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Corps municipal. La municipalité de Paris aux citoyens du vendredi 18 février 1791

8 pages
1791. In-4°. Pièce.
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A
c O Jl P s MUNICIPAL. ,
LA MUNICIPALITÉ DE PARIS
'A-.U-X CITOYENS.
Du Vendredi 18 Février 1 7 91.
LA MUNICIPALITÉ doit au Peuple de maintenir l'ordre
public, de veiller à la rranquillité & à la fureté des Ci-
toyens j elle lui doit de l'éclairer sur ses vrais intérêts ; elle
lui doit enfin de suivre fidèlement les Loix dont l'exécu-
tion lui eA: confiée.
La, Loi a tout prévu pour le bonheur du peuple: qu'on
lui porte le culte religieux que la Nation entière, dont
elle exprime la volonté souveraine, a le droit d'attendre
de - chaque citoyen; que tout se taise lorsque la Loi parle ;
que tous obéisse lorsqu'elle commande; il en résultera rré-
ceifairement l'ordre, la tranquillité & le bonheur public.
SUR une dénonciation faite à la Sedion de Mauconseil,
on a arrêté la diligence qui alloit de Paris à Lille; on
avoit dit que cette voiture contenoit une quantité consi-
dérable d'argent monoyé & de lingots d'argent. Il s'y est
effectivement trouvé des sommes enregistrées au bureau
t
des Messageries, & des caisses sans étiquettes & Tans dé-
claration , qui renfermoient une somme de cinquante mille
francs en écus: quoique la-vérification faite de ces sommes
réunies ait prouvé qu'elles ne montoient qu'à celle de
216,709 liv. 2 f., les ennemis du bien public ont fait
distribuer, avec une profusion scandaleuse , un récit dans le-
quel on les faisoit monter à six millions.
Les Citoyens ayant juré, au champ de la Fédération ;
de maintenir de tout leur pouvoir les Décrets de l'Assem-
blée Nationale, la Loi étant formelle' sur la libre circu-
lation de l'argent, comme sur celle des denrées , cette
arrestation est une violation manifeste du Serment & de
la Loi.. Tous les Départemens, toutes les Sections de la
Capitale, tous les Citoyens de celle de Mauconseil qui
n'ont point donné les mains à cette violation, font en droit
de demander un com pte sévere aux infracteurs de la Loi
qui régit toute la France, du Serment fait au nom de tous
les Français.
Jusques a quand faudra-t-il répéter ces vérités éternelles
que l'Assemblée Nationale a promulguées sur la nécessité
-de la libre circulation des grains & du numéraire ? Jusques à
quand faudra-t il démontrer aux Citoyens , qu'on égare ,
que les entraves, mises à la circulation de l'argent, (ont
aussi funestes, aussi dangereuses que celles qu'on mettroit
à la circulation des grains?
Dans un temps de dirette, qui sembloît menacer la
Capitale de toutes les horreurs de la famine, la France
entière manqua d'être frappée d'une autre calamitè; une
guerre intérieure alloit s'allumer entre Paris & les Provinces,
parce que, de toutes parts, on youloit s'armer, pour
arrêter la circulation des grains. Nous nous rappelions