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Chants divers en l'honneur de la Sainte Eucharistie

30 pages
imp. de Soustelle ((S. l.,)). 1869. In-16. Pièce.
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mm DIVERS
EN L HONNEUR
DE LA SAINTE EUCHARISTIE
CHANTS DIVERS
EN L'HONNEUR
DE LA-SAINTE EUCHARISTIE
... Ils se prosternèrent devant l'Agneau,
tenant dans leurs mains des harpes et des
coupes pleines de parfums ; et ils chantaient
un cantique nouveau a la louange de Celui
qui est assis sur le trône, et a l'Agneau,
bénédiction, houneur, gloire et puissance,
dans les siècles des siècles...
ApoctL.
I
APPEL DE LA GRACE,
LA VOCATION DE L'AME PIEUSE.
J'étais à peine au matin de la vie,
Lorsqu'à la voix de l'aimable Jésus,
Je sentis naître en mon âme ravie
L'ardent désir d'imiter ses vertus.
— 4 —
Il me disait : Oh ! viens sur la montagne,
Viens, chère enfant, fuis un monde trompeur,
Ma pauvreté là sera ta compagne,
Ma croix ton arme et ton abri mon coeur.
Dans le Très-Haut tu trouveras un père,
L'Esprit d'amour enflammera ton coeur,
Ma Mère aussi, Marie sera ta mère,
Moi ton ami, ton Epoux, ton Pasteur.
Dans le désert assistée des Anges,
Comme eux nourrie d'un pain délicieux,
Tu chanteras mes divines louanges
Jusqu'à ce jour qui t'ouvrira les cieux.
Mais pour goûter de si chastes délices,
Il faut un coeur sevré de tout plaisir,
Toujours fidèle au sein des sacrifices,
A s'immoler, à chérir, à mourir.
Ce dernier mot pour la pauvre nature
Fut le signal d'un combat plein d'horreur.
Oui, tout en moi fut mis à la torture,
Dieu, vous savez ce que souffrit mon coeur.
— 5'-
Quoi I me disàis-je en la saison des roses,
Quand à mon coeur tout sourit à la fois !
Faut-il mourir? mourir à toutes choses ?
Choisir les pleurs \ épouser une Croix !
A mes regards, dû monde et de ses charmes,
Se déroulait le séduisant tableau...
J'étais vaincue, j'allais rendre les armes,
Quand de la Foi brilla l'heureux flambeau.
0 bon Jésus, que tu me fus propice
En cet instant où, sans un prompt secours,
Jusques au fond d'un affreux précipice,
J'allais rouler et périr pour toujours.
Comme Abraham à la grâce fidèle,
Je m'éloignai du foyer paternel,
Et sous le poids d'une angoisse mortelle,
Je m'enfuyais, en regardant le Ciel.
Le Ciel, le Ciel, où j'aperçus le frône
Du Dieu témoin de mes cruels combats,
Je vis Jésus tressant une couronne
Pour le mortel qui s'immole ici-bas.
— 6 r-
A cet aspect ranimant mon courage.
Je m'écriai, saisie d'un saint transport;
Divin Jésus, achève ton ouvrage...
Je veux te suivre, à la vie, à la mort.
Vint ce beau jour d'éternelle allégresse,
Où de mon coeur Jésus se fit l'Epoux,
Dès lors en moi s'accomplit sa promesse,
Et je goûtai combien son joug est doux.
Liens sacrés de mon saint esclavage,
Chaînes d'amour, serrez-moi toujours plus,
Je vous devrai d'être, en mon ermitage,
Jusqu'au trépas captive de Jésus.
— r —■
n
LA RETRAITE DE L'AME PIEUSE
EN PENSANT A LA SAINTE-E UCHAR1STIE
Ils ne sont plus, ces jours de solitude,
Jours écoulés aux pieds de mon Jésus,
Où je n'avais d'autre sollicitude
Que d'étudier ses divines vertus.
Ils ne sont plus I... mon âme désolée,
En gémissant s'arrache des autels,
Loin de son Dieu, ahl qu'elle est isolée !
Elle se meurt dans les joies des mortels.
Jours de bonheur, de pure jouissance,
Eh quoi ! faut-il vous voir sitôt finir !
Vous n'êtes plus... déjà l'heure s'avance
Où pour Jésus il faut vaincre ou mourir.
Vaincre ou mourir I... A ces mots, tout mon être
Se sent saisi de terreur et d'effroi...
Je voudrais bien imiter mon saint Maître,
Mais je frémis à la vue de sa croix !
— 8 —
Ah ! pauvre coeur, rougis de ta faiblesse.
Pour ton époux fais donc un noble effort I
Depuis longtemps sa douce voix te presse
De lui donner vie pour vie, mort pour mort.
Il a voulu sur le mont du Calvaire
Mourir pour toi, broyé par la douleur,
Serait-ce trop de vivre pour lui plaire 1
Serait-ce trop de lui donner ton coeur \
0 cher Epoux ! pour vous seul je respire
Et vers vous seul j'aspirerai toujours !
Vienne le jour où je dirai : J'expire
Près de Jésus et dans son saint amour 1
Servir Jésus, voilà mon entreprise,
Aimer Jésus, c'est là tout mon bonheur ;
Sous ses drapeaux, j'aurai pour ma devise :
Tout pour Jésus, tout pour son divin coeur.
— 9 —
III
PIEUX ELANS DE L'AME PIEUSE
VERS LA SAINTE EUCHARISTIE.
J'ai trouvé le Ciel sur la terre
Auprès de l'Epoux de rrion coeur !
Anges du divin sanctuaire,
Chantez, célébrez mon bonheur.
0 ravissante Eucharistie !
Pourquoi si longtemps loin de vous
Chercher le bonheur de ma vie,
Jésus, mon Frère et mon Epoux.
Que tu me parais méprisable,
O monde frivole et trompeur !
Pourrait-il ton or périssable
Apaiser la soif de mon coeur 1
Tous les jours en larmes amères
Tes joies se transforment pour nous ;
Prodigue à d'autres tes chimères.
Je veux Jésus seul pour Epoux.
— 10 —
0 vous dont la vie se consume
Dans les travaux et la douleur.
Venez en noyer l'amertume
Aux sources du vrai bonheur.
Là, les plus rudes sacrifices
Vous deviennent légers et doux ;
Même la Croix a ses délices
A l'école de mon Epoux.
Permettez-moi, divine Hostie,
De pleurer la funeste erreur
Du pauvre mondain dont la vie
S'épuise à chercher le bonheur.
Oh I s'il connaissait la richesse
Que le coeur pur découvre en vous,
Comme il voudrait, dans son ivresse,
N'aimer jamais que mon Epoux.
Celui qui soutient cette terre,
Qui règle l'harmonie des cieux,
Dont la main lance le tonnerre,
Est captif pour nous en ces lieux ;
D'un Dieu" terrible en sa vengeance,
Que l'impie craigne le courroux.
Pour^moi, remplie de confiance,
Je ne vois en Lui qu'un Epoux.
— 11 —
Oui, plus je me sens misérable,
Plus je désire m'approcher
De ce tabernacle adorable
Où Jésus daigne se cacher.
Convaincue de mon indigence,
Devant Lui je tombe à genoux,
Là je renais à l'espérance,
Bien près de mon céleste Epoux.
Pour sa chétive créature
Des cieux abaissant la hauteur,
Il me console et me rassure,
Il vient reposer dans mon coeur.
Oui, pour moi, le Dieu de clémence,
0 Séraphins, soyez jaloux,
A d'une mère l'indulgence
Et la tendresse d'un Epoux.
J'accours à Lui comme à mon père,
Je l'aime autant qu'un bon pasteur;
En Lui, je trouve un tendre frère,
Un ami pour consolateur.
Si ces noms embrasent mon âme, '
Il en est un encor plus doux :
Je sens qu'un feu divin m'enflamme
Quand je le nomme mon Epoux.
— 12 —
Cette auguste et sainte alliance
Se cimente de plus en plus,
Lorsque vers l'autel je m'avance
Pour y recevoir mon Jésus.
Presque tous les jours, sainte Hostie,
Tu m'offres, ô bonheur! l'avant-goût
Des pures joies de la patrie
Que me réserve mon Epoux.
Quand la nuit de ses voiles, sombres
Enveloppe tous les. mortels,
J'aime,'à la faveur de ses ombres,
A me glisser près des autels.
Prosternée devant l'humble trône,
A l'abri de tout oeil jaloux,
A mes transports je m'abandonne
Seule à seul avec mon Epoux,.
Alors en sa sainte présence
Mon coeur ne sachant s'exprimer,
Dans un mystérieux silence,
Se livre au doux plaisir d'aimer.
Ah! pauvres mondains, de folie.
Vous m'accusez... Ignorez-vous
Que l'adorable Eucharistie
Cache à vos regards mon Epoux.

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