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Compte que rend le général Joseph Puisaye, à l'Assemblée générale des départements réunis en résistance à l'oppression, séante à Caen ([Reprod.])

De
15 pages
[s.n.] (Caen). 1793. Résistance politique -- Basse-Normandie (France) -- Caen (Calvados) -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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>> a
l'Artillerie pour fe rendre Vtrnon nous
jaugeâmes -qu'il', feroit imprudent de donner à
''¡'ennemi le/tems dé recevoir ce ren^rt
nous pet^mès que ,fi' nous perdions un mo-
ment dès-tors efoit itnpoffibiet de
tenir plus Iong-téras à Pacy, 8c par fuite
\i Evrtux en conf^quençe il futS décidé-
-^qae nous marcherions k^Vtrnon &> tous les
'bataillons rejunis à Evreux furent requis de
f cnir nous joindre le lendemain i z juillet.
Cependant nous étiQns informés que cette
même Pacy ëtqit menacé d'une fur-
prrfe, j|Lii devoit. avoit lieu entre, deux &
trois heur°es les Biyouacqs G& les avant-Pof-
tes furent re^rcés. Jefii,la nuit la vifite
de tous les es avec les Commiffaires ci-
vils. J'ordonnai de faire battre le pas accéléré
à plufieurs reprifes depuis la porte d'E-Preux
julqu'à celle de France les avant-Poftes
pàrifiens qui avoient l'oréille au guet cru-
rent que nous avions reçu Aicceffivemjënt
plufieurs Bataillions le jour vînt langue
nous entérinions parler de rien & avec lui
1 arrivèrent les forces départementales que
nous attendions.
C'étoit la troifième cuit que je paffois
le matin fut employé à pourvoir au loge-
menç & à la fubfiftance des Citoyens. nou-
véllement .arrivés. Il" eft bon d'observer que
pendant les huit jours que j'ai eu ce corn-
x ̃ ̃ ̃ •
̃•̃- A* f,
tes ne m'ont pas
féul que
a été en de,
Agens qui été
pas.
Un. celui de
pouvions
occupé
par à
vers tes. coups
une amorce. Les
aboient
ce procède nous gagna
campagnes
leur erreur nous
le village au de's
'nous
marche de 'l'ennemi.
ment ordres
ayant avec Commère
<y civil Lèyêqm Pféfident du Département du
Calvados débufqupit(( du pofle de Brécourt
la. & la mit en fuite
jufquës faus les ours de Wernen ce dé-
tacnèment reçut 'âuflî plufieurs coû^s^de
carabiné & de pîftolet fans en' rendre
Tendant ces entrefeitès fur l*àyis <j«e
campagne en grandi
ponibire j j*avoïs renvoyé demander du" fen-
/ort à Tacy totalité dé l'ac-
mcë ayant ti,té les
Procur. général du Calvados
quelques autres
dont j'ignore le nom,
foftpit de 1a>vi|îf |n bon
nir^ nous joindte lorsque les
cbecpteiis rentrèrent, ils y furent reçijs au
milieu des acclamations de nos frères d'ar-
mes &, malgré la fatigue qu*avoîeht
éprouvée ce,ux qui étoient venus le matin
entière
defjr- fortement prononce de marcher W le
chajnp à Vernon.
agréable que fut pour moi cet
clan unanime, je ne .crus pas devoir y
accéder i je ne voujois pas -expofer de bra-
ves Citoyens, jéjaépuues par la chaleur du
jour & par la tatoue d'une marche forcée,
à parcourir trois U«ue« de pays à travers
-A,
Aj
des forets & des ravins ou l'ennemi pott-
voit être embusque & qu'il
prudent de Sure fouiller la nuit Je promis
d'attaquer le lendemain en plein jouir je
donnai l'ordre de rentrer j^il fut exécuté..
Je paflai la nuit oc une partie du len-
1 demain matin à faïfe mes difpofitions 9* aux-
puiflamment fécondé par le Colonel U Roy
Commandant du fixiéme bataillon Qbis du
Calvados qui m'a donné autant de preu-
ves de fon zèle pour la chofe publique»
qu'il en dbnné dans tôûfts les
occafions de fon, courage & de fes talens.
A "onze heures l'armée ie mit en Ahar-
che fur deux colonnes. Comme tout le
monde a paru applaudir aux premières opé-
rations de cette journée il eft inutile d'en
donner les' détails toutes les préçautions
furent prîtes poutrS|flurer notre retraite
en cas de revers. On fçait comme nous
nous préfentâmes à l'ennemi. Une procla-
mation fignée par les Commiflaires civils &
par les Chèfs militaires, approuvée par l'ar-
mée entière, devoit être portée par in hérault
précédé d'un trompette. Un Commiflaire
civil s'avance Se lève ton chapeau en iîgne
a de paix; d'un autre côté je me portai avec:
l'Adjudant général Héron 9Jt trente pas de