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Cours pratique et progressif de lecture élémentaire... par D.-A.-F. Courtois. Première (-Sixième) classe...

De
49 pages
Eymery (Paris). 1816. 6 fasc. in-12, pl..
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COURS
PRATIQUE ET PROGRESSIF ,
DE
LECTURE ÉLÉMENTAIRE,
:" ou
NOUVELLE Méthode pour apprendre à lire le fran-
çais aux enfans et aux étrangers, par des procédés
qui épargnent beaucoup de peine aux Maîtres, et
aplanissent toutes les difficultés pour les Élèves ;
PAR D. A. F. COURTOIS.
l 1
TROISIÈME CLASSE.
Connaissance successive des voyelles doubles, dites nasales , telles
que : a/t, en, in , on , un ; combinaisons de toutes ces voyelles
avec les lettres simples ; lecture de mots , phrases et discours ana-
logues , à mesure de cette counaissance et de cette combinaison ;
lecture courante sur les mêmes voyelles.
PARIS,
A LA LIBRAIRIE D'ÉDUCATION
D'ALEXIS EYMERY, rue Mazarine , Il 3o.
18 1 6.
AVIS,
Nous prions nos lecteurs de noas prêter id an peu d'attention.
Les hommes ont parlé avant d'inventer l'écriture ; ils ont donc pro-
féré des mots, des syllabes, des lettres avant de les écrire; s'ils ont
proféré des lettres avant de tes écrire, les lettres ont donc existé
avant l'écriture. Dans ce cas-là qu'est-ce qu'une lettre? Une véri-
table lettre , une lettre originale n'est autre chose qu'un son produit
par la poitrine et la bouche d'un homme qui parle , et la figure écrite
que nous voyons sur le papier n'en est que le signe représentatif.
1 Or, comme il a été impossible de représenter aux yeux un son qui
n'existe que pour l'oreille, le signe représentatif d'une lettre n'a
pu être qu'arbitraire et conventionnel. Voilà comment des figures
tout à fait différentes ont pu représenter une même lettre a , a , A ;
ou comment la même figure , en changeant-seulement de position , a
pn représenter des lettres différentes : p , d, q , b.
Si une lettre n'est qu'un son , il est évident qu'il ne peut y avoir
qu'une seule lettre là où il n'y a qu'un son , et si nous employons
souvent plusieurs signes pour représenter un son unique , tels que
an, on, au , ou , ch, pli, c'est parce que nos pères, timides copistes
des anciens, n'ont pas osé introduire dans leur alphabet des
signes nouveaux adaptés à une prononciation nouvelle.
C'est un grand défaut, sans doute , que d'employer ainsi plusieurs
figures pour ne représenter qu'un son , surtout quand l'emploi de
ces figures n'est pas borné à ce seul usage ; mais ce défaut existe
moins dans la chose même, que dans notre manière d'en user; car,
pour peu que nous le voulions nous l'atténuerons de beaucoup.
Nous avons dit que les figures ou lettres écrites, destinées à repré-
senter les sons ou lettres originales, étaient de pure convention ,
convenons donc qu'un a et qu'une n , par exemp le , qui sont bien
distinctement deux signes différens en mille occasions , ne feront
qu'un seul et même signe indivisible, lorsqu'ils seront réunis de cette
manière : an. Admettons ce signe indivisible dans notre alphabet ,
traitons de même tous ceux qui offrent un résultat semblable, et
nous ferons disparaître les contradictions qui naissent de ce côté.
Mais le jugement d'un enfant serait froissé en voyant des lettres,
qu'il a appris jusqu'ici à connaître et à prononcer séparément, se
changer tout à coup en une seule qui n'a plus de rapport avec les
premières. Admettons donc un petit signe qui motive ce change-
ment; accolons ces deux lettres de quelque manière : la moindre
raison suffit à un enfant, mais il en faut une; d'ailleurs les syllabes
dont il est ici question ne s'articulent pas toujours de même, mon
frère, mon ami : c'est donc une nécessité d'indiquer cette différence.
Les maîtres auxquels ces explications paraîtront un peu abs-
traites, -doivent peu s'en inquiéter; il leur suffira d'apprendre à leitrs
elèves h connaître et à dire en un seul temps an , in, on, etc.,
comme ils leur ont appris a connaître et a dire a, e, i.
1-11
an
- âl1-groe
en
en-fans
in
in-va-li-de
-
en
în-di-en
on
on- cc
un
ifn ;
f
, , COURS PRATIQUE
DE LECTURE ÉLÉMENTAIRE.
TROISIÈME CLASSE.
1 ij en em.
an, am; éh, em.
an-dré, ân-ge, an-se, en-fer,
am- re, ân-gle, an-tre, en-tré,
en-tier, en-vie, am-ple, ân-cre,
en-cre, én-clos, em-pli.
; en-core, en-têté, en-fermé,
an-guille, ah-tique, en-flammé,
em-barras, am-bigu, em-pire,
en-plâtre, em-belli, ém-barqué,
ém-blême , ém-porté , em-me-
né, an-gélique, an-ticipé.
t
4
pe-ah pan, de-éii déii.
pan, dént, temps, ràlig cent,
banc, vént, quand, pend, séiit 5
l'an, sens, géns, ment, ban,
lent, sang, camp. :
en-fant, en-cens, fàn-fàn , rii-
ban, a-dam, pen-dant, ram-
pé, tem-ple, jam-be, san-té,
rem-pli, én-ten-dant, eh-jam-
bée, tem-pé-ran-ce, sen-ti-ment.
an-dré, qui est un en-fant
rein-pli de sen-timent, et qui a
eu bonne én-vie d'étudier, ne
ressen-tira nul em-barras des syl-
labes récen-tes qui viennent de
se présen-ter; je pen-se qu'il les
lira d'em-blée et sans peine; il
5
en sera am-ple-ment dédom-
magé dans quelque temps, quana
sa maman l'en-ten-dra lire et
qu'elle le verra si avan-cé.
Il n'en sera pas de même d'an-
gélique, qui est une petite eÎ1
têtée et qui ne peu-se qu'à se
di vertir. Elle ne sent pas que le
temps passe rapidement, et que
les amusemens (portés à l'excès,
bien en-ten-du, car je ne le dé-
feÎlùs pas à des éhfans), elle ne
sent pas, dis-je, que les amuse-
mens ne procurent pas d'avan-
tages permanéhs : an-gélique
sera une petite sotte pen-dant sa
vie en-tière ; tan-dis que la lec-
ture lui eût em-belli l'ame et
formé le jugement.
6
m 5 iin; ën5 em.
in-de, li-ên, im-bu, im-pur,
im-pie, ca-in, im-bibé, im-
portant, véndé-en, iii-genu
în-fini, in-docile, cipry-en, im-
bécille, in-dolent, im-possible,
canané-ens, assyri-ëhs.
ve-ln vin, le-im lim,
vin 5 lin, pin, fin, tim, tim-
pân, min-ce, en-fin, Inati11,
bem-bo, men-tor, pml-tlll, sin-
ge, Illll-tln, co-lin, sim-ple.
lim-pide, sin-cère, valen-tin,
ben-jamin, vingt livres, cinq mi-
nutes, vurtem-berg , luarèÎl-go,
pen-taglotte, pen-silvanie, sem-
piternelle , pen-tagone.
Colin et Vincent, plus malîhs
que des sin-ges, lirent hier matin
du tin-tamarre pen-dant quin-
ze minutes : ils cassèrent cinq
verres, < et gâtèrent vingt livres
reliés en maroquin; enfin papa
mit fin à ce tin-tamarre en im-
posant à ces petits lutin* une pé-
nitence qui ne fut pas mince.
Si la lecture est lén-te elle
n't pas, in-finie; car éh-fïh la
tête des en-fans s'en im-bibe petit
à petit, et à la fin ce qui a paru
presque im-possible sera très-
sim-ple. Benjamin et Cipry-en le
sen-tent déjà, car ils lisent sans
difficulté les mots : men-tor, bëm-
bo, maren-go, pen-taglotte, péÎl-
silvanie et sem-piternelle.
8
on, dm.
on dit, on va , on lit, on-ce ,
Oll-g e, on-ze, om- b re, Ji-oïi r
ri-ons, Pti-om, pri-ohs, pli-ohs,
om-bilic, om-brage.
be-an bon 5 te-om tom.
bon, tOÎl, SOÎ1, nom, lohgy
rona , mon, sont , don, gOÎ1d,
non, dolic, mont, font; romPt2
pont, vont, monts.
bom-be, bon-bon, pA
veil-lons, pdm-pier, ma-ndh
bon-don, cdh-tohs, rom-pn bâ-
tôn, conte, tom-bé, cômp-tolls,
pom-pôn, don-don.
, il
- r
on va donner une oh-ce de
9
bon-bons, et on racon-tera le plus
joli con-te du mon-de à celui
qui se mon-trera le premier exer-
cé et rom-pu à colnp-ter exacte-
ment le nom-bre des syllabes que
l'on ren-con-tre dans les mots :
bân, bOÎl-don, con-ten-tons, coli-
sen-tiront, mécon-ten-teront.
La petite Madelon avec sa
bonne amie Manon ont passé
une lon-gue matinée à s'occuper
de jUIJOÎls, de cotillons, de robes
et de jxfm-pohs. Elles sont dans
l'opinion qu'il est du bon ton de
ne pas travailler, et que lors-
quelles sont parées et pom-pon-
nées, ce la suffit : 6n les in-forme
ici qu'il n'y a pas de bon sehs
dans cette façon de peii-ser.
1*
10
tili, uni.
un mot, un livre 5 un verre,
hum-ble, hum-blement.
me-un mun, fe-um fum.
com-mun, par-fum, me-lun,
ver-dun, llfu-di, tri-bun, a-lun,
quel-qu'un, fm-portun.
Le parfum est une essence vo-
latile et agréable, qui s'exhale
des corps odorans, le parfum de
la rose est suave j l'en-cens que
Ton brûle est un parfum assez
commun.
Verdun est une place forte
d'un de nos départemens. Ver-
dun est connu par ses bonnes
con-fitures; olri fabrique de bon-
nes dragées à V erdtî..
A
11
Melun est une ville sur la Sei-
ne : on dit de quelqu'un qui crie
avant qu'on ne lui fasse mal,
qu'il est cdmme les ân-guilles de
Melun. b utiv 1
un de ces matins quelqu'un
m'a racôn-té que le petit Valtun,
de Verdifn n'est pas un en-fant
du commun. Il ne se rem pas
im-portun; son papa et sa ma-
man en sont si con-tens qu'ils le
mèneront lun-di diner à Melun;
ils y feront bom-bance avec un
bon din-don et un bon j am-bon.
-
On donne le nom de pen-ta-
gone à une figure qui a cïh< £
cotés (an-gles).
Pierre Bem-bo fut ûn savant
12
distin-gué; Béln-bo fut créé car-
dinal par le pape Léon dix. -
La Pen-silvanie est une pro-
vince de l'Amérique. Le nom de
Pen-silvanie lui vint du nom
d'un sage qui s'y retira.
Les Esséni-ens, les Saducé-
ens, les Nazaré-ens et - les As-
moné-ens, ont, formé différens
partis parmi les Juifs. -
Les Macedoni-ens con-duits
par Alexan-dre, ont com-battu
et côn-quis les Tyri-ëhs, les As-
syri-ehs et les Babyloni-eus.
L'en-fant qui a une în-telli-
gence et un en-tennleniént COln-
mUÎls, s'il est atten-tif à sa leçon
avan-cera davan-tage en un plus
petit in-tervalle de temps que
i3
Trois. CI. a
l'en-fant qui est in-docile et fn-
do-lent, et qui avec plus d'rn-tel-
- ligénce et d'en-ten-dement, ne
mon-tre pas de bonne volon-té en
répétant ses leçons.
Fan-fan est un bon petit gar-
çon rempli de sen-timens et d5in
telligence; il ne dit pas de men-
son-ges : il est bien obéissant
envers ses parens et se relia de
bonne volon-té à ce qu'ôn lui
demande. Ses on-cles lui ont déjà
donné un petit pm-çcfn qu'il a
ren-fermé dans sa cage, et lui
ont promis en-core un joli petit
pan-tin, qu'il fera dan-ser en
tirant les différéhs cordohs qui
en font remuer les bras et les
jam-bes. : r
14
4
Le bon Père et son enfant.
Golite.
un bon père se sentant près
de descendre dans la tombe, in-
vita son fils à se rendre près de
lui. Mon enfant, lui dit-il, je
sens que le moment de ma ffn
arrive; profite des derniers con-
seils que je puis te donner: ne
vends pas le jardin qui va deve-
nir ton héritage. Mes parens
m'ont donné l'assurance qu'un
trésor est renfermé dedans; ils
n'ont pu à la vérité m'indiquer
précisément la place; en tâtant
par-ci par-là, tu le rencontreras
infailliblement 5 et ta peine sera
i5 -
amplement récompensée : en fi-
nissant ces mots le bon vieillard
rendit l'âme.
Son fils inconsolable répandit
des larmes en abondance ; il finit
cependant par se consoler avec le
temps. Alors se rappelant le con-
seil de son père, il songea à l'ar-
gent enterré dans son jardin : il
l'alla donc sonder et remuer en
divers sens, cela fut sans succès;
cependant le jardin continuelle-
ment travaillé rapporta davan-
tage à la fin de l'an. L'enfant
finit par entendre le sens du der-
nier conseil de son père, et il
comprit en conséquence que le
travail est un trésor.
16
Différament, ardament, pru-
dament, évidament, néglija-
mént, éminament, indolament,
déçament, précédament, éloqua-
ment. Prononcez de même :
Différemment, ardemment,
prudemment, évidemment, né-
gligemment, éminemment, in-
dolemment, décemment, précé-
delumeîlt, éloquemmeîlte
La prudence n'est pas évidem-
ment un don de l'enfance ; ce-
pend ant celui-là se conduira
prudemment, qui suivra dili-
gemment les conseils de son père :
un père est un excellent Mentor
qui s'intéresse ardemment à l'a-
vantage de ses enfans.
L'indolence et l'ihdifïerënce
17
dans la conduite annoncent
évidemmént une sorte d'imbé-
cillité. Celui-là donc s'expose à
être insolemment taxé d'imbé-
cille 5 qui se conduira indolem-
ment et indifféremment dans ce
qu'on s'efforce de lui montrer.
Les leçons con-tenues dans ce
livre ne sont pas écrites bien élé-
gamment; cependant, si elles
sont reconnues éminemment
bonnes, le bon sens parlera plus
éloquemment et plus élégam-
ment qu'elles, et conséquem-
ment îl se fera solennellement
sentir de l'enfant, disposé à se
porter ardemment vers ce qui
est bon et utile.
i8
Pin, piht 5 s m 5 ciht ti-il tïlnt
ja11, mfn 5 lnms, vtn, vins.
Prononcez de même :
Pain, peint, Sein, ceint, teln,
teint, jean, main, vain, varns, un
Saint, pein-dre, vilatn, man-geons,
à jeun, humain, lllôn-daiîl, Saint
Jean, ron-geant, veîl-gecfils, Cein-
ture, pein-ture, pi-geon.
L'argent n'est pas continuel-
lement le partage des talens ; un
bon pein-tre peint des arbres
qu'on nomme pins, affn de man-
ger du patn.
L'en-fant qui est à jeun et qui
a faim, mange volontiers du
pain sec et ne demande pas de
pitance; cepen-dant, s'il est fin
1