brune. Gélatine hyméniale
bleuissant à l'iode, puis passant au rouge vineux.
89. L. MILVINA (WM.). - Sur les grès à Pas-de-Jeu (B.).
TRIB. XX. PERTUSARIÉES.
G. VII. PERTUSARIA (D. C.).
1. P. COMMUNIS (D. C.). — Très commun sur les écorces.
2. P. COMMUNIS (D. C.), var. SOREDIATA (Fr.). — Sur
les écorces à Château-Tizon, commune de Souvigné (N.) ; sur
les grès à Taizé (B.) et à Pas-de-Jeu (B.).
3. P. COMMUNIS (D. C.), var. PUSTULATA (Ach.). — Sur
les jeunes noyers à Champbrille (M.).
4. P. AMARA (Ach.). — (Nyl. inJlora, 1875, p. 22, et Lich. Pyr.
Orient, p. 35). — Ce lichen avait été, jusqu'à présent, considéré
comme une forme pulvérulente, stérile, du P. communis. Je i'ai
trouvé fertile en octobre 1872 sur les Carpims betulus, dans le
bois du Fouilloux, à la Mothe-Saint-Héray (M.). — Les thè-
ques sont monospores.
5. P. DEALBATA (Nyl.), var. CORALLINA (Ach.), (Isidium
Corallimm D. C.). — Rochers schisteux d'Argenton-le-Chà-
teau (B.).
6. P. WESTRINGII (Ach.). — Sur les chênes à la Chaperon-
nière, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.).
7. P. LEIOPLACA (Ach.). — Sur les hêtres au Fouilloux, les
chênes à Champbrille, les charmes à l'Hermitain, commune
de la Mothe-Saint-Héray (M.).
— 31 —
6
8. P. LEIOPLACA (Ach.), var. EXASPORA (Nyl.). — Sur
les châtaigners à Champbrille (M.).
9. MELALEUCA (Duby.). — Sur les chênes et les hoyx à
Champbrille (M.).
10. P. WULFENII (D. 0.). — Commun sur les chênes: la
Mothe-Saint-Héray (M.), Bressuire (B.).
11. P. WULFENII (D. C.), var. RUPICOLA (Sckœ,..). — Ro-
chers schisteux d'Argenton-le-Château (B.).
Obs. — SPILOMIUM PERTUSAKIICOLA (Nyl.), petit champignon
parasite des Pertusaires ; — sur les charmes à Champbrille (M.).
TMB. XXI. THÉLOTRÉMÉES.
G. I. PHLYCTIS (WALLR.).
1. P. AGELAEA ( Wallr.). — Très commun à la Mothe-Saint-
Héray (M.) sur un grand nombre d'écorces; moins commun à
Pas-de-Jeu (B.) sur les vergnes, les chênes, ete.
G. II. UROEOLABIA (ACH.). *
1. U. SCRUPOSA (Ack.). — Très commun sur les roches sili-
ceuses.
2. U. SCRUPOSA, var. BRYOPHILA (Ack.). — Sur les
vieilles mousses des murs calcaires à la Mothe-Saint-Héray et
à Pas-de-Jeu (B.) et des rochers granitiques à Bressuire (B.).
J'ai trouvé à la Mothe-Saint-Héray, sur l'écorce même des
Prunus spinosa rabougris qui tapissent par places les murs cal-
caires, une forme d'Urceolaria qui pourrait être rapportée à
cette variété.
3. U. SCRUPOSA, var. ARENARIA (ScktJJr.). — Talus des
fossés des bois de Saint-Léonard, commune de Saint-Léger
de Montbrun (B.) ; landes siliceuses de Bressuire (B.).
4. U. GYPSACEA (Ac!.). — Murs calcaires à la Mothe-Saint-
Héray (M.) ; à la Folie, commune d'Oyron (B.).
-32-
5. U. LICHENICOLA (Mont.).-Rochers schisteux de Champ-
brille (M.). — Apothécies parasites sur des thalles de 'Cladonia
où elles sont enfoncées, urcéolées, de façon à n'apparaître que
par une mince déchirure de l'épiderme. Très curieuse anoma-
lie que je n'ai rencontrée que dans cette seule localité.
6. U. ACTINOSTOMA (Pers.).-Rochers schisteux de Champ-
brille (M.) et de Thouars (B.) ; sur les grès à Pas-de-Jeu (B.).
TRIB. XXII. LECIDÉÉES.
G. I. LECIDEA (ACH.).
1. L. EXANTHEMATICA (Sm.). - Murs calcaires du che-
min du Genêteau, près la Mothe-Saint-Héray (M.).
2. L. PINETI (Ach.). — Intérieur d'un vieux chêne, à la Plan-
che, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.). — Très rare.
3. L. CARNEOLA (Ach.). — Sur les chênes et les châtaigners
à Champbrille, la Chaperonnière, le Fouilloux, commune de
la Mothe-Saint-Héray (M.). — Assez rare.
4. L. LURIDA (Ach.). — Landes et murs calcaires à Pas-de-
Jeu (B.).
5. L. LUCIDA (Ach.). — Sur les racines, le long des fossés,
dans la forêt de l'Hermitain (M.) ; sur le micaschiste à Champ-
brille (M.), les granites ombragés, à Bressuire (B.).
6. L. COARCTATA (Nyl.). — Sur le micaschiste et l'arkose à
Champbrille (M.) ; sur la terre granitique au bord des chemins
à Bressuire (B.).
7. L. ORNATA (Smmf.). — Sur les calcaires à Tremont, la Vil-
ledé et les rochers schisteux de Champbrille (M.) ; sur les
rochers granitiques à Bressuire (B.).
Obs. — J'ai trouvé ce lichen sur de vieux feutres a la Roche-
sur-Yon (Vendée).
8. L. DECOLORANS (Flk.). — Sur les pins, à la base des
troncs, dans les bois des environs de Pas-de-Jeu (B.).
9. L. GLEBULOSA (Fr.). — Sur la terre nue des coteaux
— 33 —
schisteux de Champbrille (M.) et de Saint-Varent (B.). — Tou-
jours stérile.
10. L. ULIGINOSA (Ach.). — Sur la terre siliceuse, nue, et les
feuilles mortes, dans les bois de Champbrille (M.) ; sous les
bruyères, dans le parc d'Oyron (B.).
11. L. ULIGINOSA (Ach..), var. TRACHYLINA (Nyl.).-Sur
la terre siliceuse, ombragée, aux Jarries de Champbrille (M.).
12. L. HUMOSA (Ehrh.). — Sur la terre sablonneuse dans les
bois de pins des environs de Pas-de-Jeu (B.).
13. L. FULIGINEA (Ach.). — Sur la terre de bruyère, au parc
d'Oyron (B.) et à Champbrille (M.).
14. L. FUSCORUBENS (Nyl.). — Sur les pierres des landes
calcaires de Rinan, commune d'Avon (M.) ; sur les murs cal-
caires à la Villedieu, commune de Sainte-Eanne (N.) ; sur le
tuf calcaire à Pas-de-Jeu (B.).
15. L. EXIGUA (Chaub.). — Sur les chênes à Champbrille (M.)
et sur le Rhamnus frangula dans les bois des Vieilles-Fosses,
commune de la Mothe-Saint-Héray (M.). — Gélatine hymé-
niale bleuissant à l'iode, puis passant au rouge vineux.
16. L. PRASINA (Fr.).— Intérieurs de vieux chênes à Champ-
brille (M.).
17. L. TENEBRICOSA (Ach.). — Sur les écorces dans les bois
du Fouilloux, commune de la Mothe-Saint-Héray (M.).
18. L. ANOMALA (Fr.). - Sur les genêts et les lierres à la
Mothe-Saint-Héray (M.) ; sur de vieilles barrières à Bres-
suire (B.).
19. L. SPODIZA (Nyl. in Flora; 4874, p. 9). — Sur de vieilles
barrières à Bressuire (B.). — Thalle d'un cendré-sombre, fine-
ment granuleux ou parsemé d'une légère poussière cendrée-
verdâtre. Spores oblongues, long. 0,011-17, larg. 0,0025-35mm.,
quelquefois un peu courbes et paraissant faussement uni-
septées. Gélatine hyméniale bleuissant à l'iode. Thalle Cacl
et surtout K (Cacl) d'un rouge fauve.
20. L. SPHAEROIDES (Smmf.). — Sur les mousses à la Ville-
dieu, commune de Sainte-Eanne (N.) et dans les landes cal-
caires de Pas-de-Jeu (B.).
21. L. SABULETORUM (Flh.). — Sur les murs calcaires, les
ormes, les noyers à la Mothe-Saint-Héray (M.), sur les murs
de tuf calcaire à Pas-de-Jeu (B.).

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