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Credo ! par A. A. G.

18 pages
imp. de L. Perrin (Lyon). 1873. In-8°. Pièce cartonnée.
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AMOUR ET FOI
La foi transporte les montagnes;
L'amovr ejì plus fort que la mort.
PATER NOSTER.
4^=|^?<ES cieux où vous régnez, vous êtes notre père;
\\ fsQ)\ Vous voulez qu'on vous aime, ainsi qu'on vous
$Zj?Zsíúci révère :
O Père, ô Créateur, que votre nom puissant
Se révèle en fa gloire au monde obéissant ;
Que votre règne arrive, & qu'enfin fur la terre
Votre volonté sainte, ainsi qu'au ciel, s'opère.
Faites à nos besoins leur part de chaque jour :
Donnez au corps le pain, donnez au coeur l'amour.
Pour vous, nous remettrons leurs dettes à nos frères ;
Mais, vous, remettez-nous nos péchés, nos misères.
Si la Tentation, en son charme trompeur,
S'élève contre nous, défendez-nous, Seigneur;
Délivrez-nous du mal, écoutant la prière
Qu'au monde votre Fils enseigna, notre Père!
AVE MARIA.
Belle êtes-vous, ô Marie, entre toutes,
Pleine de grâce & pleine de bonté;
Jamais le ciel n'enferra sous ses voûtes
Charme auffi doux, trésor plus enchanté!
Je vous salue, ô vierge immaculée,
Rayon divin d'où le soleil descend !
Vaisseau choifi, créature appelée
A compléter l'ceuvre du Tout-Puissant.
VOUS êtes bonne aux enfants de la terre ;
Fille des rois, je fuis à vos genoux !
Laissez tomber un regard tutélaire ;
Source d'amour, ayez pitié de nous!
Le monde entier est plein de vos prodiges,
Votre nom règne au fronton des palais ;
A l'humble toit vous donnez ses prestiges.
Qui d'entre tous vous égala jamais!
Chacun vous prie en ses langueurs diverses :
Le pauvre attend son pain de votre main ;
Le voyageur qu'ont lassé les traverses
Vous trouve enfin pour guide à son chemin.
vu
Du nautonnier si la voile hésitante
Fatigue en vain l'azur profond des mers,
Vous vous levez, étoile bienfaisante,
Et lui rendez les sillons moins amers.
Quand fous son chaume, au déclin des ravines,
L'âpre ouragan fait trembler le pasteur ;
Souffle de Dieu, penché fur les collines,
Vous repoussez Fange dévastateur.
Si le malade appelle en sa nuit sombre,
Vous Fentendez, Vierge de bon secours ;
Si le pécheur veut sortir de son ombre,
Vous devenez le flambeau de ses jours..
L'artiste élu, Fharmonieux poète
Songent de vous pour peindre la beauté ;
Vous attachez à Foeuvre plus parfaite
Le nimbe d'or de votre éternité.
Ecoutez-nous ! Ces feux qui resplendiflent,
Ces fleurs, ces chants, tout ce culte si doux,
Pour que du ciel les sentiers s'aplanissent,
De notre coeur il s'élève vers vous.
Servez de trace aux pas de Finnocence ;
Soyez Fappui des pieds plus chancelants ;
Entourez-nous, abîme de clémence;
Mère de Dieu, nous sommes vos enfants.
CREDO.
Je crois en vous, mon Dieu, Père de toute chose,
Créateur tout-puissant en qui l'être repose ;
Je crois que les esprits, ainsi que les humains,
Et la terre & le ciel font l'ceuvre de vos mains.
Je crois en Jésus-Christ, Fils éternel du Père,
Divinité fait homme en qui le monde espère,
Verbe révélateur, par qui nous font venus
Tous les secrets d'en haut, jusqu'alors inconnus.
Je crois qu'au sein fécond d'une Vierge bénie
Le souffle de l'Esprit mit son âme infinie,
Et la chair, & le sang, & la divinité,
Et tout le Christ enfin par Marie enfanté.
Je crois qu'il a vécu parmi nous fur la terre,
Et qu'il est mort en croix afin de satisfaire
L'arrêt qui nous avait condamnés à mourir,
Afin de nous sauver, afin de nous rouvrir
Le jardin du bonheur & les chemins de vie,
Et notre place au ciel par le péché ravie ;
Qu'on le mit au sépulcre, & que, pendant ce temps,
Les enfers lui rendaient leurs captifs habitants,
Troupe de bienheureux, aux limbes retenue,
Et soupirant après le jour de fa venue ;
Car nul n avait vu Dieu, nul ne devait le voir
Qu'à la suite du Verbe & que par son pouvoir.
Je crois qu'avant les feux de la troisième aurore,
La terre avec amour vit ce saint germe éclore,
Et que le Rédempteur s'élança du tombeau
Pour remonter au ciel, plus puissant & plus beau.
Je crois qu'il reviendra, dissipant tous les voiles,
Porté fur les soleils & couronné d'étoiles,
Semant avec ses pas l'amour & la terreur,
Le pardon d'une main, de l'autre la fureur,
Et qu'il appellera les élus de fa grâce,
Tandis que les maudits fuiront devant fa face.
Mais du Père & du Fils, en leur amour divin,
A procédé l'Esprit, mystérieux lien;
Egal à tous les deux en honneurs, en puissance,
Rayon coéternel de l'éternelle essence.
Esprit, je crois en vous; Esprit consolateur,
VOUS reliez aussi le monde à son auteur;
C'est par vous que descend, en un heureux échange,
La grâce qui sur nous se repose & nous change;
Et, par vous rappelés vers leur premier séjour,
S'élancent de nos coeurs la prière & l'amour.
Vous étiez la parole aux lèvres des prophètes,
Et c'est par vous encore que chantent les poètes.
Esprit, soyez béni, vous avez la beauté,
En vous est le seul bien, en vous la vérité!
Ainsi qu'à Jésus-Christ, je crois à son Eglise,
L'Eglise des vieux jours, la vieille foi transmise;