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Conférence d'un curé du Nord avec un ancien archidiacre de la métropole de Paris, au sujet de la réunion des prêtres assermentés et non-assermentés ([Reprod.]) / [Guyot]

De
35 pages
chez Levacher (Paris). 1796. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMON PRESS
HciiJinglon Hill I lall, OxÇord OX3 OBW, UK
'T.
D'UN CURÉ DU NORD
AVEC UN ANCIEN ARCHIDIACRE'
DE LA MÉTROPOLE DE PARIS,
Au sujet -dé la réuni-on des Prêtres assermentis et et
Lé faisceau de la République
Symbjle de réunion,
Dit à tout Français Catholique,
De bannir la division.
Se trouve, A PARIS,
A l'Imprimerie DU Télégraph e rue Saints
Jacques Nos 278 et 2.79 près celle des Noyers
ET chez Levachf.r Libraire', sur le Pont-Neuf,.
vis- à- vis la Samaritaine.
Au de J. C. 1756. -V.6 innée Républicaiffé.
^CONFÉRENCE
AVEC UN1 ANCIEN ARCHIDIACRE
DE LA MÉTROPOLE DE PARIS,
Au] sujet de la réunion des Prêtres assermentés et non»
assermenté^.
A R. Ri É depuis peu de jours des eanx de St. Amand à Paris,
pour y parfaire la guérison'de la paralysie dont tous mes mem-
bres furent frappés par le froid âpre de pendant la cap-
tivité de six mais que j'ai soufferte pour la cause de l'Evangile j
j'appris av«c un plaisir indicible, que plusieurs ecclésiastiques y
parlaient de réunion. Je n'avois cessé, pendant trois ans, d'en
prêcher les inestimables bienfaits, des plus de deux cents com-
munes de quatre departemens, en démontrant par-tout, aux
peuples des villes et dés campagnes, l'accord parfait des lois fran-
çaises avec l'Evangile. Et, qîin/de plus solidement prémunir les
habitaxls du Nord contre rea'tejiespèue de troubles religieux tan-
dis que j'étois à prêcher il Mo devant un auditoire
immense, je m'étois offert à(soute^ûr e» présence du- peuple
assemblé, une dispute publique avec tel prêtre que ce fût dp
tons, les Pays-Bas. Ce même défi que je proposai en chaire, il y.
a quatre ans, dans la capitale du Hninaut, je le répétai, ce\te
année, aux vicnires-Rénéranx de Tournay, dans un ouvrage que
Je fis imprimer le 6 février J»s,leiir proposai encore, dans
une seconde remontrance du premier août, de prêcher dani leuc
ville, en leur ]$résence^ et de ne recevoir de leur part, qu'à l'ins-
tant que je monteiois en chaire la désignation du sujet sur lequel
jour-là, Mon *èle panrcètt»
à «t effet,"
̃irwrà^ain Ipontife ihxx lettres différentes imprimées en deux
langues, Jktinè et franchise,- dont l'nne du
Apte» tant de peines iWatiguablement soutenues pop; la ^p»
eteOùffta», mùn ame, ra\vie de la plus sainte joie, cruttoi^-à-
coup trouver dans Fans, accomplissement de ses1 longs et çonâ-
muels desirs.
Un vicaire de Paris qui vpoit de faire sa Téunjcn, m'engagea
â la faire à son exemple. Volontiers lui dis-je; il iêest rien de plu»
cher à mon cceur en effet.qûoi de pluseréable àDi.ùldeplu»
édifiant aux yeux de tout l'uuivers chrétiens Quoi de plus utile an
balut des âmes, que cette réunion des prêtres français! il s'ofirit de
me conduire chez M. Mallaraîs ancien archidiacre de la métro-
pole de Paris, chargé de cette mesure, dite conciliatrice, Dé-
roré ^ne j'étois du desir de la paix chrétienne et politique j'accep-
tai alec autant d'empressement que de reconnoissance.
Cependant, avant de nons mettre en marche, je voulus savoir
de lui, les conditions que l'on âvoü mises à sa réunion. Exige-t-on,
lui demandai-je, la rétractation du serment civique de
contre lequel on a tant et si injustement crié ? Il me répondit
J'eus la précaution de lui demander encore: Mallarais exige-t-il
d'absoudre, du moins ad cautclam, delà soi-disanteensuré efleou-
luepar ce serment? Il continua de me dire que non.
Y parle-t-on ajoutai-je, de reconnoître lés brefsque i'oii attri-
bue au pape Pie VI ? Non, dit-il toujours; mais il faut reconnoîtr»
le pape pour chef de l'Eglise. D'accord répliquai-je nous n'a-
vous jamais cessé de le reconnaître de même il est le centre
visible da l'unité chrétienne, et il a la primauté d'honneur et de
Jurisdictionsurtouterégliseda Dieu je suis _prêt â sceller Ûe me»
sang cette vérité. En outre, tous les prêtres constitutionnels on;
«OBJouia reconnu la pape comme chef l'Eglise; tous ont' jax»
m
A3
je Vivre et de mourir dans la Religion catholique, apostolique et
Romaine' et ce n.'e$t que par une insigne Calomnie, qu'on non»
impnta le contraire afin d'éloigner les peuples de nous, et d'ope*
):er parce moyen atroce et sacrilège un soulèvement dans l'Etat..
Si cela est ainsi mon clie. ami, lui dis-je la réunion sera
facile; je me charge après l'avoir faite de couronner une œuvr»
si précieuse par que je Terai, incessamment circules
dans toute la République, et notamment dans le Nord ou je suis
Déjà je me repaissois de la combinaison flatteuse d'une si édi-
fiante entreprise. Il s'agit ici, me disois-je, d'une transaction entra
deux parties opposées»en droit; l'une et l'antre fera se» sacrifice»;
on se rapprochera de part et d'autre en faisant chacun: la moi-*
tié du chemin. La charité chrétienne présidera, dirigerai» marche;
elle çommandera d'oublier toute aigreur, elle ordonnera, en bonne
mère, à ses enfans, de supposer que les uns et les autre*'ont agi
dans la bonne foi, n'importe de quelque côté que soit la cons-
cience erronée elle n'est point, àira-t-elle ,plus criminelle devant
Dieu, qna la conscience la plus lumineuse car la droiture du
cœur fait la bonté ,de toutes nos actions.
Je n'erttrevoypis en tout, qu'une seule difficulté qu'il fàlloitleverj
c'étoit aujSujet des évêques constitutionnels. Mais ils ont tou» dans
leurs mandera eus, me disois-je, protestéque,si pour le bien de lapaix
chrétienne, ilfalloit qu'ils abandonnassent leurs sièges, ce sacrifice
ne leur couterbit aucun effort. Leur oiïrandë est à ce 'sujet, faite
îl y long-temps, à l'exemple de ce que fit le grand Augus-
tin, au cinquième siècle, dans les conjonctures des mêmes troublel
religieux' avec les donatistes. En'fin je ragardois comme finie l'oeu-
x Vre de la réunion de toute là France, tant entre les prêtres, qu'en-»
ire les simples fidèles. 0 moment mille fois heureux, m'écrioii-j»
Le jeudi 10 octobre, à'.midi ,je me mise» chemin arec con-!
fiance et sécurité. En arrivant-chez M; Mallarais ce vicaire,mon
conducteur m'étonnasinguliwement par son début Voilà, dit-il >
( » ) C'est aujourd'hui pour un Français une chose absurde de> se
(•tracter du serment par lui prêté d,, tre fidèle au roi Louis XVI ainsi la
rétractation sur tout autre objet du même serment, doit être frappée de la même
absurdité. Toute rétractation quelconque du sermem civique de est donc
cn elle-même aujourd'hui une chose inutile, ridicule, alwurde qui par l'effet
dit circonstances peut menu devenir criminelle.
Nom devons actuellement regarder ce serment comme s'il n'avoit Jamais exis.té
tous devons vivre ensemble comme it y a dix ans,dans la même intimité de coeur
tt d'etprit en nous réunissant au pied du même autel n'ayant, comme les pro-
kiert cbréticai qu'un cour et qu'une amc Cor unum et anima una.
monsieur, lui dis-je, jçjuisbaptis'.
Je passai légèrement par amour de la pnix sur l'imprudence
cfe cette expression. Je portai la parole à M. l'ancien archidiacre
en lui disant,: J'apprends avec joie, monsieur, que vpns vota» oc-
cnpes de ta réunion entre les prêtres soumis et insoumis
c'est pour l'opérw'moi-même que je vïens vers vous. Je vous pro-
teste que le suis dans la bonne-foi, que j'ai le cœur droit, et que
toute* une masse d'or semblable', £ la toar de Notre-Dame que
voilà, ne me feroit pQint avancer de l'épaisseur d'un seul cheveu,
contre le cri de ma conscience.
Avant de vous demander quelles sont les conditions que vous
avez coutume d'exiger pour cette réunion permettez, que je vous
expose la manière-avec laquelle moi-même j'en entrevois les dis-
_-j,°. Le serment civique qui a fait tant de bruit* est tombé ave»
la constitution de dans le tombeau de Louis XVI il y est
enseveli pour toujours, il ne s'en agit plus;nouS devons le re-
garder comme nul et non-avenu
l". Tout louable et méritoire devant Dieu qu'ait été ce sç>r-
ment'en lui-même vous pourriez demander à 'celui,qui l'a prêté,
»*il a cru, pnr cette prestation, faire une bonne oeuvre j'il a été
agité de quelque doute, on- s'il l'a prêté, croyant dans son ame
faire le mal.
:w:iï:i"
(i) Adcauielam, veiitdire absoudie goarplasde siîteté U faute a'e'ûuc
point «rtaine,
̃̃ ̃ A4 y
Dans le premier et», rdeTe*4e dé la censure ^si toutefois U ert
à votre parfaite connoissance, qà'il y ait une'çensur» légale porté»
cpntre l'immoralité d'une telle action. Dan* leseeond cas, relevez-1»
ad eau te la m (i); mais, sur l'aveu sinqère du
brassez votre frire dans la pais chrétienne en glorifiant Dien do
son innocence et que l'entrelacement réciproque de-voi bras serre
dès l'instant vos cœurs et vos personnes. Oui que les élans exta-
tique$ de la charité la plua vive vous transportent ainsi réunis)
jusqu'aux pied* des mêmes tabernacles, à l'édifiôatign de toiita
1. France! ♦
4 peine avois-je détaché mon pinceau de cette juste, aimabla
et satisfaisante image de la paix chrétienne que M. l'ancien archh
diacre élevant ],a voix d'un ton sententieux et décisif, i»p d/if, qis
pour opérer cette réunion, il ,falloit nécesssfirianeBt Se rétractée
du serment'civique. A quoi je répçjndif. que je, n'avais jamais cm
fairelemal en prenonqant ce serment, qu'au cpntrairçj'avpi? crû.
faire, et tonjqgrâ avoir fait une oeuvre agréable à Dieu, et qu'au
sujet de la institution ,civile du clergé dont il me parlait jo
m'ofFrois de soutenir, dans teljp église de Parisqn'iljui pjairoit
une dispute publique dans le sens et de la manière dont je la-
vois pro poséeà Mons et à Tournayyains! qu'il étoit consigné dans
ceux de mes ouvrage* imprimés que je lui délivrai au même
moment.
M. l'archidiacre m'objecta, que quoique le serment regardé
nul et non avenu, cessât de rendre- la rétractation nécessaire-
cependant il existoit un procès-verbal de ce serment,- rédigé,
signé par là municipalité, et déposé au greffe d'une autorits
constituée; qu'il .falloir, pour c'étruire cet acte permanent, ré.
tracter le sermeut qui y y avoït donn^ lieu:
.feus beau lui dire, que le procès-verbal n'étoit que le signa
mémoratif de 1^ chose; que la chose étant abolie Pu regardée
comme non -avenue,, le signe étoit, par le fait, destitué de toute
sigïiification, et que dès-lôrs la rétractation n'ayoit
m
(i) J'aurois pu confondre M. Mallerais par le souverain Pontife lui-même
en lui opposant le seul ordre des dates: M. l'archidiacre avoue qu'il ne demande
la rétractation du serment que parce que le Pape t'exige danses bulles de
et 91. Or la convention a déclaré en 94. que la constitution civile' dit clergé ne
faisoit plus loi de l'état nous sommes actuellement arrivés j< donc le Pape ne
peut plus vouloi.- faire répudier ce:tecons itution,depuis deux ans qu'elle n'existe
plus; ou sa volonté tomberoit sur rien. Ses bulles de etde sont à ce su)et
des canons qui ne tirent plus, ou ejii tirent en l'air, puisqu'il n'y a plus d'ennemis
combattre.
J'ajoute que jamais le Pape dans aucune bulle n'avoit ordonné la rétractation
du germent, à cause du procès-vtrbal. If ne parle mcme nulle part de procès-
verbal. En cela'M. Mallafais se dopne un ton de Pape et en impose.
Nous le prions d'opérer à J'avenir la réunion sans pnpaliser d'avantage en im-
posant des formes arbitraires injustes absurdss, qui chargent les consciences et
troublent l'état.
Droiture, droiture! candeur candeur paix paix!
Tout ceci soit dit, sans préjudice à cette grande vcrité, sur l'accord des deux
puissances, que l'autorité du Pape seul ni peut rien contre l'autorité entière d'un
gouvernement ni contre la soumission d'un individu qui obéit son gouverm-
Wtnt.. • • -.r -̃
tomber
force de ce raisonnement il persista toujours sur lanéçessjte de
rétracter le'*érment>>find¥tt abolir, disoït-il toute» les tf aces (!Il- )•
Mais, il» ne' /Voulut point -entrer dansaadune; contestation»; il Il
contenu de, "me. dire, jV. que la plupart de ceux tfni avoient
travaillé à la- constitution caille du clergé, avaient eu plu*
envie d'abolir la Religion, que de ta réformer. Jls vouloieiW /dit-il,
dicathf User la France. Cela seroitvrai' {ce^queje ne: puis croire1*,
mais je répondis, que nous ne devions point songer leur intèntian
nous ne devons que consulter leurs loix qui', loin d'aliolir la Reïi-
^çm étoienl trè» propres a lui rendre le lustre anoien des pre-
siècles. t
J'aurpi» pn ajouter que, si nous savions que quelques médian»
voulussent décatholisér la France, nous devions nous tous bien
nous garder de donner dans leur plan or, tous les pn'tres émi-
grés ont aidé avec eux décathbliser la France, en y diminuant
(9)

ï» noiaore des .ministres, *•. Tons ceux qui ont refusé la taraient-
ont décatholisé la France, en se rendant incapables d'y exercer
les fonctions du saint ministère que la nation ne conçoit qp'aux
prêtres qui avaient' fuit promesse de fidélité aux lois de l'Etat.
3°. Ce` qui ont crié an schisme à l'hérésie à la damnation
contre les prêtres qui se sont soumis atfx lois, ont eneo beau-
P#up aidé lts médians à déca tholiser la Franco en rendant, pour
ainsi dire, la Religion aux yenx du peuple.uu jeu et un problème
par les troubles, les incertitudes et les tournfens dont ils ont
agité les âmes. Qui c'est une vérité palpable, que de tous les
prêtres qui étaient alors en fonctions, il n'y a que les seuls cons-
titutionnels qui n'aient point concouru avec les ennemis de la foià
dtcatholiser la France. Ce n'est parque jpprétende approuver par-
la, les mœurs dépravées de quelques-uns d'entr'eux; mais je dis que
par le moyen de leur serment de fidélité, ils sont les seuls qui
n'ayent point facilité le plan jet' pa-r les impies, d'abolirle chris-
tianisme drtns notre empire.' Le desir .'es inéchans étoit de fairo
manquer d'instruction aux chrétiens, de faire insurger le peuple
et de rendre les prêtres odieux au gouvernement. Que devenoit
alors la Religion
Si M. l'archidiacre, par le mot dLatkcliser, eulenJoit que leu
méchans voulussent que la religion catholique cessât d'être demi"
rante en France, dès-lors ces hommes n'étoieht ,pins médians,-
du moins, à ce titre; ils renf'oient hommage à une religion di-
vine, qui n'a pas besoin de l'appui des bras de chair pour ss
perpétuer jusqu'à la fin des siècles. Fut-elle en effet jamais plus
triUante, que lorsqu'au milieu fies bûchers, des poignwds- et de»
trônes idolâtres; elle n'attenduit suu unique force visible que d'en
Haut. bisons-le, à la honte des princes qui ne se font'qu'un jouet
de leur religion dominante, pour vendre et acheter les peuples
à leur gré:Toute religion dominante est une tyrannie de la liberté
humaine, et ne tend qu'à faire des flatteurs, des hypocrites et
des Sacrilèges.
Sans vouloir aucunement toucher aux points délicats de la çon>>
litution civile du clergé,qu'il calomniait néanmainsde la manièi*
entièremejttjt à ce snjet,imr deux ouvrages faits, en pas
deux docteurs de'Sorbonne qu'il me nomma. Il les avoit en muin
je le priai de me les confier ,Tassueant que, dans les vingl-qti>tr»
heurtes, je kslui rapporterais avec une feuille de réponse s'nssèe i
̃ chaque page, où j'aurois apperou la moindre chose qui nous divisât.
Il me répondit quUl ne^ouyoit s'eikfiésaisir, ajoutant que je pourroi»
We les procurer dans Paris.. 9 ni je les chercherai avec soin,
et j'y ferai avec franchise une réponse la plus laconique possible^
que je prierai d'insérer dans le jonrnal intitulé -.Annales de la
Religion, et dans celui aussi qui sert son parti, intitulé Annales
religieuses. Le rédacteur fera, s'il le veut, un fidèle usage de met
y icflexions. Peut-être enfin ferons-nous entendre dairenient les
sourds, et parler nettement les muets. Je ne veux rien négliger
pour mon salut nz pour celui des filles Dans ma première re-
montrance aux vicaires-généraux deTournay, je m'offris de boire
le calice amer de la confusion publique tel rebutant qu'il fût à
la nature. Je m'offris de signer de mon sang ma rétractation: si
dans la dispute sils me confondoient. Je répète' lamêmechose au
milieu de Paris parce que je n'ai rien sur la terre à donner en
échange contre la perte de mon ame.
Mais je m'apperçois qu'un mouvement de zèle vient de me faire'
rompre le fil historique de notre confér«nc»; voilà que je le ra-
none à l'instant, Je demandai donc à M. l'archidiacre on il vou-
lcit qu'on fît cette rétractation ( et je croyois bien ec lui faisant
cette demande lemettreen opposition tout à la fois avec l'évan-
gile 8t avec les lois de la république ) il ne manqua pas de donnée
parune seule réponse dons ces deux écarts Cette rétractation me
di't-il, c'est ici qu'on lapait. Aussi-tÓt je ripoatai Si le serment
civique, Monsieur a été un crime, il il été un crime public;
il faut que la rétractation que l'on eu fait soit accompagnée de la
même publicité.Or; il a été prononcé dans une église, en pré-
sence du peuple au milieu de l'office divin; il nè suitit point qu'on
le rétracte au coin du feu, dans ur.e chambre à huis clos. ù-
nuis qu'il enseigne d'éviter et d&?
sépares le scandale, ne dit point que quand votre mil vous scSnda-
!fiVy.
A 6
lise, il faille arracâei*
d'arracher l'œil, et d'arracherlVril tout entier.
M: médité cela, que le pape, dans $'00 bref,
rfonnoii de Wë cette dt la meilleure matihepow*
$le eo mdionmodoquapvust. dis-je, du moka faut-
il employer toute.manière possible d'atteindre l'étendue du seau-
dale or, les églises sont ouvertes le peuple Rassemble ans saintt
̃ jours de d.manche; il est donc en votre puissance, *» wtre plein
pouvoir de faire prononcer cette rétractation en préf.ence du peu-
pleassemblé. Dès qu'il est possible il devient dès lors nécessaire
d« se rétracter en présence du penple; ou, l'on rougit
Christ et de son évangile, comme je le reprochoi» déjà le pr^niec
août dernier aux vicaires-généras de Tournay, page de ma
deuxième remontrance..
a ,Il me reperdit qu'il n'y avoit plus de municipalité, «pte le com-
missaire ou l'agent se mocqueroit di.cette formalitéjpublique.
Mocquerie tant qu'il vous plaira lui répliqaai-je, vons devezaço.
complir/dans toute la latitude possible, la réparation du scanda!
A l'impossible, nous te savons, nul n'est tenu. S'il est impossible
de réunir la municipalité ou de taire intervenir l'agent du moins
exécutez ce qui est possible. Le peuple chrétien s'assemble à la
messe paroissiale, comme autrefois; faites faire cette rétractation
anprône, cela suffit et cela est nécessaire /de toute nécessité. Toute
autre manière de se rétracter, n'est qu'un vain simnlacrede retour
vers Dieu, une lâche et fausse conversion qui laisse le scandale dan»
tout son entier. Ou, si vous prétendez que cette démarché faite
dans le secret de votre chambre suffit c'est qüe vons sentez par-
faitement que ce serment n'a jamais été un crime/que cette préten-
due rétractation n'est que mensongère, i I lusoire et cWniéi ique.Peut-
être dirai-jeencore plus vrai, «n devitiaut qn'eîle n'est qu'un } sé-S
departi,un signe de rcconnoi'sance de la même façon de penser.
Voulez-vous eimn sérieuse'nent faire faire cette rétractation ? vou-
lez-vous qu'elle soit valable? Faites-la recommencer de nouveau pat
jours soupçonnée de fraude, d'aMuce et de foiblesse.

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