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Catéchisme nouveau et raisonné, à l'usage de tous les catholiques français ([Reprod.])

127 pages
[s.n.]. 1791. 2 microfiches ; 105*148 mm.
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MICKOCOfY «JOIUIION TUT CHARI
mi- 10100
(ANSI ond ISO TEST CHART No. 1)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DELA
REVOLUTION FRANÇAISE
PRRGAMON PRESS
I Icndinglon I Ml I Inll, Oxford OXÎ OB W, UK
NOUVEAU ET RAISONNÉ,
PÛL i, v. i, id, as.
L(l Rvis de ta terre & les Prlnc«s se sont MteaiWt*.
pour conspirer contre le Seigneur et, contre wa
Christ. donc <Jcs vràîs^rinclpei
de la loi; ne négliget rien pour les bien com-
prendre teott-voui-y fortement attachés t d« peur
que le Seigneur dans ié colère ae vous réprouve
«o vous Uinaot »ohb de la vQie de la justice oi»
EN F RANGE,
,La féconde année de la per(écution*
iv
d'impies se sont élev/ea £armi nous et se
sont réunie* pour préparer les voies it cet en-
fant de perdit ion /qui doit faire la guerre au
ciel même, et portcr la malice ju$<j\i'à pe.r«
vérfjr les élus, s'il étoit possible La
France catholique, la France Irès-chrétienne
depuis plus de quatorze cents ans, touche au
moment de sa réprobation. Bientôt elle par-
tagera le sortdc ces régions infortunées, qui,
comme Agar (n'enfantent que des esclaves
et des victimes ^^malédiction. Bientôt non
provinces présenteront le plus monstrueux
assemblage- de tous les sectaires que l'en-
fer et les paissions ont créés depuis la nais-
sance du christiani3me. Bientôt on lita
dans nos annales Au dix-huit iemé siècle,,
les Français, jusque-là attaches à la foi des
apôtres, devinrent déistes, incrédules, im-
pies sociniens juifs musulmans, athées
comme- nous lisons dans les annates de no*
voisins, qu'au seizième siècle, ils devinrent
luthériens et calvinistes. ,t
Ce sont !cs alarmantes réflexions que veut
avez faites, M. T. C. F., lorsque vous avez
tu dépouiller l'église de France de son an-
cienne gloire, la réduire presqu'en servitude,
xméimtir son antique et respectable discl»
v
A3
pliiw^avilir st*$ niûustrcs ,cl les décoiier la..
niai&Kclion-, profaner ses sanctuaire:», fer-
mer, démolir ses temple% on les convertir
en de.; lieux profane*, y disperser ses vier-
ge*, qui faisoient un de sa plus beaux crue-
et le sacrifice continuel de la prière publi-
que, qui en si
de tous côtés ébra nier (oui çs ^es bases, et ppr«
-1ercba(]ucjour(|Ufl(|iicscpupsaux liens .«acre*
qui l'unissent \^putrt angulalrt. Vous nvez
irrité alloit sans doute
nous enlever son royaume, comme il l'avoit
enlevé à tant d'autres empiiVi» in'idMei que
nité ,se trouveroienf "dans la situation la plus
critique^, et vojh m'avez prie tic vous tracer
dçs r'lglcs sûres de conduite, pour ne pas
participer à l'aposfasio dont la
Ffa ncc va et re fra ppée.
Je me rends avec bien de l'empressement
a vos pieux désira, M. T. C. F.: je vous dois
la vérité c'est une dette sacrée que m'im-
pose te caractère saint dont je suis revêtu
les circonstances orageuses où vous vous
trouvez, la rendent infiniment plia rigou-
*s
ïeuse\ C'est pour l'acquitter que je if oui M*
tôle on catéchisme qui fixera votre croyan-
ce, et qui servira à diriger vos pds. Étudie*»
le, faites-le étudier à vos enî&m j gravez en
les principes dans votre esprit, ét plus encore
dans to/re coeur abîmez vous les'
autres d'une ardente cmulatiori pouf en fond
la règle Invariable de vos jugemem et de vo*
actions;etla secousse épouvantable qui agita
et va Renverser en France l'édifice de la foi
A4
NOUVEAU ET RAISONNÉ
LEÇON TV
la Conûitut'ton priundue ci;»ils dv
Clergé.
D.Wuelle À la pfemier«,Wntfque* wv^t
chilien doit croire & profefler au
fujçfc de la nouvelle conftitution françaifo ?
M, Tout chrétien catholi^qt doit^cf oire &g
profeKTer que la
eft f/appée d'u^e nullité radicale
concerne la religion; pa;ce que l'a(«
UmhUe naùonalô font une aJTembtéc purement
S rr
$îfë d'affaire* purement «trl^orelle» n'ayant
aucun (frvir <f«, porter la main à l'ençtâfoir
abufëde fs, puîflanc^j, lorf*
qu'elle a prétendu pouvoir régler les affaires
de îfurs le"-
Chrift a confié le foin des amen & la difpo(>
tion de' tow-lfs fscquM fwriwe^ qui inté-
rciïcnt leur falut. Céft A eux & non aux
/buverîin» de la terre dit. Je.vons
)'envoie. comme, mon pire m'a envoyé.
» Toute punnce m'a été donnée fur la- terre
j» comme dans.le ciel i,,all$z.v iffl/uifez toutes
»les nation* obfervcr tout
» ce que je vous ai enfeigne. Qui vous
i» écoute mVcdûw qui vous
w méprife. Celui qui n'écoutera" pas l'églife
*» devra être regarde & traîtç comme
»» & oh pùbUcam »•. ,Si les
ïéUgion
vilc» i l'état de régler
d'Jnftituër ou de
d'ériger de'
'fes tribunaux^ circonfcnr'è1 provinces
ne diner-voù» pa» q\i'ifs ufufpênf un droit
qui né teor appartient pas ? Ne regarderiei-
le}
vous pis tout ce
illégitime & 'éffentieHernent nul? Si les ((M* >̃
frerains de la terre entreprennent de régler
les affaires de l'églife & de lui donner des
loix qui • touchent au fpirituel, donrJeYuî-
Chrift n'a chargé que fes mmiftres its bfiïN
pent cfônc un droit que le ciel ne leur a jamais
accorde tout ce qu'ils ont la témérité* do
flatuer fins l'aveu & le concours dé r^liféj
éfi'donc d'une nullité manifefle. En un :mot;
M. T. C.F. Dieu a vôula que le mondé
fût gouverne par deux puiffances très-diftinfles
& trèî-iVpârdes une puiflance temporelle &
une puiflahcé fpiriruelle. Tout ce qui a rapport
an corps. au temps 4 la vie préfente, en
du ̃ reflbrt dé la, première.' Tout ce qui
rapport â l'unie a l'éterait^, à là vie future,
de la feconde. Si elles pWoient
l'une & l'autre cette ligne de démarcation
tirée par Aè créateur luî-même!, elles rfevieiii
drorénf paiement coupables,
D. Je 'conçois bien que, i dans
concerne te dogme, J'églife feble a lô .dfoitdl
flâhicF, de prononcer, de définir. -l
vcnjs
ïégkr là difcrpîine ? 'K
u>
R. Tous Ici apétres ont eu-»
tendu les pouvoirs que Jéfus-Chrift leur avoif
donné de la difcipline .comme da dogme. L'aV
pôtre Paul, notamment, ne chargeait point
les fidèle» de Corinthe de régler la difcipline
de leu* églife j il ne croyoit paj môme devoir
«'en repofer fur les fimples prêtres qui Us.gou-
vernoieor, Tout ce qu'il ne pouvait pw faire
par écrit, il le, réfervoit de J'exéeutei quand
auprès d'eux (s). Il ne laiffoit point
'aux, fidèles ni .même aux fouvejains, de l'iflo
<Je Crète, le droit ou le foin de nommer &
(l'établir des év.êcjues ou d'autres miniftres; ïï
fncharg«^U fpécialement & uniquement Tito
fon difctpfe» ainf quo de changer, de refor-
mer, de corriger tout ce qui^o avoit befoin
dans les égliles qu'il lui avoit confiées
XîVgWVa toujours agi d'apiès ces -principes,
jamais autorité humaine ne lui a conter,
jufqu'i nos jours, le droit de régler fa difcU
pline. Pleurs princes puiffans ont artifté à ces
conciles, où. il fe faîfôit non-feulement ;de,
de foi| mais des canons ou régies de
x!e difcipline ce de police ik
toujours Corrtme témoins, ou tout
.jn, plus pour faire jefpeôer l'autoritë de PeV
gftfe, & non pour lui difter fes loix. Âiaû
Conflaritin au
de
de
au «oncUe de Confiance
&c>»> rVUi*
bien faiGr; «Ue et\ décifive Çc n« doit
vpus aucun nosge fur cette matieret
depuis
empereur* païcajf elle ne recevoit certaine*
i«cn< pas d^eux ifea canons & hs Joix. de fjj
fK>fice | elle avoït' donc reçu
tout ce qui ëtoit n^celïaire pour fa'conftitmion,
la, pyiiffance temporelle le choix de (ef;; roinif)
tionj l*é|;Ufe jouifluit donc d'un d;oit réel de
(e dpnner une difcipHne de .feule in
|o foyverairie légitime, fur la
fe* leî
pour remplir les fpoQÏQn^
,.&c. Mai» un droit doa< elle a joui
pçrîécuteuri j
un dr^U qu'elle;, ûew dès-lors de fon divin
fondateur; un droit qu'elle n'a ni reçu des
avec les hQmm«» pendant
UôU Ceçles entierî, où elle
ft fare & fi glor.ieu/e, croyet-vous,
J>êut j qu'elle de doit pas en jouir 'foui dot
pniict$ -catholiques? Les Céfàtt n'en* fëroiën^
ils devenu» les «înfans que pouf Imprimer &
la réduire en fervitude? N6n, fans douté, fil
ils ont mille fois recorinu, en recevant le joug
de la foi que ri par Véminehce de leu*
place, ili Soient le» premier» de»
dévoient les premiers donner' l'exemple de la
foumifTion aux loix fainfès/dè & nVfer
• de leur futorité que pouf les: faire rèfpeâer
loin de prétendre Ics difter ou y concoiinr.
D. Je conviens que dans tout ce qui con-
cerne' fa ;poHceinte'riêarè,'r^life feule peut
temporelle
Téglifé jttrif dans Tétat, l'état nVt-il
dé veiller ,tT-inflùer même dan» fa difcîplihe
intérieureV & W lui donner, où ?u rffôinrdè'
luropbofer1 des loix relatives au ftori ord^e
&1 ton gouvernement politique? Vé&ÏÏiù bt
•'écarteroù-elle pas de l'efprit de
en refufaht de fe fourtiettre' 1 ce? foix ?
R. L'églife eft dans i*èàt: c'edw^è" vénti
ihcontefiabl«; donc elle doit fe foumettrè
toutes les* loix purement politiques, â towei
l>
les loix qui ne regardent que le gotavarnemenf
civil & temporel elle doit prêcher cette foui
mifljon. i tous fesenfans, & leur en 4onner
l'exemple: c'eft une- autre vérité non moins in^
conteflable, que filVglife eft dans l'état, l'état
tg auflî dans l'églife. Je veux dire fi l'eglife*
des Français eR compofe'e de minières & de
fidèles qui font membres il fujets de l'empire
Français, l'empire Français eg comppfé du
fouverair» & des fujets qui font enfans de Té-,
glifej il doit donc en refpefler les dogmes,
la morale «Tefprit les principes cooflitutifs»
& ne ni loix, ni règlement
qui les anéantiiïènt qui Jeur donnent même la,
plus légère atteinte. L'état peut. fans. doute
lui propofer dee loix pour régler, fa polices
intérieure, & la mettre en harmonie ayeç Con
gouvernement temporel; mais comme il eft un
état chrétien-catholique ces loix doivent être
conformes aux maximes du cathoticifme « afin
que fes membçes ne fe trouvent jamais dans
la nécedité de ne pouvoir rendre i Ce far ce
qu'ils lui doivent, fans refufer à Dieu ce qui
lui eft dû. L'état, s'il veut reflet catholique, &
ne pas en abjurer les dogmes, ne doit paa
confulter feulement, en faitant tes loix les
maximes d'une politique humaine trop Souvent
il &>h confulter les rna*faféi,
de fa religion qu'il a adoptée,7 & ne \tmm en
mettre lé* loix famie» en oppofition afe.ô
L'»fffcmb!^« ftitîon»!e detoït donc coh*
fuite* r^llfe fur la nouvelle difcipUne qa'cHd
vouloit fubftiruef à rancienne; & Wglife avoit
le droit d'exiger qu'on la fît concourir â tons le*
triâni«mef»ii qu'on a voulu introduire jc'eft à
dk feolé qu'il appartenoit de ces
combattoîeftt ot» non. lef princi.-
pet tonRitutifs de ce gouvernement fpfrittjel t
dont Jéfiïî-ChriA l'a fait feule arbitre fflprémd.
Jamais, depuis que la religion catholique erf
fur le trôné jamais (ouverain ne s'eft permis de'
régler h: difeiplino ejttérieure de J'église, fans
ïeconcopi» de l'églife. Les fouverains commq
Henri Vin, qui en ont agi.autrement, n'ont
rarde* â bannir le catholiçilme de leurs états,
̃*̃
LEÇON I V.
tUUtmtni touthi au

D. JU*A$*bmbl*i NATIONALE a foîewncl-
lement reconnu !on incompétence pour tout é.
qui concerne le fpirituel. J'entends cependant
tous U$ jouis les rjiinïftres de la religion qo|
l'accufent d'y avoir touché. Cette accofatiorf eft<
elle bien fondée ? Eriger. fupprimer étendre
iefferrer çirconfcrire des évêcWs & des cures
tjanfporter un ilége épifcopal d'une ville A une
autre donner unique cinq cents paroUTes
au lie» décente un curé mille pajoiflient au lieu
unent politique & qui ne regarde que le tem-
porel ?
R. Non, fans -doute, M. T. C. P. ériger,
fupprimer étendrç re (Terrer circonfcriro
tn gouvernement un département un dif-
frifti un canton, une municipalité voilà de?
Opérations purement' politiques & temporel*
les, parce qu'il ne s'agit dans tout cela que
de circonferire tin
i6
verain de donner à fes ministres plus ou moins
de confiance, -plus ou moins d'autorité feSon
la capacité les taîco» qu'il leur reconnoît.
Il dépend du fouverain de proroger ou de re\
voquer l'autorité qu'il a confiée de la parta-
ger, de la tranfporter d'un fujet à un autre;
il dépend du fouverain de divifer un départe-'
iment, d'en jianir deux ou plufieurs^d'eo trans-
férèr le chef-lieu d'une ville a une autre ville,
felon que le, demandent le* befoin* de fes
peuples dont il ta fout juge légitime. mais
il eft incompétent lorfgu'il «'agit d'évêchés &
de cures, parce qu'il s'agit alors des befoins
non des eorps mais des âmes, fur icfqudlet
Dieu ne lui a, do.»né aucune infpecTlion. Ce
nVft pas le fouverain qui. a donné à mon
éyéque fa mifrion (?, Jurifdiâion fut neuf
cents' paroiffes ni à mon. curé fur trois mille
paroîffiens; ce n'eft pas mon fouverain qui a
pu juger fi mon évêque fufhroit au gouver-
nement fpirituel de neuf cents parouîes ce
mon curé au gouvernement fpirituel de trois,
mille paroiflîens. Ce, n'eft pas le fouverain
qui a pu décider fi le befoiin fpirituel des
âmes demandoit Que tel c'v.êcb^é », telk. ç^ure
furent en :deux que epitcopa!
̃ "̃ &'̃̃;
il.
\B
t$s«;i#;
bJ4« nationale a donc fait un .ae
fjiçnj nwl, en s'atfribyant Je droit de placer
de délacer le* rMiniftre» de l'^JÏfe & d^
Cpndre 'ou de refferret les Urfiites du berçaif
que W^life foule àyph pii confier âteyr» fo'roj,
£i!e a donc rompu les lifrts d0
lîqus, eH qu'il e'jpït taconAfaïtionïïeï
de recourir au en
fours d'pn fonf ije national pour Afppl^r i fpn
jncoi^étence & pçyr covjvrif le vite ratficâî
de fes înçompr^benfibles pp^irappnj, Elle a don^
renouvelé le déplorable exemple que les çaj-
vinides donnant pour la première fois
fputecompofée dellaïqwes ,il$
<%life choi fw partni eux un miniflre, tf. lui
conférer le pouvoirs qu'ils n'avoient pas, de
i8
catholique d'un
droit qui conf-
rituiîon,
deyfon fein par Ife fchifmé ërt ont toôjottri
le plein & libVe exercice puifqu©
porette ne peut rieh ftatuer fur la dîfciptine,
D. On nyus répète cependant tous les jours
que dans les plus beaux fiècle» de Tëglife, les
empereurs avoient le droit de fixer les limites
des provinces ecçléfoftiques d'accorder ou
d'^wr à une de métropoles
éc de faire autres chofes fcmblablei. On cite
jji|me un canon du concite général de Calcé-
doine, tenu au milieu du cinquième Hècle»
qui le, dit formellement. Peut-on dépouiller
aujourd'hui puiffance temporelle d'u^Iroit
qyi a été reconnu par un des plus fameux
conciles de l'a nûquité ?
R, On vous en impofe, M.T-C. P.. & on
emploie indignement la plus groOBère impof-
ture pour vous féduire. Jamais les empereurs
n'ont joui du droit qu'on leur attribue; jamais
concile général ne leur a reconm» ce droit.
JLes fouverains peuvent! fans doute, divifer
r9
B 9
& diftribuer cpmma ¡la pr<»*
vînces de leur domination. Ils peuvent donner
à une bourgade le nom de cité, à une ville le#
prérogatives de capitale de d'atron*
Les bçfoins temporel» des peuples peuvent
demander .ces arrangeitfeiM politiques, niais il
p<5urroitïe. faire quo le bien des
fi lVglifc s'y CO|^(>rmPit PPH' la di(H$ntio9
de .£,. powvpirs f pi rituel?. Le
n'ed point du report de fouv^rair» de la
terre, qO», en fixant les limites de leurs pro»
vinc«s, n'ont aucun droit de fixer les limites
lies pouvoirs que fe'gliie çroit devoir cpnfte;
i les. minimes/ C'ea donc à l'4glife 8ç à Yi$tp
feule, è examiner fi 14 bien des âtpci peut ov
M peut pa» fe concilier avec
que veut établir le fouverain. S'il peut fe con<-
çilisr, l'églife donnera tr$$- certainement fon
adhéfion. Elle cft trop jaloufede.h tran<juil«
\lté de l'état & d. bonheur de fe« enfansj
mais elle a droit d'oiger qu'or» la demande,
& tout ce npe le foi)vera.in pour;oit fl^tuisr,
Sans l'avoir obtenue, feroit de Ia plus manifvfte
ryllité. Life? l'hi/^oire de ces beaux fièçle»
qa'ôn vous cite; lifez fur. tout le concile de
.Calcédoine qu'on invoqu«v; vows.y trouyei«z
20
la plus tomplette,
viens d* vous jij*.
Tftéodofe le la ville
de Baryte eA qui et»
en de
ârc^iob no* et,. fouftfa !t
I 4r ^unW^iOn i de Photius »
oa <J* tinaîg
& r fi s
dfe eêtw rnétrofxilc. L'affaire fut dif.
iru WivcJle rfe
le* l'empereur qui «Jtôknt
«mil par les pères & il Ait décide
n*«utoh a«x
<fa*on iVn wendroit aux canon 9,
^»e Biryt* feroit bien métropole pou-r le ci-
«wl't *n*f« ^« ne» de plus
^e toi 4WW ^vô^u^s de aa province; qu'il
Comftw eux au métropolitain de
Yyt (7')« AppUqooM ref-
^ux opétiùoni de IViïambMe natio-
en quawe»
maia die n'a pu, faf»
violer tes canon* & fan* ufurpe-r un droit
̃qui ne lui appartient pas » décréter qu'il n'y
évôché par département Bile «
pu établir à Reines un -cheWicu de départe-
Ba
avê<|u» 4«
/̃:
R. Je
point du concile Cert une im-
poftu're effrontée de nos féduôeurs, qui ont
eu ouvrage du
quatorzième fiècle pour oh ouvnge du cin«
quième les écrits du moine Mathieu pour
le» canons du concile de Calcédoine les «du«
lations d'un grec fchlfmatique pour le», déci.
de la folidité d'un <Mi.
fic€ qui ne porte que far des fondemens fi nû.
foafenh
tfaèie dajj8;l<* café»
de
m 1ère pît/s
Îé68éïïi«ftt
̃ -•̃̃- •̃̃̃• ̃ v
Dieu dans les. décret?
traeux, & qui
dioit
direfloire de çon%mer
•4
taùef vicaire
j>endant
décrétant
• ̃
«S
fac^e, li
^«ilT«ttc«
i*af-
fiih# qu'or»,
étridem*

lô m^r^poliuin ne ticndfoit q\jo d'elle feuld
te droit de la donner. D'ailleurs» qui donna
certains évoques i l'évoque de Rennes
'fit euemple, le nom & lea prérogatives de
rîie'tropoliuin ? Ceft une afljjnbl^e de laïques.
Mail conférer le pouvoir de dor:ner la jurifdic-
tion fpjrituelle, erV plus que de la donner
foi-mênrte. L'iffembMe nationale a décrété qu'ella
étojt incompétente pour la donner elle a donc
polit, étiger de fimplcs eStêqùes en. mitiopolU
uins i; &• pour leur conférer le droit de con-
firmation, d'inftttution canonique. DVilleuti
encore» par qui fera confirmé le métropolitain
de fes furfragans, par fon
inférieur. Qu«l ordre de chofe» pjus diam^trs*
lemem opppfi au)t principes conftitutif* da
gouvefoetnew fpirituel.de l'^glife! Je conçois
que le paPe ppuvôit donne la miffion dans toute
a de droit divin,une primauté,
u/ve plénitude de^urifdiftion fur tout6 l'e'glife de
Oieni Je ÇQft^Js encore que li l'églife n'en avoit
pas ordonne' autrement, rien ne s'oppoferoit
ce qgfe les véritable méwopoliMin donnât la
mirtjoft à fes fuffragan? parce qu'il a réelle*
ment bne" jaôfdiQion fur eux h fur leurs dio-
ceféàV mw
Vf,
pavl^que te bornant1 les entre-
prifes
ni Aif*
qu'il» ofent con"ftrmer infti*
» wi fufffagant de» évlch«8 d.
inrnw: poux ces fiëges «flliftë de deux éviqaei
^nçea ,|« décréter que tout
légiflujf
dçnn«r faoi
;hir'r arcrjjque » c'eft bouleverfer
c^'Pfl f6t -^an» ^oçîea régime, les;.juge:
& d'infallef
qçi coprirmoit Ifif
le métropolitain. Pojn*
quoi dites-vous donc que l'afljembMô nationale
*r
i Diidbn légitime
\4^Jidlé pfovhcîii. oe ifu't j«fj«î^« plu»
incien 4<îs faffra|;»U (eut <Jui'^é>f>ftn«à lé
de,
£f<Mnc«i ràinls pareillement éh cdàëile» 8f
V^ âlor» ëtolertt
e$rtifarté !« cofi^ilé général et! fupériéuf au pape%-
â\itdn«s des irr/gulÎMÎtéi
Jnbftftfueyfésdôht noti&venon* de ^parler. Mm»
Vèm t «Vtoît non les f<w-
qui avdît dipouîHé
îc les conciles ptovîrtcîwx «onflr*
Ration, pour «ri WVêtSr le pape; t'étôit donc à
rëgKrfc feule» qutl app'attenoit d>h d^pouiUer
!e' p»pe pouf le- ùtMMi M fjottrwd aux
rtiÂfdpolitatni. nationale n'a J4maij
droit» 8c Texercer («f>9 un»
usurpation.
29
l'église gallicane que
1« trou év&hésdje Dol, S.&ieu
& erg qu'il érigea le
pôle, que tous les évêchéa de ln
furent fouflraits à la jurifdiftjpa do me'Mçpo^
litain de Tours pendant tw, en yerta
cette création faite par la foule autorité du
de, fans le concours
•R. Cet exemple n'eft ccminerneot pa. f*»
vorable aux patentions de l'aïïembWe n^tip-
nale il prouve, au contraire» fanj réplique»
l'illtlgitimité de Ces opérations. L'ëglife n'ap*
prouva jamais les entreprifes du duc de Bre-
jamais elle ne reconnut dans IVvêqjje
de Dol la qualité de métropolitain 1 Parche*
véqtie de Tours l'excommunias tous les con-
©t« provinciaux s'élevèrent hautement Contre
h»» aiflfi que contre (et fauteurs & adhérens^
on les traita toujours do fchifmatiquej*
véque de Dol fut enfin obligir-apîe^ 3$oana
de difputes & d'obmnation, de rentrer, ainlj
que tous les éyêques de la Bretagne fous la
jurifdiâion de J'archevlque de Tours; Çc/t.lea
trois évêchés ériges par le
érigés, c'eft que IVglife Ce' décida «n J4gjT
̃faut l'ére^ion. i» i»Q**»
telle ci/cohfcrîption fi elfe la
ble» & alors elle en couvrira
vice 'de cette opération natio*
Mie ne vient pas tant d«
ttiainquï Ta produir. C'étoit â l'égUfe1 î planter
le»: nouvelles bornes
îhlme è
ce' qu'elle ufe du droit a de le.s
bénir. N'eft-H pas évident que
va tomber dans un fchifrrtè millô (oit 'plus',
épouvantable que celui quisavoU autrefois
ffigé la Bretagne?
D. Parmi les atteintes portées au gpuver.
nement fpiritue) de l'églife, vous ave? mis les
décrets qui donnent aux curés le droit d'ap-
prouver leurs Yicaires vous avez/rtiis dans la
même clarté les décrets qui accordent au pre.
rnier, &, fon défaut, au fécond vicaire de
Ja paroirîe cathédrale le droit de gouverner
le diocefe pendant la vacance du fiége épif-
Voudriez vous bien expliquer en quoi
le gouvernement de l'églifii en eft «Itéré ?
R. 1^ Le décret qui donne aux curés le
droit de gendre pour viçajre tout prêtre or"
donné -pour le département, rompt les liens
de fubordination qui doivent, pour un bon
V
gouvernement, tenu les fimpU$ ptltre* fotf*
mis à leof évêqaé *• &
roifles du dioceïe n'avoir r ou
que dei /ujet»
fuj€ts qui ne leur conviennent point. Dès que
l'évêque il n'aura
plus d'i nfpeflion fur lui ni pour (CI études
ni Il pouvoit étr*
jour de ton ordination
mai» il petit U ft^iliger dans la fuite il pou»
volt être à une paroi/Te de Cémpâgne,
& tion t un,' de ville, &c. Qu'il, étudie ou
non j cependant dès qu'il. reçu l'onaio'n fa.
cetdoule, on n'eA plus mat-te, ni de le rap»
entretient fa première
capacité ni de le reftituer a la parôiffe i la-
quelle il convient ni dé le refufer k lé pa.
roïffç â laquelle il ne convient pas ni de le
.révoquer en cas de prévarication m4mè eÏÏetii
fans fuivre dei formes extraordinaires f
qui mettront des entraves au zèlo, à la folli-
cirude paftorale -qui. déroberont prefqué
tOTJJouri les la pli» jafle févéritf
des canons. On ne commence déji que trop
i-s'appercevoir de ceS'funffte»
Que de, vicaires déji peu ftudieux ont aban.
don/ié leurs livres fans retour que de vicaires
déjà pea ioubiU, «Biche nt maintenant la pW
fcandaleufe infubordi nation que dé loups vont
h raflemblfr dans le mima bercail
Vous m'entende*, M. T. G. F. ou!, je
jegarde c* décret comme le fléau le plus def«
truâeur pout l'igtife de France. Quand l'aft
fernblée Suroît conçu le deffein formet d'er)
flétrir la gloire & d'en boulmrftr tout U
gouvernement, elle n'auroit pas pu choifir de
moyen Plus efficace, a<\ Ce d^ret anéanpit
«ne dea loix les plus fec'r<ls, tes plus fages &
lu plus ^troitennent liée» aux dogtnôs catho..
ItqueSf que l'églife ait jamais portées; toi qui 4
4té foJemnelleiflent renouvellée au concile 69
Trente; loi qui a été adoptée auth^ntiquomcnf
par nos fouverains, & que tout bon prêtre,
quand elle n'exifteroit pas, devroit s'impofqr
pour ne pas entrer dans le bercail par la portç
de Satin. "L'églif«, en "effet, voit toijjoun
cru, toujours enfeigoo & le concile de
Trente IV fortement prononcé que, quoique
les prêtres reçoivent dans leur ordination le
pouvoir d'abfoudre les péchéfi, ils ont cepen-
dant befoin d'upe approbation particulière, &
d'une million fpéciale, pour exercer légitime*
ment & même vatidçmem ce pouvoir ( 9
c
Majeur â la parp'jTe dont le vicaire n'aar*
d'autres pouvoirs que ceux de fon ordinationV
toutes les abonnons qu'il donnera feront ëvi*
détriment nulles. Que de myftères -d'iniquitei
de, réprobation ce f une Ac décret va con*®
foniiner! »
Quant au dJçtet qui donne au premier ou
au fécond vicaire la jurifdicTion pendant la
vacance du fiige épifcopile, c'tft un attentât
factiïége porté la puifîance fpiiituclle de
régîife ç'eft -une entteprife fcliif.natique fei^-
bhWe à celle dont Henri VIU fe tendit cou-^
pabie c'eft l'ac]e le plus formel de cette
irrétigieufc fuprcmatiequi adétaché l'Angleterrc
de l'héritage de J.C. LVglife, dès les premier»
fiecles avoit confié cette jurifdiclion .au clergé
de ta cathédrale. LVglife feule pouvo'u la,
transféier à d'au;re-Co;t« juiildiclion n'ayant
tien de temporel, <!e politique, ou d'humain,
n'a donc rien qui foit du reiïort des fouveraini
de la terre. Car el'eeilla mèm* que ceile»
qu'^erçoit la pontife de ton vivant. Le port*
tife la tenoit, meme félon les. pfemiers décret»
de l'alTemblée, non du peuple qui l'avoiitilu,
ni,iis du métropolitain qui l'avoit confacié. Si
l'affeinblée s'etoit jugée incompétente pour la
donnerai! pontife, co..imciHa<elJ<;pulocroir<4
capable de la donner un' /Impie prêtre ?Sic£
pas là toucher au /pirituel* que faut-il
donc faire pour y toucher? Si ce n'eil-pas. là
bouleverfer toui'le gouvernement deTcgHfe
gu'eft-ce donc qui le bouleverfer»?
LEÇON IV*.
Des, plt îl ion s rendues populaires,
Vous n'approuverez ni les .élevions populaiies
ni leur mode: vous me direz fans doute que
l|aflcmbkçe a encore ici excédé fes pouvoirs.
R. L'alTemblé.e .a fait en cela, comme en.
beaucoup d'aunes chofes, ce qu'elle ne pou. '«
voit pas faire elle a prétendu rendre au
peuple ce dont le peuple n'a réellement
jamais joui elle a ouvert la porte aux phu',
grands abus; elle a préparé la ruine. totale
de la religion en France. Développons tfette
réponfe,. & tâchez d'en bien retenir tCiite*
les panies. D'abord, que l'affemblée
ait faic ce qu'elle ne pouvoit pas faire, il
fuffii.pou'r s'en convaincre de rappeller l«î
pouvoirs que les provinces
V
leurs s dJpute's refpeftifs fous la religion du
ferment. Jamais elle ne fe lavera, aux yeux
de la poftérité, de l'autorité, abfolue tyran-
nique qu elle a ufurpé. On l'avoit chargée on
lui avoit prêtent impérieufement 'de'reformej
les abus (Je la pitfintaiion, oii^fi vous vou-
!et de la nomination royale; & par l'in-
fidélité la plus chante, comme la plus perfide
elle a tranfporté.au peuple toutes les préfetv
tarions" & toutes les nominations. On vouloit
qu'elle tarît une fource d'abus & elle en a
ouvert, dans toute l'étendue 'de l'empire, qua-
tre-vingt-trois, ou plutôt cinquante mille (io).
Il rVefc pas moins évident que le peuple n'avoit
aucun droit au privilège qu'on lui tranfporte.
C'cfl fe jouer de tout ce qu'il y a de plus
authentique dans l'hiftoUe de la religion, de
prétendre que le peuple nommoit autrefois
fes payeur!. Jamais, dans ces beaux ficelés,
auxquels on veut > dh-on, nous rappeller,
jamais le peuple ne nomma les cures, ni ne
concourut à leur nomination. Elle fut tou-
jours abfolument réfecvée à l'évcque fcul. A
ni e fuie qu'il ie formoit une paroiiïe t'est-à-dire»
à mefure qu'il fe çonvertiflbit quelque hameau
éloigné de la ville épifôopale & qu'il 'itoit
rèce (Taire, pour la commodité du peuple
-36
d'ériger une fuccurfale ,l'évêque détacftoit cl
fon presbytère, celui qu'il jugeoit propre
la detfervir. & dans le monilrueux ordre de
chofes qu'on tente .d'établir, l'évêque, ,qui
doit répondre de toutes les paroi fie de ton
diocèfe l'évêque, que le faintefprit a établi
pour gouverner l'églife de Dieu » non-feule-
ment dans fa ville e'pifcopale, mais dans toute
l'étendue dû twrein fur lequel on lui a donné
ùrifdiflion .l'évêque ne concourra point la
nomination des curés 1 ils n'entrera pour rien
dans la partie la plus èffentiçlle du gouver-
nement de l'égl ife qui lui en confiée 1 il te
trouvera oblige de répondre des, troupeaux,
dont il n'aura point choifie les palpeurs qu'elle
abtfurdîré 1 quel renverfement de toutes les
idées primitives de la juftice, de la fagelTe;
de l'ordre du fens commun Qùant aux
évêques on confultoit le peuple, on deman-
doit fon témoignage & fon vau mais jamais
on ne lui crut le droit de fe donoer, ou de.
,'têfùser abfolu meht sel ou tel évêque. Le clergé
feul conpofé du métropolitain, de fe* com.
provinciaux & du presbytère de l'évèque
mort, avoitfvoix dejibératiye dahilcs élec-
tions, comme étani seul juge compétent-de
la fciçnce, des 'talents, des moeurs ce dé*
c?
ïutrea qaalités néceflaires poaf gouverner
l'églife de Dieu qualités que ne connoîlTent
point,, ou que cônnoiffent peu !e* fimplei
fidèles aujourd'hui dont la plupart. farént
à peine bégayer les principes élémentaires,
Palphàbet du chriftianifme. Mais nos figé.
qui, à les. entendre, veulent ref
fufcitër parrfli noûV l'âge d'or de la primitive
e'glife, ont organisé les _[emblées: élcâora-
les de manière que le clergé n'entrera pour
rien dans les élevions. S'il l'y trouve quelque
ecc^'fiaftique outre qu'il y fera livré à la
Jlus infolente dérifion Comme on ne l'a
déjà que trop vu, il n*y agira qu'en qualied
de citoyen aéUf & non .en qualité de mem-
bre du-clergé, comme il ne l'agiflbit que de
sommer des adminirlrateurs politique».. «. d'ail..
leurs, le métropolitain qui étoit le préfident-
des aiïemblces éleâoraies d| la primitive
églife; les évoques de la province qui en fai*
foient la partie la plus efîentielle, font irré-
vocablement exclus des artemblées électorales
de la nouvelle création. Et on a l'effronterie
de les préfenter au peuple abufé cosnme le
rétabliffement & la réfuncclion de cette ami-
que dil'cipline qui donnait de fa faints,defi
lefpeâable* pafteu/» à' l'églife Ici incom-
̃̃̃
pféh'éhfibles régénérateurs f Si vod? étier ca*
fables de pudeur je vous dirois ouvrez le$
lei annalès dê'IVgîile
-̃ ïe* atembiées où furent 'élus faint Mârhiai,
faint Etienne, faint Ainbroife, fjiht Auguf*
«in', &c. â voient --eHes-rren- de
vos àflemblées plus que profanes, où Porf*
h'a va jufqu'ici ».qae furcurJ que Cabale* que
iîmonîe (ti)J Eft-ïl poflfible qu'au wilieu de
tant d'horreurs, Dicu manifefte cflui qu'il»
èhoifi ? Ne feroit-ce fa» un phénomène coin-
parable au plus grand Miracle que d'une if-.
/emblée auflî monftreufe, il j/ût forûr un
payeur félonie coeur de Dieu?. Auffi ai-je
ajouté que Taffemblée avoît ouvert la, porte à
un plus grand abus quand elle auroit eu def-
fein de préparer :effieaccmerit la ruine totale
de la religion catholique en France, elle n'au.
roit pas pu ;mployer de voie plus fûre &
plu» abrégée. Qui à jamais confiée un trou-
peau indifcipliné le foin de fe choifir fort
berger ? qui a jamais chargé tes loups de choifir
les gardiens-des brebis? voilà littéralenient ce
qu'a fan raffemblée dans un fie-clé d'infidélitd
^c de dépravation, où ceux qui dominent dans
tes provinces, & $ui font toujours apures
emporter les fuffrage» des aflerableés pri.
<̃'̃
C 4
tel h'ônt VîfibUmeht ni ffiœïïH nî rëlî*
î*or> on confia Téleâîott des payeur! afl
|*eiipïe h'éft -il pa* palpable ^a Vf fuffir* d'a-
voir fi fermeté le *ele l'efprit ifacêtdoïal
pour être irrévocablement exclu & que leî
fujr|ges te réuniront toujoun en faveur du
pritire corrtplaifâftt dd prêtre njbridam dû
prêtre qui
fions «de-* la mt^thude oti acheter ceux qui
la gouvernent 1. Ce n'eft paf tout. Dans les
'provinces, comme en Alfacè en Languedoc
dans lés Çevennes,'dahj la Saintongo.Cc où
les juif* les proteflan» {ont apffi nombrea*
êc4 peut être plu» «olmbrèux que léi cathofi-
qiie», nVft-il pas fenfible que le choix tombe
Souvent fur dés hommes. dont la 'foi fera aa>,
moins fufpecle ? le* loups iront- ils cherchet
des chiens fideles 1, .pour garder le troupeau
fur lequel ils fondent leurs efpërances f &
qu'ils défirent dévorer? quel ordre de choie!!
vit-on jamais les chrétiens des premiers liecles
imroduire ks payens. les juifs., les héréti-
ques dani feurs affemb!<fes éleâoralet (eut
do/iner voix délibéritive, & fur-tout leur if-
furer la prépondérance ? 1 n'eft it i craindre
qu'ayant quelques générations il ne relie plui
f un feul catholique1 en France ?
•0
Je conviens qu'il pourra réfnlcer de ttèi*
grands inconvénieos des afTemblées électorales
(te la nouvelle création. Mais lei mêmes incon-
réniens ou du moins la -plupart n'cxiftoiem-
ils pas dans l'ancien régime ? le roi de (impies
laïques des juifs même & des proteftans
qui poflVdoient des terres- auxquelles, choient
attaché le droit de prétention, ne nommoient»
ils pas le premier à tous les évéchés & à Veau-
co.ip de cures les autres à quantité de béné-
fi.t* à charges d'âmes?
R. Le roi riommoit aux êvôçhés; mais il
avoit toujours auprès de fa perfonne un
évique honoré & prefque toujours digne
de fa confiance qui lui faifoit connoître les
jiijccs, & dont l'avis étoit habituellement fuivi.
JI n'y avoit ni juifs, ni proieflans qui influaient
fui la déiermination du prince. Examinez de
bonne foi les prélats qui occupent afluelle-
ment Jet differens fiéges de France jamais
Jes a(î"çmblées éleâorales formeront elles un
clergé' fi vénérable ? Soyez de bonne foi
tous nos fièges ne font-ils pas occupés, un
petit nombre près, par des hommes vertueux?
ne viennent'il* pas de fe montrer dignes des
/keles des Bafyle dès Athanafe des Arn.
l>iu;fe des fiecles même de confefXeurj &
4i
des martyrs Il y avoit des abus j'encén*
Viens,, dans la nomination royale. Mais les
abus écoient- ils comparables ceux qui vont
pulluler ôt fortir eh foule de toutes les parties
du nouveau régime? malgré les abus de l'an*
cren^que je ne deïavoue pas, don» j'ai fouv^nO
gémi mais qu'on a prodigieufement exa-
géré nous n'avons la douleur de compte.
que trois ou quatre Judas dans le corps épif»
topai. Jugez du nombre des mauvais payeur:.
réfervés nos neveux par les premiers
elfais de nos nouvelles éteflions Quant
aux cures à la nomination du roi « S. M. n'en
ne m moi jamais aucune. Les évêques avoient
fa procuration ainfi que celle des princes fes
frères tant ils étoient convaincus que le choix
des payeurs ne peut convenir & appartenir
qu'à ceux qui doivent répondre du troupeau.
Des juifs', des hérétiques avoient, il eft vrai
dioic de préfentatîon. Mais il n'y avoit point
ou que très peu d'inconvéniens à craindre.
L'ordinaire avoit la liberté de refu(et le fujet
préfenté s'il ne convenoit pas au bénéfice t
£c.de- le faire cVfleivir par un fujet de ton,
choix. La jurifprudcnce n'accordoit en ce cas,
au prefenié par le patron, que les fruits fans
aucune juridiction. Le troupeau ne se trou«
41
voit donc pas conduit par des loups, comme
if le le fera désormais.
D. VÊuj avez dît bien pofitivement que
dans les premiers fiecles le peuple e'toit fm.
ptement confulté que fon voeu etoit requis;
mai? qu'il n'avoit point voix délibérative dans
tes eMeâions des évêques que ce droit ap-
partenoit au clergé feul. On nous cite cepen-
dant tous les jours l'éleflion fpe'çialement de
S. Ambroile pour nous prouver que le peu-
ple concouroit réellement à la nomination des
évêque».
R. Je l'ai entendu citer comme vous. Mais.
ou l'on défigure ce t/ait de l'hiftoire ^tJtnon
ne l'entend pas. Voici le fait i.el qu'i eft
rapporté dans l'hirtpire de The'odofe par M.
Flécliier liv. i chap. 3.J.. Ecoutez réfle'-
chjflsz & prononcez:» Auxence, arien, étant
mort. Valentinien pria Ils evéques àc i'ailem<
bler pour élire un nouveau payeur. Les
évêques le fuppliercnt d'en nommer un lui-
même, tel qu'il le fouhaitoit. Mais il leur ré-
pondit que c étoit une aire au-deffûs de
fes fosses; & qu'il de
]ni aflez de pidte* pour s'eft mêler, que ce choix
ltur appaïunou parce qu'ils avoient une par-
fane connoiflance des loix de l'ëglife ce
tt
qu'Us Soient femplis des lumières de l'efprït
de Dieu. Les évêques Vaflemblerent donc
avec te reRc du clergé; & le peuple, dont le
contentement étoit requis y fut appelle.»».
Je n'ajou:e aucune réflexion vous avez déjà
prononcé que nos affemblées électorales » loin
de reffufeiter l'èfprit- de l'églife primitive t
achèvent d'éteindre irrémédiablement le pea
qui pouvoit en refter."
LEÇON Ye.
Pt la fuppreffion ifei^Vrdres Religieux
Chapitres, &c.
\/uklle idée doit faire naître fe décret
qui fupprime en France*les ordres religieax,
les voeux monaftiques & qui les déclare in-
conditutionnels?
R. Il doit faire naître une idée bien délai
vanngeufs de la France & de ton gouverne*
ment. Les voeux religieux font évidemment
le réfultat des maximes que Jéfus-Chrift a
prononcé far la perfection éyangéliqae «11©
en le principe le plus le
dément le plus folide du vrai bonheur otf
plutôt, le vrai bonheur lui-même. Plus urf
état. fournira de fujets propres à afpiter à cette
jperfeâion, plus il annoncera de moeurs de
leligion de ces grands fentimens qui prépa-
Mnt le vérirable héroïfme dans tous les gén-
tes.. Les maifons religieufes ne fe dcpeuplent,
que dans, les 'états où les moeurs fe dépravent
où .la religion décline dégénère & s'abâ-
tardit. L'Egypte fi fervente dans les pre-
mien tiectes fournit plus de quatre vingt
mille -(binaires i la Thébaïde. L'Egypte n'a-
voit jamais été plus peuplée, mieux cultivée,
mieux gouvernée, plus heureufe. Prononcer
qoe les voeux religieux font incontlitutionnels,
c'eR donc prononcer que notre gouverne-
ment n'eft pas fufceptible de la vraie perfec-
tion, du vrai bonheur; que la morale du chrif-
tianifme eft trop pure-, trop fublirne pour
nous. Mais fi les mœurs' font parvenues
un grand excès de corruption, grâces la
prétendue philofophie au lieu de détruire les
-,Voeux monarques, qui réclament. toujours
contre la dépravation, qui l'empêchent de
devenir généiale, & en quelque forte la
profcrivcnt, ne devioit-on pas au contraire les
favorifèr, & travailler i rappeler* les ordres
léligieux à leur ioftitoiion primitive, puifque>
ce feront le moyen le Plus fur pdor faire te*
naître les moeurs •*& la véritable piété t Ne
difoiton paV^}U?tfn>'a voulu préparer fin-'
crédulité* un triomphe qu'elle ambitionnait
depuis long-temps d'anéantir tant de vertus
fublimes, qui bleffoient doulowreufement fes
yeux impurs? Oui M. T. C. F., il faut que
laiïlmblée nationale fôitun compofé de Maté:
lialiftes & d'Athées, ou qu'elle ait donné
'grolTièrement dans le piège que le -philo-*
phifme fui avèit tendu. Nos neveux, que
nous avons' pcéjugés devoir êue a ufl» cor-
rompus que nous, eh leur défendant d'admetre
jamais ces pieu* éiabliiTemens nos neveux,
s'ils échappent l'aportafie dans laquelle nou»
travaillons les envelopper, ne compren·
dront rien à notre aveuglement. Ils ne pour*
lotit l'expliquer qu'à l'aide de ceue coupe
d'ivreffe, de vertige, de frénéCie de délire
que Dieu dans fon- extrême colere répand
fur les nations qui ofent être oigueilleufcs an
jniiieu de la dépravation.
D. L'affembléé pouvoit-elle fupprimer le»
ordres & les voeux religieux?
>s^- R. Elle poüvôit bien, peut être par. un effet
de cette malheureufe puifTance, dont a parlé
un de fes dignes fuppôts déclarer qu'à IVw
•*fi
Wttùt les voeox tolemnels n'auroient en France'
aucun effet civil; mais cJ!ô n'a pu, & fans
doute qu'elle n'a pas entendu fupprimer, dé-»
cUrer nuit les vœux deja émis. Leurs tvœux
font des engagement pris avec Dieu lui feut
pourroit affranchir de, ces engagemens ceux
qui les aboient volontairement contracté». Il
n'eft point d'autorité fur. la terre qui. puiFe
porter t'impudence jufqu'i prétendre pouvoir
délier des nœuds Ci facréj.
D. ^Que faut il donc peofe.r des religieux
des religieufes qui, en vertu des décrets de
l'afftmbléç « ont quitté leu; cloître leur.
babit?
R. Ce font de vrais apoftats, chargés d'un
crime énorme crime qui les foumec à uni»
excommunication majeur réfeivée aui Saint-
Siège. Aucun prêtre ne peut les abfoudre»
môme au lit de la mort » moins qu'ils n$
promettent s'ils reviennent. en famé de fe-
prendre leur habit, & dé rentier dans le^o*-
tre. Le prêtre qui feroit pu aifez ignorant
ou affez lâche pour encreprendre de les abfou.
dre, feroit un prévaricateur facrllcge tous les
(acremens qu'ils rêcevroièntd^ris cet état, de«
yiendroient autant de profanations Que,
•- ^'horreurs déjà commifes au-mjlifu de nous'
47
Au rerte il n'eft pas néceflfaire de çonfultêc
les maximes de. l'évangile ni d'invoquer let
canons de l'églife, pour fixer le jugement qu'on
doit porter fur ces fortes de religieux. Les
lumières feules de la iaifon les premier*
principes du bon fen$ ne les montrent que trop
coupables, & nous avettiffent même, que
dans le commercé de la vie on doit Yîngu-
liérement fe défier d'eux.» Je n'ai jamais
manqué âla parole que j'ai dénuée aux hommes
difoft â fol» corifeffeur le grand Turenne »
avec.tout le feu de la ferveur qui anime un
nouveau converti, avec ceue noble fran-
chife qui .caraflèrife un 'héros, & \ous\\ou'
dru\ que j'euffe fi piompttmtnt manqué à la
parole que j'ai donnl Dieu? Renverfez la
propofition, & vous trouverez: Des homme*1
qui fe jouent avec tant d'impudence de la
parole qu'ils avoient fi foteinnellemcnt donne
à Dieu tiendroient-ils la parole qu'ils donne-
ront aux hommes?
1). Mais que pouvoient faire les religieux
• & les religieufes dans le r cruel- état où on les
réduit? On' vend ,le.ir maifon, on s'empare
de leurs biens. J'en connois plufîcurs qili
manquent du plus indifpenfable néceffaire qui
n'ont pas de pain.
48
R. J'avoue que la poficion de la plupart des
religieux, de l'un & de l'autre fexe, etl «rifi-
riment douloureufe. Jamais Alaric dans le
fac de Rome ne montra pour les vierges du
Seigneur, la duieté dont l'aflemblée nationale
vïent d'uferà leur égard le* Turcs en ra-
nageant les villes de laPaleftine, traitèrent les
vierges du Seigneur avec moins de férociré!
Cependant il leui rellé t*ne reflouice. D'abord
les uns & les autres doivent faire tous leurs
efforts pour retler dans leurs maifons. Fiulieurs
ont commis une grande faute en déclarant aux
municipalités qu'ils vouloient fouir. Ils ont
ftrvi l'impiété de l'aflemblée dont ils font
devenus & les complices let
cvCquès les ont jugé fi coupables qu'ils
ont retiré les pouvoirs des religieux ou quMî
ont refufé. de les leur cont'n^er ils ont re-
gardé avec raifon teur déciaration comme
une proincfie ci'apoftafie. S'ils font
fvrcés de quitter leurs maifons i!.< font in-
obligés de fe retirer dans cel-
les qui leur feront alignées & où ils pour-
ront remplir leurs engagemens. S'ih éro:ent 0
forcés de /entre dans le monde (croient,
étroitement tenus d'y garder leur habit
& d'y obi'drvef leur icgle non feule-'
insnt
49
D
lement dans les-trois grands voeux qui*en'font
l'dtencej mais dans toutes les provinces qui
ne fcroknt pas incompatibles avec leur non-
veau genre de vie. Malheur donc à ceux &
celles qui onr à peine attendu les décrets
de l'aflèrabîée, ou qui cri ont profité, fans
'une abfolue néceflîté, pour fe montrer allai..
tût dans le monde avec un extérieur, un
langage & des fentimens auffi mondains, plus
mondains peut-être que Ceux des mondains
eux-mêmes ce font de vrais adultères qui
avoient depuis long-temps violé la foi qu'etles
avoient juré l'epoux célefte. Leur conduite
infidelle n'a fait que manifefter, par le fcan-"
daie le pl^s odieux, l'apofiarie qu'ils avoierit
déjà confomroée dans leur cellule. Ah s'ils
avoient été les vrais .difciples de leurs fon-
dateurs, loin de foupircr après l'immonde
BaBylonne, d'où ils cotent fortis, ils auroicnt
fui dans les plus âpres décris! & s'ils s'étoient
trouvés -forcés, par l'empire de quelques cir-
confiance déftftreufe de retourner avec les
énfans de la captivité, i's n'auroierit mangé,-
au milieu d'eux, qu'un pain de douleur &
d'amertume au lieu de prendre part leurs
folies, ils Jeitr auroient communiqdé l'tfpiit
de componction, par l'extérieur & par lu

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