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Archives de l'art français

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CATALOGUE
DES
TABLEAUX DU MUSÉE
DE LA
COMMUNE DE NEUCUXTEL
HOTEL DUPEYROU
1870
QUATRIÈME ÉDITION
(LA PREMIÈRE ÉDITION AVAIT PARU EN 1865
LA SECONDE EN 1868 ET LA TROISIÈME EN 1869.)
Prix : 90 centimes.
NEUCHATEL
IMPRIMERIE DE JAMES ATTINGER
t870
EXTRAIT DU RÈGLEMENT
DU S AVRIL 186«.
Le Musée de peinture est ouvert gratuitement le dimanche
de une heure après midi à. quatre heures. Pour les autres
jours, il n'y a pas d'heures déterminées et le concierge per-
cevra des visiteurs la finance fixée dans le tarif ci-après
Pour une personne seule. 50 centimes.
Pour deux personnes 70 »
Pour chaque personne en sus 10 »
CATALOGUE
DES
TABLEAUX DU MUSÉE
« :="1 ̃
ANKER (Albert), artiste vivant.
i. Le dimanche après midi. 1862.
Bachelin (Auguste), artiste vivant.
2. Mort du lieutenant G. de Montmollin, à la
journée du 10 août 1792. Acquis en 1866.
« M. de Montmollin, enseigne de bataillon, a conservé
jusqu'à son dernier soupir son drapeau, qui lui a
coûté la vie. Ne pouvant avancer, il se battit
comme un héros, et, après avoir tué de sa main
plusieurs ennemis, soutenu seulement par un capo-
ral, il fut blessé mortellement et tomba, enveloppé
dans son drapeau. Les meurtriers ne s'en emparè-
rent qu'en le déchirant. »
PFIFFER D'ALTISHOFEN.
Récit de la conduite des Gardes-Suisses.
« M. de Montmollin, couvert de blessures, combattait
encore ; enfin, près de tomber, il s'enveloppe dans
4
les plis de son drapeau : « Brigands, s'écrie t-il, le
» drapeau de la fidélité ne tombera point en votre
» pouvoir ; vous serez obligés de le réduire en lam-
» beaux quand vous voudrez vous en saisir. »
Ch. LACRETELLE.
Histoire de France pendant le XVIIIme siècle.
3. Enfants des petits cantons chargeant les armes
de leurs pères. (Combat de 1799).
Donné au Musée en 1867, par la Société des Amis
des Arts et par des souscripteurs.
4. Dans les bois. Echu dans le tirage au sort de la
Société des Amis des Arts en 1870.
BERTHOUD (Auguste-Henri), artiste vivant.
5. La Jungfrau depuis le Vagueren, acquis pour
le Musée en 1868.
BERTHOUD (Léon), artiste vivant.
.6. Passage d'un bras du Tibre, à Borgbetto, dans
la Sabine. Effet du soir. Donné au Musée par
une Société de souscripteurs en 1860.
7. La Frohn-Alp, au bord du lac des Quatre-Can-
tons. Effet d'orage. Donné par un anonyme en
1868.
8. Une partie du port de Gênes, vu du pied de la
terrasse de marbre. Echu dans le tirage au
sort de 1868.
BERTHOUD (Fritz), artiste vivant).
9. Le mendiant au singe, donné au Musée par la
Société des Amis des Arts en 1853.
5
BERTHOUD (Henri), mort 1864.
10. Intérieur de cuisine. 1858.
BRÉLAZ (Mlle Clémentine), artiste vivant.
11. Vue des Halles à Neuchâtel. 1844.
CALAME (Alexandre), né 1810, mort 1864.
HL Une partie du Wetterhorn, à Bosenlauï. Donné
par M. Fréd. de Tribolet-Hardy, en 1842.
13. Effet de soleil sur les Hautes-Alpes du Valais,
t en face de la chaîne du Mont-Rose. Demandé
à l'artiste et donné au Musée par une Société
de souscripteurs en 1844.
( Ce tableau, l'un des plus remarquables de Calame,
valut à son auteur, lors de son exposition au Salon
du Louvre, à Paris, la décoration de la Légion d'hon-
neur. )
Afin de faire apprécier l'importance de cette œuvre,
nous ne pouvons mieux faire que de transcrire ici le
jugement qu'en portait M. Henri Delaborde, mem-
bre de l'Académie des beaux-arts, dans la Revue des
Deux mondes, du 15 février 1865.
« Si Calame ne rechercha plus les occasions de
succès publics, si le bruit ne se fit plus autour de
ses tableaux, comme à l'époque où il exposait cette
Vue du Mont-Rose, conservée aujourd'hui au Mu-
sée de Neuchâtel, et qu'il dut répéter jusqu'à quatre
fois en réponse à des sollicitations qu'on lui adres-
sait de toutes parts1, les toiles qui sortaient de son
1 Note de Delaborde. La première idée du tableau du Mont-Rose
avait été suggérée à Calame par son ami Rodolphe Topfer. 11 exécuta
d'abord en petit, pour M. le professeur Auguste de la Rive, la scène
6
atelier pour aller directement prendre place dans
des collections privées, ne rencontraient ni une ad-
miration moins fidèle, ni des suffrages moins em-
pressés.
» La vue du Mont-Rose que nous venons de rappeler,
mérite d'être citée parmi les œuvres les plus remar-
quables de Calame, tant à cause de l'importance de la
donnée primitive qu'en raison des modifications ap-
portées à celle - ci dans les divers exemplaires qui
la reproduisent. Bien que les cinq Vues du Jfont-
Rose présentent à peu près la même ordonnance
générale et que la chaîne de montagnes occupant
l'horizon se dessine dans chacun de ses tableaux
sans variantes considérables, les différences sont
essentielles entre les détails qui garnissent les pre-
miers plans, entre les éléments de composition suc-
cessivement choisis pour mettre en relief par le con-
traste les formes rudes ou tourmentées qui se dres-
sent au fond de la scène. Afin d'accuser d'autant
mieux les lignes aiguës de ces pics s'élançant à perte
de vue vers le ciel, afin d'accentuer l'aspect sinistre
de ces masses travaillées par des forces mystérieu-
ses, Calame s'est attaché, avec un surcroît d'appli-
cation, à définir dans le sens de la grâce les inten-
tions épisodiques, à mesure que les répétitions du
tableau de Neuchâtel se multiplient sous son pin-
ceau. Tantôt des plantes de gentiane en fleurs s'ar-
rondissent sur les devants, où s'épanouissent d'au-
tres richesses, d'autres témoignages de la vie faits
pour consoler le regard des images d'aridité et de
qu'il développa ensuite sur la toile que possède le Musée de Neuchâtel.
Deux répétitions du Mont-Rose appartiennent, l'une à M Schletter, à
Leipzig (maintenant au Musée de la ville de Leipzig), l'autre à M.
Runkler, du Vallon. Une autre répétition du même paysage se trouve
aujourd'hui en Hollande.
- 1 -
mort qui s'étagent jusqu'aux glaciers et aux cimes
neigeuses; tantôt de vertes prairies s'étendent au
pied des roches, d'où la terre végétale a glissé comme
pour venger sa fécondité inutile et pour porter les
germes qu'elle recèle dans des lieux dignes de les
voir éclore. Il y a dans la fermeté et la délicatesse
- avec lesquelles ces oppositions sont ménagées et
rendues, les preuves d'une vive intelligence des con-
ditions poétiques inhérentes au sujet. Quant à la
peinture proprement dite, si elle offre encore ici
quelque chose de cette exiguité dans la pratique
qu'on doit reprocher à l'Orage à la Handeck, elle
atteste du moins une expérience plus sûre, un sen-
timent plus souple du coloris, et, malgré l'insuffi-
sance de l'art, même le plus habile, en face de pa-
reils thèmes, les diverses compositions que le Mont-
Rose a inspirées à Calame justifient la renommée de
celui qui les a conçues.
» L'Orage à la Handeck du Musée de Genève et le
Jlont-Rose du Musée de Neuchâtel peuvent être re-
gardés comme les spécimens principaux du talent
de Calame dans l'ordre des sujets terribles ou des
scènes compliquées. »
Henri DELABORDE.
Revue des Deux-Mondes. Février 1865.
J COYPEL (Noël), né 4 628, mort 1707.
14. Armide veut poignarder Renaud pendant son
sommeil. Donné en 1863 par la famille de feu
M. Denys de Rougemont de Lôwenberg.
DETROY (Jean-François), né 1680, mort 1752,
membre de l'Institut et Directeur de l'Académie de Rome.
15. Enlèvement des Sabines.
Romulus, profitant du grand concours d'étrangers que
8
la célébration des fêtes de Neptune avait attiré à
Rome, fait enlever toutes les filles des Sabins.
16. Continence de Scipion. i
P. C. Scipion, à qui une princesse celtibérienne d'un
beauté extraordinaire était échue en partage à la
prise de Carthagène, la rend à son fiancé sans aucun
rançon. l
17. Coriolan se laisse fléchir par sa mère.
Coriolan, cédant aux prières de sa mère, lève le siég
dé Rome dont il avait été injustement banni, et dont
il était sur le point de s'emparer à la tète de l'armée
des Volsques.
18. Naissance de Romulus et Rémus.
Romulus et Rémus, exposés sur le Tibre par l'ordre
d'Amulius, roi d'Albe, sont recueillis par le berger
Faustulus et sa fille Laurence.
NB. Ces quatre tableaux décoraient le salon de l'hôtel
Boulainvilliers à Paris, et ont été donnés en 1821 à la ville
de Neuchâtel par M. de Rougemont de Lœwenberg.
DuP ASQUIER (Louis), artiste vivant.
19. Fleurs et fruits. 1866.
DUNTZE (S.) artiste vivant.
20. L'hiver au canton de Berne. 1855.
GIRARDET (Karl), artiste vivant.
2-1. Une assemblée de protestants surprise par des
troupes catholiques. 1842.
« Après la révocation de l'édit de Nantes, en 1685, les
persécutions contre les protestants recommencèrent
avec une nouvelle vigueur. Traqués de toutes parts,
ils en étaient réduits, pour s'assembler, à se réfu-
gier dans les forêts ou dans les cavernes les plus
9
2
retirées; et quand les soldats catholiques, guidés
par les moines, les surprenaient, le ministre était ,
conduit au bûcher et les autres aux galères. Pendant
longtemps les protestants n'opposèrent à toutes ces
persécutions que la résignation la plus complète. Ce
ne fut que vingt ans plus tard, en 1705, que, pous-
sés aux dernières extrémités, ils se décidèrent à
prendre les armes.
ANQUETIL. Histoire de France.
22. L'ancien couvent des Franciscains à Alexan-
drie. Donné par le gouvernement en 1846.
23. Lady Elisabeth Claypole, fille de Cromwell,
reproche à son père la mort de Charles 1er.
1853.
» Sur la fin de sa vie, Cromwell ne fut pas toujours
heureux. Quand il descendait en lui-même, ii
trouvait toujours qu'il avait tué le roi ou la liberté.
Dans ce palais de Whitehall, témoin de la grande
immolation, Cromwell errait la nuit comme un spec-
tre. La maladie de lady Elisabeth, sa tille chérie,
vint ajouter encore à sa noire mélancolie, et l'obli-
gea à se retirer près d'elle, à Hampton-Court.
Cette jeune femme, dans ses derniers entretiens
avec son père, ne lui épargna pas les plus cruels
reproches, que sa fin prochaine rendait encore plus
déchirants. Elle l'appelait à comparaître devant le
redoutable tribunal de Dieu, où elle ne devait le de-
vancer que de quelques jours. »
CHATEAUBRIAND. Les quatre Stuart.
GIRARDET (Edouard), artiste vivant.
24. La bénédiction paternelle. 1842.
25. Le Repas interrompu. Donné en 1844 par le
major de Sandol-Roy.