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CONFERENCE DE MONIQUE MARSEILLE
«
Les nègres d’Alexandre DUMAS »
- - -
Tout le monde connaît Alexandre Dumas, notamment par les nombreux films tirés de
ses ouvrages, dernièrement « Monte Cristo » .
Alexandre Dumas est maintenant au Panthéon. Les étudiants, cette année, vont
l’étudier.
Je suis arrivée à connaître Alexandre Dumas d’une façon curieuse. Un arrière grand
oncle a épousé une jeune femme d’Aubenas , affiliée à une famille très connue de l’époque,
les Janin. Jules Janin est très connu comme critique au journal « Les débats ».
Cette jeune femme, il l’a connue dans l’Auberge tenue par une personne de ma famille. Ces
jeunes gens ont causé un certain désordre dans la ville d’Aubenas car le jeune homme a
enlevé la jeune fille et se sont mariés à Paris. L’homme qui a épouse cette jeune femme aimait
les livres et possédait une bibliothèque extraordinaire. Cette bibliothèque,
par héritage, est
revenu à mon père. J’y ai même retrouvé le journal de « Madame Lafarge »… Et puis il y
avait Dumas. C’est la grande époque.
J’ai lu tous les livres de Dumas. Alexandre Dumas a écrit à la fois des pièces de
théâtre, des livres. Chacun savait qu’il avait des aides. Et l’on arrive à Marquet, qui est enterré
au cimetière Montparnasse. Il était un jeune professeur. Dumas cherchait des gens pour
l’aider. A 12 ans, il travaillait, racontait beaucoup d’histoires. Il avait une écriture
extraordinaire.
Jean d’Ormesson dans son livre « Une autre histoire de la littérature française » écrit :
« Dumas 1802-1870 : une force de la nature ». «
Ils étaient trois, qui avaient de l’esprit
comme quatre : le grand-père, général et mulâtre ; le père, écrivain de légende ; le fils, auteur
dramatique. Tout ce petit monde si plein de vie descend d’un couple étonnant : le marquis
Davy de la Pailleterie, propriétaire à Saint-Domingue, et Marie-Cessette Dumas, esclave
noire. Ils ont l’air, tous les deux, de sortir d’un roman qui ressemblerait, trente ans avant la
révolution, à un mélange avant la lettre d’
Autant en emporte le vent
et de
La Case de l’oncle
Tom.
Fils café au lait du marquis et de Marie-Cessette, le général Thomas Alexandre Dumas
Davy de La Pailleterie est une force de la nature. Il est capable, en s’accrochant à une poutre,
de soulever le cheval qu’il serre entre ses jambes.
Ce grand-père avait fait la guerre (marié à une esclave noire) et fait les campagnes de
Bonaparte qui se demandait comment un marquis devenait
républicain. Il a fait la campagne
d’Italie, la campagne d’Egypte. Sur le chemin du retour il a été fait prisonnier et a été échangé
contre un général autrichien
.
On appelait le grand-père de Dumas « le mulâtre ».
Quand Dumas a commencé à écrire il lui fallait des aides. Pour écrire 650 ouvrages
plus les pièces de théâtre, il a pris des nègres. Tout le monde le savait. Qu’est-ce qu’il faisait,
lui, Alexandre Dumas ? C’était l’esprit. C’étaient des personnages historiques. Il a écrit «
La
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