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Causes célèbres, curieuses et intéressantes de toutes les cours souveraines du royaume, avec les jugemens qui les ont décidées. Tome 172 / [Nicolas-Toussaint Le Moyne, dit Des Essarts]

De
190 pages
[s.n.] (Paris). 1789. 17 microfiches ; 105*148 mm.
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ÇA p S E -&̃
\0,E- TQJ7TES LES
4VEC LÈS
ONT p tC-l D É ES,
T0MË CL^XXÏÏ.
a ris.
LE fîxïème, vohime
nâire unlverfhi de
Essarts vient de ^arojtre. On h
trouve chea le fieur Moutard impri»
meur de la ïeine, rue des
hôtel de Çluny prix 10 livres 10 fols.
Les neufvolumes in- 1 1 des des
criminels) pat. M> DES ESSARTS
{éprouvent che? les principaux libraires
du royaume 6i chez l'auteur rue du
Théâtre 10 fols
à Paris, & »4 livres jfraftc de port,'
dans toute
A ij
CtFïÙEtySES ET INTÉRESSANTE^
PREMIÈRE PARTIE.
DCX Ve CAUSE.
La un délit léger A
Peut-on demander dans cette ma-
tjlère, tivotation du principal ? oà
̃ vif.» s queftjdns importantes ont
été agitées depuis peu au parlement
Ciuîii
de Rouen dans uns. caufe qui.1 a.
été plaidée folemneilement pendant
annonce ils o*€ a
ont donn.é que dés notices abrégées
qui ont peiné- indiqué l'intérêt
que fon développement pe»t
La carrière, que nous avons à
parcourir, Çtant plus v#fte» nous-
pourrons offrir à nos iefteurs le ta-
bleàn de cette affaire malheureufe-
tnent trop cétèbre.
En effet, ©n y verra d'un, côté
des négocians qui' ont
Pne. vol, & qui
l'ont dénoncée public-;
de l'autre cette
les premiers juges pendue»«t»
de Tr'anêe & la
CÉLÈBRES. Ç
laquer dans une requête imprimée
l'honneur la fépmation de fes
anciens maîtres leur imputer un.
forfait atroce & tes plonger dans
l'ignominie en les présentant comme
Il eu beau de défendre l'inno-
ê&ncSiSi. il n*eft pas,, fans doute,
de triomphe plus doux que celui
de l'arracher au fui ppîke mais pour
fanver une viftime il ne faut pas
en immoler d'autres. On accufoic
île ce délit l'auteur ( i) de la requête
imprimée pour là fervanie; en
de cet
pas douteux, puifqu*il a été con-
damné par l'arrêt même quia brifé
iâptotiiuH9 ayant pour ,bill .de de»
couvrir fauteur de cette requête en
6 C A V S t S
les fers de cette fille à être hrulè p<&'
F exécuteur de la kafttfi jucïci comme
féditieux & incendiaire.
̃ faffjjjfe, dont nous alloiis rendr-e
compte, eu une fuite de cet arrêt.
Quoiqu*il y ait peu de procès qui
aient acquis uni publicité plus écla-
tante que. coiivrî*
rojis cependant d'un voile le. nom
de l'avocat qu'on accuse dx éé$t
dont on poùrfuit la vengeance.
Nous pouvons remplir 'le-' but de
notre ouvrage celui de confefver
les monumens
fans pffênier & c'eft qui
*$ous fera toujours étèx* Nous
gnons^ ceux, qui trouvant du plaafîr
à; affliger mime les siéchans, à pîos
/orte raifôo ceux dont l'innocence
teurs que nous ne nous peirmettrons
aucunes réflexions fur défenfé dès
C k h 1 B lt I 5 f
Aiy
parties; nous nous bornerons à
faire une analyfe des faits & de»
moyens qu'elles ont employés, &
Unpiisreftéra le regret d'être for-
cés de ne pas offrir le déytloppe-
notre ouvrage a des limites que
nous -ne po.avons franchir.
Un avocat (1), connu par des fuo*
barreau de la ca-
pitale, $*eft chargé de .plaider la
caufe du négociant qui pourfuit l<?s
calomniateurs qui ont attaqué (on'
honneur & fa réputation.
Un des acciifà > Tâyocàt qui eft
dit-on, l'auteur de la. requête de la
Servante, a pïaidé lui-même fa caufe.
Une aËuençé incroyable de.çi-
fôyèns de^ous les ordres, qui ont
afiifté aux audiences la- nature de
(i) du Coudray» ,avo±
çat au parlement de Paris,
Causes
^affaire la qualité de
'celle d'un des
& les fuites terribles de la enquête;
rendit .cette
une des phts itnpotrantes &c dés
aient été plaides
depuis longtemps au parlemetn.de
Rouen, Voiâ i faits qui y qat
donné lieu..
Le 1 5 novembre 1-785 ( dtfoii M»
Tronfon da Coudray ) Marie C le*
reaux, Thibault,
fat trouvée, faifie de
quUeor
Marie Qereàùx, fur
la mamère d<mt tes effets Uù èioïeni
parvenus avoua qu'elle les ?v-O*fe
Ofl trouva au^tôtdans
fette une^fomme de qu'on
v&i
1«i impui oit. Elle
compte & foutait tantôt qu'elle
ei le bris. 9
ADr
provenoit de iôqq livras 0 '{lôrir-
mages
tejftaj que
avbh ^ttdus; tantôt que c'étoit
tm re is Çon-
•>
de les volés en
dans une reconnoiflanca
4igfîëe des fiëiips ththauit Se d'elle,1
Le tendeiîiairfi, une
iieur Tliî^
voiçîi'
C'A ^f;t|
coutre
[un. -cet tifîcàt de
Ji
̃^4|iv^
Cette
(donner de l'humeur .aux anciens
maîtres fe
contentèrent de ne
la citation.
dirent
befoin.
que les
les
ef-.
fi'i Causes
fets encore chez les
,Mats
qu'elle écoute
te fi^ti»
pour lui remettre fa
les fes «f-
'̃^• ̃
mages réferve *xl-
̃ prcffément de fe
les en réparation
«Phdimçur. •: *'̃̃ ;̃;
fia qui,
«»ent les'fietirs
t*àvtiif Calomniée. Cette
de voit fans
réparation d'honneur
CÉLÈBRES. tl
lorsqu'ils a'a voient fait que lui re-
projet le vol
venue] II n'eft
(été choqué d'une
un mois fans répondre. r
plus
confiante,
prudence des
fé-
vrier elfe prend contr'eux un dér
faut faute de défendre.
Les fieurs Thibault fidèles a«
fait
à fe croira que
la
parler.
fifiliféi. 5^«*eatt« -pi*
Cavses
çrôyent qu'enfin
Marie rendue eilç-
tténey frémira du jdâb#? J^î^
h '̃<̃•/̃ ̃ \$-
les
A-;
la pitié
iiîepçe doîft même dç
lé Mie tes
êogsger à
eiîe- jufques
fe
:il$'
içs
lèut reffentimenr, •
CÉLÈBRES, if
paye d'audace plus
injures i'par. dè£far-
dti
16 Causes
iipaginé un vol qui n*exïftait pas
afin de en danger.
( Elle depuis que là
^pièçe de mouchoirs étoit daïirîâ
caiffe mais elle a développé alors
tn difàiit
de concert
Ce raffinement de calomnie eft
horrible il l'eft d'autant pins, que
Ja fille répand dans le pu-
blic «jette
peînr par-tout par où
par fes les 5ë«fs Thi-
Jbank comme
pettç paf
̃.̃̃
17
poncer aux fieiirs Thibault qu'elle
va les poifffuivre pour finfigne ca-
lomnie dont ils' ont cherche à la
flétri
Voilà donc tes fieurê "Thibault dé.
nonces à la /ju&ice & au public
comme des calomniateurs atroces
eapables de fuppofer ôç de mettre
pactni les hardes d'un domeftique
un effet qui leur appartenait > afia
de le faire périr par le dernier fup*
plice! Ëtc'eft le domeftique même
qui a avçw4 tes $ymr yçlé?; oui km
prête une aftion fi lâche
< De bonne Foi ( !S?éerioit M. Tron-
(on du Coudray ) y a-t-il beaucoup
de pu fe contenir
fe le dis hardiment il falloit unô
force d*ame peù ordinaire pour par-
donner cet outrage,^ & ne pas, eà
tirer forte champ yengeaïiee.
Et cependant lès ficurs Thibault
le C a v S n s
ie contiennent e,nco£evlls cherchent
dans- la procédure un moyendêdon-
»er àlafille Glereaux, par des dé-
lais utiles, le temps de revenir à
Ils déclinent te préfidial
,.comme
'délire cpmw
péterice, & les. 4^r
tioncer çonurne crimirieHe du volt;
s'ils perj&ftent à
s Ç*eft aîor^qu'après quatre. mois
après avoir
» :îi atroce j ajirès avoii* épuiÇé
des formas
-de la gù*enô
( #fe mais
CÉLÈBRES. î9
famé; ils acceptèrent le défi qu'elle
©fôit leur propofér.
Je ne vous retracerai point mef-
fieurs ( difok JM. du Coucfray attëÊ
faits du procès crirmi
des preuves du Vol-, & prononcèrent
loi. La cour
a faiii fur rappel des
qui- jetter quelques
nuage$ fur le corps du délit même;
& votre pru-
en avoir profité pour
de 'Marie Cle-:
• fef «y i vous ayez penfé qu'il
aux yeux de ta lof
.;•̃.•'̃' <f
n Mais
& dans le jugement
j^vp>
%Q C A 17 S. É.S •
liage &tïans le procès çn. la
une autre différence qui ¡.,Fil bien
qui
aie femble tin trait de. lumière dans
rappeliez,
*ous lés a>ê* encore
imputations ,qtîi
requête de ia âii«
Cleteawx.
quelle
on a foufenu quêtes 'faits.
étôknt
âe la céï
faits la .¡¡'ne
xnals
dû,
blier, les imprimer
faits en un
• ̃̃'
Bifetbien fiitsaf fëîts
pa$ dit uii
b'r.s. ir
mot au bailliage pas un mot elle
a été pendant 'quinze jours détenue
dans tes priions il y a plus, elle
avoit été pendant quatre mois en
vol avec le
$eur uvoit comme
on vient. 4e le .vojr' (ôuillé fe$
des rfatyres
garde
Je faits de la
jrequête,
ejft rendre elle ap-
fubi :que
'{on 6c. elle iïa en*
averiie pa?.
intérêt le plus prenant de dire tout
qüi
non pas?
il C-A V S E S
multitude la calomnie fe prépare,4-
ces épouvantables horreufs^
eu ielibelïe de
la fîHe Gïereatixi Àh! certe ville:
en' la mé-
moire* ̃
Avant
l'afraîre de Ckreawx fûttrès.
connue, il n'y àvoit à foft fujet ni
émeute ni rumeur. Le plus grand
de l'audace avec
laquelle elle a voit provoqué les
fieurs
Vautre!! étotent affli-
gés de voif ^<|oe
la dénoncer
,i$^rifft
affaire.
CÉLÈBRE S.
buvant fa manière de voir mais
itn*yavoit ni trouble
cence. ̃̃̃'̃'̃ ̃ ̃̃"̃
Le libelle paroît t6ut eft bouï-
verfé. C'éft le %nal d'un n
lomnieJ en un
^moriiêl fut h feule parole de Tac-
cufé,iâns preuve; que; disr|e fans
preuve ? fans préforiïptibn que dis*;
je fans 'présomption ? ?,contré toute
vraifëniblariçe même on croit à
toutes les atrocités du libelle. On y
croit
aveë laguelie elles
faveu
en imppfù Vu cii
j»4 C'AO.51*
s'écrie le
cette fcèfte d'horreur,
âfms tdmesles
âtt t«-
."?
ittbuje
Ci 1*8. RE S. 15
Temt N
tes cris de la fer vante, les cris-
l'inquiétude de -Marie
foa
à cou*;
4ris
interroger,
à'reivemr à
gui éclaire, le théâtre da
crime ̃& forfait, .ce
q«f voit ce la;fille
ce fo^jfeé termes, c*eifc-
cfi;
à dire,
d4jài
tout
ïîi Veut être f»îus
îd Causes
Dans fou récit- donc tfn. calme
fifcçc&ie à ce qui vient de
«ft téuf ce qui refb* ta
̃«in'
CELEBREES. • "<££
B$
parla peinture
cet enfant près
de périr? p'avez vous pas entendu
déiloii
bien' croiriëi^yous «|ttie
^en n'y eft pas dît
dans te
feu. Je car l'indigna-
••'̃ -\a- ̃̃ •̃ ̃•
clouta
que
pQùr ce
z% Causes
aux yeux $'une jeune fille fans ati-
cune. efpèce de vêtement, & qiji
croit la féduire par un tableau dont
à age
qui fîen, ne peut inipirer
cider à vous rapporter les èxpref*
lions di* libelle. Je foajHeroîs votre
audience. La décence profcrit,au(îî
licencieux de cette partie de l'ou.:
.virage;le. dire pour
l'honneur de mon
nae.lî|teride le dire j'ai honte de
fonger qu'un avocat àit pu fe ?&->
foudre à emplçyer des cpùlenrs fi
des baffes.
Un avocat Jim homme dont la
vertu eft t'effençel tin hommf atlffi
pur au% noble qu'ep difôîl M.
devant nûoi.

iij
Vous parlerai-je theffieurs, de
faite auffi ce ta-
bleau révoltant des complaifances
criijiinelïçs que 1a fille' Clereaux fe
vante d'avoir eues pour la première
fieur THibauk; de ces
lations & fêîs orgîèi j eoiîo mot, de
ces fables au indécentes q°*ak-
farde«, dont Tauiteur a la bonne'
foi de dire
ridicules
<jtieî^tte5 géos rigi«àes peut être
Mais cette partie de îa caufe "Z
Ç«e rotrian' dniiquç jibn-
cerne
en parlé «que p#ar ^ous faire ap-
en de
Causes
mon adverfaire que l'e&& du
stèle en excufoif ici les écarts. Ah le
zèle dç l'avocat eft put, il cil noble;
il peut régaler mais la vertu
la décence, maïs la délieateffe fës
compagnes fidèles ne le quittent
jamais même âahs fes écarts.
Ici, a« contraire, îl ti*eù que:
trop évident qu'on vouloir plaire
à la.multitude par ce genre de fé-
ëuôion & il y avoit dans cette1
licence un- artifice plus criminel
les exprefliôns que fôn
Oïi vôuloit lavoir des fartifëft*
la ibeiété;
on leur parïoit
honnêtes & de
on. reiêrvoit les
fe raïllèiit ^ux Ihôts
doute,, mais
CE LE 1* ES.
Biv
profanés de fenfibi-
lité de raifort on à voit deftiné les
m&xïmçs les farcafmet
amers moins
de: nos loi* » & pour le
penpïe* on prodiguoit les fables li-
de fort
Quant à ces peintures égayantes,
ces images déchirantes qui font
Hïipfefiîon fur toutes les
parce que le fentinient & l'honneur
Vint appartiennent à toutes, le pu*
trouvoît à chaque, page
pour ainfi dire, dà Hbeile. De ces
traits accumulés -'ne vous, en ci-
rertî plus qu'un. Ç'ëft celui de la'
itiénitejpage que rauteur a falie des
S cet alinéa
ôît; ti fieur Thibault dans
fille ClëV
3-i Causes
levant le couteau fur elle, ta faifif-
fant par le milieu dq prêt
à lui enforeer ce couteau dans le
Et les
"rifçr le monftre capable de ces
forfaits: que trop bien
afibnies aux imputations, mêtn.esr
Ici le monfirê
dont les wideuiVs annales de la per
verfité mmwine n*ont Jamais fourni
d'cxemple\tà c'eft un fcélérat qui
cherche à étouffer dans le fâng de ?
domeiHquele foy^nlr des horreurs
qu'il a c'eft uii
yie'ux îdfatîie Satyre, tantôt c*eft
fonde perverfité; qui n'a pas plas la
vétité dans la bouche que l'huma-»
nité dans !é cœur; pius loin ç'eft,
tm
rieurs de la
CELEBRES. 3J
B v
ttaiWes `d'es malheureux. Plus loin
encore, c'eft un homme détettable,'
dont le brigandage affi*eux(4éfoie Ia
rociete.
Je dimende fi jamais on a parié
autweiu nn pareil langage.
Eft-il étonnant » tnefîîeurs que
le pubitù- ait: été entraîné par la
violence de ces déclamâtioins par
le tableau des: atrocités qui fem-
Moi^nt les rnotivet ? Le peuple
fur-tout le peuple dont Tioftincl:
toujours fi aifé-
mept' contre .l'apparence feule du
crime; le pei?ple; ( car foyons juflés
envers cette partie de
l^ fociété eUe nous prodigue (es
franche & impé-
taçuie nç connoît plus de bornes,
quand on l«i dénonce 4es. forfaits
de cette nature > n'eflt it .pas exçnu
faible de s'être porte fur la foi du
Causes
libelle, aux excès qui vous ontfaït
craindre pour la sûreté de cette
grande vine?
Vous vous en fouvenez mef*
{leurs que de violences que de
tumultes que de fcahdàles une
pliffant toutes les tiies^ voulait
abattre ta màifon des iîe«rs TJhî-
feauît y portant déjà la hache, y «iç-
naçant entité de la brwter ïes ac»
çabfant de d'ou-
tfages près vingt fois, de les im-
moler à fa-haine j les obligeant de
fuit de «raiforts en maifons conte-
nue â peine par Mne garde nonibreufe
appeliée pour leur sûreté vous
manquant à vous • mêmes trou-
audieoce»,
vous format 4 les interrompre
oubliant le même !a
ÏVùi.
CÉLÈBRES.
B Vj
de ces frères infortunés que la câ*
lomnie avoit fait defcendre au tom-
beau, le couvrant d'ordures Se
portant jufques dans le fanftuaire
te fcandale de Ses émportemens
voilà, mèffièurs,
des caufé ce libelle in*
"̃ r'.
ifhcendïaire I je me fers mef"
fienrs de la
cation que vous ayez donnée au
libelle j ïorfque par Je même arrêt
qui mettait la fille Clëreatix hors de
cour vous avez vengé l'ordre
en
& condamnant au 'feu ce monument
de fcandàle.
Votre décïfîoa <j au refte hra pas
tardé à être confirmée pardonnez
par
publique. fois cal-
iries f la iitqïk impartiaux
&
36 Causes
elle prévaut toujours tôî ou tard
& chacun par un retour Jàlutaire,
fe repliant fur lui-même a frétai de
cette licence qui fous le nom de
et* un inf-
tàm toute une ville &: porter à 1^
réputation des icitoyens des atteintes
mortelles* On s'eft dit fi parce
qu'une
portement de fa fureur des fait?
atroces Se aMurdes contre un ci»
îoyen un croit fur fa
feule parole, amorifé à les impfi-
mer, lesref-»
fources de l'art -pour, les fëûré croire
au public, dont
î'hor«neur fôit en sûreté? Gomrae
ces à pour des délits font
& fans pudeur';
ils^font
ils font
CÉLÈBRES. 37
nie ne leur coûtera rien. Capables
d'un attentat ils le feront Bien plus
itnpoflure qui peut les
iaiiyer,' & ils prodigueront la diffa-
échapper au fupplieè.
Aiofî fous le nom de témoin ou de
dénonciateur les citoyens tes plus,
diftingûes feront en biitte a ix im-
putations les plus horribles & il
pour
les flétrir pour porter la défola-
tion leurs far
milles..
Ces font
«,n effet le mot la caù f e.
meftleurs, vous par
ïô même Mi fYevir
je
contre les
Jr't'^
*S Causes
11 *àj donc rendu plainte contre
inutile,
Panvêt mêimé qui tèriSiinoït
Cette'
CÉLÈBRES. 39
ment pour but, comme celîê de la
trop fameufe requête,
ver que ce qui
de l'infanticide étoit
dans un
fur une
« tierce
pourvoir
que toute per-
sonne qui auroit par-
la publicité du libelle,
lomniés dans ce libelle.
40 "Ca-vses
voit? avez prononcé expreflfément
que la distribution -dû .procès- verbal
de la 6Ue celle
du •• »*•
iSné Àfîrê & uine aggravation dû pre-1
pifer délit'
timent
digne de fon mimHèie.,
Jinqueitient déi vœux pour gtie les
personnes coupables
fufle.nl piiiîies & pour qu'un
exemple tncmorablè pût enfin
ger la (bcjëté
:>̃̃ >•;
Quelque temps après, te miBif^
tère public, de
IU |à
̃' V' V'"
%l
requit' dé défendre aux parties de
qu'en
Vo»s, lui ayei ^a
du 7 Mai ayez en "ef--
autrement q.-a.ea par
d'un .délit public
rfétoït pm p&ffMe de ée-
Jui-ci comme une matière légère
^our me Servir des ternies dé ror-
qu'à vous
compte dé ïéiat de la procédure,
iquant aux parties qui font 'a&uelfë-
qient dans cette çaufe.
.parties'^ de
M* ,.é»
Causes
foit oui, au bailliage a appelle dit
décret & a conclu à l'évocation du
principal, Qubliant ce que vous-
Bïêmjes avez d'avance annoncé par
,'votre arrêt,
À l-égard- des attires Ma*
ne été
les a a*
,en
*».«.. le font, do"
Ces trois parties pas,
i propos d*appeHe*
de leurs décrets. Aine, Je, ii*aipûw|
,^iè&zyoh
CÉLÈBRES. 4|
rappella les o^Kg^tjons de l'avocat.
II s'agit, dit-il, avant tout & prin-
cipalement de déterminer quelles
font tes obligations exattes de l'avo-
cat) dans la; de Ces clienr$>
Afin de n'être pas accuse de me
caiife, je crois '.devoir
me taire précéder jpar les principe*
ce iaiet le grand
hotiime que j'ai déjà cité M. d*A-
'̃' ̃'
VtJni^vocat: dit-il t €Û place
entre lé ta-
murltë <î®s partons humain.-$ &!
'à &*? pi«s *»-
»; celui: d'un hontme qui
» e^toûjouts agite par des mpuvf-
44 Causes
» rire au gré de fa partie c£ d:?nt
» l'éloquence ei\ «ïc'ave d'une
» prdSon qiti le rend toù-
odieux. à ceux même
» qui
vos parties refufez-
» vous vous mêmes le piailir.
».
» jurietife biea loin de vous Servir
» des armes du menibnge & de la
» calomnie, que votre déUcajeffe;
aille jusqu'à fupprimer les re-
,»,fans être miles à vos parties;
» ou fi leur intérêt vous force à
les expliquer 4 que la retenue
» avec laquelle vous les gropofèrez
Toit une preuve de leur vérité
la
de votre devoir vous
» arrache ce que la modération de
CELEBRES. 4f
♦» votre efprit voudroit pouvoir
diflîmuîer.
me conduisent à la définition du
véritable avocat; •
Un avocat eft un homme qui ce
juftice
ceux des citoyens. Il peut jfe trom-
per fur la bonté de fa caufe mais il
ne peut pas avoir d?autre intemion
que de faire triompher l'équité*
Toutes fes penfées .tous fes fenti-
doivent fe
porter vers ce but; fon client, ce
n'eu pas le particulier quelconque
qui eftjà fës côtés dafts fort cabinet;
ne voit qu'elle» il n'entend qu Vile
& ne combat que pour elle. S'il de-
un hotnme puiffant ou rjclie,
fans doute il rougiroit d$ trouveur
cœur plus de condefcen-
46 C AU S ES
dance pour lui que pour un citoyen
obfcur & indigent mais auffi quand
le citoyen qui a pour lui la recom-
mandation quelquefois fi trompeta
du malheur ou de l'indigence, eft
égaré par la malignité otf par la
haine l'avocat refte impaffible Se
'froid auprès de
malheureux, mais il .ne défend pas
l'hotmne méchant ou vindicatif qui
veut le rendre l'organe delà calom-
nie. Il fépare donc l'un de l'autre
il les ifole, il tonne pour l'infortuné
& fe tait pour le calomniateur.
II peut (car il n'ta pas infaillible)
il peut, fur-tout s'il a une imagina-
tïon ardente une vive,
ner même pour la perfonne conihie
pour la came mais il fe défie alors
CÉLÈBRES. 47
la vertu eft toujours là devant lui
comme un tableau dans lequel- il
veut fans cefle retrouver fareffem»
falance. Retiré dans l'intérieur de
fon cabinet comme dans un f*nc*
tuairé oh eu l'autel de la jufÙce it
fè pour ainfi 'dire d*
nouveau à ies pieds, & il renoué
velle dansun faîrtt enthoufiafme le
ferment de ne défendre qu'elle. Il
fë dépouille alors de tous les fentx·
mens étrangers qui l'égarent, & il
fonge que fi un dés écueils de ion
état eft d'être quelquefois fans le
vouloir. rinterprëte des paflîoris
des hommes,, le limon impur qu'elles
roulent avec elles doit fe dépoter
fur le rivage non pas inférer le
canal qui porte à la juftice la vérité
Aiitii Un client «jû'il croit iri-
d'écrire dei laits iniitrieux.
Causes
Il examine d'abord (bjgneufetnent
de quelle uti'ité ces faits font. pour
û caafe;, & s'il ne font pas de la
çWe même, s'ils n'y tiennent pas
pend pas H fe. de
Et il ne fuffit -pas qu'ils lui par
core qu'ils aient à tes yeux un àégrç
de yraifemblance qui lui uerfuade
qiuls font vrais que la
fi des eirconilances dècifives, fi le
défaut d'intérêt de la. part de ̃'̃l'ad*.
faits
le motif le
client y fupwofe fi tout cela Vend
est prudent <k honnête
fur-te cBamp à ces traita la ,calom-
nie. Et en vain (on.client lui cliroit
j'en offre la preste
̃• .• ̃ ̃'̃•' ÙQti
CSÎ.EBRES. 40
fâsjjgÉsjgç^ -:fi".
fion une diffamation
comme d'ailleurs il rî'eit que trop
àifé die quand
que fera
le;
lï preuve le
mér
fainte
Faille qui dire
jterrjbte.,
fèi-
la C A U SI 5
,finir qui, chez nous plus que chez
tout aujre peuple a un empire fi
puifîant fôr les coeurs l'honneur.
dis-je dans toutes les,dattes de ïa
focîeté feroit fans
la calomnie.
Sc>
&ée ^énétati^>h on^fni-
le vayant.^On admiré. W
zèle avec lequel le véritable avocat
og.
t*avau*
ië 'on en attén*
permît; voilà M
la verni Se de
méj oa âiroif '•̃?̃
yi^Hme

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