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Contribution à l'histoire de la médecine. Coup d'oeil sur les modifications que les progrès de la science moderne ont imprimées à la thérapeutique, par le Dr A. Trumet de Fontarce,...

De
9 pages
typogr. de Saillard (Bar-sur-Seine). 1873. In-8° , 8 p..
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CONTRIBUTION
A
L'HISTOIRE DE LA MÉDECINE
CQXJP-D'CBIL.
SUR LES
MODIFICATIONS
QUE LES
PROGRÈS DE LA SCIENCE MODERNE ONT IMPRIMÉES
A LA THÉRAPEUTIQUE
Le Dr A. TRUMET DE FONTARCE
Membre du Conseil général de l'Aube.
BAR-SUR-SEINE
TYPOGRAPHIE ET LITHOGRAPHIE SAILLARD
1873
CONTRIBUTION
A
L'HISTOIRE DE LA MÉDECINE
OOUP-D'OEIL
SUR LES
MODIFICATIONS
■5
QUE LES
PROGRES DE LA SCIENCE MODERNE ONT IMPRIMÉES
A LA THÉRAPEUTIQUE
C'est le caractère du temps moderne, d'apporter un
esprit judicieux d'observation et d'analyse dans toutes
les questions soumises à son examen, et il faut louer
notre époque d'avoir mieux mis en relief qu'on ne l'a
fait jusqu'à nous, les vaines théories et les prétentions
ridicules ou étranges qui composaient le bagage scien-
tifique des temps passés. A mesure que les vieux systèmes
s'éteignaient peu à peu sous le contrôle d'une saine
critique, la thérapeutique devait-naturellement s'engager
dans des voies nouvelles et plus sûres. La thérapeutique,
en effet, a toujours fidèlement reflété son époque, et il
n'en peut être autrement, car de l'idée que l'on se fait
d'une maladie, dérivent par une conséquence forcée les
moyens de la combattre.
Aux temps de la médecine grecque, il n'y a encore
ni théories ni systèmes, et l'on se contente d'exposer les
malades à la porte de leur demeure, pour réclamer un
conseil utile des passants qui ont eu déjà ou vu une
affection; semblable ; c'est l'enfance de l'art. Mai.s bientôt
on a réfléchi, pensé ; on a besoin d'interpréter, et voici
venir les théories dont le nombre et l'étrangeté montrent
avant tout la difficulté qu'il y a d'apprécier justement
les phénomènes qui se passent dans les corps vivants.
C'est Galien qui. ouvre la scène. L'altération primitive
des humeurs est la cause de toutes les maladies. Le sang,
la pituite, la bile et l'atrabile s'échauffent, s'agitent, se
déplacent et vont troubler tousje.s organes.; et cette idée
reprise et poursuivie pendant ; de longs .siècles;., pousse
à l'exagération des purgatifs et autres évacuants destinés
à entraîner au dehors la maladie avec l'humeur viciée.
Les Arabes et leurs successeurs les Arabistes, ne font
guère que développer les idées de Galien.
Au moyen-âge apparaissent l'alchimie et la polyphar-
macie. Paracelse, Van Helmont, Sylvius, ne voient dans
les phénomènes de l'organisme sain ou malade que des
phénomènes chimiques. On abuse des préparations phar-
maceutiques, et avec quel raffinement ! on compte plus
de cent substances dans la thériaque. On cherche dans
les creusets et les cornues, la panacée universelle, lie
remède à tous les maux.
C'est aussi,le temps de la,magie,, de. la sorcellerie. Le
diable est devenu cause pathologique. Il envahit les.per-
sonnes. Il y a les adeptes et les possédés,, On exorcise,,,
on conjure le mauvais sort; on met en jeu le grand. OEUJ-
vre, les signés cabalistiques.,
Au 1.7:Q siècle, les iatro-mathématiciens, Borelli à leur
tête, veulent expliquer le mouvement du'sang et tous
les phénomènes de l'organisme par les seules lois de
l'hydraulique et de la mécanique, oubliant que la force
vitale est toujours annexée aux propriétés de la matière,.