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Causeries de la plage. I. Bains de mer de Monaco. Description et climatologie de la plage, indications spéciales et avantages de ce climat pour la guérison des malades, par Achard d'Entraigues

De
32 pages
A. Giletta (Nice). 1867. In-8° . Pièce.
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BIBLIOTHÈQUE DES STATIONS MÉDICALES
ET DES TOURISTES.
LES -PLAGES
DES
•ALPES-MÏR1TIIES
Sous le rapport
DE LA SANTÉ.
NICE, MENTON, CANNES, etc.
ESQUISSES DESCRIPTIVES ,
NOTIONS CïîIMÀTOLOGIQUES. — CAUSERIES ET CONSEILS,
par
J.-Â. ÂGHARD D'ENTRAIGÏÏES, ,
MONACO.
NICE,
Société Typographique, Imprimerie, Librairie et Lithographie
A. Gilletta, rue de la Préfecture, 9.
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tj
LES PLAGES
de*
ALPES-MARITIMES
au point de vue de la santé.
CANNES — NICE — MONACO
MENTON.
BIBLIOTHÈQUE DES STATIONS MEDICALES
ET DES TOURISTES.
CAUSERIES DE LA PLAGE
i.
BAINS DE MER
DE
MONACO
DESCRIPTION ET CLIMATOLOGIE DE LA PLAGE ;
INDICATIONS SPÉCIALES ET AVANTAGES DE CE CLIMAT
POUR LA GUÉRISON DES MALADES ,
par
ACHARD D'ENTRAIGUES.
NICE,
Société Typographique, Imprimerie, Librairie et Lithographie
A. Gillelta, rue de la Préfecture, 9.
867
Ouvrages dd mêaaê Auteur :
NOTICE sur une GUÉRISON TRÈS-REMARQUABLE
Opérée par la Galvano-thérapie.
Sous Presse :
CAUSERIES DE LA PLAGE (suite).
En Préparation :
PRINCIPES DE MÉDECINE UNITAIRE .
LES MALADIES DE POITRINE
Et leur traitement suivant les plus récentes investigations de la
science médicale.
«©MOTll,
Très-chers émigrants et touristes, et vous aussi, bien-
aimés malades, agréez ces quelques pages échappées
d'une main amicale et bien intentionnée. Leur but est
de distraire un instant votre pensée pendant les heures
noires qui viennent parfois faire ombre aux heures
fortunées des pérégrinations.
Ces pages modestes se permettront aussi, d'ajouter à
la partie descriptive de la plage, quelques conseils
utiles, des considérations climatologiques et médicales
pour le plus grand bien de votre chère santé.
Si, par elles, un moment de peine est oublié, si
encore, par un conseil donné de bon coeur, quelque ma-
lade chéri de vous, arrive plus rapidement à la santé
désirée, notre satisfaction en sera vive et entière.
D. A. ACHARD D'ENTFAIGUËS,
Ancien médecin des Hôpitaux-, membre de la Société Médicale
Homéopathique de Lyon, etc.
Nice, Novembre i866*
BAINS DE MER
DE MONACO.
i.
Description de la rade et de la plage. — Etablissement'
Hydrothérapique. — Bains de mer.
Torquate Tasso, dans son poème sublime de-
la JÉRUSALEM , chante les jardins d'Armide par
les strophes suivantes :
" Le sommet de la montagne offre aux yeux
„ une plaine riante sous un ciel pur et serein.
„ Un air délicieux y est parfumé par les
„ fleurs, rafraîchi par les zéphirs. Leur haleine,
„ toujours constante, n'y reçoit point du ciel le
„ mouvement et le repos.
9 L'été n'y darde point ses feux , l'hiver ne s'y
„ arme point de glaces. Les sombres nuages n'y
„ troublent point la sérénité des airs.
„ Un azur éternel y embellit les cieux.
„ Sur des gazons toujours verts, brillent des-
„ fleurs toujqurs nouvelles. Les arbres y con-
JJ servent un éternel feuillage.
— 8 —
„ Un palais enchanté s'élève dans ces beaux
„ lieux et paraît le trône du monarque de ces
„ monts et de ces mers. „
— Cette citation de l'Homère de l'Italie est,
de nos jours, parfaitement applicable aux sites
de Monaco ; elle dépeint d'une manière exacte
la douceur de ce climat.
Des littérateurs remarquables, historiens et
poètes d'élite, ont décrit la Principauté Moné-
cienne et ses richesses naturelles ou seigneuriales.
Cette causerie ne comporte qu'un rapide aperçu
descriptif des superbes édifices et des élégantes
constructions particulières, qui rendent plus
belle cette région favorisée.
Le touriste arrive à Monaco par une route
large et pittoresque qui côtoie la mer, ou bien
par la voie maritime : un steamer parcourt en
une heure le trajet de Nice à Monaco ; une voie
ferrée s'établit, elle facilitera les relations, déjà
nombreuses, de la Principauté Monécienne avec
les contrées voisines.
En arrivant à Monaco, par mer, ou admire
d'abord le tableau varié des paysages que la vue
embrasse.
La rade Monécienne, protégée par ses promo-
toires et sou heureuse situation, est une des plus
paisibles de la Méditerranée.
— 9 —
La tranquilité de ses flots était appréciée déso-
les temps anciens :
C'est sur cette plage que César, dans son expé-
dition contre son gendre Pompée, effectua son
embarquement.
Le poète de la Pharsale, Lucain, dit à ce
sujet :
a Là, est le port protégé par Hercule; la
„ mer gémit dans le creux du rocher. Zéphire
„ ni Corus n'y ont aucun empire. Circius seul
„ peut troubler les rivages de la station de
„ Monaco. „
Une onde pure, d'une grande transparence,
laisse pénétrer la vue jusqu'à des extrêmes pro-
fondeurs.
Sur les rives, un ensemble magnifique charme
les regards du touriste :
Au premier plan du tableau, un édifice re-
marquable par ses élégantes dispositions se pré-
sente le long de la plage ; deux ailes assises au
bord des vague» en rendent la vue des plus
attrayantes : c'est l'établissement hydrothéra-
pique et des bains de mer.
Tout y annonce, au premier abord, le plus
parfait bien-être : le système de Priessnitz s'y
trouve admirablement organisé.
Une galerie spacieuse permet de jouir du-
— 10 —
spectacle animé du port, et de la vue d'un horizon
océanique.
Deux escaliers recouverts de tentures pendant
la chaude saison conduisent le baigneur jusques
près des flots.
Le fond de la plage est garni d'un sable fin,
d'un exquise souplesse au contact ; la tempéra-
ture constamment douce de la masse liquide
permet de s'y baigner aussi agréablement en
hiver qu'en plein été.
II.
Aspect de la ville de Monaco. — Aperçu descriptif de la Cité. —
Place principale. —Palais de S. A.S. le prince régnant.— Monu-
ments et avenues.
Sur une des faces latérales de la baie, la ville,
entourée de fortifications pittoresques', laisse
apercevoir la résidence princière, ses jardins,
ses promenades et de blanches maisons coquette-
ment parées.
Ainsi que la princesse endormie dont la lé-
gende charmait notre enfance, elle s'éveille en
souriant ; l'animation d'une vie nouvelle circule
dans son sein et s'accroît chaque jour.
La forteresse antique renferme dans ses murs
crénelés une agréable ville. Une rampe pavée
s'élève du port jnsqu'à la place principale. On
traverse plusieurs portes, cinq à six pour le
moins, une d'elle est assez remarquable et porte
la date de 1533. La dernière est à l'entrée de la
promenade du Château. De lourds canons,
géants de bronze, couchés là comme des lions
endormis, n'inspirent plus la terreur; malgré
les piles de boulets entassés près du Château
— 12 —
Royal, le touriste ne se lasse pas de contempler
la surface limpide, enrichie de teintes brillantes
et irisées, qui part du pied du roc pour se con-
fondre avec l'horizon.
Du bord de l'esplanade, on a sous les yeux
la rade sillonnée d'embarcations, la grève où se
tordent les vagues nacrées, et dans le lointain, une
plaine étincellante, sur laquelle de larges navires
laissent refléter la blancheur de leur voilure-, se
déploie dans une ravissante immensité.
Les poètes et les mythologues devaient élire
la riante rive ligurienne pour la naissance de la
blonde mère d'Eros. Les abruptes profondeurs
des roches Monéciennesleur inspirèrent l'idée d'y
établir la résidence du boîteuxVulcain, précipité
de l'Olympe ; c'est là qu'il vint forger à Jupiter
ses foudres d'airain embrasé.
Les rudes travailleurs cyclopéens sont relé-
gués dans les antres de l'Etna , une population
avenante, logée confortablement sur le sommet
des roches, accueille le visiteur avec une parfaite
amabilité.
Sur un pic escarpé, couvert de cactus opuntia,
d'aloès et de pariétaires, la ville déploie son at-
trayant panorama. Des rues capricieuses, des
maisons d'une propreté hollandaise, des hôtels
très-bien tenus engagent le voyageur à s'y fixer.
— 13 —
Sur le pourtour du promontoire, la promenade
Saint-Martin offre les aspects variés du golfe
d'Antibes, de la pointe de Bordigherra, et des
vertes et ombrageuses forêts environnantes.
La ville s'est transformée, surtout par l'initia-
tiative du pouvoir actuel. La bienfaisance pu-
blique a reçu sa part des dons répandus par une
main bienfaisante ; une salle d'asile est installée
dans un bâtiment magnifique construit par
S. A. S. Charles III.
Un jardin anglais, exposé gracieusement au
midi, y est attenant ; sa tiède température est re-
commandable aux valétudinaires et aux jeunes
miss, pendant la saison hivernale, L'Hôtel-Dieu
est un charmant modelé d'hôpital avec parcs et
promenades pour les malades, un jardin d'agré-
ment est à la disposition des Dames de Saint-
Maur, qui desservent l'établissement. Les soins
dévoués dont elles entourent les pensionnaires
sont au-dessus de tout éloge. Une jolie chapelle
a été édifiée pour le service de l'Hôtel-Dieu,
complètement restauré par S. A. S. le prince
régnant.
Mentionnons aussi le Palais de Justice où
siège un Tribunal supérieur, et l'Eglise, très-
recommandable par sa valeur archéologique.
Sur le plateau qui domine la mer, la résidence

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