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De l'Emploi de l'iodure de potassium à doses fractionnées au moyen de pastilles inaltérables... par V.-A. Signoret,...

De
8 pages
1872. In-8° , 8 p..
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DE L'EMPLOI
DE
L'IODURE DE POTfflll
A DOSES FRACTIONNÉES AU MOYEN DE vTrr-
PASTILLES INALTÉRABlj%^
. ( contenant chacune S centigrammes ) v " ï~
/\ :' ' ', \ PAR V. A. SIGNORET,
.:" Dwltdr en(idecûe, FlanoacieD. Membre de plusieurs Sociélés sjTanles, elc.
Prouver que" l'Iodure de Potassium était employé bien avant la
découverte de l'Iode ; indiquer les travaux qui prouvent l'utilité de
ce précieux médicament, et, en se basant à la fois sur les expé-
riences physiologiques et les essais thérapeutiques, démontrer
l'avantage de son administration à doses fractionnées, à l'aide
d'une piéparation agréable et constante quant à la dose, tel est le
but de ce petit Mémoire.
M. Dorvault, dans son Iodognosic, prouve que dans les éponges
et les plantes marines l'Iode est combiné au Potasssium; par consé-
quent les anciens praticiens en prescrivant l'éponge brûlée et les
préparations de plantes marines administraient l'Iodure de Potas-
sium ; l'emploi de ce médicament remonte donc à un temps bien
reculé.
Les Chinois emploient les plantes marines et les éponges contre
Iegoître, depuis un temps immémorial: M. Stanislas Julien, de
l'Institut, et professeur de chinois au collège de France, a commu-
niqué à M. Dorvault la traduction suivante du Pcn thsao-Kang-mo
de Lichi-tchin, ouvrage qui date de 1567 :
GOITRE. — Livre 19, fol. 28, VIN DE PLANTES MARINES.
« Ce vin guérit le goitre. Prenez une livre de plantes marines;
» enveloppez-les dans un morceau d'étoffe de soie, et faites-les
» tremper dans deux ching (sorte de mesure) de vin ( eau-de-vie
» de grain faible ).
» Dans le printemps et l'été on en boit deux fois par jour; en
» automne et en hiver, trois fois. Quand ce vin est épuisé, on re-
» commence.
» On peut aussi, après avoir bien lavé ces plantes pour en enle-
» ver les principes salins, les réduiie en poudre, pétrir celte
» poudre avec du miel et en former des Pilules dont on fait usage
» trois fois par jour. »
Ibicl., fol. 30 — AUTRE RECETTE.
« Quand le goître commence à se former et qu'il a déjà la gros-
— 2 —
» seur d'un noyau d'abricot on prend une once d'épongé, on la
» lave pour enlever les parties salines, on la fait sécher au soleil et
» on la réduit en pondre.
» On en prend un dixième d'once que l'on enveloppe dans du
» coton et on la fait tremper dans du bon vinaigre. On la met en-
» suite dans la bouche et on la suce. Quand elle n'a plus de saveur,
» on la remplace par une quantité semblable préparée de la même
'» manière. »
AUTRE RECETTE.
« Quand l'enveloppe du goitre commence à grossir, prenez de
» l'éponge et des plantes marines par parties égales, réduisez-les
» en poudre que vous pétrissez avec du miel et formez-en des
» pilules grosses comme des noyaux d'abricot. Vous les mettez
» dans votre bouche et les mâchez et sucez jusqu'à ce qu'elles
» aient perdu leur saveur, auquel cas vous les remplacez. »
Le livre dont est extrait ce passage est le code officiel des méde-
cins et des pharmaciens chinois.
Selon M. Boussingault, en Colombie, les naturels se servent des
résidus ou des eaux mères des différentes salines, particulièrement
de celle de Guaca, contre le goitre.
Gréville rapporte que, dans d'autres parlies de l'Amérique, les
habitants mâchent comme du tabac les slippes d'une laminaire,
pour combattre cette affection.
On sait que dans la médecine populaire des divers pays, on em-
ploie des algues contre les engorgements. Le docteur Magm-Bonet,
d'Oviédo, dit que les paysans des Asturies emploient contre plu-
sieurs maladies le fucus palmatus. Chez presque tous les habitants
des bords de la mer, la vertu anti-strumeuse des plantes marines
est bien établie; le marin conseille la plante marine en infusion, en
cataplasme et comme matelas.
Bien des eaux minérales dont on ne pouvait s'expliquer la puis-
sance curative, la doivent très-certainement à la présence de l'Iode
ou de ses composés. M. Dorvault, qu'il faut citer sans cesse lors-
qu'on s'occupe de la question que nous traitons, donne un tableau
des eaux minérales iodurees, et l'on peut voir que les plus efficaces
figurent dans ce relevé. (Iodognosie, page 20.)
Dès le treizième siècle, Arnault de Villeneuve indique dans son
Breviarii (lib. 2, cap. iv De botio guise), l'éponge brûlée contre
le goitre, et d'après un passage de l'Histoire de la pharmacie de
Quintin-Chiailone, il paraît, d'après Chincilla, qu'Arnault de Ville-
neuve en conseillant l'éponge brûlée s'en référait aux expériences
de Casamida.
Diverses préparations, divers remèdes secrets étaient employés
contie le goitre, la poudre de Sensy particulièrement; on peut lire
sur ce sujet un article fort curieux, fort intéressant de M. le docteur
Gendrin, dans le tome 105 de l'ancien Journal général de Méde-
cine, page 116 ; l'analyse faite par M. le professeur Gmbourt a
constaté que ladite poudre était composée de plantes marines, les
unes brûlées, les autres simplement pulvérisées, et d'Iodure de
Potassium, composition se rapprochant beaucoup de celle indiquée
par Mead contre le goitre, et dont il dit avoir constaté l'efficacité.
(R. Mead's med. works, Dublin, 1867, p. Zil8.)
L'Eponge brûlée formait la base de la fameuse poudre de

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