Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Partagez cette publication

CHEZ, LZ MENE
aux'
corriger
Dénonciation pour le
qui
Lettre
IX" v
JQJ) U IL
l Jâ
S U A V A G E S
QUE LE CONPLICT DES OPINIONS,
TAN* POLITIQUES QUE RELIGIEUSES.
CAtTSÉ PÀ^NS LA VENDÉE,
ET PARTICULIEREMENT IIANS LES XH&PARTÉMENS
DE LA S ARTHÉ ET DÉ LA MAYENNE;
?et M. Liqbr. ricaire d« St.
pour moi nul mais pour ton»
A PARIS,
Qiei Poncelin, rue du Hurepoix^
"{A'
IL a toujours existé, et encore en
Chine, un loi
fondamentale les
vertus et les vices du
.narque que chaque
ville ses
Bonnes ou
mauvaises qui auraient acquis une
publicité. Ce serait, un pour le mal,
,et un puissant
est le marchand qui osât employer de faux
poids et de mesures ? quel est le.
fourbe qui pensât à user de fraude et d'ar-
t'on de' sa crapule ? qui ne
pectât pudéur est la modestie si les uns
et fes autres eWietit assurés éfie ièufs în«
justices et leurs dérèglement seraient mis
en évidence ? Il n'y a point de police équi-
valente a cette censure il n'y a point de
tribunal qui fût plus redoutable. Il est rare
que l'on ne prouve les moyens de se sous.
traire à un examen et à une jurisdiction
juridique. Il y a. tant de manières d'atté-
nuer les témoignages de corrompre des
témoins, ou de surprendre les juges Ici
l'historien ne pourrait insérer que
publique, feien différens de ces libelles dit-
nés à mort par la.loi des 12 tables, ces actes
publics mettraient l'innocence à l'abri de la
noire malignité et couvriraient de honte
le médisant et le calomniateur. La réputa-
tion ne serait plus le jouet *'4un, scélérat
(r)
obscur. Nos oeuvres seraient nos censeurs
'et nos panégyristes. H
Pourquoi transmettre aux siècles futurs
des fautes que l'on doit bien plutôt ense-
velif dans le silence efc/dans l'oubli?
On doit souffrir que Fon\publie ce que >
Pon ne rougit pas de faire. Le mauvais
exemple est un' crime de lèse société. Il
ne peut se réparer que par une satisfac-
tion notoire. Eschyle fut cité en jugement
pour avoir lancé dans ses tragédies dès
traits envenimés contre la Déesse Gérés.
Qu'on livre au mépris public le bldspllê-
mateur qui tourne sa bouche contre le ciel.
le brigand qui se couvre effrontément des
dépouilles d'autrui l'aàultère qui porte la
honte et le désordre dans sa maison c'est
le plus court moyen de rétablir les bonnes
moeurs en réprimant les mauvaises. Le crime
audacieux dans" la chaleur de' l'action, est
timide abattu, quand il paraît seul devant.
le tribunal de la
sera-ce pas un 'avantage,, si une
confusion- passagère le soustrait au
inexorable ,qu'il n'évitera pas.? N'en .sera-
ce, pas la société de lui donner
un 'le retienne?
Tacite., eu. se disposant à faire l'histoire
et de déclare,'
écrire sans haine et sans, prévention.
blâme- deux grands défauts qui donnent
la vtrité la fureur de
outrance, pour se ven-
ger. Je ne mériterai aucun de ces reprochès.
Aussi impartial par raison que par
je ne aucun jugement s'il
n'est appuyé sur des autorités graves et des
motifs--
('s y
<>À '$">̃
Thucydide a eu sacrifier'
Il décrit la guerre des Grecs contre les )
les représente possédés de
prît de discorde'. Il -fait .,entrevoir
qui doivent raccompagner; meurtres, ra-
vages de toute espèce. Quel ta-
bleau lequel on ne sait encore ce
que l'on doit le plus admirer ou de son
publier la-vérité', ou de là force,
de son .pinceau La connais-
sance des grandes calamités qui sont la' suite
des passions injustes est très-utile pour ap-
offrir un spectacle plus
C'est celui du- dé
toutes les passions, et de ma patrie' qui
chire ses propres entrailles. Je ne
pas des La Frànce
̃(*)'
n'est qu'une grande galerie qui'
les mêmes images ,on'
*errait. comme là forfaits
Dieu les- semences de
tes crimes qui de nom ne,
prendront pas racine dans
Je n'ai point à les: préserver de
ces de cette contagion. Ainsi loin
m'appesantir' sur des détails si
tans ferai au plus que les indiquer.
Le lecteur sans se salir
de scènes horribles y trouvera plus
d'avantage et de satisfaction à connaître la
source du non-seulement
dite et la les grands,
dans les fausses idées de patrio-
tisme, de royalisme de liberté
de questions tant
dont on ne connaissait pas les
élémens. On rougira au er-
fil
m passe pas
plie ne peut manquer de faire impresssori
sur la génération présente. O^-
JV. JJ. Le torrent de la révolution m'avait en-
trahie dans ma patrie que j'avais
quitta pour Me retirer à Paris» Je ne me prp*
posais pojfrit d'y travailler, Si je me suis engagé
dans le: ministère ce n'a été que par un mou-
vement de zèle qui- n'a pu se refuser aux Ins-
tances tlt encore plus aux pressans besoins d'un
trbs-nombreux troupeau qui était^presqu'en^
fièrement abandonné. Je n'insiste guère que sur
les événemens qui s'y sont passés parce que
j'en ai été le témoin et presque là^victime; Je
recevais néanmoins de? lettres et des brochures
anonymes la Bretagne, de la Normandie et
de l'Anjou, qm outre là guerre civile m'en dé-
claraient une très-incivile est me prouvaient
malheureusement trop que ron y suivait les
mêmes erremens/ que dans Ïe Maine. Attaque'
QUE LÉ. CONFLICT DES OPINIONS,
TANT
<v
i ̃ ̃ • 7 ̃̃•'̃̃̃;>•: • ̃'? :'o
ET DÉPARTEMENS
c tt A i tir Ri ¥ r i ik i t'è.
l'opinion. Il est aussi dak^
gereux
parti de
passe tes borne*
la fantaisie dés
(i) Cont. Valentin.
une conférence c'est le sens primitif du moi
disputczre. Par soiTéfymologie il signifie penser dif-
féremment. Dans une infinité de passages de Cicé-
ron il signifie seulement La tuauvaise
humeur des disputansa rendu ce terme odieux.
La dispute en effet a brouillé lés meilleurs amis.
MM. Ménage et Daubignaç se querelUTfnt, vi.
vement pour savoir si rheautoutimorumenos de
Térence avait duré dix ou quinze heures'. MM.
'Perizonius et. Kuster se sont envoyés fa part et
d'autre, tous les bouquets poissards qu'a recueil-
lis Vadé. Ces écrivains commençaient par faire
rire. On finissait par les Mépriser. Ce n/est pas
qu'il ne soit permis de tourner refrëur" en^ri-
dicule parce ^ue,^dit «'-est «a
des .(Jrpits â,e la qui U sip4 Jîien d'être
contente d'elle-même et de répandre la joie
par tout où .ellé règne;' congmit €t veritdti
ridere quia lœtans. Mais il faut être certain que
l'on milite pour une. vérité
Qui.pourrait en- voyant l'çnt*
qu'il
tefois devient dangereuse quand elle est attachée
à ça mt lese»-
rôle ? on «pus le poids de,
brnits productions de la haine et 4U zèle de*
partis. En raison,, on Vomi
répondra par des satyres./ J'aurais bien écrit oyx
ferses disait S. Jean si Diotrephe qui veut
̃primer et les ftominer, ne
ne veut pas nteJ recevoir dans sa` communion. Il
lame contre, moi des traits de' malignité. IlTr
n'admet pas mcsjrètes dans la foi. Il empêche
les autres fidèles de les recevoir. II nous re*.
jette de l'église comme des excommuniés (j.").
La haine thtologique est implacable. J'ai batti*
l'air, disait S. Jérôme en réfutant Vigilance,
Si j'ai entrepris cet hérétique oa été moins dan«
l'espérance dé le persuader, que par le -besoin
de manifester ma croyance cerem
ut non tam illius injidelitatem quçB omnibus
patet, quam nos tram fidem aperueriinus.
Un écrivain* a composé un livra survie triste
sort des gens de, lettres de infelhitaù Uttem^
torum. en vue If
Gamoëns que les louanges que nécessitaient ses,
talens n'empêchèrent jpas de moi»rir de faim
et -qui fut trop semblable $. Homère, que le$.
villes qui lui avaient refusé Thospit alité se dis-
putèrerît l'honneur d'avoir vu naître il est peu
faire l'application»
Heureux • donc" fies mortels qui n'écrivent que
poup tout disposés à applaudir et
à recevoir tout sans examen ils s'imaginentdijue
toute nouveauté donne droit de bourgeoisie dans
lettres. Ils n'enfantent que des
songes et se croient illustres, tandis que l'homme
sensé se tient à T-éeart et se morfond, probitas*
La vérité rpstera^irelle donc -captive ? demeu-
rera-t-elle ensevelie sous un tas de sophismes et
de mensonges ? Non. « lies
ont toujours été assez marquées dans le* écrits
» polémiques ̃'&* démêler
dans les vérités de la religion, qui par une
» sont cbnser-
vées au milieu de ces hideuses disputes. Les
?» vbiès de la religion sont senties et aisées (t);»
1 elles s'ofifrenj d'elles-mêmes à un "cœur droit;
mais où Droiture ? Une dignité!
ecclésiastique donne beaucoup d'autorité mais
elle demande Par un d«
«es endroit! elle -plaît/ par, l'autre elle pèse. Ac-
coutume à être écouté on souffre impatiem-
ment d'être contredit.
lliacos intrd muros peccatur tt extra.
En vain la sagesse éternelle a dit à ses dis-
ciples n'appelez personne votre maître, vous
n'en ayez qu'un qui est J. C. unus magister
Christus. Ses disciples cherchent à dominer les
uns sur les autres, et anatiiématisent quiconque
ne leur avis comme la règle
de la vérité. S. Augustin pensait bien autrement,
lui qui tout vieux qu'il était, priait de ne pas
embrasser, aveuglément ses" opinions (i). Cet es-
prit de domination porté si loin, qu'il n'y
a pas jusqu'aux personnes séculières qui n'aient
prétendu subjuguer autres sur
des matières qu'elles n'entendent pas et qu'elles
n'entendront
tilien*, qui^n'ont d'autres juge% que les artistes,
artifices judicarentl
Chez les Gr il y avait/des jîcoleà ou se for-
maient le bqn citoyen
l'homme d'éfat. Les Romains entaient de bonne
heure au Séhat, pour s'ïnstruipe dès intérêts de
la nation. En Suède les jeunes gens de qua-
t'O
îitê ne sont reçus a la chancellerie qu'après avofr
passé par l'épreuve, de l'étude et des Voyages.
La bulle d'or des [leçons,
sur la manière d'élever les enfans des électeurs.'
Le grand Gustave Adolphe avait perpétuelle-
'ment sous ïèsxveux le Traité du droit de la
guerre et de la paix par Grotius. Charles V, roi
de France surnommé le Sage, se faisait lire
chaque jour quelque ouvrage sur le gouverne-
"ment. Le Français de nos jours sans autre écple
qu'un club sans autre étude qu'un journal se
disant patriotique a entrepris d'arranger des ¡ré-
publiques et des gouvernemens comme Platon
et Thomas Morus avec cette différence cpte
ceux-ci s'adonnaient a ces illusions comme à une
récréation 'd'esprit* au lieu que les premiers ont
prétendu avec la fureur de forcenés, réaliser
leurs folles et chimériques spéculations. Tous
r théologiens..H>nV al pas msqù'aux femmes qui.
s'être laissa continuelles sôlli-^
vj'av^iit sa cour à Rome. Il
conjura les assistans de se donner bien de garde
/(̃*)
Rations voulaient que l'on
se conduise. Car pour avoir suivi ses visions
contre l'avis des plus sages, ,11 voyait, à son grand
regret, qu'il avait précipité l'église dans ce
Schisme qui dura plus de clinquante ans. Charles V
ne fut pas si crédule. Elle eût beau lui écrire que
^lément et ses cardinaux étaient des démons
incarnés Jç Toi fut assez sage pour suivre Fqbé-
dience dé-Clément. S. Vincent Ferriez- se garda
bien de traiter comme schismatiques ceux qui
étaient dans une autre obédience que la. sienne
.parce, qiCil savait que l'on pouvait être de part
ét d'antre dans la bonne foi avant que l'église
x eût terminé ce différend éritre Urbairî et Clé-
kent.1 En effet, On ne peut se tirer dü labyi
rinthe des opinions qu'en s'attachant aux déci-
l'église comme au fil d',Ariadne. Celui
iqui prétend soumettre à la sienne, de quelque
autorité qu'il soit revêtu, .est \un tyran et un
imposteur. Le Jugement seuJL de^l'église ou du
-Souverain pontife doit nous fixer.
Bfais dit-on il faut du concert dans le clergé
d'un diocèse il faut uniformité de sentimens.
S'il était pertnis à chacun d'avoir son opinion,
il en résulterait une bigarrure offensante pour
les fidèles. Ou doit se rallier .autour du chef,
« «t prendi1© potrtr ïègfe «a manière de penser.
(>O
f- mais
Ce sophisme-supposé ce qui n'a jamais été e
de la vérité ^et non autour 4'un chef qui peut
enseigne! l'erreur. On doit se rallier autour des
définhioas de l'église et/du saint lsiége et non
autour d'un particulier lors sur-tout qu'il n'est
pas juge delà doctrine in
JPpglise n'a point parlé lorsque la vérité né se
V montre point dans^toute son évidence lorsque
le sentiment est douteux problématique, que
ceux qui affirment et ceucqui nient, ont pour
garans des raisons solides et des autorités res-
pectables on ne peut, saiis injustice exiger le
sadrifiel de J'opinion qui| paraît la mieux fon-
dée. Quand on l'exigerait, on lie l'obtiendrait
pas. Le plus rude est de se voir
assujetti à ne pouvoir penser que comme les
autres veulent. Toutes les autorités n'entras
droit de nous imposer un tel joug. Rendons ceci
sensible par un exeinple.
Un 'supérieur, peut et doit exiger la coudam\
nation express» de la dil.ee tati^u victorieuse et
nécessitante de Jansénius de cette secte la plus
dangereuse, au jugement de è jeu M. le duc de
ait eue ,^ct qu'il y aura., la'
mais; parce qu'en cela il n'est que le ministre
de Téglisc qui comme hérétique
B
maïs: s'il de croire que l'efficace de la
grace dépend d'une promotion physique (fondé?
termine la volonté quant à l'acte quoiqu'elle,
demeure indifférente quant à la puissance efr
qui est une suite et un effet du décret éternel
de Dieu ou bien si je\ crois devoir donner la
préférence au système qui ne reconnaît d'autre
efficacité de la grâce qu'en ce que Dieu la,
donne en des circonstances dans lesquelles il a
pfiévuque la volonté consentirait infailliblement»-
il nVpeut me contraindre\parce que le coccilo,
de Trente a laissé aux théologiens la liberté de
disputer, et le plaisir de faire valoir leur opi-
.nion, lors même qu'ils ne s'entendent pas. Vou-
loir réunir les; mêmes sentimens dans toutes le»
têtes, c'est l'entreprise d'un fou. Unité dans la
foi. Liberté d'opinion, in dubiis
Qu'on ne dise point que les supérieurs sone
établis du Saint-Esprit pour gouverner les aines,
et que ce serait renversé? Tordre que de leur
résister.
Cela est vrai des évêques tant qu'ils se ren-
ferment dans les bornes de leur autorité; tant
qu'ils gouvernent selon l'esprit de Dieu; ift
qu'ils ne proposent que les décrets
'catKolique majj^'ils veulent y substituer* leur
esprit particulier si leurs ordres sont arbitraire^
(18 V
«^b donnent pour règle, leurs erreurs et leurs
fantaisies on peut et. on doit leur résister comme
S. Prful résistalau prince des apôtres; comme
le clergé de Laon résista à Hincmar son évêque;
comme Eusebe qui n'était qu'un laïc résistà
à Néstorius patriarche et évoque, de Constan-
tinople. C'était un avocat fort instruit, qui s'éleva
avec zèle contre l'erreur énorme que cet héré-
siarque prêchait à ses auditeurs. Exemple bien
louable, mais qui n'autorise pas ces illuminées
qui manquant aux bienséances de leur sexe, s'ex-
posent à blasphémer ce qu'elles ignorent. Si elles
prennent part à nos controverses, que ce ne soit
qu'en qualité de témoins j usqu'à ce qu'elles puissent
s'appuyer sur l'autorité djuii tribunal compétent.
Qu'elles se souviennent de ces religieuses grec-
ques qui animées par Gennadius leur directeur,
et par la cabale de leurs confesseurs eurent l'au-S
dace de condamner la constitution du pape Eu-
gène contenant les décrets du concile de Flo-
xence. Une de ces précieuses si zélées pour le
schisme quitta l'évangile pour l'alcoran et sox
voile de religion pour, s'habiller à la turque. Déj-
tenons la vue d'un-scandale qui pommait nous
en rappeler tant d'autres, et faisons. tr^ve avec
des idées lugubres pour écouter Rabelais^ qui
va nous récréer d'un coûte assez plaisant.
<*5>)
Il rapporte qu'un mari, qu'il ne nomme pns
/ayant acquit une femme muette en- mariage,
s'en ennuya celk homme inconsidéré voulut
qu'elle parlât. Il eujj) recours pour cela aux
rurgiens, qui lui incisèrekfc-etJbistourisèrentune
enciliglbte adhérant au filet, et bref dégagèrent
la langue. Pour réparer le passé, elle parla tant,
tant, et tant, que ce mari bouru pressa le chi-
rurgien de mettre autant d'étude pour la faire
taire, qu'il avait mis d'adresse pour la faire ca-
queter^ Le chirurgien lui dit qu'il,-avait bien la
pourvoir de faire parler les femmes » mais que son
art n'était pas assez puissant pour les faire'taire^
Touché néanmoins du
reùx il imagina? un remède y qui fut de le rendra
sourd.
Comme je n'ai pas la présomption de me" croire
plus habile que ce 'disciple d'Esculape je pro-
fiterai du dernier remède, si elles ne veulent pas
profiter de mon avis. Qu'elles grondent aussi fort
que le tonnerre je suis sourd; Ma surdité ne
m'empêche pas de leur dire avec S. Augustin:
laissez aux ministres lé soin de combattre pour
l'Eglise utenez-les seulement par vos prières;
nos ulamus ,pro vçbis vos orate pro no bis»
B3
les écrits les plus lumineux sur des esprits aussi
mal disposés ? On serait tenté de oroire qu'ils
n'ont jamais su que Jésus-Christ, en établissant
son évangile, n'a rien fait par force, mais tout
par persuasion selon la remarque de Saint-
Augustin qu'il G n'a pas voulu se donner seule-
ment l'autorité d'arbitre entre deux qu^il
a ordonné de rendre à César ce quiëtaitàCésaç,
quoique César fut Tibère, :le plus méchant 4e
tous les hommes en,un mot qu'il est -venu.. ré-
former le monde sans rien changer dans l'ordïe
extérieur des choses humaines.
̃ L'histoire, en nous transmettant la conduite
des premiers pasteurs, nous a enseigné à gou-
verner avec sagesse. Tout se faisait dans l'égale
par conseil parce qu'on ne cherchait -qdk y
faire régner là raison, la règle, la volonté <fc
Dieu. Les évêques avaient toujours devant les
yeux lé précepte de S. Pierre et de J. C ..de
ne pas imiter la domination des rois de la terre
qui tend toujours au despotisme. N'étant pas
présomptueux ils, ne croyaient pas connaître
seuls la vérité. Ils se défiaient de leurs lumière*
et n'étaient pas jaloux de celles des autres. H»
cédaient t v.olon tiers à ceux qui donnaient un meil-
leur avis. Lorsque celui qui^ouverne^e-déter-
mine seul il suit la pente de ses .passions qui
n'a point de contre-poids. Il est vtaù qu'il est bien
plus court de commander et de' contraindre, et
que pour persuader il faut de l'industrie et |}e la
patience mais les hommes sages et charitables
Vonttoujoursauplussûr et au plus doux (O-^uel-
;que g|and que soit te mat qu'on veut faire quit-
ter, est le jbien qu'on veut faire embrasser Vest
un travai? plus onéreux qu'utile d'y forcer, au
lieu d'instruire.
Ce n'est que pour s'être écarté de ces règles,
îqu'on a donne le spectacle effravant deséditions,
pillages meurtres d'une guerre à mort entre
les citoyens d'une même cité et d'une même
maison, de fortunes renversées, de temples in-
cendies, d'un schisme désolant qui a séparé les
époux, divisa les familles, jeté par-tout lei se-
mences d'une animosité implacable. Les bulles
du souverain pontife ont été falsifiées l'honneur
de l*épiscopat compromis le dogme attaqué, la
morale changée le culte supprimé Ja piété
éteinte le ciel fermé, les décisions des docteurs
de la capitale, rejetée, avec mépris. On | va
l'insolente tyrannie gouverner militairement lès
âmes chrétiennes les, anges de paix emboucher
la trompette guerrière la superstition et te ft-
X
gâtisme prendre là place des vertus solides Sa
christianisme sans qu'une-si fâcheuse expérience
ait pu fléchir ces esprits indociles opiniâtres,
endurcis. Au contraire, le petit nombre de feux'
1 qui ont essayé de) 'détromper leSjphefs qui éga-
raient la multitude, a été abreuvé d'opprobres^
couvert d'avanies horriblement calomnié.
L'Wnocence a dans tous les tems été Ha vic>
time des mt'çhans maisbien plus dans celui
vrait pas même^We pr n cé, épuise tout son
esprit pour jmaginer des crimes.
sacré comme du profane. Il distille son yehtp–
dans une province, entière tous recourent il
meurt dans son lit c^mme s'il n'y avait ni gi*
bets ni galères. Des gens de son espèce dit le
chancelier Bacon, honorent ceux dont ils jjarlenjt
mal. La satyre V4es
lustratiôn. Ce sont
qui mordent dans le silence.
proverbes, des hommes
quels Uff
provençaux et
a donné ^histoire de
qui étaient ^ussi
T34»
libertins ont des èf
qui
.en plein
faut de ces femmes, il: attribuent d'eux-mêmes.
fit envers le pape S. Sixte,
des horreurs ministres de l'évangiie. Rien de
ces calomnies dans, un pays
divisé d'opinions et de cutte, et tout
peuple toujours
sidéré croit sans preuve et sans examen, les.
propos les plus absurdes dès qu'ils amusent sa
curiosité son penchant pour la
autorisent Je fais
cette observation pour ta consolation de ceux
qui et én faveur des
qui se ébranler par
qui supportez chrétiennement les; traits enveni'-
la ét les indignités de
connaissez, sentez cette
de se trouver innocent aux
juger et
avoir de prêtre!!
fausses accusations,
jusqu'au Saurait
d'inculpation Çil
.(.•Ifi)
atroce que le donnerait deleur
^»» **̃ elle était bien fondée mais aussi rien ne
'mérite plus l'inçMgnation des gens de ^en, qu'un
reproche de cette nature, s'il n'est accompagné
de preuves convaincantes. Ce serait ufle hérésie
dans la morale que de vouloir
Relier mortellement contre l'honneur du pro*
chairi de' ne pas recon>
aussi pécher mortellement que
de lui en on le croit coupable,
iquand on le .croit sans raison. On ne pense pas
seulement à ce péché comme si. le
méraire n'en était pas un. Des zélateurs igndr
rahsy ont engagé des milliers de fidèles, en
leur interdisant toute co mmunion avec les prêtres
soumissionnaires qui sont plus catholiques -qu'eux»
?J(it a Dieu qu'il y eût un moyen de bien cspê-
viçr du salut de ceux qui mourront sans répara-
tioh et sans
de, lar Vendée et spéciales
ment celui «le la
dt raor^liâes. Tout v est sens dessus dessous. O^ux
partis contraires sont également schismatiques.
L'esprit d'Insubordination et de rdvolte les an^nap
^ÉPiproquemènt ils de font une guerre de Twfe
se déclarer
(a6)
deux. Un homme sage est là en très-mauvaise
compagnie. Il ne peut leur fairé entendre raison
sans s'exposer à altérer la sienne. Tous vantent
la religion chrétienne et pas un ne la suit, par
un-ne la prêche. Il n'y a plus ni loi, ni morale,
ni prophète quoiqu'il r ait assez de docteurs
dans les deux sexes qui roient savoir ce qu'ils
ne savent pas, et qui pal-là même sont dans un
degré au-dessous de l'ignorance., Chacun 4'eux
peut dire avec Job Insipienter locutus sum
etquœ ultra modum excédèrent scientfammcam
j'ai parlé en insensé de choses qui excédaient
mes connaissances. Voilà la cause des ravages
qui ont désolé la Vendre particulièrement le
diocèse du Mans, et dont j'ai à entretenir le
lecteur,
CHAPITRE.III. j
Ze -peuple français se laisse séduire par des
mots qu'il n'entend pas t et par des promesses
chimériques de puissance de bonheur et
dr abondante qu'il ne tient pas,
JL/ëux cent mille paysans excitas par Wiçleft
criant à pleine tcte liberté se portèrent, à' tout
les excès. Jean Basle leur persuada de se défaire
m a
•• •.
de tous les grands et de réduire tout le monde
à l'égajité. L'archevêque de Cantofbery fut mas-
,.s'acre. Le roi l'auraitfeté sans le maire de Londres
qui d'un coup d'épée. 7 tua leur général qui^
était un tisserand. La populace à dans tous les
teins été Ia duperie tous les imposteurs. II suffît
de lui présenter le faux avec adresse pour qu'elle
le saisisse et le croie. Les grands machinateurs
de notre révolution étaient assurés du succès en
jetant dans le peuple des chansons et des mots
qu'il n'entendait non plus que Yocus blocus des
joueurs de gobelets. Souveraineté dit peuple na-
tion y aristocratie, patriotisme, liberté égalité,
termes insignifians pour la multitude qui est
trop bête dit L. de St. Réal pour entrer dans
aucune discussion des choses mêmes dont elle
juge le plus criminellement mais qui expliqués,
commentés par des fourbes intéressés à la natter
pour la séduire, produisent, dans elle, les plus
terribles effets.
Quoiqu'il soit indigne de l'homme de suivre
à la manière des animaux la troupe qui marche
la foule de mal faire l'uni-
I Versalité du. bas
une guerre à mort étaient dis-
par leurs tàteris leurs vertus* j leurrais-
sance et leur fortune. vOn pilla on brûja'on,
extermina. Les grands biens étaient devenus lis
dire avec, Quintus Âurelius citoyen paisible mii r
se félicitait deUi'être conrai-ni i de Marins rnsde
Sylla quand il vit SQri^jtiom sur% liste de pres-
cription Ali
d'jdlbe qui m'a ptoscrit,
On donna le nom d'aristocrates aux prêtres
catholiques, aux seigneur aux nobles. Ce nom
-fut un titre de mort. C'étaït^çe 'peuplé que l'on
disait souverain qui faisait impunément ces hor-
ribles exécutions au nom de la nation et au
profit de ceux qui le mettaient en œuvre. On
le flatta de renouveler en sa laveur la loi agrsire
qui laî livrerait les terres^conu^ises et ne lais-
serait aux plus opulens, que cîriqjarpens de terré.
Mais ce,projet insensé et imprâtticable avait coûté
la vie aux Gracques et nos entrepreneurs cra*
gnaient de la perdre. Us se contentèrent de doa-
ner à vil prix lesàomaiiics les plus considé-
arables, et de goûter le plaisir d'en avoir dé-
pouillé les possesseurslégitimes. Suivant lés états
de la vente et de la recette des
tiques quelle gouvernement
c; ou de
56 fr. 21 c. pour cent des esti-
mations-dés biens de première origine do
et que 'sur. l'estimation des
biens de seconde origine qui n'ont été comme
Je» premiers portés au plus qu'aux deux tiers de
perte de fr. 71 c. ou de *,v
g5 fr. ^çà: ç.. pour cent sur le montant des esti-
fr. 13 c. >
Clovis fit rendre aux églises les biens dont les
Barbares .les avaient dépouillés. Lorsqu?au tems
df la décadence,, de la race Carlovingienne, les
seigneurs s'emparèrent des biens ecclésiastique^,
Les pauvres en souffri-
rejit beaucoup, et l'état n'en profita pas. La
pjeste noire du. quatorzième siècle pendant la-
quelle les religieuses et les moines renouvelèrent
cette charité héroïque que l'on admira.du tems
de S, Cyprien lors de la peste qui ravagea pen-
daiit dix ans l'empire romain est l'époque des
legs pieux que la plupart des mourans qui avaient
vu périr leur famille, laissèrent aux églises, aux
monastètes et aux hôpitaux. N'était-ce pas un'
acte^de justice autant que de reconnaissance ?
Les biens ecclésiastiques qui provoquent la ou-
pidité r sont 1* preuve des grands services que le»
ministres des autels rendirent en des tems mal-
heureux et Ton revient sur des donations au.
thentiques fondées sur des motifs aussi puissans?
que la satisfaction de nuire^
I/Angle^erre** sous Hfefiri V|II après avoir en-
vahi les biens des monastères et du^çjgtgé fut
\t obligée d'établir pour les pauvres, une taxe-de
Toutes cesexpoliations renouvelées de nos jours
se sont faites au nom de la nation qui se ré-
duisait alors à la faction dominante. Elle recom-
mandait à ses proconsuls qu'elle envoyait dans
les départemens en qualité de commissaires, d'y
prêcher ces maximes 'désorganisatrices. Thirion
le fit avec éclat dans celui. de la Mayenne. Il se
rend au club, èty mande la municipalité. «Voilà»
dit-il en parlant au peuple voilà, souverains-,
vos mandataires; ont-ils accompli vos volontés
suprêmes ? Se sont-ils conduits en patriotes ?.
Nous sommes tous égaux ne souffrez pas que
détails aristecrates nagent dans l'abondance,
tandis que vous manquez de tout. Dites-leur tu
as deux habits, il m'en faut un. Ton grenier est
plein, je dois en vivre puisque nous sommes
égaux. ». J
Le discours de. cet énergumène n'allait pas en
vain. Un particulier
..<a?)
proposa sérieusement mai-
sons au même siveaji; il de vfwt ajouter tous les
nez à la même mesure et tous les hommes à la
mêrne taille. C'était le système de Procuste dont
Thésée délivra le monde. Il égalait ses prison-
Tiers à la mesure de son lit. Sfils étaient pl&s
grands, il leur coupait le superflu s'ils étaient
plus petits -il leur alongeait les membres. Tout
cela paraissait magnifique au peuple qui ne s*ap-
percevait pas encore qu'on le jouait. De cet as-
semblage d'idées monstrueuses on lui eh fît une
de patriotisme qui ne l'était pas moins. Le nom
de patriote a toujours été cher auxVbons ci-
toyens. On. en qualifia, les plus mauvais. Celui-
là était réputé patriote par excellence qui pour:
suivait à outrance les aristocrates ou soupçon-
nésjde l'être ^c'est»à-dire,, les gens hpnnêtes. Le
-Hytre rde roi est de royaliste devint odieux. On ne
parla que de Julius Brutus qui condamna au
dernier supplice ses deux Ris, Tite et Tibère,
pour avoir tenté de faire rentrer les Tarquins.
On ne donna pour règle que des lois injustes,
cruelles et impies. L'homme vertueux fut sacri-
fié à la haine des méchans. Son sang coula comme
l'eau. Il coulerait encore si un homme extraor-
dinaire n'eût arrêté le bras des assassins. Après
dix aus de la plus cruelle
.(3O
scélérats
respira. Heureux tèm's disait Tacite sous le doux
empire de Trajan où l'on peut penser ce que
l'on veut, et dire ce que l'on
L'abus (|es mots entraîne ordinairement l'abus
des choses. Définissons donc les mots, afin d'être
en état d'apprécier les choses. Aristocrate est
composé de deux mots grecs, aristos-, qui ré-
pond au superlatiflatin optimiis, qui en français
signifie excelleiit très-bon et de crates ,ni veujK
dire puissance. Ainsi un gouvernement aristo-
/crate est un très-bon gouvernement; un juge
aristocrate est un juge intègre un seigneur aris,
tocrate est un très- bon, très-obligeant seigneur.
Entends-tu, peuple ? est-il possi6le yu'il se trouve
des hommes assez audacieux pour y attacher une
idée odieuse des hommes assez pour le
regarder comme un signal du massacre
Lorsque l'assassin du curé de S. Nicolas du
Chardonneret, qui lui témoigna sa surprise de le
voir à la tête de ses bourreaux lui répondit:
« Je ne dissimule pas 9 M. le curé, les obligar
tions que je] vous ai. Vous m'avez toujours as-
sisté^ et sou tenu ma nonil)ieuçejainine mais il
faut obéir à la nati^Éf q^jr m'ordonne^ de vous
jeter par les font très; » et^aussi-tôt il le pré-
cipite. Qu'entendait-il par W nation ? qu'ont
entendu mille d« ses sejtitâflWeii? Une fàption de'
C33)
c
scélérate Jeu* ;*™ donné ce m
nom sacïé qui en
mérique qu'ils leur attribuaient
tous leurs
pour apperfceyoir la fourberie ? La nafion fran.?
çaise est
ejt t|iein croira
qu'elle était dans un comité et
au moindre recevaient
taient en. et leurs cpmpa-r
<- tiiotes, arrachait
çt du corps dont ils
sont pQp^BVoir
aussi grossière? ̃• •̃'̃
dar
vantage qnànd ils traitaient de majesté la plu^
c'étaient d£ft fripons «'ils ne le
auditeurs f que' ajoute une
finie parr
parties' »jen défient, toujours
plus petite Maxime de
plus aisé de
or cette: en
lions
(S4>
¡ de quoi me servirabcétte souveraineté, puisqu'elle
est dans un degré égal 'chez mon voisin? qui
commandera î-qui-obéiça? ̃
̃; ® %Jiiens sont -des dons communs de la na-
ture si une absolue égalité est le but sublime
de la régénération française; toi Thirion par-
tage entreTies troupes les richesses de la Hol-
lande et de la Belgique.; cesse de nous recom-
mander leurs besoins. Qu'as-tu fait de l'argon.
terie et du numéraire de ces riches contrées,
çhargésNdans un |i grand nombre de voitures:?
Bonaparteriaisaît subsister son armée en Italie;
Sans être à charge aux Français; et toi, avec
tes consorts vous multipliez sans cesse les im-
pôts pour l'entretien, dites-vous, des armées qui
vous ont amassé des biens infinis biens de la
couronne, biens des princes, biens des seigneurs
de a capitale biens des seigneurs des provinces;
biens de tous les émigrés, biens de leurs pères,
biens de leurs frères biens des églises biens des
hôpitaux, quel gouffre a englouti tous ces biens?
et les pauvres auxquels on a toutes ces res-
sources tu les envoie chez les riches devenus
aussi pauvres qu'aux?
4 Ce phénomène Fauteur de l'Ecclésiastè l'avait
annoncé, il Y a plusieurs- milliers d'années. JV»
vu, dit-il, un grand désordre venant du trône}
-.C-»v.
un insensé dans une dignité sublime > et les riches
renversés y Içs volet» superbement montés et
qui va* dans un carrosse pendant que ton père*
il y a troiàans allait derrière > commence paç
exécuter ja Ipi qué tu as portée
trésors. Tu as bien dîné, va dormir ffi vais>ou-
per pour toi. Tu veux donc nous raniener a cet
état de nature dqqt parlent les politiques^ où
chacun était son maître droit sur toutes
choses, pourvu qu'il eüt la force de s'en saisir?
^Ton langue çàt celui
le-plus sage des philo-
sophes et apprends à le devenir:,« Qiiel est le
but, dit
n'est point de la
rendre riche puissante d'étendre au loin son
des flottes et des ar«-
niées nombreuses,; rendre heureuse,
en la rendant. vertueuse, et 'ell« né peut être
.tellé' que. par fane soumission parfaite à- l'égard
de Dieu Ily a, dit-il encore, entre tous les
habitants ld?nh)i>état ^uh rapport mutueJide be-
soins et de secours. Le grince les'magi&tratSylea
̃(i)-O.-t<K
t '36)
fiches, ont besoin de vêtement de nourriture,
de logement. Que deviendraient-ils 'si dans ùn
DrdreYinférieur il n'y avait des gens destinés
leur fournir tous ces. besoins ?-La Provïdencey si
pourvu par l'établissement de- diverses condition!
auxquelles và donné lieu* Si tous
étaient riches, ni laboureurs, ni ou-
vriers, ni maçons. Si tous étaient pauvres, îl
in'y aurait ni princes., ni magistrats ni géné-
raux d'armée capables' de gouverner et de dé*
tendre les autres. De cette multiplicité dé talehS,
de conditions de métiers, réduifo
en quelque sorte à l'unité par cette Communi-
cation mutuelle, et par cette
même En, résulte un
concert d'une beaiité merveilleuse' » (i).
C H A PITRE IV. J
Fausses idées du patriotisme et du royàlièÎMt^
JNos régénérateurs avaient un autre but; ils^e
proposaient d'élever leur empire et leur fortune,
sur les débris de la religion et de l'ordre, social,
:tfrï
C3
Toute feu* politique non à régir ,mafe
3 trotnper les hommes *ars. non tâm
quàm -Un. vit bientôt autant
de confusion. en
avaient mis dans les idées et les notions les plus,
généralement reçue?.. Porter le. bonnet range
eh signe d^une âme féroce et
damner son semblable parce qu'on levait;. 1^
haïr parce
parce qu'il n'approuve pas les fureurs d'un parti:
insulter par jalousie pour ses talens » sa nais?
sance ou son bien croire sans preuve, sans .exa^-
men, le mal qui se dit <Je lui chercher à lui
nuire; lui attribuer des intentions qu'il n'a pas;
mettre son plaisir à lui faire répandre des larmes;
lui enlever ce .qui lui appartient lui ôter la vie,
ou la lui rendre plus amère que la mort tel-
était le mot 4'ordre;; mais si tel est le patrio-
tisme révolutionnaire, retirons-nous de cette so-
ciété. Allons vivre parmi les bêtes.
L'amour de la patrie lest sans doute, après
Dieu, le premier, de nos devoirs. MaM combien
se sont passionnés pour ce mot comme
pour Jason sans le .connaître « J. C, dit M.
Fleury aimait sa patrie parce qu'il était bon
citoyen. Il enseignait l'obéissance aux princes,
•t le/ respect aiix prêtres quelques corrompus
(>)*̃«.
qu'ils fussent et lui:.même observait exactement
le$ lois. Il ne voulut jamais prendre aucune au.
tonte touchant LES CHÔSES TEMPORELLES. Il dé-
clara que son royaume n'était pas de ce monde,
et que par conséquent sa doctrine ne changeait
rien à Tordre des choses humaines. la Il porta
le désintéressement et la générosité jusqu'à mou-
rir pour ses concitoyens et ses plus cruels enne-
mis.' Voilà notre modelé. Tout homme est notre
frère. Nous dévons en user envers lui comme
nous exigeons qu'il en use envers nous. Homo
sum et nilail rf me humant alienum puto (i).
Le vrai patriotisme ne connaît ni Guelphes ni
Gibelins. Il repousse les factions des Prasini et
des Veneti. Il pense avec Ciceron, que celui-14
seul est homme de bien qui fait plaisir à tout
le inonde et qui ne nuit à personne.
Qu'est-ce que ces emportemens contre les rois
et la royauté l Pourquoi ces fureurs au seul nom
de roi ? Un étak^peut-il être sans gouvernement?.
Ceux qui le gouvernent ou le régissent n'en sont-
ils pas le» rois ? Qwih soient plusieurs qu'il n'y
en ait qu'un. la différence sera dans la forme,
le fond restera le même. Rex vient de regerct
qui signifie régir. Qu'on en prenne te titre Qu
t39)
̃s .•», • «.̃̃
G 4
bien un autre, c'est la même autorité le même
empire. « .Les Romains, dit Tite-Live, avaient
en horreur le*iom de roi et trouvaient bon qu'oh
en exerçât sur eux toute la puissance. Ils' sauf..
fraient tranquillement César disposer de tout en
roi, pendant qu'il faisait profession d'agir au nain
de la république et de l'empire romain* II no
leur devint odieux que quand il parut en cher-
cher le titre (i)»>. Que fait le titre à k cho9ë^f
Le peuple s'est livré à la joie d'être délivré d'ua
tyran le plus populaire de tous les rois; s'en est*
il mieux trouvé ? Les injustices et les cruautés
de nos plus yflfezvais. rois, rendront-elles plus
agréables le:; cents que l'on s'est choisi ? J'en
appelle de l'enthousiasme au sens rassis des Fran-
çais. Qu'ils .jugent de la chose par le--résultat*'
CHAPITRE V.
Xfà ne doit mettre 8 races de Tadmt*
nistration et dé lajudtcaturet que des Hommes:
probes et éclairés. <
JL/ans lés sociétês les plus démocratfques l'au-
torité n'a jamais été entre lès mains du plus grand
(1) C.38.
nombre on choisissait des chefs de* FamiHe, et
parmi les citoyens les plias: honnêtes et les plus
éclairés $ parce qu'aidés
turelles on reconnaissait Ja vérité d^ee-tjue dit
l'auteur inspiré de Tecclésiastiqtè (ï) i que le$,
laboureurs les gens d'art et de métier fie sont
pas capables défaite des lois -que s'ils veillent
s'en tenir à leur profession ils peuvent fa-pet*
feçtianner i, mais que de leur pérmtttre de s'ériger
en législateurs 3 de leur accorder l'entrée dans,
les assemblées cf.* état 9 de les f âpre asseoir sur
les siéges des Juges c'est s* exposer à une sulA:
version totalc de prudence çt de justice. «-Une\
doit y avoir dit Ciceron, que dès gens de bien
placés dans les charges et eux-mêmes ne doivent
y entrer que, malgré eux. Ce méprjs de la di"
vinité, si commun dans le siècle où nous vivons,
n'était pas encore connu. Le serment et la loi
étaient .des. règles inflexibles auxquelles on con-
formait sa conduite Mais dès que la religion,
li'en impose plus k un peuple celles faites par
ce peuple même n'ont pas le droit de le conte-!
nir et de le diriger. La loi donnait 'l'exclûsion
à tout homme vicieux ,il.' tout être immorale
C'était ,à ces gens-là qu'un peuple qui se croyait
>- m:
tout permis., donnait la
lui que, Ko» cabalait. S'H est vrai ce
un roi de Perse que le plus, méchant des go«r
vernjniens-, est celui que les gens de bien crai-
gnent et duquel les médians espèrent quelle
idée nous formerons-nous de celui qui existait ?
Chaque nouvelle élection était un jour d'alarme
) ,pouf les citoyens yertueuis qui craignaient toft-r
}ours d'avoir pire. ̃ w
Un juge doit savoir les en-!
tendre non-seulement les mots dont elles sont
composées^ mais en pénétrer la force et la
9 Comment appliquer quarante; mille lois vagues,
équivoques, contradictoires ? Où il y; a beaucoup,
de médecins disait le philosophe Arceçilas j ily
a beaucoup de malades; où il y. a. beaucoup, de
lois, il y à beaucoup' de vices.. On pouvait bien
dire avec Tacite gémissait sous lea
lois, comme autrefois sous tes crimes, ut aptfi
\ta rame legibus
« Les avocats., disaient les empereurs, qui ter-
minent les procès dont le succès est toujoura.
incertain, et qui rétablissent souvent, des affaires
ruinées et soutiennent celles qui sont chance-
Jantes, ne rendent pas un moindre service au
genre humain, que s'ils, sauvaient patrie.
de ceux qui combattent
four notre empire non-seulement ceux qui em-
ploient pour sa défense, le bouclier la cuirassé
est l'épée, mais encore ceux qui prêten,t à nos
sujets le glorieux secours de leur voix, pour sou-
tenir leurs intérêts dans les divers dangers où ils
sont exposés ». On n'avoit plus l'occasion de dé-
ployer ses talents. Les défenseurs officieux plai-
daient /parce qu'il faut vivre. Ils' s'occupaient de
leurs intérêts personnels, en faisant quelques voeux
pour ceux de leurs parties et n'étaient point
étonnés de les voir succomber, quand ayant fi
justice de leur côté elles avaient la prévention
m Les lois .ne peuvent être appuyées, dit Mes-
nard, que sur la base des moeurs. Placons la
tfertu sur le trône de la justice, elle fera régnèr
les lois et l'équité. Lorsque la probité est plus
/rare parmi les citoyens, elle devient nécessaire
aux magistrats. Qu'a produit la belle ordonnance
de 1667 ?-Les procès sont-ifs devenus plus rares,
moins ruineux plutôt expédiées, mieux jugés?
les formalités, les incidens les procédures sont-
ils moins multipliés? La justice inspire-t-elle plus
de respect de crainte et de confiance ? Telle est
l'inconséquence des législateurs c'est lorsque lés
nations ont plus besoin de bons juges qu'il»
semblent oublier un intérêt d'une §i grande inv-
(1) J'excepte du nottïfcre de ceux que j'ai connue BUL d«
portance. Lorsque les lois sont attaquées avec*
force par les vices des uns, elles doivent être
défendues avec zèle par la vertu des autres. Aùf
lieu de redoubler d'efforts pour faire de bon«
choix pour former de bons juges, on en laissa
languier les précieux restes, et l'on met en place
les plus mauvais ». Si je détaillais toutes les infa-
mies dont j'ai été le témuin oculaire, les, im-
piétés, les blasphémés les impostures les es-
croqueries la pérfidie ;le libertinage la cra-
pule des juges de campagne, sur-tout que j'ai plus
particulièrement connus Cartouche en recule-
rait d'horreurs Ils, prenaient alternativement les
deux mes que Cictron attribue à l'injustice
celle du Renard, qui est l'artifice et la fraude.;
et celle du lion qui est ta violence, la tyrannie,
la trahison qui couvre des dehors de la probité,
sés pratiques les plus noires. Mahomet II ayant
su qu'un cadi avait commis une injustice, le fit
écorcher tout vif et donna la charge à son fils,,
qu'il, fit asseoir sur le tribunal /après y avoir
fait étendre la peau sanglante de son père. Sî
semblable justice s'exerçait en France, il y au-
rait de quoi couvrir tous les sièges des juges.
Le mot de coquin m'est pour la plupart d'en-
tr'-eux, qu'un petit mot pour rire fi)«
Courcelle de Mpntourtier et le O^ire de Çourdté aussi in-
I -grès et incorruptibles que lel chancelier Morus, qui fit reun
plir du meilleur vin de sa cave., deux grands flacçns d'argent
que lui avait envoyés un grand seigneur, poujrjo le rendra
favorable et dit au domestique qui les. lui avait apportée
apurez votre maître que tqut le vip Bien
•un^Service,
̃
Il est bon d'observer que les- parties jusqu'en
x j5oa, payaient fcojiit de Quand oale&
y obligea ne coûtait que
troiSNsols, outreQnesuçe. Ce
peintre a eu représenter en.
celui qui gagne sa cause et tout nu celui qui
honte pour un état qui se
Concluons que la fortuit© et la vie
le jouet d'uae secte atrabilaire et forT
cenée. Mais lé coinble au mal, a
été de, les priver de tout exercice d'une religion
qui était leur principal appui, et l'unique consor
ration qui leur restait,.
(46)
des huées. Cela n'est pas étonnant, puisqu'on
Voulait établir l'athéisme. Mais les" parent n'ont:
ils pas le plus grand intérêt à ûe remettre un
dépôt si précieux qu'à de sages instituteurs?
faire de leurs enfahs dés Mandrins',
des Catîlinâ des Erostrates ?" 6tez le Christia-
nisme /vous accréditez tous les crimes. La«ft-
«ireur remportera sur l'équité; la- passion sur 1$
devoir. Le commerce ne sera qu'une école de
fraudes et d'usures. Il n'y a que des soldats Ghrê-
.tiens qui servent de rempart à
,Il n'y a qu un juge
l'injustice et de la chicane. Sgtn^qne vertu. chré-
tienne la tendresse conjugale finit;- avec, laj pas-
sion. Sajas: le christianisme v.des enfau$ qui dc|-
̃Vraient être la
ront leDjûisôn de leur vi&. ]Jn bon qHÎ
•ne sait pas lire ,est infiniment plus précieux
à la société qu'un géomètre pas, $>u$.
Un bon catéchisme
.dictionnaire. des atliées, composé par
cienLalande lui;
ne qui ne les
et, Je» laisse est
-Si je Tûsais j|e "à
fw)/
Naples, comment ils se trouvent d'avoir eu pou»
conseil les Nec^er,, les d'Aranda, lerjPombal le»
Tanucci, les Çaracciolo, et autres ^philosophes ?
Le .roi de Naples a dépouillé le clergé le voilà ».
il son sa capitale. II a refusé la
haquenéè ses sujets lui refusent l'hommage-lige.
Joseph II a cru se distinguer en changeant l'an-,
cien système pour en créer un nouveau Phéritieç
de son empire en est aux expédions pour enconser-
ver une partie par le sacrifice de l'antre. Les
potentats sont pioins judicieux que puissans^Il
me semble qu'ils n'ont pas plus d'esprit que le.
commun des hommes qui savent prévoir, cal-
culer et profiter de l'expérience. Le seul avantage
qui puisse résulter de ce renversement de prinr
çipes et dit Montaigne r
car, par comparaison à* autrui, vous étésestiméi
vertueux à bon marché* Qui n'est que parricida
d'honneur* où la débauche n'ait Aï tri
les ames; juste n'ait été sacrifié am
brigandage? des, où l'innocence
précipitée dans les cachot», par le crime revêtu
de ses dépcmilje!» où les triomphes du vk^n\i0nt
fait rougir la nature oi| chaque «cène n?ajjt amenée
\1ne nouvelle atrocité ?:'
«Ne devais-je pas mourir, s'écriait
é» af
si grand sacrificateur, plutôt que ae voïrtamaî-
a»> son de Dieu souillée par tant d'abominations
et des scélérats fouler lieux saints
>» qui doivent être inaccessibles ? Néanmoins je
9* vis" encore quoique revêtu des habits sâcer*
dotaux quoique je porte' sur mon front -ce1
» nom très saint et ¡si auguste qu'il n'est pas
permis de le pr ofaner et quoique rien lie puisse
» être plus glorieux à mon âgé, que de mourir
» de douleur. Quel moyen de demeurer davan-4
tàge parmi un peuple insensible aux maux qui
l'accablent, et auxquels il ne se trouve personne
» qui suppose ? On vous pille et vous le souffrez
» on vous outrage, et vous répand
devant vous le sape-de vos proches et de voi
» amis, et vous n'osez pas seulement témoigner
a» par un soupir ^[laewotre cœur
a» Vit-on jamais une plus cruelle tyrannie? Mais,
a» pourquoi me plaindre de ceux qui l'exercent
a plutôt que de vous, puisqu'ils ne l'ont usurpée,
que parce que vous avez eu si peu de cœur que
»de le souffrir ? N'est-ce pas à votre lâcheté qu'ils
» doivent leur accroissement ? Vous avez souffert
qu'ils pillassent impunément vos maisons vous
»les ayç^ enhardis dans leurs voiries. Leur au·
dace poussée jusqu'à mener enchaînés &
travers la ville > et à mettre en prison dès gens
t49 i
D
àe trës-grande qualité, qui notaient ni côndam-
» nés, ni même accusés, et vous l'avez enduré.
>> II ne restait plus à ces furieux, pour satisfaire
» lueur rage que de leur ôter la vie, après leur
avoir 6té le bien et la liberté et c'est ce que
nous avons vu faire. lisent égorgé devant vos
w yeux., comme on égorgerait des victimes., les
personnes les plus considérables parleur dignité
» et leur vertu sans que vous ayez ouvert la
bouche pour crier contre des -crimes si détes-
» tables. Voyant comme vousle voyiez, profaner
» de la sorte les choses saintes, conserverezkvous
du respect pour ces ennemis déclarés de ce qui
» mérite le plus d'être révéré; pour ces dénions
» incarnés que rien '11'empêche de commettre
» de plus grands crimes que ce qu'étant arrivé*
» au comble de l'impiété, ils ne la sauraient pous-
» scr plus -avant ? Sériez-vous plusinsensibles que
les bêtes, qui, en regardant leurs plaies, s'ani-
» ment contre ceux qui les-ont blessées ? «» '̃'
« Entre tant de maux qti'ils faisaient dit
» Flavius Josephe rien n'était plus insupportable
» que leur mépris pour les choses les plus saintes.
» Ils nommaient, pour sacrificateurs ,des hommes
non -seulement indignesd'une telle charge, mais
0) si rustiques et si ignorans., qu'ils ne savaient ce
que c'était que le sacerdoce. Ils se revêtaient de
X 5o )
x l'habit sacerdotal comme ils auraient revêtu
un acteur- d'un habit de théâtre, et l'instrui-
» saient de ce qu'il avait à faire; et une si grande
a impiété ne-passait dans leur esprit que pour un
» jeu. Quant aux personnes de qualité on_ les
» menait aux tyrans qui autorisaient tous ces
crimes et ils les faisaient mourir comme ayant
trempé dans quelque conspiration.Ils se jouaient
» du sang du peuple, et leur passion de dominer
les divisait mais la conformité de leurs actions
les unissait. Chacun tâchait de surpasser son
» compagnon en toutes sortes de méchancetés et
» d'impiétés. Ce n'était en général et en partis
•» çulierque corruption. Les uns voulaient domi-
ner les autres piller. Ces sicaires furent les pre-
miers qui sans épargner ceux de leur nation,
se signalèrent par des violences et des meurtres.
Leur bouche ne proférait que des paroles outra-
» geuses leur cœur ne respirait que trahison, et
» leur esprit ne s'occupait qu'à chercher des in- r
» ventions de faire du mal. Rien ne leur
paraissait si beau que de fouler aux pieds les
» devoirs de la-nature et de la société civile.
Vous verrez les maisons.saccagées; les femmes,
les parens de ceux\qui ont été si cruellement
» vêtus de deuil et qu'il n'y a par-tout
que géimssemens et pleurs, parce que n'y ayant
N {
A Sparte, celui qui rendait les armes était dédax^
iufâaie.
*^pewoBae.p|i n'ait éprouvé tes effets de laragç
» de ces impies la.déselatïon est générale. Ils ont
osé riiême s'emparer du temple de Dieu. Ces
» monstres d'impiété nés parmi nous font
» gloire de fouler aux"pieds cette auguste maison
du seigneur, qu'il n'y a point de nation sur la
» terre qui ne révère. » L
Ce récit consterne, indigne révolte; mais
Jérusalem déicide poursuivie par Fange exter-
minateur de la justice divine a-t-elle offert un
plus lugubre et plus horrible spectacle que notre
révolution que nos tribunaux révolutionnaires ?
Les crucifix et les prêtres attachés à la queue des
chevaux et traînés dans la boue; les vases sacrét
servant de coupe dans les cabarets ;<les statues les
images dessfcints, les plus beaux monumens de,
inojre religion renversés des femmes des vierges
enterrées vives les prêtres périssant sur Pécha*
faud pour le refus deBvrer leurs lettres, que les
Lacédémoniens auraient luronnes (1);, les mai-
sons des riches, les bibliothèques pillées c'est
ce qui s'est passé dans le département de la
Mayenne, où l'on se faisait un joyeux amusement
d'imiter les jeux sacriléges de ce jeune fou ï'em-