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Centon élémentaire pour l'étude de la langue française et de la langue latine comparées. Troisième partie

202 pages
Hérault (Nantes). 1824. In-8°.
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qu'offre L'acte du baptême conditionnel.
Au reste, la représentation de cet acte ne
dit pas davantage que les écrits de Clémentine ,
en 1812 et 18 15. A ces deux époques, les
premiers juges et les T--m;muâ-u de la cour
connaissaient, r»"'me aujourd hui, Cette mé-
■ .—'t na laissèrent pas d'admettre
Clémentine à la preuve orale de son identité.
Par cela seul, ils ont donc décidé que cette
méprise était indifférente ; et, indifférente en
1813, comment a-t-elle pu devenir, en 1816,
un motif de réprobation? Comment les premiers
juges ont-ils pu à ce point se mettre en contra-
diction avec eux-mêmes? N'est-ce pas, en
quelque sorte, avoir violé l'autorité de la
chose jugée?
étrangère à l'éducation première des enfants, pût déter-
miner avec précision le nombre des années d'une petite
fille sortant à peine d'une crise aussi terrible.
sons Vlugl-LIIIY" LI'" "",A,
devaient-ils l'emporter?. <
Deux de ces quatre témoins voyaient t
Clémentine. Il est bien, sans doute,,
le témoignage des personnes qui appq
plus près l'orpheline vendéenne. Mai
pourquoi trois des premiers juges ont-i
le comte Lepic, son libérateur, et cl
demeura plusieurs mois ?. les da
et Carrier, qui en prenaient soin t..
Dumay et la femme Tabon, qui 1
fréquemment ?. la veuve Gala.
changeait souvent de linge?. la,
Grave, qui, tenant le magasin de ph
sieur Sigogne , la traitait elle - m
dyssenterie ?. le sieur de la Brosse,.
selles Guyot et Mainguy, religie
habitant sous le même toît, la 4
causaient avec elle à tous les instant/
V oiià dix témoins qui ont vu
CENTON
f
ÉLÉMENTAIRE
Ç £ OWÙ i étude
De la Langue française et de la Langue,
latine comparées.
u Excerpsimus quod quisque commo-
a dissimè præcipere videbatur. »
TROISIÈME PARTIE,
A NANTES,
DE L'IMPRIMERIE D'HÉRAULT, RUE DE GUÉRANDE,
18 24.
(Pian De cet 0pu4ciue. ?
1 ,
>t < >■»•• < a
'J;!!:
J'AI divisé mon livre en trois parties; elles doivent être. étudiées
simultanément. »?• >
Dans la première , après avoir rapidement parlé de l'origine de jios
idées, de quelques opérations de l'esprit, des diverses sortes dp
langages; m'arrêtant à la manifestation de nos pensées, à l'aide de
mots prononcés ou écrits, je définis la proposition, l'image cm
l'expression d'un jugement; oratia judicii interpres, je la con-
sidère dans sa plus grande simplicité.
Déjà le tableau des cinq déclinaisons latines est sous les yeux de
mon élève ; il apprend aussi , et doit réciter imperturbablement les
diverses formes que je donne au verbe substantif ou abstrait, verbe
qu'il faut trouver dans toute proposition. Déjà aussi , il étudie la
deuxième partie , dont je parlerai tout à l'heure.
Je ne lui présente d'abord que des propositions extrêmement
simples , mais toujours pleines, et d'un sens déterminé. Ce n'est
qu'apiès un certain nombre d'exercices , que je lui parle d'inversion',
de contraction , d'eUip.re ou de pléonasme.
Je fais avec lui l'analyse logique et grammaticale de chaque pro-
position , en cherchant le sens et la valeur de chaque mot, en
assignant à chacun une fonction propre.
Les fonctions que j'appelle grammaticales, se réduisent à quatre,
c'est-à-dire, tous les mots sont, ou sujet, ou complément , au
mot-lien , ou mot apostrophant.
L'analyse grammaticale, éclairée par l'anal yse logique, consiste
à déterminer la fonction de chaque mot, la formé qu'il doit
prendre , et la place qui lui convient , à raison de cette fonction.
A mesure que mes idées s'étendent, il me faut plus de mots
pour les exprimer. Bientôt un mot ne me suffit plus pour déiec-
IV
miner un mot déjà placé ; il me faat pour cela une proposition
tout entière, ce qui donne une proposition jointe à une propo-
sition. De là, diverses sortes de propositions dans une phrase. Je
les réduis à deux classes générales , propositions primordiales
et propositions complémentaires.
L'ordre que j'ai suivi et l'avantage d'avoir, à l'occasion, sous les
yeux des choses que j'aurais pu classer ailleurs , m'ont déterminé
à parler , dans cette première partie , de l'Interjection , de la Pré-
position , de VAdverbe et de la Conjonction. Je donne le nom
pur de conjonction au mot contracté qui conjoint une proposition ,
ou à un mot, ou à une proposition dans la même phrase. J'appelle
conjonctions périodiques les mots qui lient une période, une
phrase qui commence avec une phrase déjà finie. Tels sont mais,
enfin, en effet, etc.
Ces quatre parties du discours sont invariables. L'usage en est
familier à l'enfant qui vient dans nos écoles; et, sur ce point,
nous n'avons; si l'on peut ainsi parler, qu'à lui révéler le secret de
ses propres connaissances. Le développement de la théorie des
conjonctions , qui me semble fondamentale , exige des connaissances
acquises : c'est le point sur lequel j'insiste le plus.
De ces diverses considérations, je déduis, à fur et mesure que
j'avance , les règles générales de ponctuation.
Je termine cette première partie par cinq ou six règles sur la
structure du grand vers français. Elles me servent pour développer
les graves riens d'une grammaire élémentaire à ceux qui n'étudient
pas le latin. Je leur dicte, par exemple:
« Je viens adorer l'éternel dans son temple; oui,
n Selon l'usage antique et solennel,
» Je viens célébrer avec vous la journée fameuse
M Où la loi nous fut donnée sur le mont Sina. »
Cette première dictée est ce que j'appelle leçon d'orthographe.
J'indique les fautes; on les corrige; on fait le vers. Je m'empare
des deux manières d'écrire ; j'explique les règles de construction ,
les tours, les coupes de phrases, la différence de ponctuation, etc.
Ce travail, dont les difficultés augmentent graduellement, occupe ,
exerce , attache et plaît. Des morceaux choisis , appris comme
leçons , ornent la mémoire, et forment le cœur. Ce travail est
bien loin d'être inutile à ceux qui étudient le latin, Je pourrais le
démontrer.
0
1 V
De tels exercices me semblent infiniment préférables à ces phraséo-
logies cacographiques que quelques-ans donnent à corriger , pour
conduire au bien par l'exemple du mal. Moi, je préfère tendre au
mieux par l'exemple du bien.
Dans ma seconde partie , je traite du Nom , du Pronom , de l'Ad-
jectif et du Verbe. Ces quatre parties du discours sont variables.
J'indique les variations qu'elles subissent , a raison du genre , du
nombre, de la fonction ou du cas; de la personne, du mode , da
temps, etc.
Je pose les règles élémentaires qu'il m'importe de connaître pour
la langue française ;je ne m'occupe que des faits les plus généraux.
Le présent livret est un extrait de la troisième partie j il y manque
le chapitre du Verbe et une table.
J'ai multiplié les notes, non qu'elles appartiennent toutes à ce
que je fais imprimer; mais parce que je les regarde comme des
jours donnés à un édifice dont on veut laisser voir de dehors les
dispositions intérieures. Elles appartiennent à mes leçons orales :
Et quemadmodum coràm quùm sumus, sermo nobis deesse non
solet, sic praelectiores nostrce debent interdùm allucinari.
Sous mes titres français , j'ai placé les exemples latins les plus
connus du rudiment le plus généralement suivi : ce sont des signes
de rappel.
J'ai pris pour boussole, et j'ai rarement perdu de vue ce texte
d'un grand maître : Ne assuescat infans ei sermoni qui dediscendus
deindè sit.
J'ai travaillé à être clair et précis ; à poser un énoncé rigoureux
et philosophique; à établir une classification de formules qui s'en-
chainent; à aller du plus simple au plus composé ; enfin, à donner
à mon livre un commencement, un développement progressif, de
justes bornes, et quelque fécondité.
Le titre que porte ce livre indique assez que ce qu'il aura de
bon , ne m'appartient pas , mais à de grands maîtres, qui, peut
être , seront bien aises de voir si j'ai profité de leurs leçons. Je ne
cite aucun auteur, ni vivant ni mort : cela m'a paru fort inutile
pour les savants, beaucoup plus pour les autres.
vi
TABLEAU SYNOPTIQUE
DES CINQ DÉCLINAISONS LATINES. :
POUR décliner tous les mots latins déclinables, écrivez d'abord le
nominatif et le génitif, qui sont toujours donnés. Ensuite, retranchez
la terminaison du génitif, ou la caractéristique ; le reste, à gauche,
s'appelle radical. Ecrivez ce radical quatre fois au singulier, six
fois au pluriel; alors, le nom est sur son déclin, c'est-à-dire,
près de finir. Pour le finir entièrement, ajoutez au radical une des
terminaisons du Tableau suivant, selon la déclinaison, le genre, le
nombre et le cas :
MOTS MASCULINS ET FÉMININS.
NOMS _———————__ ~—————_
- - p
des l.re JE. a.™ i. is. us. 5/ EI-E5.
Ç/>.8. ---- ..--r-.
singti]. pluriel, singul' plurirl singul. pluriel, siugul. plnrirl. singul. iiluiù!
Nominatif. æ. i. es. us DI. e~. es.
Genillf. æ. arum. i. orum. ia. (5) um ûs. uum. ei. erum.
Datif. as. is. o. is. i. ibus. ui. (4)ibtif ej.
Accusatif. am. M. um. os. em. e». um. era_ e5
Vocatif. m. (.tf ) i. es. U3. us. e.
Ablatif. â. is. o 1 is. (9)f. ibus. u. (jjjb,,, c. ,b„,
MOTS NEUTRES,
NOMS _l'
des 2.mC I. J. IS-
CAS. -"-¡--=--
iingui. pluriel, siugul. pluriel,
l\om,nati' a. (6) a.
Génitif. j, orum. is. (3) uni
D**tif\, o. is, i. ibus.
Accusatif, (5). a. (*5 ). (6)a.
Vocatif. (5). a. (5). 6 ) J
AïiUtif. itî- 1 p).. iliu
Les notes do la page suivante
feront connaître le. exception.
le. pliia générales dont ces deux
tableaux BonI SLhCcpllble< ;
l'usage fera connaître les aulres.
Quelques noms neutres de la
qunti i^tnc déclinaison, iiultilk-
naM< s au singulier, prbllDellt au
pluriel le. terminaisons de la
troisième r Cornu , gemt ; car/UUI ,
geltull. genuums gtnibas, eu.
vij
( 1 .* ) VOCATIF c6mme le nominatif, excepté à la 2* déclinaison.
A la a* déclinaison, si le nominatif est en us, le vocatif est eft
e : bonus , pius, etc. ; vocatif, bont, pie. Les noms propre en
lus, font le locatif en t : Virgilius, Publius ; vocatif , Pirgilî ,
PubR, Filius fait aussi filii Deus fait Deus, meus fait meus ou mt , etc.
t.* A tous les mots neutres dont
le nominatif singulier finit en e , al,
Au lieu de e mettez i, ar, x, nç.
ar'J'Âur adjectifs masculin, et
féminins dont le neutre est en e.
3.w Si l'asage l'indique.
i." Si le nominatif singulier finit
en es ou en is, sans croître au
génitif: stdes, sedl'S.
a.* Si le nominatif singulier étant
monosyllabe, le radical finit par
< (3) Au lieu de zirh deux consonnes : ars. ARTÎJ; nos:.,>
v U leu C llm me ez..
NOCTiJ ; fons) FONTlS.
m, 3. ° A tous les mots neutres
dont le nominatif singulier finit
par e, al, ar, x, ns.
4.° A tous les adjectifs dont ls
nominatif singulier ne finit ni en
or ni en us.
(4) Au lieu de ibus, mettez ubus aux neuf mots suivants : Arcus
artus, lacus, partus, portus, quercus, specus, tribus, veru.
(5) Dans les neutres , le nominatif, l'accusatif et le vocatif sont
semblables, et au singulier, et au pluriel.
(6) Aa lieu de a , mettez ia, si le nominatif singulier finit par
e, alt ar, x, ns.
Ecrivez le nominatif donné rosa , à la suite du mot génitif ; écrivez
le génitif donné rosoe. Effacez æ, ou séparez-le par un petit point;
écrivez ce qui vous reste du génitif quatre fois sous le mot singulier
et six fois sous 1er mot pluriel, comme vous le voyez ici :
SINGULIER, PLUIUZL Ce mot, ain.! ~trit, est am' .on Jleli,.. Il
• C I „ Ce mot, ainsi , écrit, est Itrr »<m déclin- II,
Nomlnatif, Rosa Ras I sera déclini , si roiu lui ajuulez le» lerminayson*
1 propre» à la première déclinaison à laquelle II
\(rZéenniiltliff , R4\nOo S. £ C XPVUnS t I app,,rtjeut , et vous aur« : Rota , rosot , rosa ,
Datif\ Ros RoS ( rosarn j etc.
T> Le vocatif éUnt domine le riorcioatif., excfjna
A ccusatif, Ras Ras 1 à 1. deuxième déclinaison j dajna le."* mois en U9 a
y I vons pouvez , sans le secours du taklea»,, êeru»
r Vnr/itt-ucailf, P OS p I\OS I 4«-4«ile le "Yceatif ù»g»Jier.
Ablmij; Ros Ros
VJtl
YJU ----- -- -- ,
A
Verbe abstrait ou substantif ESSE, Etre.
INDICATIF.
Indicatif. Présent.
S. Sum , je suis.
Es , tues.
Est, il est, il y a.
P. Sumus, nous sommes.
Estis, vous êtes.
Sunt, ils sont, il y a.
Indicatif imparfait.
S. Eram , j'étais.
Eras , tu étais.
Etat, il était, il y avait.
P. Eramus, nous étions.
Eratis; vous étiez.
Erant, ils étaient, il y avait.
Indicatif futur-simple.
S. Ero, je serai.
E ris, tu seras.
Erit, il sera, il y aura.
P. Erimus, nous serons.
Eritis, vous serez.
Erunt, ils seront, il y aura.
Indicatif parfait-périodique.
S. Fui, je fus.
Fuisti, tu fus.
Fuit, il fut, il y eut.-
P. Fuimus, nous fumes.
Fuisti s, vous fûtes.
Fuerunt ou fuêre, ils furent,
il y eut.
Ind. parf-périodique-antérieur.
S. Fui, etc. , j'eus été.
tu eus été.
il eut été, il y eut eu.
P. nous eûmes été.
vous eûtes été.
ils eurent été , il y
eut eu.
Indicatif parfait-indéfini.
S. Fui, etc., j'ai été.
tu as été.
il a été, il y a eu,
nous avons été.
vons avez été.
ils ont été, il y a eu.
Ind. parfait- indéfini-antérieur.
S. Fui, etc., j'ai eu été.
tu as eu été.
il a eu été.
P. nous avons eu été.
vous avez eu été.
ils ont eu été.
Indicatif plusque-parfait.
S. Fueram, j'avais été.
Fueras , tu avais été.
Fuerat , il avait été, il y avait eu.
P. Fueramus, nous avions été*
FuuatÎs, vous aviez été.
Fuerant, ils avaient été, il y
avait eu.
Indicatif futur-passè.
S. Fllero, j'aurai été.
Flerùs, tu auras été.
Fue it, il aura été, il y aurà-eu.
Fuerimus nous aurons été.
Fueritis , vous aurez été.
Fuerint , ils auront été, il y
aura eu.
IMPÉRATIF.
S. Es ou esto , sois.
Esto , qu'il soit, qu'il y ait.
P. Simus, soyons.
Este , estote , soyez.
Sunto , qu'ils soient, qu'il y ait.
ît
SUBJONCTIF présent.
S. Sim, que je sois
Sis, que tu sois.
Sit J qu'il soit, qu'il y ait.
P. Simus, que nous soyons.
Sitis, que votfs soyez.
Sint J qu'ils soient, qu'il y ait.
Subjonctif imparfait.
S. Essem tforem , que je fusse.
Eues, fores, que tu fusses.
Esset , foret, qu'il fut, qu'il y
eut.
P. Essemus , que nous fussions.
Essetis, que vous fussiez.
Essent ,forent , qu'ils fussent,
qu'il y eut.
Subjonctif parfait-indéfini.
S. Fuerim , que j'aie été.
Fueris, que tu aies été.
Fuerit, qu'il ait été, qu'il y
ait eu.
P. Fuerimus, que nous ayons été.
Fueritis, que vous ayez été.
Fuerint , qu'ils aient été, qu'il
y ait eu.
Subj. parf-indéf.-antérieur.
S. Fuerim, que j'aie eu été.
Fueris , que tu aies eu été.
etc. qu'il ait eu été.
P- que , etc.
Subjonctif plusque-parflzit.
S. Fuissent, que j'eusse été.
Fuisses, que tu eusses été.
Fuisset, qu'il ellt été 3 qu'il y
eût eu.
P. Fuissenms, que n. eussions été.
Fuissetis, que vous eussiez été.
Fuissent , qu'ils eussent été,
qu'il y eût eu.
1 CONDITIONNEL imparfak..
S. Essem, forem, je serais.
Esses, etc. tu serais
il serait, il y aurait.
P. nous serions
vous seriez.
ils seraient, il y
aurait.
Conditionnel plusque-parfait.,
S. Fuissem, j'aurais été.
Fuisses, etc. tu aurais été.
il aurait été, il y
aurait eu.
P. nous aurions été.:
vous auriez été.
ils auraient été, il
y aurait eu.
INFINITIF présent et imparfaite
Esse. être , y avoir.
Infi. Parfait et plusque-parfait.
Fuisse , avoir été , y avoir eu.
Infinitif futur-simple.
Fore, indéclinable , ou futurrirn,
; atit, urn esse , devoir être.
Infinitif futur-passé.
Futurum , am, zim, fuisse, avoir.
dû être.
PARTICIPE présent.
Étant.
Participe passé.
Ayant élé.
Participe futur,
Futurus, a, um, devant être.
Ce verbe est seul élémentaire, seul auxiliaire, ou plutôt seal
x
verbe. Nous ne trouiterons verbes qui ne se puissent resouldre
par luy.
Ses diverses formes , que l'analyse fait découvrir dans les autres
verbes , quel que soit d'ailleurs le procédé que l'on aura diver-
sement employé pour la contraction ou l'amalgame, ses formes,
dis-je , marquent seules, dans les autres verbes, et le mode, et le
temps.
Ainsi, dans Vire ( pour être lisant) , être marque l'infinitif présent,
et de même dans ces autres expressions : Je li'!, pour je suis
lisantv nous lûmes, pour nous fûmes lisant ; tu liras, pour tu
seras lisant ; ils lussent, pour ils fussent lisant; nous lirions ,
po.ur nous serions lisant, etc.
Il importe donc de connaître, et les formes de ce verbe, et le
mode, et le temps que chaque forme indique.
Conjugaisons.
J'admets quatre conjugaisons, et en français, et en latin. Je les
désigne par des numéros d'orde: i."e, 2.e, 3.*, 4«e
Chaque conjugaison a une caractéristique propre : en français,
ce sent les deux dernières lettres ; en latin , les trois dernières
lettres du présent de l'infinitif. En voici le tableau :
Caractéristiques des quatre Conjugaisons.
Première 1 Seconde Troisième Quatrième
conjugaison conjugaison conjugaison conjugaison
fvmvn • lalu' | fr«iu>i >. l'ini-. française 'aiî'uO rran.aiir. lutin.
ER, ARE, IR, ERE, RE, ERB, IRE, IRE,
louer, as. finir , M. ( sans i ) is. (jenduire, jj.
aller. «voir. rendre, dire.
I prendre.
i 4
Pour conjuguer un verbe français, il faut, avec ritfffrrttif denné ».
former d'avance les cinq radicaux qui doivent servir à la formation
des divers temps. En voici le tableau.
Ordre t'e conjugaison 2e conjugaison 38 conjugaison 4e conjugaison
des radicaux. ( lo-utrl. ) (finir. ) ( rendre. ) , (Çmdsin. )
Premier nOmi. TufiuiïîTîîuîin er. Infinitif mains r. tnflgtttf mains rr. *éfc»W.
Deuxième, Infinitif moius er. Chatagrz ir 016 iss. InGhitifmoiot re. Cbaagez re en s.
Troisième, Infinitif total. Infinitif total. ïnfIhttiftteMMt. f IaSpitifaMBà '^L1
, .,
àtpu orlen a. CHangez ir en i. Changez rt en i, Chaagcz rt tn si.
Cinquième. Challgea er en é. Changez ir *n i. Chatage* r» en it. : Cb^igM tV W
1 'II
Ce tableau est comme un joug auquel s'assu:ettissent les
huit neuvièmes de nos' verbes, s'il faut en croire un savant gram-
mairien ; c'est-à-dire , que sur neuf verbes , Koit viennent docilement
s'atteler, pour ainsi dire , eodem cum jugo.
Les verbes dociles à ce joug sont réguliers, ceux qui y sont
rebelles, sont irrèguliers , enfin , ceux doia 1t ïe n'assigne pas les cinq
radicaux, sont défectueux.
En formant les radicaux , l'enfant né français, reconnaîtra de
suite , surtout au cinquième radical, si le verbe que je lui dpnne
à conjuguer est régulier ou non.
S'il le juge irrégulier, il doit de suite recourir à la liste générale
des verbes de l'espèce. Il trouvera les radicaux tout formes. Il en
fera le même usage que de ceux qu'il aura formés lui-même pour
les verbes réguliers. (Ce tableau n'est point ici). ;
Íij
EMPLOI DES RADICAUX,
ou
Conjugaison générale de tous les Verbes français.
Au radical,
Temps Radical ajoutez
emps a Ica 1
a à pour a OBSERVATIONS.
former. prendre. ire 3, 3e,
conjug.
conjug.
1 (Yiï /• fnN r CO Si le radical finit par y,
(1) t. V. y s, c'est-à-dire, dans les verbes en
Ier radical. (1) es. S, yer, changez y en i J s'il doit être
Indicatif ical. 1(0 e. (3) t. suivi d'un e muet.
présent. ( (4) o/zj. Ji
ez. ( 2 Si le radîcl 1 finit par r.,
!,;¡me radical. t CI. vr, ill, prenez la terminaison
(1) ent. propre à la première conjugaison.
Offr. , ouvr., cueill., j'offre,
1(4) ais. tu offres, il °ffre> etc-
(4) (lis. (3) Si le radical finit par c,
Indicatif d. 1 (4) alto d , t, n'a joutez rien à la 3*
ions. personne du singulier.
lmpa,.! alt, ier personne u SlllgU 1er.
(À\ a:ent (4) Si le radical finit par c,
* ou par g, après g, mettez e,
et J sous le c, mettez une cédille,
lai. si, après, doit venir un a ou un o,
O.S. Mangeons, mangea; conimenyolis
Indicatif nous commençâmes.
.t:'zuur 3mc Iai.
flitur 3-1 ons. ( 5 ) A la première conjugaison ,
sen/pte. eon aurait ainsi : ils louarent, ils
ont. dllarent ; mais changez aient en
erent, vous aurez : ils louèrent,
ils allèrent.
l. S.
j- -r s. s.
» t
parfàit 4-e radical. "mes
périodiq, Ates
I (5) rent
xiij
Au radical
Temps Radical ajoutez
à à pour la OBSERVATIONS.
former. prendre. -----¡--
ire I a®,3e ,4/
conj ng. I conjug.
eus. Quelques verbes d'état et tous
Indicatif tu eus. - les pronomines prennent : je fus,
tu fus, il frit; nous fumes vous
par fait 5m radical, il eut. fûtes ils furent. Je fus venu , je
nous eûmes, me fus rendu. 1
sntérieur. vous eûtes.
! ils ei^rent.
IF ai. Quelques verbes d'état et tous
.., tu les pronomines prennent: je suis,
Indlctlt ij t" es , il est y nous sommes 9 vous
7/Z C~ rad!cat, ~M,
Parfilit 5-1 radical, il a. êtes , ils sont. Je suis venu, je me
nous avons, sais rendu.
indéfini. vous ave
ils ont.
Ij' ai eu. Je ne marque ce temps , ni dans
l'ndicatiJ tu as eu. les verbes d'état, ni dans les pro-
noi-ninés, nt dans le verbe avoir.
{ ra d ical, il a eu. ni d»"! ™'b°
nous avons eu
vous ave^ eu,
ils ont eu.
r
Ij' allais. Quelques verbes d'état et tous
Indicatif tu avais, les pronomines prennent : j'étais,
l F)me radical il avait. tuctais, etc.; J'étais venu, je
p llsqu.e- 1 'd 1 J m étais rendu.
pliisqiie- prece e \.le.. nous avions, 'éta reizdji.
vous avie
ils avaient.
ï
(j'aurai. Quelques verbes d'état et tous
l tu auras. :es pronomines prennent : je
Indlcatif t-me j. « I serai, tu seras. etc. Je serai
J. J la Ica, L aid':l.
f utur >/1 venu, je me serai rendu,
Pr6céfle-te.nowj- aurons,
passé lvous aureç.
(ils miront.
tW
Au radical
Temps Radical ajoutez
à à pour la OBSERVATIONS.
former. prendre. •
Ire ae,3eje
4
conjng. cotijag.
er' d. {') 1 L'impératif ne prend point de
pronom ~ujet, et rejette après lui
Impératif le pronom complément. A la
première conjugaison, e se change
2me radical. ons. en ta, s'il doit être suivi de en,
( ti. Y. comme pronoms complelUCau.
es.
{
Subjonct. me dicai ) e.
, ra Ica..
présent. lons.
! ieX.
ent.
ise.
{ sies.
SllPjonCt. 4me 'd' 1 V.
4" ra d Isse.
mpar iiions.
.rsiei.
ssent
Ique j'aie. Quelques verbes d'état et tous
tu aies. les pronominés prennent que je
radical, il ai sois, que tu SOLS, etc.; Que je.
*
sois venu, que je me sois rendu.
~-. P'~,'~ de.. n. ayons
V. ayeî.
ils aient.
Iquc} aie eu. Je ne marque ce tempi, ni
tu aies eu. dans les verbes d'état, ni dans
piltJ.LÍt 5me radical il ait elle les pronomines, ni dans le verbe
avolj*.
indéfini procède d,-.. n. ayons eu,
Ilnlérieur, v. aye'{ eu.
- ils aient eu.
XV
Au radical
Temps Radical ajoutez
à à pour la OBSERVATIONS,
former. prendre.
re a% 39, 4 e •
conjug. I COli; q £ -
(qUe j'eusse. Quelques verbes^d'etat et tous.
tu eusses. les Pronomin« prennent: je fusse,
Su" 'onCl lieue. il,A, tu fusses, etc. Que je fusse v*mt,
Subi oncl S'ne que je me fusse rendu, fuste veau,
plusque- précédé de.. n. eussions que je me fusse rendu.
v. eussûj.
ils eussent.
ais.
ais.
ai s.
Con dit. 3me ra d ait.
imparfait, ions.
ir-
aient.
! j'aurais. Quelques verbes d'rftat et tous
tu aurais. pronominés prennent ; je serais,
u auraIs.,
;/ /inr tu sera\s y etc- Je serais venu , je
me serais rendu.
pu f<7M- , 'd' d
nous aurions.
par au. vous aurie
ils auraient.
Pirrrici pe ra ; ant. Ce participe est familier au*
p■. , • ; 12me radical. S l ant. enfants. Qu'ils en retranchent les
présent. I lettres a/lt J Jls auront le deuxième
radical de presque tous les verbes.
Participe 1581e d 1 f »
, ra Ica. »
passe. I
Pour les divers temps de l'infinitif, voir les conjugaison, modèle..
xvj
TABLEAU GÉNÉRAL des
Ajoutez au radical, pour la
Temps Radical 1 '——-~
à a Première conjugaison, Deuxième conjugaison >
former. prendre. - ,
i Actif: Passif: Actif: P;.isif:
S. Supin, ( I um. u. uni u.
upLn.. um. u. um. u.
Supin. moins «m.
P ardcipe L {
Participe Le même. b us 2, uln. » us,a,um.
passe. I
Participe 1) 1 urus,a,um.
PartictpeLe znéme. 1 urus,a,um. » rus,a,um. | Il I
futur actif. I
Participe Indicatif I ans, ns >
présent, antis , * nl's »
présent. moins o. (omn. gen.) (omn. fen.)
Participe Génitif du j
futur passif. Part- pres., » dus,a,um. » dus,a, um.
JU ur r passij f. moins tis. I^
1 0 or o or
Indicatif Indicatif as aris, are s ris, re
IndIcatif, at atur t tur
rc£ent,
present. moins li) o. amus amur mus mur
atis amini lis mini
ant. antur. nt. ntur.
1 abam abar bam bar
Indicatif Indicatif abas aSaris , re bas baris, re
Indicatif present abat abatur bat batur
imparfait. moins a o. abamus abanmr bannis bamur
ajjatis nbamini Katis bamini.
abant abantur. bant. Dantur.
abo abor ho bor
ahis aberis, re 1 bis beris , re
Indicatif e même. abit abitur bit hjtur
fiuur simple. abimns abitur bimus oimur
abitis abimini i itis himini
abunt. abuntur bunt. buntur.
I, ndv icat.i.f Indïcstif j 'f' Comme
u 3 T ia : t ( a la r
r ,t. 'i,dlS 2
parfait, nioins I •i""S première. ( 2 )\
g i .-j 11 s
t erunt, êre
XVII
quatre Conjugaisons latines.
Ajoutez au radical, pour la 1
Troisième Conjugaison. Quatrième Conjugaison OBSERVATIONS.
rOlSleme onJugalSon. uatneme onJl1g:uson
--"-. --..
Actif: Passif: Actif: Passif:
Le verbe déponent , qui a la
ume Il um U signification active et la forme
passive , a tous les temps du
verbe actif.
» US a Uni » US Uni L'actif n'en a point j le di-
» us, a , U111 Il us J a J UI1l ponent en a. -
urus, a um. à
ens ens T e.t ptus bu.
ens. ens. Le passif n'en. point. le
eutlf » entis déponent en a.
(omn. iin) (omn. gm,)
» dus, a uil, Il dus, a., uiii Le déponent a le* quatre
» dus, a,um » dus. a, Ulll participes généralement.
(1) 0 (1) or (1)0 (1) or /(,w ï a A 1la q,t.ir,rme oon,a-
1S eris, ere is iris iris, irp ire g.iison et & la troisième ,
~s ~rJs. -, ~ns, Ire g,uson et à la lroisi~me.
y 1lur 11 itur retranchez io , l'il s'y trouve.
IflUS imur imus imur Mais alors, an lieu de o. or.
unt untur ; * joute.; ie »»r
ilis imini iiis imini ;'un:z/ lu/itur. .jonte.! ill i.r
(1) unt. (1) untur ( 1) unt (1) untur
ebani ebar
ebas ebaris, re Comme Comme
ebat ebatur Lomme Comme
ebanms ebamur ? ,a à 'a
ebatis ebamini troisième. troisième
ebant ebantur
ani air
es eris, ere „
et etur Comme Comme
etnns emnr A'a * 'a
dis emini 'rouiéme. toisième.
ent entur
C°m"nC Comme (■>) Tlfi p,rWl „ ,.om.
( 2 ; à la ( :2 ) 1'°$" .1" ¡'aI!j' 1'-'' et de
premicre. premiere. 0 ,v/ , ,,
première. 1 ue utt vi rb# déponent.
j
xviij
- ■> - *■ m
A joutez au radical, pour la
Temps Radical ,,
a i Première Conjugaison. Deuxième Conjugaison.
former. prendre, m —. - ~-
Actif: Passif : Actif: Passif:
eram
1 ;1' eras Co-.nme
Indicatif ind. parfait, erat à la
plusque- n. ~ar ~It eramu 3 la
eramus m (3) première (5)
p eratis
crant.
1 ero
criç Comme
iero (4) à la (4,)
ïrimu. crÎTu premirère.
utur passé. eritis première.
erint.
Indicatif (a. ato are, ator 1), to ré, tor
Indicati.t c ato ator to tor
Imperatif présent, emus emur amus amur
mplns ° t
Impératif monso I ate, atote amini te, tote mini
( J anto. antor. nto. ntor.
iem er , am ar 1
es eris, ère as ans, arc
Subjonctif résent et etur at atur
Subjoliztif P. , emus en u r amus amux 1
etis emini atis amini
ent. entur. ant. antur.
rem rer
InRnitif- res reris, rere Comme Comme
Subj onctif nfimtJf- t ! ret retur a la à la
u )on ,lJ présent, re retur à la à la
¡m ar azt. remus remur
imparfait. remus remur_ première. première.
re IS remlnl
rent. rentur.
1 erim
1 d' 'f eris
pl-ît Comme
erit a la
pa/fazt. p. ewnUS (6) prenuere t6)
Faifait. moms l. eritis premlere
erint.
issem
uhjonctz t Comme
! isset (7) à s (7)
issemus :?
paljazt. issetis A première.
issent.
xix
Ajoutez au radical, pour la
OBSERVATIONS.
Troi. sième n Conj. ugaison îQuatrième n Conjugaison.
Actifs Passif: Actif: Passif:
(5) Le plusque-parfaît passif
se compose du participe passé
Comme Comme et de eram , te. fuexam ,
Comme Comme (3) etc. Il en est de mêmedn rcri..
à la (3) a la (_3J déponent.
première. première.
Comme Çcmme (4) Le futur—passé passif se
Comme Çomme compose du part i c i pe-passé et
à la (4) à la (4) de ero j etc.; ou fuero >, etc.
première, première. en est de même du Tert*
déponent*
e ère, itor i , ito ire, itor (5) Il faut tou j. ours a la
r it r it • (5) Il fant tonjonrs, k la
itO itor Ho llor quiirième , quelquefois à la
(5) amus (51 aaïur (5) amus (5) amilr troisième, retrancher ro* Alors,
ite iminî ite, itote îmîni au licn dr amus , amur, unto;
uni or ajoutez ïamus , ïamur,
(5) unto. (i) untor. (5) unto (5) untor iunt0, lUntor.
lia deuxième personne de l'im-
pératif est partont l'infinitif
moins les deux dernières lettres ,
Comme Comme Comme Comme à l'aclif ; <t rmllnitif utii
, total au passi f
à la à la à la à la total, al' l'aOSIf.
deuxième. deuxième. deuxième. deuxiène.
Comme Comme Comme Comme
à la à la à la à la
première, première première. première.
(6) Le subjonctif parfait pas-
sif se compose du participa
Comme Comme passé et de sîm sis , etc. ou
Cg-, omme Comme fiierim , fueris , etc. Il en est
à la (6) à la (6) de même du verbe déponent.
première. première.
(7) Le subjonctif plusque-*
parfait pnisif se compose du
Comme Comme participe passé et de essem ,
à la (7) à la frO esses , etc. ou fuissem ,fuis-
nremière ■ K,'J sss t otCt Il CI1 est de mem®
piemière. première, du verbe dépoxeni.
XX 1
Ajoutez au radical, pour la
Temps Radical - -----
à a Première Conjugaison Deuxième Conjugaison.
former. pren d re. 1
former. prendre. - Actif: 1 "'- Passif. Actif: ---- Passif :
Infinitif Infinitif (
présent. présent, < re n re n
mOIns rt.
Infinitif Indicatif (
parfait. parfait, isse » îsse »
moins i. I
Génitif du {
participe jJ di Comme
Gérondifs, présent , j do » à la »
moins tis, I dum première.
(8)
- "xi
Ajoutez au radical, pour la
Troisième Conjugaison. Quatrième Conjugaison. OBSERVATIONS.
Actif: Passif: Actif: Passif:
re 1 re ri Pour les outres temps n",
hnhmlif, voiries conjugui ons
modrles
(8) Il parait que 1r^s-an—
cienneinent , on formdit ces
issc: » isse * gémndif, et le pa.t.cipc-
futur passif du pluriel de la
troisième personne de l'indi-
catir présent , moins t ou tur.
Aman. docen. scrtbun.
faciun. •» largiun. andiun •.
C-, otnme » Comme CUn h0.
à la à la b N'oubliez pa. cela ; mais na
première, première. 1 "niUl ras cncoieil semble
r l 'I' plusieurs maîtres 1.
(iulsudeut aux prhts enfants.
1
CENTON
ÉLÉMENTAIRE
Ç?owv i étude ,:
De la Langue française et de la Langue
latine comparées.
a Pour apprendre le français, il faut étudier
,<1(} ..1 » le latin ; il faut comparer l'un et l'autre pour
» connaître les règles de l'art d'écrire. »
TROISIÈME PARTIE. ¡
RÈGLES GÉNÉRALES DE TRADUCTION,
Sujet ? au Nominatif.
i. LE sujet grammatical français se met en latin au
nominatif, sauf que complément direct d'un verbe y et
miserei, pastùtet , etç, , etc. (*). ': ,
(i.*) Le sujet grammatical ou simplement le sujet, est le mot fondamental
du sujet logique J c'est-à-dire, le mot auquel tous les autres sont ajoutés.
Dans cette phrase : Abel frère de Cafn était pasteur ; Abel frère de caïn est
le sujet logique , le tout dont on dit quelque chose. Abel est le sujet
grammatical ; c'est ce mot qui doit se mettre au nominatif, en vertu de ce
nO l : les autres mots sont régis par d'autres règles.
Au lieu de dire sujet, quelques-uns disent nominatif de la phrase. C'est,
( 2 ) ,
Mot-lien , ou verbe non à l'infinitif,
( LH : Egô audio. )
st. Dans les deux langues, le mot-lien grammatical
prend le nombre et la personne du sujet ( * ).
Il se met en latin au même temps et au même mode
qu'en français, sauf le système des conjonctions (* ).
i AdÎectif
( LH : Deus sanctus. )
Z. L'adjectif français prend le genre et le nombre;
l'adjectif latin prend le genre, le nombre et le cas des
mots complétés (*).
Ex : Mon Père est bon , pater meut est bonus. Tes
sœurs sont bonnes, Sorores tuas sunt bonæ. Notre vin
est bon, Vinum nostrum est bonum (**).
i mon avis, confondre la phrase avec la proposition, et laisser à dire que,
dans une phrase, il y a plusieurs phrases. La proposition est, en grammaire,
ce que l'unité est en arithmétique. L'unité peut être une somme ou un total ;
mais une somme peut comporter plusieurs unités. De même la phrase peut
comporter plusieurs propositions ou n'en contenir qu'une.
Ce n° 1 et les deux suivants sont d'une application simultanée.
(2.*) 1° Le mot - lien grammatical, ou simplement le mot-lien, est le mot-lien
logique lui-même, s'il est abstrait, ou le mot avec lequel le mot-lien logique
, s'est contracté en tout ou en partie; en un mot, le verbe non à l'infinitif.
Dans cette phrase, Dieu est bon , le mot est est le mot-lien logique ; il est
aussi le mot-lien grammatical; dans celle-ci, nous lûmts, pour nous fumet
lisant, fûmes est le mot-lien logique: lûmes est le mot-lien grammatical,,
avons aimé, mot-lien grammatical , avons été, mot-lien logique.
Le mot-lien logique est toujours un temps total et personnel du verbe être.
Ce verbe sera aussi le seul que j'emploierai dans mes thèmes jusqu'au n° 17
et encore , quand je ne pourrai pas faire autrement.
20 Je dis à mon élève qu'un conjonctif français comporte les lettree
q u. Par ex: que, qui, quoi, quand, quoique, lorsque , puisque (quomme) ,
que l'on écrit comme, comment, combien; dans le lieu que, où ; à condition
que, si, etc. Hoc deridzo, meminitque libentius quam quod probarem et vcnerarer ;
et je lui dis que s'il ne voit pas le mot au. , il n'y a pas de conjonction.
( 3. * ) Le mot complété est celui auquel on ajoute un complément. La
complément est un mot ajouté à un autre pour le faire mieux connaître, pour
le déterminer en tout ou en partie.
Au lieu de dire complément, quelques-uns disent qui se rapporte, qUi
suit, régime, etc.
( 3." ) Mon pire est bon. phrase sans conjonction, et n'ayant qu'un seW
(5)
Les latins n'ont pas d'articles.
4. Le, la, les, suivi d'un nom, ou Varticle individuel;
un, une, suivi d'un nom, ou l'article spécifique,ne s'exprimant
pas en latin : les latins n'ont pas d'articles.
Ex: Un ciel serein est agréable, Ccelum serenum
est amœnum. Les cieux sont ouverts ( * ), Cœli sunt
aperti ( a ).
l
mot-lien. Donc elle retferme une seule proposition et cette proposition est
primordiale; pire mon, sujet logique; est, inot-lien logique ; bon, attribut logique
MON.,. Adjectif possessif, sing. masc., comme père. dont il est
complément; placé en français, par inversion , avant père.
On l'exprime par l'adjectif latin correspondant (3) , qui prend
le genre, le nombre et !e cas de père, après lequel on le -
met en latin. Il faut donc voir comment je mettrai pire.
PERE. Substantif sing. masc. en français et en latin , 3e personne; r
sujet de la proposition prim. , donc il se mettra att
nom. sing. masc. (1). PAYE.'
n.,.. 3.
( Je ne considère la personne que dans le sujet et dans le ,
mot-lien. )
Donc aussi mon se mettra au nom. sing. masc. (3).. MEUS.
n. m.
EST Verbe abstrait sing., 3e personne comme le sujet père fa)}
indicatif présent ; mot-lien de la proposition prim. donc il
se mettra à l'ind. prés. sing. trois. pera. (2) EST
BON Adjectif d'état, sing. masc. comme pire (3), dont il est
complément. Donc il prendra le genre, le nombre et le cas
de ptre. Or j'ai mis père au nom. sing. masc., donc bon
se mettra au nom. sing. masc. (3). BONUS
n. s. m.
( J'exige que l'élève écrive dans cette forme, et jusqu'à nouvel ordre,
l'analyse de tous les thèmes ; j'exige aussi qu'il ne mette aucun mot
latin, yans indiquer le numéro de la règle qui l'a déterminé, et qu'il ne passe
aucun mot français, sans indiquer le numéro de la règle qui prescrit de ne
pas l'exprimer. — Bientôt, il sait par cœur toutes les formules analytiques;
alors, je me contente de l'analyse orale, que je fais faire en dictant le
thème. )
( A* ) Les cieux sont ouverts, phrase sans conjonction, etc.
Las. Article individuel plur. masc. comme cieux, dont il est
complément , placé , par inversion en français, avant cieux ;
on ne l'exprime pas en latin: les latins n'ont pas d'article (4).
CIEUX., Substantifplur. masc. en français ; et neutre en latin, s'il est
sing. ; mais masc. s'il est plur. sujet etc. (1) CŒLI
(4 a) 10 Un, une, marquant le nombre arithmétique, s'exprime par unus 3
Il, um; gén. UltLUI) dat. uni. Une lettre ou deux, Una, alterave epistola.
(4)
Le nom chose quelquefois supprimé en latin,
(LH: Mirabile visu.)
5. Le nom chose, negotium, ii, neutre, complété par
un adjectif, peut être sous-entendu en latin , s'il doit être
mis au nominatif ou à l'accusatif.
Alors aussi, l'adjectif restant se met au neutre (3 ) ,
singulier ou pluriel, comme la raison le demande ( a ).
Ex : Les choses rares sont précieuses , Rara sunr
pretiosa ( * ) y Toute, chose était bonne y Ommnia erant
bona.
20 Un, une, signifiant urt certain , quelqu'un que l'on distingue bien de'
tout autre, mais que l'on ne veut pas", ou que l'on ne peut pas faire connaître,
s'exprime par quidam, quædam, quoddam. Un père était malade Quidam pater
erat ægrotans.
( Un soldat ne connaît pas la peur. Un indique le nombre grammatical
abstraction faite du nombre arithmétique. Dans ce cas , n'exprimez ras un (4)
la forme du mot latin indique assez le nombre grammatical.
J'ai parcouru toute la ville; je n'ai pas vu un soldat. Un indique assez, et
le nombre grammatical, et le nombre arithmétique i. Alors, on exprime un
par unus, a, um.
Rendez-vous, criait l'ennemi entraîné par le flot de la victoire. Un soldat
répondit: LA GARDE MEURT ET NE SE REND PAS. Je connais bien ce soldat,
mais je ne véux pas le nommer. Alors, mettez pour un : quidam, quoedam,
quoddam. )
30 Le, la les, indiquant un individu fortement et spécialement caractérisé r
'déterminé surtout par une proposition qui, que , etc. s'exprime assez souvent
par ille, ïlla, illud. Pompée, que nous aimons: Pompeius ille noster. La-
sagesse, que les grecs appellent sophia : llla sapientia, etc., etc.
( 5. a ) Negotium, chose , affaire ; ofifcium, devoir ; munus , emploi, fonction
punctum, point. C'est là le point difficile. Hoc opus.
Toutétait bon; voilà un singulier grammatical ; mais il exprime un pluriel
logique , où de raison : les latins ont préféré le pluriel au singulier, omnia erant
bona.
( 5.* ) Les choses rares sont prêcieufes , phrase, etc.
Les. Article , etc. , etc.
CHOSES. Substantif plur. fémin, en français et neutre en latin;
complété par un adj. rares ; sujet de la proposition prim.
Donc ( l ) il se mettrait au nom. plur. n. ; mais le mot
chose, negotium, ii, complété par un adjectif, peut être
sous-entendu en latin , s'il doit être mis au nominatif, ou-
à l'accusatif Donc je ne l'exprimerai pas, et je le sous-
entends au nom. plur. n. (5,1).
(5)
6. Mais si le mot chose ne doit être mis ni ait
nominatif ni à l'accusatif, il est plus sûr de le traduire
par res, rei, féminin.
On peut toujours suivre cette règle.
Ex : La chose est claire , Res est perspicua ( * )•
Adjectif abstrait.
( LH : Turpe est esse pigrum.)
7. L'adjectif abstrait ( a ) ne peut souffrir que le mot
chose, il est toujours singulier masculin en français.
En latin, il se met au neutre ( 5 ) singulier ou
pluriel comme la raison le demande.
Ex : Le vrai seul est aimable, Verum solum amandum
est ; Cela est bon , Illud bonum est ; Tout était bon,
Omnia erant bona ( * ).
1
RARES. Adjectif d'état plur. fém. comme le mot choses dont il est
complément. Donc il prendra le genre , le nombre et le
cas de choses. Or, j'ai mis choses, par supposition, au
nom. plur. n. Donc rares se mettra au nom. plur. n. (3).
(8.4) Je ne peux pas encore donner d'exemples parfaitement appropries»
à cette règle , je la rappellerai à l'occasion.
( ,.4) Au lieu de dire adj. abstrait, c'est-à-dire manière de désigner par
sa qualité un objet auquel on n'a pas donné de nom , quelques-uns disent
adjectif sans substantif, ou adjectif qui ne se rapporte à aucuu nom précédent
En français , l'adjectif abstrait est toujours sing. masc. ; et, pour exprimer
la même idée au plur., il faut nécessairement rétablir le mot chose. Ainsi
nous disons au sing. masc. : Le vrai, l'utile, l'agréable, etc. ; mais on ne
pourrait pas dire au plur. les vrais, etc. Il faut dire: les choses vraies,
( 7..) Le vrai seul est aimable, phrase, etc.
LE Article individuel. signe d'apposition d'un nom supprimé
par ellipse; ce nom est le mot objet ou point, etc. (5. a).
Au reste l'article ne s'exprime pas en latin (4)«
VRAI Adjectif abstrait, sing. masc. en français ; mais ne pouvant
souffrir d'exprimé que le nom chose, sujet de la proposition
prim. Donc il se mettra en latin au nom. singul. n. ( 1, 5,7 1-k
(6)
Adjectif elliptique.
8. Ne confondez pas l'adjectif abstrait ( f ) avec
l'adjectif elliptique ou employé par ellipse ( a ).
L'adjectif elliptique est toujours complément du mot
homme. ou du inot femme, ou de tout autre que le mot
chose. 1
Ex : Le paresseux sera misérable, Piger erit miser ;
Une querelleuse est méchante, Jurgiosa est improba; Le
lis est la plus belle des fleurs (*).
De la Préposition en général.
9. En général, toute préposition française s'ex primer
par la préposition latine correspondante, à moins qu'une
règle écrite ne s'y oppose.
Le nom ou pronom amené par la préposition se met
lU cas marqué par le dictionnaire.
Ex : La colère sans les forces est vaine, Vana sine
viribus ira est; La chèvre était associée avec le lion,
Capella erat socia cum leone ; Dieu soit avec nous, Deus
sit nobiscum (*).
(8. a ) Ellipse signifie retranchement, suppression de quelques mots nécessaires
pour la plénitude de l'expression mais inutiles pour la clarté ou pour le
sens.
(8,*) le paresseux sera misérable, phrase, etc.
Lt. Article individuel sing. masc. comme lé nom Homme ,
enfant, etc. (4 )•
PARESSEUX Adjectif elliptique sing. masc. comme le nom homme, etc. ,
ious-entendu. Donc il prendra le genre, le nombre et le cas de
homme, etc. Or, homme, s'il était là , serait mis au nom. sing.
masc. (1). Donc paresseux sera misaunom. sing. masc. (1,3,8).
(9.*) La colère sans les forcei est vaine; phrase, etc.
SANS .,.. Préposition complément initial de colère, parce qu'il annonce
qu'on Va ajouter un complément à colère. Je verrai ce que
j en ferai.
LES Article, etc., etc. t4 3-
FORCES.. Substantifplur. fém.en français et en latin complément de
colère, amené par la préposition sans. Mais aucune règle,
que je connaisse, ne s'opposant à ce que sans soit exprimé ,
je le traduirai par la préposition correspondante (9). SINE, dM.
( 7 )
Préposition De.
to. La préposition de, placée devant un sujet ou
devant un complément direct , ou après une autre
préposition, ne s'exprime pas en latin.
Dans ce cas , de et l'article qui suit peuvent se
traduire analytiquement par quelqu'un appelé, quelque chose
appelé ( a ),
Ex : Des écoliers paresseux sont méprisables, Discipuli
pigri sunt contemnendi ; Le roi est parti avec de grandes
troupes, Rex profectus est cum magnis copiis ( .* )
qui veut i l'ablatif le complément qu'elle amène.
Donc forces se mettra à l'abl. plur. fém. (9) Viribos.
( La préposition se place avant le mot qu'elle attire. Cependant avec les
mots, moi, toi, soi, nous, vous, qui, lequel, la préposition cum se place
après : mecum , tecum, secum, nobiscum, vobÍscum, quocum, quibuscam, etc. ) *
(Pendant que j'exerce sur les diverses prépositions , je glisse oralement et
uns prétention, une ombre des numéros 100, 114, en disant 1 le nom
complément de temps, répondant sans préposition à la question quand , le
nom complément de manière ou de cause, répondant à la question comment ,
se mettent i l'ablatif sans préposition. La lumière fut faite. quand f le premier
jour. Primo (l) die ( 114) ; Il est mort. comment i De faim ( tao) ,
fame. )
( 10. a) 1° Des, de signifiant quelques-uns, que l'on distingue de tont autre,
mais qu'on ne veut pas ou qu'on ne peut pas faire connaître , s'exprime par
l'adjectif quidam, quoedam, quoddam (4. a) -
Des philosophes ont été impies, c'est-à-dire, certains philosophes, quelques
philosophes, quelques-uns appelés philosophes ont été. Quidam philosophé
impii fuêre.
a0 Cette traduction conserve, ln i de le sens partitif qu'on lui donne; a® av
nom qui le suit, la forme de la fonction grammaticale qu'il remplit.
( N'oubliez pas que du signifie de le i des, de les; et, par réminiscence, «me
au signifie à le; et aux, à les )
[ io.* ] Des écoliers paresseux sont méprisables. Phrase , etc. : Des écoliers
paresseux, sujet logique, etc.
.Das. Mot contritcté, formé de la préposition de et de l'art. les.
Da. Frép. placée devantle sujet : donc elle ne s'exprimera pas [JoJ
LES Article, etc.
Le roi est parti avec de grandes troupes. Phrase , etc. t'
DE .Préposition placée après une autre préposition, aire. eUt
ne s'exprime pas en latin [10}.
(8)
De l'Adverbe en général.
11. L'adverbe français se traduit par l'adverbe latin
correspondant, sauf quelques adverbes de quantité ( a ).
Dans les deux langues, il se met généralement avant
le mot complété.
Ex: Dieu est infiniment bon , Deus est infinitè bonus;
Tout était très-bon ? Omnia erant valdè bona (*). ,
Adverbe négatif : Ne.pas; Ne.point ; Ne ;
Non. -
12. L'adverbe négatif français se traduit généralement par
non, quelquefois par Izaud, sauf les contractions ( a).
[ i i. a] Je glisse ici par forme de Jeu: Avec plus, avec trop, Avec plus.
qu'il ne faut , fais l'adjectif ior , et fais l'adverbe ius; avec le plus et
très, tu feras issimus : plus savant, trop savant, plus savant qu'il ne faut,
doctior, doctius , ioris ; le plus savant, très-savant, doctissimus , a, um; plus
savamment, doctiùs ; très-savamment doctissiinè. Cela sera expliqué ailleurs sans
doute ; cependant j'y mets toute la bonne foi possible, et j'écarte toute
difficulté.
[ il.* ] Dieu est infiniment bon. Phrase , etc.
INFINIMENT Adverbe) invariable, complément de bon, et répondant
à la question comment, dequelle manière, etc. On J'exprime
par l'adverbe latin correspondant [11]. INFINITÉ.
£ 12. a] Ne se contracte avec plusieurs mots. Le motlatin contracté se met
généralement à la place où 5e trouve le premier des mots français qu'il exprime.
Voici quelques-uns de ces mots :
Personne. ne nemo, iais [.non homo].
Ne. Personne J
Nul. ne
Ne. nul nullus" a, um [ L non unus J1.
Aucun. ne j -
Ne. aucun
®:'en ne } nihil, n. ind. [non hilum J.
Ne rien .J rnon hihim ~L
3" l
Ne?.. jamais } Mnq~m, a d v* [nonunquam].
Nunc part. ne nusquam :¡dv. [non usquam
Ne"? îTnûlle part } nus1uam > ^v. [non mquamj.
Ne savoir. pas nescire, io, is, ivi" itum [non scire: jam barbarum].
Ignorer J ncsc'reJ *°> ^tum Lnon «cire: jam barbarum ]
(9)
Ex: Le vrai n'est pas toujours vraisemblable, Vernm
haud semper est verisimile; Personne n'est heureux sans
la vertu, Nemo felix sine virtute (*).
Adverbe négatif employé pour défendre impéra-
tivement.
( Lh : Ne insultes miseris. )
13. Quand on défend quelque chose à quelqu'un ,
l'adverbe négatif français se traduit en latin pat ne (*),
sauf les contractions (12. a).
Si l'on défend à une ire ou à une 2e personne on
fait * ellipse du sujet français, et le mot-lien français,
toujours à l'impératif, se met au subjonctif en latin (**).
Nier * * ne } Negare 1 o, a s, avi, atum.
Nier.
Ne. ni. ne ,
Ni. ni ne neque , neque ; nec. nec [et non et non].
Ne. ni. ni
pas même | d ]
Ne ». même pas J nc quidera 1 [mettes un mot entre Itux.
e - L
Afin que. ne i
Pour que ne ne, avec le subjonctif [ut non].
De peur que ne
De peur que • ne [' ]
fl' •••*** • ne nisi, ni L [ ïi non.
Si ce n'est.
12. Personne n'est heureux sans la vertu. Phrase, etc.
PERSONNE Substantif sing. masc. en français, combiné avec ne, et mise
en latin; sujet etc. Donc il s'exprimera par mmo, inist
et se mettra au nom. sing masc. [l, 12. a] JliEMa
n, 8.
.Ne Adverbe négatif excluant le qualificatif heureux. On l'exprime
par non ou par haud, quand il n'est pas contracté; mais,
ici , il est contracté avec nemo. Donc il ne s'exprimera pas.
(13 ) Ne, est mis pour ut non [12. a], et suppose avant lui une de ces
propositions : Je veux que. ne, Yolo , jubeo ut non , Je désire que. ne, Cuoio
ut non; Je consens que. ne, Per me licet ut nyti.
[ 13. H] Il peut aussi le mettre à l'impératif en latin, triais moins
généralement..
Ne sois pas méchant. Phîaîfr, etc.
Toi , sujet logique; soif, mot-lien logique; non tvichant , attribut
logique. -
( 10)
Ex : Ne sois pas méchant , Ne sis improbus ; Ne
soyons jamais méchants, Nunquam improbi simus; N
sois ni méchant, ni menteur; Neque improbus sis
neque mendax.
( Lh t Noli insultare miseris. )
14. Si l'on défend à une seconde personne, on peut
aussi traduire l'adverbe négatif par noli, sing. ( Ne va
Pas , garde-toi de, cesse de ), ou par nolla, piuiiel.
Alors, le mot-lien français se met à l'infinitif présent
Ex : Ne sois pas importun , Noli molestus esse ( * );
Ne va pas croire, Noli putare; Gardez-vous de dire,
Nolite dicere..
Que subjonctif.
( Lh : Abeat proditor. )
15. Si Pon défend ou si l'on commande à une 5e
personne, même quand on exprime le dcsir, il y a
presque toujours un que en tête de la proposition
française.
Ce que sous-joint la proposition qu'il amène, à une
NE--?As-- Adverbe négatif employé pour défendre. Donc. puisqu'il
ne se, contrat te avec aucun mot, il s'exprimera par ne [13]. NB
SOIS. Verbe abstrait sing. seconde personne comme le sujet toi,
supprimé par ellipse ; donc il est impératif ; mais, étant
employé avec lie.. pour défendre, il se met au subjonctif en
latin. Donc je le mettrai au subjonctif présent singulier
2e pers. [2 , 13.]. sis.
[ 14 * ] Ne sois pas importun. Phrase, etc.
NE PAS. Adverbe nég. employé pour défendre à une 2E personne. On
peut l'exprimer par ne L 13]; mais on peut aussi l'exprimer
par noli, et comme j'ai le choix, je préfère ce dernier.
Je l'exprimerai [14] par. Non
SOIS. Verbe abstrait singulier ae personne impératif, qui se
mettrait au subj., si j'avais exprimé ne pas par ne ; mais,
comme je l'ai exprimé par noli, je dois [14] le mettre à
l'infinitif présent. ESSE.
c il )
proposition primordiale supprimée par ellipse ( * ). Il
ne s'exprime pas en latin, et ne change rien aux règles
établies- Le mot-lien se met au subjonctif dans les
deux langues.
Ex : Que les écoliers soient laborieux (**); Qu'ils
ne soient ni menteurs , ni méchants : impigri sint discipuli;
Neque mendaces sint, neque improbi.
Fasse le Ciel que! Plaise.,. à Dieu que!,,*.*
(Lh: Utinarn tecum loqui possim.
t
16. Pour marquer le désir, on emploie souvent au lieu
du que subjonctif simple (10 ), une de ces locutions :
Fasse le Ciel que !. Plaise à Dieuy aux Dieux que !.,.»
Plût à Dieu, aux Dieux' que!. Que je voudrais
que.
[ 15 *) Cette proposition supprimée est une de ces trois: Je veux que.. x
volo Ht. Je désire que Cupio ut Je consens que. Per me licetut..
( 13. ). On lait ellipse de cette proposition en français et en latin. Dans ce
cas, le ut des latins et le que des français exigent le mot-lien au subjonctif
qui , de sa nature , énonce une chose comme dépendante de la volonté d'an,
autre.
[15. U] Que les écoliers soient hibcrienx. Phrase ayantun que; donc elle renferme
deux propositions; la première est celle—ci : Ji veux, Je désire, etc., supprimée par
eifipse; la seconde est celle-ci : Les écoliers soient studieux. Ces deux propositions
sont, liées entrelles par un que , et ce que est le que subjonctif vu l'espèce-.
de proposition supprimée , et le mode du mot-lien de la proposition que.
QuE. Con jonction, signe d'apposition d'une proposition com-
plémentaire dont le mot-lien est au mode subjonctif, ajoutée.
à une proposition primordiale supprimée par ellipse dans
les deux langues. Donc ce que ne s'exprimera pas etk
latin [ 151.
[ Je me sers de cette règle pour l'application de la troisième personne du
pluriel de l'impératif, en style de loi, Voce legum. Que les citoyens soient
soumis, Cives snbditi sunto; Pietatem adhibento; Opes amovento , etc. )
[16. ] J'ai dit ailleurs, et on peut le conclure du 0.° 15, que ces.
locutions, traduites pleinement, donneraient ces phrases: Je désire que le
Ciel fasse que ; Je "désirerais ou j'aurais désiré qu'il plût à Dieu que. mais je
ne m'arrête pas à cette analyse, vu la traduction latine.
( 12 )
Toutes ces locutions peuvent s'exprimer en latin par
utinam, qui ne change rien aux règles établies. -
Ex : Fasse le Ciel que mes enfants soient heureux !
Utinam liberi mei sint felices ! Plût à Dieu que vous
eussiez été ici 1 Utinam fuisses hic ( U ) !
Verbe sujet, à l'infinitif.
(Lh: Culpa est mentiri. )
17. L'infinitif sujet se met en latin à l'infinitif, con-
sidéré comme nominatif ( 1 ) singulier neutre.
Ex: Mentir est honteux, Turpe est mentiri ; Mourir
pour la patrie est une chose douce et glorieuse, Dulce et
décorum est pro patria mori (*).
[16. u ] FASSE LE CIEL QUE. Somme de mots employés pour marquer
le désir de la chose qui suit. On l'exprime par utinam, qui
ne change rien aux règles établies [16 J. UTINAM.
( 17 *) Afcnf~r est honteux. Phrase, etc. Mentir, sujet logique; est, mot-lien
logique; honteux, attribut logique.
DII;N'XIR. - Verbe concret , infinitif présent, sujet de la prop. prim.
Or, l'infinitif sujet se met à l'infinitif considéré comme nom.
sing. neu. Donc mentir se mettra à l'infinitif présent considéré
comme nom. sing. neu. ( i. 16.) 3' pers. MENTIRI
n. a. n. S.
EsT. Verbe abstrait, etc. 0 o. 0 0 0 EST
s. 3.
HONTEVX -Adjectifd'e'tat sing. masc. comme mentir) dontil est complé-
ment [Je dis comme mentir: car les mots français que l'on
substantifie, et que l'on n'a classes dans aucun genre, sort
regardés comme masc. ]. Donc honteux prendra le genre ,
le nombre et le cas de mentir. Or, par supposition , j'ai mis
mentir au nom. sing. neu. Donc honteux, etc. (3). TURPf
fi, s. n.
( En lisant cette phrase latine de bas en haut ou à rebours, on a la véritable
construction: Turpe est mentiri; Dulce, et decorum est pro patria mori. Dès ce
moment, j'exige une apparence de construction , pour m'assurer que l'élève
pense en travaillant, et qu'il ne fait pa& son thème à coups de dictionnaire.
Je lui donne provisoirement cett* règle unique : Placei h complément avant
le mot complété. )
( i3)
Pronom personnel sujet, supprimé ait nominatif.
(Lh: Audio, dôccs, legit. )
18. Le pronom personnel sujet se mettrait aussi au
nominatif ( 1 ) ; mais le pronom personnel ne s'exprime
pas généralement en latin, s'il doit être mis au nomi-
natif.
Ex : Verbe abstrait. Sois bon, Esto bonus ( * );
Ne sois pas importun, Noli esse mol estus ; Nous sommes
de fort bonnes gens, quand nous sommes malades ;
Optimi sumus nos , dum infirmi sumus.
Ex: Verbe commun. Nous avons étudié long-temps,
Diù studuimus; Jouons maintenant, Nunc ludamus (**).
t.
( 18. « Ici, je m'exerce sur les verbes de toute espèce; comme cela exige
beaucoup de temps, je fais intervenir par anticipation quelques-unes des
règles qui suivent, et que l'on conçoit dès qu'elles sont e'nonce'e$. Je les
indiquerai à fur et mesure , et d'abord je prends le n° 59, que je pourrai
invoquer dans mes exemples, dès ce moment.
Sois bon. Phrase, etc. Toi, sujet logique, supprime' par ellipse;
sois, etc.
TOI. Pronom personnel , deuxième personne , sing. masc. ,,
rappelant l'idée de celui à qui on parle sans le nommer;.
sujet de la proposition prim. Donc il se mettrait au nom.
sing. masc. ( 1 ); mais le pronom personnel sujet ne s'exprime
pas généralement en latin, s'il doit être mis au nominatif
( 18). Donc il sera sous-entendu au nom. sing. masc. (1,18) »
n, s. m. 3.
Sois. Verbe abstrait sing. 2e personne comme le sujet toi supprimé
par ellipse. Donc il est imper.; mot-lien, etc. Donc il -
mettra à l'impératif singulier deuxième personne (2). ESTO
s. a.
BoM. Adjectif d'état sing. masc. comme toi, dont il est complément.
Donc il prendra le genre, le nombre et le cas de toi. Or,
par supposition, j'ai mis toi au nom. singulier masculin.
Donc bon J etc. (3'). BONUS
n. s. m.
(Les latins n'ont de pronoms personnels pour la 5* personne que- sui, sibi,
ge, qui ne peuvent jamais être sujets. )
( 18. ** ) En exerçant sur le verbe commun , actif ou déponent, je fais
apprendre le n° 47 i* ri 20, en expliquant à l'élève la valeur des signes
( H )
Ex : Verbe passif. Ma sœur est aimée, Soror mea
amatur; Elle a été aimée, amata fuit (***).
alïquem , aliquid, qu'il rencontre dans son dictionnaire. La curiosité et l'instinct
le porteront bientôt à deviner les autres parties du ne 47- Dès-lors, je
risquerai dans mes thèmes des compléments directs d'un verbe. J'appelle
complément direct d"un verbe le mot qui vient en réponse à la question qui ou
quoi, faite avec ce verbe : J'aime qui? Dieu; J'aime quoi ?
la vertu.
Nous avons étudié long-temps. Phrase , etc. Nous, sujet logique ; avons été,
mot-lien logique ; étudiant long-temps , attribut logique.
Noos. Pronom personnel, rappelant l'idée de ceux qui parlent
sans les nommer, plu. m. prem. pers., sujet de la prop. prim.
Donc il se mettrait, etc. ( 1, 18). »
n. pl. ta. 1.
Avons , Temps tronqué du verbe être. mis, comme le
démontre l'analyse. pour avons été, parfait de l'indicatic
Etudié, participe passé, sous la forme de sing masc.
parce que , accolé avec un temps tronqué du verbe être , il
n'a pas de complément direct avant lui.
AVONS ÉTUDIÉ.. Verbe concret, plur. prem. pers. comme le sa jet nou* ;
irtdic. parf., comme avons été, qui le forme: mot-lien de la
proposition primordiale. Donc, etc. (2) STUDUIMUS
plur. t.
Iong, adjectif masc. comme temps , dont il est complément.
Temps , substantif sing. masc. qu'on peut regarder comme
amené par la préposition pendant, supprimée par ellipse
( pendant un temps long).
LO!ITG-TEMPS.. Expression adverbiale complcm, de temps, répondant à
la question : combien de temps ? On l'exprime par l'adverbe
correspondant (n). BIV.
Et comme l'adverbe dans les deux langues , se place
généralement avant le mot complété (u), j écris diù. avant
studuimus : Diù studuimus.
r 18. ] Elle a été aimée. Phrase, etc.
ELLE Pronom personnel, 3e pers. sing. fém., rappelant l'idée
de saur, sans la nommer. Sujet etc. Donc, etc. £ 1,5, 18]. »
n. s. f. 3.
A ÉTÉ. Verbe abstrait sing. trois. pers., etc. Donc, etc. (2) FUIT
■' 3, J.
AIMÉE.. Adjectif pass. if, car le sujet elle souffre ou reçoit l'action.
d'aimer faite par un autre ; sing. fém:, car le participe passé
français accolé à un temps total du verbe être llonpronominé,
prend le genre et le nombre du sujet.
Mais, dans les verbes passifs ou déponents, on exprime les
temps passés par le verbe abstrait et par l'adjectif participe.
passé. Donc aimée s'exprimera par l'adjectif amatus, a, un4
qui prendra le genre, le nombre et le cas de elle. Or, par
supposition, etc. Donc, etc. [3] ». AMATA
n. *• /• :
( i5 )
Ex: Verbes déponents. Le renard parla ainsi, Vulpes
sic locuta est ; Ensuite il partit, Dein proîecta est.
Ex : Perbes d'état, avec un temps total ou tronque
du verbe être : Les vents ont cessé, Venti posuêre ,
Ils sont tombés, Conciderunt ; Le lion était malade ,
Leo aegrotabat.
Ex: Verbes pronominés, toujours avec un temps total
du verbe être dans les temps composés ou polyriomes (a):
Les chefs se sont assemblés, Convenêre duces; Ils se
sont assis, Consederunt( **** _).
Pronom sujet, exprimé, même au nominatif.
19. Il faut cependant exprimer le pronom personnel
sujet., même nominatif.
j
En exerçant sur le verbe passif, j'essaie la formule 68 a, appliquée dans
sa plus grande simplicité. De cette manière, par exemple: La vertu est
aimée. Virtus amatur ; On aime la vertu, amatur virtus ; Cela a été dit, III n d
(6. 18.) fuit dictum; On a dit, Dictum est.
( 18. a ) Je dis que le verbe est pronominé, si le sujet est encore complément
sous la forme de pronom. -
(18****) Les chefs se sont assemblés. Phrase , etc. (Les chefs ont été
assemblant soi. )
LES. Article, etc.
CHEFS.. Substantif pl. masc., etc.
Sa. Pronom personnel plur. 3e pers., comme chefs, dont il
rappelle l'idée sans les nommer. ComPlément direct de sont
assemblés et répondant a la question qui ? eux-mêmes ,
sui, se. Donc le sujet est complément sous la forme de
pronom. Donc le verbe est pronominé."
Il faut donc chercher dans le dictionnaire le verbe assembler
avec se. Si le dictionnaire exprime se, je mettrai le pronom
complément au même cas que le dictionnaire aura mis se
s'il ne l'exprime pa; , je n'exprimerai pas le pronom complé-
ment. Or, je trouve : s'assembler , convenire , io, is, veuf,
tt se n'est pas exprime. Donc je n'exprimerai pas se.
(16)
1° S'il y a ellipse du mot-lien, et si l'on craint
l'amphibologie. Ex ; Paul dit que non , moi aussi ; Paulus
negat, et ego nego. Nous, nous fuyons la patrie; Nos ,
patriam fugimus. Elle vint, alors il dit; Ea venit, tum
ille dixit (*).
(Lh: Tu rides, ego fleo. )
a° S'il y a des propositions de sens opposé : Vous
riez, moi je pleure; Tu rides, ego fleo.
( Lh : Tu Ioqui sic audes ? )
3Q Si la phrase renferme quelque chose de vif, d'éner-
gique.
Alors, le sujet français peut être encadré dans cette
locution: C'est. qui. On n'exprime ni ce, ni est, ni
qu (a).
Ex: Nous sommes donc insensibles? Nos ergo ferrei?
C'est moi qui suis le Seigneur votre Dieu, Ego sum
Dominus Deus vester; C'est alors que tu pleureras, Tum
quidem flebis.
Sont , verbe abstrait plur. trois. pers. ) etc.
Assemblés, participe passé, employé avec un temps total
du verbe être pronominé , et précédé de son complément
direct se. Donc cet adjectif sera plur. masc. en français comme
le complément se placé devant lui.
SORT ASSEMBLÉS Verbe concret plur. 3e personne, etc. CoiïSrtRt*.*..
(lg.*) 1.. ea, id; ille) Ma, illud, etc. , sont des adjectifs elliptiques (8).
(19*0) La locution c'est qu.., forme le caclre c.e ce que j'ai appelé
proposition d'énergie , ou, deridendo , le palan français ; on s'en sert pour
enlever un mot de sa place, C'est qui enlève un sujet pour le faire
remarquer plus particulièrement. C'est Dieu qui nous a crcex., c'est lui qui
nous conserve.
C'est.que enlève un complément pour le porter en téte de la proposition.
C'est en yain que tu prics, C'est demain que tu partiras.
( » 7 )
5
Il, Ce ; sujets provisoires.
(Lh : Credo oportere. ) ,'r
ào. Les mots il ce , en tête d'une proposition sont
sujets provisoires , quand ils tiennent la place de mots
mis après eux, quand ils ne rappellent pas l'idée de motg
précédemment exprimés (*).!:. :-'' r
Il, ce, sujets provisoires, ne s'expriment jamais en
latin (a) ; on n'exprime jamais non plus,, ni le d-e,
f.
On n'exprime ni ce, ni est, ni qu. , s'il y a un mot-lîén àprès qù„ ) mais
s'il n'y a pas de mot-lien après qu.., on exprime le verbe du cadre.
Cela sera plus développé sans doute; @ i! faut cependant convenir que pour
traduire analytiquement le mot que, s'il n'est pas suivi d'un mot-lien, je
m'empare du mot-l ien qui précède, en mettant devant lui et ce. C'est une
chose honteuse que de mentir. Je traduis : Ce est une choit honteuse, et ce est
quelque chose appelé mentir.
( Il me semble, et je désire que ce ne soit pas une illusion, il me semble
que les grands maîtres qui nous ont révélé le secret de l'analyse, traduiraient
ainsi , dans leur langage ,ce que je viens de dire:
X as Une chose honteuse.
Or , mentir = X
Donc , mentir = Une chose honteuse.
Les français ont pris la tere et la a«
propos., et laisse la 3d; les latins
ont pris la 3e, et laissé les deux 1re,.
(20 « ) Cette qualification de provisoires peut convenir à d'autres fonctions
et à d'autres mots. Je ne m'arrête qu'à il, ce , sujets provisoires.
En plaçant un sujet provisoire en tête de la proposition, les français
semblent fidèles à l'ordre analytique. Parla, ils acquièrent aussi, pour ainsi
dire , 1° le droit de porter en tête de la proposition un mot qui j sans cela*
n'arriverait pas assez tôt au gré de la pensée: Qu'il est joli.
2° Pour soutenir l'attention, le droit de ne placer qu'à la fin de la propo-
sition un mot qui, dans l'ordre analytique, aurait paru des premiers.Notre
petit ménage !
Qu'il est fécond en inversions, l'ordre analytique des français 1
[ao. a] 1° Le mot ce, rappelant une somme de mots places aupa-
ravant, peut s'exprimer par id ou illud, nom. sing. neu., s'il n'est pas
complété par un substanfif. Tu as menti., mentitus es* ^honteux, Iii turpe
est; Turpe est; Ttirpe. , ,.. ,"
2° Mais si ce est complété par un substantif, exprimez-le par l'adjectif is,
ea Id, qui (3) prend le genre, le nombre et le cas de ce substantif qui est devenu
sujet. Aune{ Lheu et votre prochain, C'est là là somme de la loi; Ama Deum
C 18 )
ni le que, ni Je que de, qui annonçent ordinairement
l'arrivée du véritable sujet.
Ex: Mentir est honteux (17), Turpe est mentiri. Il est
honteux de mentir, Turpe est mentiri ( ** ) , C'est
une chose honteuse que de mentir (a), Turpe est
mentiru
II paraît des taches dans la lune, Videntur umbrœ in
lunâ. Il y avait toutes sortes d'arbres dans le jardin, Erant
omnes arbores in horto.
Il convient de rire, il ne convient pas d'éclater de joie ;
Ridere decet , lœtari non decet. Il faut être bien sage,
Opfiffet rectè sapere. Il faut être bien sa g e
etproxu-rmm tuum ; Hixc est surama legis. [La somme de la loi est celle-là
telle. ]
3° Les deux mots et ce , rappelant une proposition tout entière , s'expriment
ptr idque, acc. sing. neu. , à cause du verbe sous-entendu. Faire , par exemple,
tacere , agere. J'ai étudié, et ce tous les jours, Studui, idque sitigulis
diebus. 'i ,'", v
T Pendant que J'étudie cette règle, je fais apprendre et appliquer la règle
n° 40 dans sa plus grande simplicité. ]
(ao. **) Htst honteux de mmtÍr. Phrase, etc. Il de mentir, sujet logique ;
en, etc.
II. Pronom personnel, sing. masc* en français , tenant la place
de mentir, verbe infinitif, mis après lui. Donc il est sujet
provisoire, donc il ne s'exprimera pas en latin ( ao ) ; et
t merttir sera sujet. ( Quand il, ce, ne tiendront pas la pLace d'un
;. nom proprement dit., je dirai, pour plus grande facilité dans.. :
Je langage analytique: donc , il s'exprimerait par huc, lUad, ,J\ ■"
id (5, 7); et je le sous-entends (18) au nom. sing. neu.)* 4-
En. Verbe abstrait sing. 3e pers. comme il en français, indic.
-,' présent, mot-lien de la proposition primordiale, dont le
Keritable sujet est meritir, <lU: lui-même est, sing. 5 e pers.
Donc est se mettra , etc. (a) ..;. EST
HONTEUX Adjectif d'e'tat, sing. masc. comme il, comme mentir, dont
il est complément. Donc il prendra le genre, "Je nombre et
le cas de ll. de mentir. Or, par supposition , j'ai mis ii(5,7, 18)
etc.; ou, je vais mettre mentir (17) a l'infinitif présent, considéré
1 comme nom. sing. neu. Donc, honteux , etc. (3). T.,.,..;.:,\
Di. Préposition complément initial de il, parce qu'il annonce
que l'on va déterminer cet il là , et faire connaître le véritable
sujet. Donc (10, aa) il ne s'exprimera pas en latin »
MENTIR.. Verbe concret, infinitif présent, sujet véritable , etc. Donc ,
etc. (17, 1) MENTION
( ig )
Cônjonciiort.
51. Et, base de toute conjonction, signe fondamental
lie l'addition, s'exprime en latin, s'il ne s'est pas con-
tracté (a), par èt, atque, ac; ou par que, mis aptès le premier
des mots additionnés. •
Ex : Pierre et Paul sont savants Petrus et Paulus sunt
docti ( * ).
Conjonction exprimée, n'influe, que sur le mèt-lien.
(Lh: Quum id vclis, etc. )
22. En général, toute conjonction française , à moins
qu'une règle écrite ne s'y oppose, s'exprime par la conjonc-
tion latine correspondante; et le mot-lien qu'elle amène,
se met au mode marqué par le dictionnaire.
r )
{il. a t* eçrtfistttc jvoc pltfjieuri mots :
Et. et •. i t Et.et , «u cum tum on cum -
Soit. soit. 1 cum ; et Pierre et Paul, Cum Petrus , tum
Tant. que Paulus,
Et ne Nequenec ; Et ne dites pas, Neqtte dicas.
» Et. rien. ne Nec qaidqueait. Et il no testera rien, Net
Et. se rien quidquam remanebit. i. :
Êt personne ne
£ t. ne • p eïaoïHie
Et. aucuo. ne Nec quisqitam, etc. Je parle, ctpersonnt
Et ne. aucun n'écoute j Loqpor, nec quisquam audit.
J?t. nul.. ne t
Et ne. nul j
Et ne jamais Nec unqitam. Qu'il s'en aille le traître;
Et i iamajs ne .* qu'nc reviennc jamais, Abeatprodïtor;
nee unquam rodeat.
[Dans l'occurrence, cette contraction doit l'emporter sur celle, que j'ai
indiquée plus haut [la a].
[21. * ] Pitrre et Paul tout savants. Phrase avant la conjonction et, donc
je pourrais y trouver deux propositions au moins ; mais je n'en ferai pas la
Techerche,parce qu'il n'y1 a qu'un seul mot-lien ; et je ne rechercherai que !e<
parties semblables additionneps par et. Or* il est clair que les pII.rties addi-
tionnées sont Pierrè, Paul. Donc ces deux parties sont de même espèce ,
cest-à-dire , remplissent la mêrae fonction : car oh ne peut additionner qu<
des choses de jneme espèce.
( 20 )
Ex: Vous répondrez lorsque vous aurez été interrogé,
Quum fueris interrogatus, respondebis. Lorsqu' Athènes
florissait, la liberté audacieuse troubla la cité; Athencc
quum flarerent , pracax libertas civitatem miscuit (*).
Je ne sentais pas cela , lorsque j'en jouissais ; Nort^kd,
sentiebam quum frueÓar.. - ;
Pierre et Paul, sujet logique; Sont, etc.
PURRE.. Substantif sing. masc. 3e pers. sujet de la proposition prim.
Donc, etc. (1). PETRUS.
n. a. JT*»
ET. Conjonction, signe fondamental de l'addition ; il annonce .:
que deux choses sont considérées sous le même point de vue.
Si et ne se contracte pas, on l'exprime par la conjonction
correspondante (at) Er.
PAUL Substantif sing. masc. additionné avec Pierre; Donc il
remplit la même fonction que Pierre. Or, Pierre est sujet;
donc Paul est aussi sujet de la proposition primordiale, ou'
de la proposition et. Donc, Paul, etc. (t). PAULUS
n. s. m. 4.
SONT. Verbe abstrait pl. trois. pers. comme le double suj et ,.. 3. m..t.
Pierre et Paul (car 1 et 1 font plus d'un indic. présent,,
mot-lien, etc. Donc, etc. (a). SONT
plur. 3.
SAVANTS. Adjectif d'état plur. masc. comme les deux sujets dont
il est complément. Donc, etc. (3). Docrr.
, n. pl. M.
En décomposant cette phrase, on aurait: Pierre est savant.
-n- T> Paul est savant.
En additionnant, on aurait: Pierre et Paul, 1 1
Ou en réduisant. Ils sont savants.
[ 22. * ] Lorsqu'Athènes florissait 1 la liberté audacieuse troubla la cité.
Phrase ayant un conjonctif lorsque; donc elle renferme deux propositions. La
première est celle-ci : La liberté audacieuse troubla la cité, parce qu'elle vient
sans conjonctif. La deuxième , quoique la premiere énoncée , est: Lors-
qu Athènes florissait.
(Je remarque que cette proposition est suivie d'une virgule ; c'est que toute
proposition complémentaire finie avant sa primordiale, doit être suivie d'une
Virgule. )
Ces deux propositions sont liées entr'elles par le conjonctif lorsque. La pro-
position lorsque est une proposision complément de temps répondant à la
question quand, faite avec la. première.
LOASQlli,.. Conjonction, signe d'apposition d'une proposition com-
plémentaire. On l'exprime par la conjonction correspondante
quum, qui veut son mot-lien au subjonctif, s'il est imparfait
ou plusque parfait, et que le mot-lien primordial ne soit pas
imparfait (22) QUUM
( « )
Î Conjonctif interrogatif.,
a5. J'appelle conjonctif interrogatif le mot qui , seul
et par lui-même, sert à faire une question , à demander
une chose que l'on ignore, ou que l'on feint d'ignorer :
Où ? quand ? comment? combien ? pourquoi? qui ? qUQi.i'
quel? etc. Voici la traduction latine de ces mots: .2
l9 ÛM En quel (*) lieu tans mouvemeal. Ubi.
2° OÙ En quel lieu tTtC mouvement.. • QuO*
3° D'où De quel lieu ► Vndè * x r
ou e que leu. ne.
40 P P Ll' Qu" .,
4° Par oit. Par quel lieu Çuà. '*
5° Quand. En quel temps Quando.
6* Comment. De quelle manière Quomodà..,:.,
f Com bien > Qua m.
7 Com b len modifiant un adjectif ou un adverbe. uam.
8° Pourquoi. Pour quelle raison Quare, e ur.
go Qui , que, quoi, qucl, etc. adjectif. dont je parlerai plus bair. »
10° Si ( de doute ). An, utrums num , ne.
ATllürJs. Substantif sing. en français, et plur. Iém. en latin,
su jet de la proposition lorsque. Donc en latin il se mettra
au nom. plur. fém. (1) ATHENAE
FLORISJAIT. Verbe concret singulier trois, pers. comme le sujet
français Athènes ; mais le sujet latin est plur. trois. pets.
indic. imp. mot-Iiea de la proposition lorsque, qui veut
son mot-lien au subjonctif, s'il est , etc. [a, 22] FLORERENT.
[23.* ] 1* Remarquez comme les letres qu. se placent avant le nom; c'est
alors seulement que le conjonctif est interrogatif. Si le qu. se plaçait après lè
nom, le conjonctif cesserait d'être interrogatif. Ex: Je sais où vous allez; Je
sais. quoi ? en quel lieu vous allez : où est interrogatif. J'irai où vous alleç;
J'irai OM? dans le lieu dans lequel vous allez: où n'est plus interrogatif. Dites-moi
quand vous partirez ; Dites-moi. quoi ? en quel temps vous partirez. Quand est
interrogatif. Je partirai quand vous partirez; Je partirai, quand? Dans l,
temps que tous partirez; Quand n'est plus interrogatif.
SO Mouvement , en grammaire, jignifie sortir d'un lieu pour aller dans
un autre, tendre à changer de situation, ou d'état. V
3° Il y a aussi un que de doute ; après le verbe douter employé sans
négation et sans interrogation , il s'exprime comme le si de doute.
Le si de doute est facile à reconnaître, et à distinguer du si conditionnel
ou suppositif. Le si de doute répond toujours à la question quoi. D'ailleurs
i| disparaît, et devietit cela , ou le, en renversant l'ordre des propositions et
( 22 )
Conjonctif interrogatif liant deux propositions
exprimées.
(Lh: Scire veîim ubi sis, etc. )
.*4. Tout conjonctif interrogatif (a?) liant deux propo-
sitions exprimées, et amenant une proposition répondant
à la question quoi, faite avec la première, veut son mot-
lien au subjonctif
Ex: Je ne sais pas où il est, Nescio ubi sit; Je ne sais
s'il étudie, Nescio an studeat; Je dirai en peu de mots
combien la liberté est douce, Quàm dulcis sit libertas,
breviter proloquar (*).
donnant à la proposition si, la forme interrogative. Ex: Je ne sais. quoi?
Si Paul viendra. Paul viendra-t-il ? Je ne sais pas cela, Je ne le sais pas, Je
doute qu'il vienne, Viendra-t-il ? Je doute de cela.
Le si conditionnel ou suppositif ne peut pas se résoudre de la même
manière: il ne peut jamais devenir cela ou le ; mais bien à la condition que,
dans cette supposition, en ce cas, etc. Je partirai demain, si le temps est
beau. On a par inversion : Si le temps est beau , je partirai demain ; et par
]a tournure interrogative ; Le temps sera-t-il beau? en ce cas, etc., je partirai
demain.
Remarquez comme l'inversion par la tournure înterrogative change les
présents en futurs. Cette inversion m'est d'une grande ressource, et je l'applique à
tout conjonctif. J'erposerai en peu de mots combien la liberté est douce. la
liberté est bien douce , et j'exposerai cela en peu de mots.
Remarquez comme !e bien qui touche à la liberté, est venu naturellement se
joindre à douce. Combien modifie le mot qui vient se placer après bien.
[24.*] Je ne sais oà il est. Phrase ayant le conjonctif où. Donc elle ren-
ferme deux propositions. La première est-celle-ci : Je ne sais. La deuxième
est celle-ci ; Il est. Ces deux propositions sont liées entr'elles par le con-
jonctit OK; et la deuxième vient en réponse à la question quoi , avec
la première. Je ne sais., quoi ? où il est. Donc le conjonctif où s'exprimera par
le conjonctif correspondant, et voudra son mot-lien au subjonctif.
Ja NE SAIS.. [12. a]. NESCIO
Où. Conjonction signe d'apposition d'une proposition complé-
mentaire répondant à la question quoi. On l'exprime par le
conjonctif correspondant [23. io] , qui veut ici son mot-lien
au subjonctif [24] Usi
Il. Pronom personnel sing. masc. sujet de la proposition oû
Donc, etc »
( 23 )
Indicatif futur simple à mettre au subjonctif.
( Lh : Nescio an audiendus sit).
25. Si le mot-lien à mettre au subjonctif latin est en
français à l'indicatif futur simple ( a), traduisez-le par
le participe futur avec sim, sis, etc. (*).
Ex : Je ne sais s'il écoutera , Nescio an auditurus sit ; Je
ne sais quand il sera entendu, Nescio quandonam audiendus
sit. ¡¡
r: • rv
Subjonctif présent amené par le conjonctif "1
interrogatif.
(Lh; Dubito an venturus sit. ) "\,,.:.Q:
J
26. Si le mot-lien français à mettre au subjonctif
est déjà au subjonctif présent ( a) , traduisez - le par le
participe futur, et sim, sis, etc. (20), si en renversant
-~ 0 .b ,f;,
EST. Verbe abstrait singe. trois. pers. , etc. indk. près. : mot-lien
de la proposition CM , ubi, qui veut le mot-lien 11\-1 subjonctif.
Donc il se mettra au subjonctif présent sing. troisième
pers. (2, 24) SIT.
(a5. a ) Le futur passé de l'indicatif et le parfait dti subjonctif suivent la
même règle, si la chose qu'ils annoncent est à venir. Je ne sais s'il aura fini
demain, Nescio an rem cras confecturus sit. Je doute qu'il ait fini demain.
Dubito an rem cras confieturus sit. :
Mais si la chose qu'ils énoncent eit passe'e, ou si, pur inversion, le vftb(:-
peut se rendre par le parfait de l'indicatif, mettez-les au parfait du subjonctif.
Je ne sais s'il aura fini, je doute qu'il ait fini hier (A-t-il fini hierp Je ite
le sais, j en doute) , Nescio an rem heri eonjècerù.
[ 25. * ] S'il n'y a pas de participe futur, mettez-le au présent dû sul-
jonctif. Je doute si tu pourras, Dubito an possis [an futurum sit ut possis
serait dans l'analogie]. f 1i
[26. a] L imparfait et Je plusque-parfait du subjonctif et les conditionnels
en rais, suivent la même règle, en mettant essem esses, etc. pour l'imparfait
et lulssem) fuisses pour le plusque-parfait. ■' *
( H)
l'ordre des propositions, ce présènt devient indicatif
futur (*). ,
Ex : Je doute que le roi vienne bientôt, Dubito an
rex brevi venturus sit; Je ne sais si le roi viendrait ? Nescio
an rex venturus esset.
Conjonctif où, quand, etc., non interrogatifs.
ay. Si la proposition amenée par où, quand, etc.,
répond à la question faite par le conjonctif lui-même ;
ce conjonctif n'est plus interrogatif, et ne change rien
au mot-lien en général (*)
Ex : Je partirai quand vous voudrez, Proficiscar cum
volueris ; Nous irons où il va, Ibimus qubvadit; Il vient
d'où vous venez , Venit undè vernis.
Conjonctif interrogatif , en tête de la phrase
ou phrase interrogative par conjonction.
28. Dans les deux langues, on emploie le conjonctif
interrogatif en tête de la phrase avec ellipse de la propo*
sition primordiale ( *).
[26. *] S'il ne devient pas indicatif futur, mettez en français le mètné
temps qu'en latin.
[On peut, sans renverser l'ordre des propositions, substituer Je ne tais si à
Je doute que, il n'est pas sûr que, etc.; et le futur de l'indicatif se présentera
de lui-même, si la raison le demande. ]
[27. *] En général, le conjonctif latin qù. cu.; Aime au subjonctif
le mot-lien de sa proposition , si le mot-lien de sa primordiale a passé au
subjonctif ou à l'infinitif. Cette remarque qui n'est pas règle, sera rectifiée par
la suite.
(28.*) Cette proposition primordiale est une de celles-ci: Je demandet
Quæro, Je voudrais satoir, Scire velim, Dites-moi. Dic mihi, etc. , etc.
Quand cette primordiale est exprimée, l'interrogation est indirecte, , et J'on se
trouve dans le cas de la règle n° 24; mais si elle est supprimée, on est
dans le cas de la règle présenté.
1
(c5)
4
Alors, l'interrogation est directe, et lé pronom sujet
se place en français après la première partie du mot-
lien (**), auquel il tient par un tiret.
Alors aussi, le conjonctif interrogatif ne change rien
au mot-lien.
Ex: Comment vous portez - vous ? Quomodo vales?
Poiir q tio i ii"es-tu pas vetiu'e Cur non veni-ft i
Pourquoi n'es-tu pas venu ? Cur non venlsti (***)«.
Phrase interrogative sans conjonction,
( Lh: Num dormis?)
29. La proposition peut interroger sans conjonctif
interrogatif : en français , L'interrogation est alors indiquée
par un pronom sujet placé après la première partie du
mot-lien.
Mais, en latin, où le pronom sujet ne s'exprime pas
(28. 41") Si l'on transpose il, elle, on, et que le mot précédent finisse par
une voyelle, mettez la lettre T entre deux ; Ira-t-il ? Viendra-i-elle ? A''¡;.-QQ
répondu ? Quand a-t-il eu fini ?
( 28. *** ) Pourquoi n'es-tu pas venu. Phrase ayant le conjonctif Pourquoi ;
donc elle suppose deux propositions. La première est celle-ci: Je voudrais
savoir (28.*); on en fait ellipse dans les deux langues. La deuxième est
celle-ci: Tu n'es pas venu. Ces deux propositions SQojt liées enlr'elles pafle
conjonctif pourquoi.
POURQUOI. Conjonctif interrogatif, placé en tête de la phrase avec
ellipse de la proposition primordiale. Donc la phrase est
directement interrogative ; et la conjonction pourquoi s'ex-
primera par la conjonction correspondante (22, 23) cur, qui
ne change rien, ici, au mot-lien, etc. , etc.
(En français , on interroge par que ne, au lieu d'interroger par pourquoi ne.
On exprime que ne par quidm,quin. Il y a peut-être cette différence entre
ces deux locutions françaises: Pqurquoi ne, suppose un motif de ne pas
agir, et on demande à le connaître; Que ne, ait contraire , suppose qu'il n'y
a aucun motif de ne pas agir, et on est comme élQnné qu'on n'agisse pas.
Pourquoi ne, a pour antécédent: Je voudrais savoir, etc. Que HP a poUt
antécédent ! Rien n?ewp4cke 3 Je ne défends pat, etc.
( 26 )
(18), on met un, num, utrum ou numquid en tête de la
proposition, ou ne après le premier mot (*).
Ex : i° Est-ce vous qui étiez consul, lorsque ma maison
brûlait? An tu eras consul, cunt domus mea ardebati
N'avez-vous pas vu le roi? Nonne vidisti regern 'e Non;
Non vidi (**).
( Lh: Si quis te interroget. )
Ex: Est-il venu quelqu'un? Est-ce que quelqu'un est
venu? Quelqu'un est-il venu? Qui est venu ? Num venif
aliquis ? Num quis venit ? Quis venu ?
Est-il personne plus savant? Quelqu'un est-ilplus savant?
Qui est plus savant? Num est aliquis doctior ? Num quis
est doctior? Quis doctior ?
Mentir! Mentiril Y a-t-il rien de plus honteux !
Quelque chose est-il plus honteux! Qu'est - il de plus
honteux ? Je ne sais s'il y a rien de plus honteux ;
Num est aliquid turpius f Num quid est turpius ? Quid
turpius ? Nescio an quid turpius site
Si vous avez quelque chose de mieux, faites-en part
franchement; si non, usez de ceci avec moi: Si quid
habes melius, candidus imperti ; si non , his utere mecum.
Sais - tu ( i 9. 3° ) quel poëte a dit ces paroles ? S eu
ne quis poëta hœc eecinerit.
(29.*) On se sert de utrum, s'il s'agit formellement de deux choses , et
alors le mot alternatif ou s'exprime par an: Dormez-vous, ou non ? Utium
dormis, an non , ou necne ? An, num, utrum, numqllii. ne, reviennent à la
locution française est-ce que , qui n'est autre chose que le cadre de la
proposition d'énergie (19. a};..avec inversion du sujet ce. Est-ce que je dors ?
Numquid dormio?
(29. **) i° Oui et non, répondant a une interrogation directe, se traduisent
par le verbe dont on se sert pour interroger: A-t-il vu? Oui. Vidit-ne f
Vidit. N'étes-vous pas savant ? Non. Annon doctus est ( Non sum doctus, s'il
y a deux interlocuteurs; mais si celui qui interroge, répond lui-même :;
Minime cerù doctus es)..
aO Après les conjonctifs interrogaiifs, an, utrum, num, ne; et même
- ( 27 )
Que complément direct d'un verbe.
5o. De tous les conjonctifs français, le plus remar-
quable est celui que j'appelle que complément direct d'un
verbe (*) : il répond à la question quoi, faite avec un
verbe précédent (**).
après si conditionnel , sive, quò,on retranche ali, dans les mots qui commencent
par aliq.
Rappelez-vous que personne, sans ne, signifie quelqu'un ; et rien, sans ne.
signifie quelque chose. De peur que quelqu'un ne vienne , Ne quis (ia>. a j
yeniat ; De peur que personne ne vienne, Ne veniat nemo.
Ces deux phrases sont bien différentes : Dans la première, on craint la
présence d'un seul; dans la seconde, on craint l'absence de tout le monde.
De peur que quelque chose n'eût été fait, Ne quid esset actum; De peur
que rien n'eût été fait, Ne nihil esset actum; A-t-il rien fait? Num quid
fecit ?
(3o. *) C'est-à-dire, amenant une proposition complément direct, ajoutée
à un verbe: c'est sa fonction la plus constante; quelques-uns l'apellent que
retranché (Abrat proditor , Doctior' Petro , etc.).
Ce que est facile à distinguer, 1° du que subjonctif (15) , qui paraît, ou aveÊ
ellipse de la proposition primordiale, ou après: J'ordonne, je désire, je
consens , etc. ; a0 du que de la proposition d'énergie (19. a), qui marche
après cette locution: c'est. etc.; 3V du que de doute, qui ne s'emploie
qu'après an mot qui marque doute , incertitude, etc. ; 4° du que ne (28.***)
interrogatif, avec ellipse de la proposition primord iale, ou après empêcher,
défendre, etc. ; seuls que dont j'ai fait emploi dans les exemples précédents.
A mesure que j'en établirai" d'autres, les résolutions que j'en prçposerai , les
distingueront entr'eux, comme on distingue les enfants de la même famille par
des surnoms.
(3o. **) On l'ajoute aussi : }" à il, sujet provisoire (20) ; Il est certaitt que
nous mourrons. II. que nous mourrons , est eertain. On peut traduire analy-
tiquement (Je crois, personne n'ignore) que nous mourrons; cela est certain.
a" A un nom : L'espoir que je serai immortel me soutient ; mais alors, ce
nom ne peut être employé dans la proposition que , et la traduction analy-
tique serait: (J'espère) que je serai immortel, et cet espoir. La preuve que
ceci est vrai, se trouve partout. ( Tout le monde peut prouver) que ceci est vrai,
rar cette preuve se trouve partout,
Au contraire, dans cette phrase et semblables : L'espoir que j'ai conçu,
me soutient; le que n'est pas celui dont je parle ici : Il est adjectif, parce que
le nom espoir, qui le précède , peut, par la décomposition, se placer dans la
proposition amenée par le que : J'ai conçu quelqu'espoir, et cet espoir me sou-
tient. Il appartient au verbe j'ai conçu, qui le suit, et non à aucun verbe
précédent. Je parlerai plus bas de ce que adjectif dont j'ai déjà donne une
Idée (»3 ga). ,
CaÔ )
En renversant l'ordre des propositions, on peut le
tra d uire par et. cela, et. le (*** ).
Le que complément direct d'un verbe ne s'exprime
pas en latin, à moins qu'une règle écrite ne l'or-
donne ( a ).
(5o. ***) Je crois que Dieu est bon. En renversant l'ordre des proposition?,
on a : Dieu est bon, et je crois cela, et je le crois. Et illud credo. Il n'est
pas rare de trouver illud joint m premier verbe sans autre besoin que celui
de renonciation. Cet accusatif illud entraîne peut-être l'accusatif deum , et
ce dernier mot perdant sa forme nominative , le verbe dont il est énoncé
perd sa forme personnelle, et devient infinitif. Ainsi, quand je verrai un
infinitif énoncé d'un accusatif, je dirai qu'en français, on doit trouver une
proposition de plus qu'en latin , et que cette proposition doit être amenée
par que.
L'inversion que je propose exige quelquefois, pour être supportable, des
precautions qu'il serait minutieux d'enseigner ici. t'élève n'arrive pas moins
sûrement au fait, seul but que je me propose. FSemple : Je croyais qu'il
étudiait, mais il jouait. Je dirais par inversion: Etudiait-il? Jz le croyais;
mais. etc.
(5c. a) Dans le chapitre du verbe , se trouvent des règles particulières à ce
sujet. En voici un extrait dont je fais l'application , quand les nûméro. 30 ,
3i } 3a, soflt bien conçus:
Nécessite, Y
voionte, ExpRiMEz: I
1 Apres es vér b es désir, soin ,
P"cre,av,., Que. par avecle
priere , avie , Que. par ut ) avec le
q 11, arq uen .., persuasion, su June 1
mérite, ou I Que. ne, par ne I
! dignité..
{Craindre, ) * Que., ou que., ne., par ne; *•
avoir peur, ** ~.,,
!1" p les ver&e~. t prendre garde, Que. - ne..pâs pat ne non, ou
dissuader, par ut, avec le subjonctif.
ÎSans nérgation et {f * A
- t ion et f.Q~,ue..par ~r~n~.
Õa Après dOUter sans interogation ; an, titriirn, num;
enl l )loyé Avec négation oii Que.. ne.. par qiiin
Avec négation ou f ** Que., ne., par qitin ;
t interrogation, que ne pas par quzti tion subi.
1 Sans négation et J * Que, que..ne parne;
sans interrogation, l -
a(." .Aprrs dlfèndre, Que.. ne., par quLU" Olt
, , uO ltli -
empechu, emutoycs Avec négation ou J *** Que. ne. pas par
interrogation, I pas par
interro g at i on, quin non. Subjonctif.
5° Apres la plupart de ces verbes, au lieu de que et du subjonctif., o4
( -q§ .)
Sujet de la proposition que.
i. Alors, le @ sujet de. la proposition que, complément
direct drun verbe, se met en latin à l'accusatif (1).
- Mot-lien de la proposition que.
(Lh: Deus est sanctus. Credo Deum esse sanctum.)
32. Alors enfin, le mot-lien de la proposition que,
complément direct d'un verbe, se met en latin à l'infi-
nitif (2) présent, passé ou futur, comme la raison le
demande.
Exemple: Je crois que Dieu est bon , Credo Deum
esse bonum ; Il est certain que nous mourrons; Certum
est nos esse morituros ; Tout le monde sait qu'il est
honteux de tnentir ; Nemo nescit turpe esse mentiri; Je
promets que, quand je serai roi, je serai juste : Polliceor
me, cum rex era, futurum esse justum (*): Je vois
.)
emploie souvent de avec l'infinitif. Cela revient à mettre une proposition
complémentaire tous la forme de compté.nent simple. Je crains que je ne
meure, je crains de mourir , je craint la mort.
Dans ce cas , exprimez de comme il est dit de traduire que, et mettei
t'inhnitif présent:
* Au subjonctif présent, si le verbe primordial est présent on futur;
** Au subjonctif imparfait, si le verbe primordial n'est ni présent ni
futu r.
Exempte: Faites en sorte que vous vous portiez bien; Ayez soin que vous
ne tombiez pas malade : Cura ut valeat ; Cura ne in morbum incidas.
Je crains qu'il ne vienne; Timeo ne veniat. Craignez-vous qu'il ne vienne
pas? Nuin times ne non veniat? Je ne crains point qu'il ne vienne pas: Non
timeo ut veniat.
Je ne doute pas qu'il ne se porte bien; et vous, doutez-vous qu'il ne se
porte pas bien? Ego non dubito quin valeat; tu vero, numdubilas quinnon
valeat ? Je doutais auparavant si les légions viendraient; aujourd'hui, nul
doute qu'elles ne viendront pas. Antea dubitabam venturs ne (23, 10°) essent
legiones; nunc mihi dubium nop est quin venturæ non sint.
(32. *) Je promets que, quand je serai roi, etc. Phrase ayant un que et un
filQud. Donc elle renferme trois propositions. La première est celle-ci; Je

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