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De la religion en politique ([Reprod.]) / par J-M Coupé

De
60 pages
[de l'Impr. nationale] (Paris). 1796. Église et État -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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20x
MICROCOPV RESOIUTION TEST CHART
NBS 1010a
(ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
THEFRENCH REVOLUTION
RESEAR6H COLLECTION
LESAARCHIVES DE LA
^REyOLUTIONÏEANÇAISE
PERGAMON P14ESS
I ieadington I lill Hall, Oxford OX3 OBW, UK

DE
ELIGIQN
EN POL I T I Q U E5
Par J. M. COUPÉ, «le l'Oise);
iMPRIlfÉ f AR ORDRE BE LA CONVENTION NATIONALE.
« Datur ecce loquendi
Curn Jove libertas. Luca'nvs IX.
V ot'.ci encore le monde agité pour la religion
Autour d'elle toutps les passions se rassemblent et
combattent. On met autant de fanatisme à l'aLtacper,.
ijue l'on en met à la défendre
(i) Je tXcsnne cette opinion un peu tard; peut-être «éroit-elle meilleur»
Ce n'est pas (levant le torrent ni au im-lieu du plus grand emportement
des que 'que saiig-Troirf- p<-iit se présenter.
ligion s'élèvent contre elle avec indignation,. et vou-
droient en délivrer la terre au contraire, qui y
ont placé leur morale leurs consolations, leur espé-
rance y sonttfttachés connue à la base de leurs allec-
tions, à leur n-gle à leur manière d'exister.
Mais la religion n'est point la fureur ni ,la discorde
.elle n'est donc qu'un prétexte, ou ce vertige aveugle
annonce que. l'on ne s'entend pas.
Il est bien important pour l'es législateurs d'approfondir
cette cause fatale de troubles parmi tes nations.
Mais qui; pourra. bien écJair'cir ce sombre chaos de
tant d'erreurs?
11 faut avoir le zèlc^.dc la paix, pourtraiier cette ma-
tière elle est couverte de la plus grande dél'iircur.
JI faut l'avoir méditée.; die est abstraite et profonde.
If faut le sang-froid d'un ob.scrvaleur sans passion.
'Que quelqu'un apparois-e comme un .habitant «1rs
et saines à .cet égard', qu'il laisse les cérémonies du gni
de chêne, celles «'Eleusis, et qu'il ne voie que la chose
en général.
Il faut parler à ceux qui veulent la religion, comme
à ceux qui n'en veulent point.
Laissons-la les tables, les dogmes remontons, s'il se
peut, aux premières affections de l'homme, et voyons-y
la* formation de la religion.
I. Impressions naturelles qui conduisent l'homme
aux premières idées religieuses.
Nous voyons un enfant nouveau né regarder atten-
tivement tout es qui se présente à lui, pour s'en faire
une idée.
Ji'l-\omme nouvellement-forme, et place au milieu de
tant d'objets dont il avoit se servir ou à se défendre
inquiets tcui
ee qu'il
As
des
̃ cléinens, il aura prisse ainsi par beaucoup de généra-
tions sans aucun», différence dans ses idées avec Je che-
vreuil ou le, sanglier (î).
T! fut bientôt rassuré sur les objets immobiles, sur
les rochers, les arbres.
II -examina ce qui se meut, et les animaux avec dé-
il distingua bientôt
• aussi ceux dont il a voit -n craindre:
il vit c'e jntme
Ai mi lia r. sa par l'habitude
il se t-r;c*U comme les
.autres aum.aux.
Il n'eu' l'aspect des grandes- tem-
pe les cependant., après s-'ttre blotti, et!cu1' avoir
échappé heureusement, il se sera rassuré quant il leur
lui, « omim; font lesT.i:iui;:ux qui
connoissent aussi ces nalui- 1^ et les
dislingMenl bien d'.auîrcs moit\c:i;ens qui poiuroient h
regarder.
se borne dans l'homme errant, comme
dans les autres animaux, à la stupeur, et il rei ornoîlie-
que c'est un objet général qui ne les menace pas in-
dividuellement et ne demande qu'un abri.
Mais, -quand l'homme fut rassemblé en troupes, et
qu'au milieu de ces- pliénom» 'lies extraordinaires, plu-
sieurs imaginations frappées Iraiaillèicnt et agirent .les
unes sur les autres la réflexion se communiqua et la
pensée s'exprima sur ces grands événemens.
L'homme, comme tous les animaux a toujours du
(il II es! (Uns la constitution organique des .tiiim.iii'c (l''iljsrr.cr tout ce
qu'ils voient de "̃ i\'Ai a nuoi s'en tclMr dp telle ou n-li» apparence, >>i'ur
« i'i'i >oii m'ti.iiH[iiill("s suv Ictii sûreté.
Les animaux, ceux nifitip qui n'ont lien .1 evaindre •.nus noiii* g'i.l
,i;u cnoisoiH ou oiilondont quelnur- dinse il'jiiconnn ils s'approchent, ils
r.iimni Ils flaiicnl jusqu'à ce qu'ils tachent a quoi s'ff it-i m Us sont
plus iraiumillfs après.
La ,1 (iniosilé est en nous un effet irrésistible. Un objet iioi"i>au se
pri'S'-iite a nous quoiqu'il ne nous menacf point il nous ini|uu te il
tst iuii-iobilc où il se meut qu'est-ce que c'est'que M^«ihe-l 1!
Nti'.s (l'avons point de tranquillité, et nous
qui; l'on uc-ub eu ait donné une idée, et une ulce qneUoi'ji''
et clublieù dans l'opiuiu-n.
I Des' premières religieuses.
5
"A 3
dans ses flancs ténébreux là que
tous It .« terre son empire
Le vent Iiii-mt'inc el. J'impulMOii
Le ieu Cu'i aver-t'tonneineni et avec
comme il 1V.I Uiu jours' pour tout aninial (lui nç
Ajiièh itire longue F\i'i\c. de on s'y familiarisa}
ou apprit, m. "nie ;i .l'en servir il fut au. yeux de -tous
les |îf-(ipl-s un être le révélèrent leur
données, cxpl'umoit aussi
li'.miaineJiieiVt les evénemen-. naturels qui ctrii\ oient sur
globe, 1 et, s Vi;e- Jouaient
Ce iV.i'v î •• J lie- de î;i ferie
!»̃' rie!.
L- rochers, enlioiv laiij-és tu-. us- ks UjKS,
Les feux v>)c;:iu<jucs ï> n i t'clîiloienl en'ni'"uifi temps,
c'toienf les du (Il ciel qui tena^a ces
audacieux'.
Le plus énorme, d'entre eux mugit encore sous le
'Muni Iitna où il e.-t étendu, ien\e:sé c'est Ion joui
lui qui le fait il q-uaiid il .s'agite et qui eu vomit
de noires fumées. 1
Gemme au milieu de ces effe ts a iolens et dé-
fi'.slreux que l'homme se ces puissiinet-s et ces
a,'?.<*ns iiivisii>]e? il les conçut sous des caractères de
lureur et de ni;»lfaK.;nce.
]l'est pas élonih.iif. que Vidée d'un «"ti-f se
Miit répandue et se soit irouvée ojmof.ée à celle d'un
être bon, comme le di'soif're d'une k-iiipete rest au
Ce 'fut <le quelqu'un lui suggéra
elix pour <|ii ils
al(îi> v.nc «les idée-, <!(' lair.î et de p:ti;re I"UiV vint
(Ilej^vit
dans U' j <̃:•»•̃, M-m:i.s, (t p.irmi dans
les sons le cri-ial
''l'elle f-:t l;i "inanit-re 'lont les lioiîimos liriivoiix. et
libre.- 'vii/'iit Ui HîUiirr- dans des 1er. ,![)• plus, i'.jrîmiçs.
Tour eux, Ifs dieux
Pour 1. uMl-iliMlcs mt^'idl)! «-V ;;i;i" c\«inil
sombre;; cI ifnU'es.
Il f.V>t ti-uvé -dans Id:«s losjemps des hommes plus
•iuui-ln.ili! «|i:c; les i-u> des n'i"'1!»'^ <!i'!iï i.nle- et
«nicutioril'iir nrron.-t->nn^ cav..nU.{>f.
En ils auront vu
que ion iKMit IV-ritivtonir oi en profil'-T.
Voii, i'iir aulOiiU' A en imposer-, t i <]o?rvi!r
main.- pendant la longue suile des siècles, des ci cons
Ijf.Ps et des ôvéneuiP'i-, pour à ces résultats.
Revenons sur les points et con.-iiiérous-
les
J 1 1. Des puissances de la naiar? ou des <l':eux.
Vas vrïtanves sdnt lri éléincus cnx-nuMiics. On ne-
se i^ure que ce que l'on. sent ou ce que l'oÙ v«nl. On
fixa d'abord le soleil, la lune, le feu (1) et ion lit
r'« ^T
•̃-̃•̃̃'
A4
.autant de dieux que l'on observa de cet puissances dans
la nature.
N'a'd mettra qu'un seul principe qui meut tout, est beau-
coup trop relevé., et cette pensée ne vient qu'âpres toutes
les autres..
Originairement, chaque nation cantonnée et'sanscom-
mvnii; atiun uvoit ses dieux propres à son caractère, à
sa localité il son genre de vie c'étoit, comme tous ses'
usages, un résultat 'moral, déterminé par les causes'
physiques. Et si cette manière d'habiter eût été main-
tenue, on au voit trouvé par-tout les dieux propres,
comme on tiou^oit les lu:biliemens les armes, les
'Mais tous les hommes ont été poussas les uns sur les
•attires, et. les idées religieuses ont voyagé. On a-lloit
d'ailleurs les puiser dans 1 Inde en Egypte en AI-
bum 1). jf
Une l'ois que le rulle d'un sueu a été établi et accré-
dite, il a été imité par lt .s /étrangers qui l'ont répété
cht'» eux des -prêtres l'ont pbrté des prêtres l'ont été
chercher.
.Ainsi, à l'époque de l'antiquité dont nous avens com-
mencé Ù «.voir -quelque connoissanoe nous voyons 'les
mêmes dieux à-peu près tonnus en Europe, en Asie,
en Afrique.- Jupiter, puissance du ciel Phébus de la
lumière Vulcain du feu Neptun:? de la mer; Fiuton,
de la mort et des espaces souterrains; Vénus, de la, vie
et de la propagation.
Ces puissances invisibles étoient les arbitres de leur
élétnmt propre, et elles furent personnifiées selon la
manière de voir et d'exister ..de chaque peuple.
Elles teuoient en commun l'empire de l'univers, et
en «ouvenmîeril les diverses parties.
..Elles avoient formé l'homme, dirigeoier.t les événe-
mers et les devinées des nations, les favorisaient ou les
punissoient..
translata t-sse exisnmatur; et nunc qui liiligeirtïàs cain rem coguoscere
f olunt pldnunijue illâ discendi causa jnviiciicuutur. Ca-vs.- *'•
L'homme en formant ce momie imaginaire l'a com-
posé commît lui-môme, dé toutes ses vertus et de ses
11 a il s'est trouve, et l'on pour-
voit l'iiigloM jlic el du physique des
peuple a ses dieux par son habitude-
sens, lis sont aus>i
comme les plantas,
-d'un. glacé de furets sombre* d'une 'région
des sont diiTérens des .dieux des
de l'Iiuk ont un caractère que ceux
des Scyllies ou: de la Mauritanie.
î V. Dei sacrifices.
et dans' une ciispos-itioti d"e'prit troublé par I.i s.i;a-.s-
animaux. «'rilin des homme-, inimo pour lus. omir aux
pas dans la nature .cepen-
dant elle est devenue gi'néiuie.
On sn Ui.,sa^pCrsiiiuSer que h«, dieux étoient auues
• d'une proie, on leur en donna une.
'Ils étoient irrites; on cr«^»it pouvoir sub-titiipr un
échange pour le-,
Ils louvoient faire réussit une Isiitrepi i-e une guerre
ou leur promettait le butin et des vic:une.s (a;.
9
Les Gaulois crurent, que'le¡.; dieux dempivloirnt encore
la vie des>- leur i-<nt, ou» le iiou. de
Cette idée h >i 1 11 1 ,u( 1 on -< Uni I nie de Ui divs 1
étoit -propagée en Vie, en v ï i ̃• •" C 'M ^n» t !i«
.fureur aboin-m!)!»
$7o votuit s/ f' />>
Les atiin.a '<"̃> '• -i i", 'i.'nint bons ¡il n n-
.g«r, etoien1 > K .s v i •• v l(nl (!>\1 U1>1 (>-
du sel, \ies du vin, (le,
conclure <| n' la |»iliiik ic i lie de r J""
tuiiement; peul li ̃• rut li <> i .t d\.uil .i^< u.c par quel.
qu'un. Ce: 1 L'eut. f .mi tt Ja i uuiif
"si ^énéi'ale. ̃. ̃ ( "̃ .C
Y. jï)f>.s sacrificateur* et de, or actes J
Les iTcmiors prêtres. furent les'1 vioillarHsj ofivi étaient.
savon- le p!us et avoir d;ivànl't»e à v-> onter cé>>
fu'Vntee!i\cj\!i se IraiM^'nvnt en |)os.s,siiii dc.x ifin)oseiv_j.
le 'pin; arra imagiir.iSi.ins, par
et !e i cspt'ct qîri Jes aecciupîi^ii»..
gèrent les prenuers gb;ets du ciille..
Il fui. accidentel. et informe, coiiune- tout l'a été; 'mais
l'imitation l'acheta.
Ce ft,»rcni; long temps des vieillards fortint.s et isoles
qui lire lit. les adorations et fini en parlèrent, mais m-
m'inent, une chapelle, se rcuniie;
Quand il y e-nt des temples-, leur n-jn'.ljrc au^^icria
encore. Ce devînt une profession, et bute profession
avantageuse ne manque pas de s'acci o"l\ v {-)̃ ̃
Ta'nli- fxtitiili jnuHi i" dm'ijilttam-coiuCKr.uU
d
oE jet prirent
ils' devinrent
juloiix ào leur t'iat, eu îiient un mystère, et ne le.
toiiinuiniin!n«ut qu'aux inilié,s les profanes ne pou-
Les (li uides ikî triKuonL leurs dr.gme.s que de mé-
Ainsi- .se formel enL ces corporations permanentes qui
i;n.lioris, et les dominèrent.
Celle? de l'Fndc, ceUe» de l'Egypte, furent célèbres
c^'ie le fut ei-r>i'eineni elle liroit son
t>' igine d'une 'plus aiiciejim* encore, celle, des druides
les élèves alloient se jîeiiec-
tûinficr (̃;).
Iii;s prêtres furent les et f,erutaleut de
la iKilnrt* soit par ^cn'il ,-soU qu'ils eu;. sent besoin de's
pliénonic'nes naturels pour en imposer la, jmillilude. On
runnoil maintenant les eil'cts que quelques-uns dirent pro-
tîitire.
L(s dn'ides élolont aulr-efcis parmi nous ceux qui
t'iii:!h:ic:!t et î[ui i-ii.ci^rcicnl ;.);.
C3Vl<iiei'l eux fini V-.piiroTen.-iïïM-ienl If s pi'inr'ijifs-de «»'̃>
ïaiet! «le it'KIaiicu et qui en ('Uii.nî. cU''j»"silî*ii <̃ <' à-
iuil l'on poriojt JLous ie.-> «lilit icnds (4).
(i) hinj'f ii'fi i! iiiiri'i'ii'iii vc..i'"i'i (!ii-i:;iini'. luuuc >irnmi!!i
<li'( iplir.a pi riii.mci.f in'. nie le- essr (-xisum.iTit ea
J.iii- !̃ .iiu'.ii- » ù:ii in î.-li'pi's ti'iù rcLui» pnblicis .pii" aiii.jtie ic.tio-
i',ini^ ii. ̃'
!i .-i.% roi lion l'rr et ilf prr'scn'cr iii Viinmei^n
t. il-. i'if île cili' i-ï-toï.o ei.î 1rs ailU' im.s' pou )̃(". on m: la <t."jiitit*iiiir<nt
d.ace
(le niuiuli or ter-
rrni.iii îii.vi.riilimlii^ ii" i 'Liiïu itiilu'ii <io. ]}< onnii imnuiiiaiiiîui >i ac
et,
A.: Los. 1,1-i^nii.j adolcscciuiiim numerus àiscipiimo (aura loncuuit.
Cu.sar vi.
(Çt Dr- et
s: 'jiioil <-r admissiifli iniinns, si c;rdrs f.irtii si de hoprcdiiarp, de
ïiuili. rer.m.vmin est, iiileni dcrrraiint ]Tfeiiiia, paMia^Hc roiisitîMmnt.
1; c.-vtK aimi lpni|inrr in fmibus CarnulAm qu» regio totins Gullia»
wcd'.n ji:ibolicr ro'i'ûii'iit in Un » «hum <"r>,r.>.
i!»r oiri'-cs- niili(jr»e i;ni coiilfov-oisias Uubcut COOTCaliiOt t coiuntqut
11
ct^vruti.i! '.<(.' on en a a ')ollie ii; "•'
larpcllc |iie .-i les dépotes en
e;Uxr.A -t (le r.U.-« «ode ft »",»•! ncm par des
i • an. it-iim in n» les ases libres et chez le..
étions più!) s, ou -.vtycniwt. plu, et
in.ii moins nui^mm^' p'or les et l'opinion,
J/tM-i.ii.iiHiiiic-otini* du' foi* i»t ï-i*j;.e aimciK-e^ine.
̃]w ,-1,ion douce et ],H>i\.n \s
Est-il rien qui lie Tcus les abus ont com-
11 exisfe une naiureîlfi 4e cpn-
«ni nous menace l'a -au les préjuges de' rima:-
porh'c à. son pins haut de^ré d'inquii' U:(Ie. ̃̃
ol de CI Ce qui ne s'étwt
se conumtnùpa et devint' gi'iurnl..
Ou annonça que les d\eux revoient u. avance tort ce
qui d«voit arriver et que les destins ctoiont ecviis dans le
Des augures, de. amspices des devins de toute; es-
̃T.ècc persuadèrent que les dieux !ç;ir en. decouvroient
des indicés c]atis le voï dt* oiseaux dans leurs gj-i*
(«- (in quilas tum
les
fibres palpitantes; car
Il s'établit des oracles où les clîonx fcii^oient eux-
toutes parts tes ppu-
priucts les .généraux
Il fut un temps où le inonde fut plein de fié pieds
de sairés', de sojts, de pronostics de
biynies étoitint quelque-
fois ceux qui intéressoient r'Hvr.r.iage (1).
V ? I. des instrumens politiques.
tout ce qui peut
leur donner de l'uutoiilé sur Ja iimltitude ils s'en
rnipnrent de ruse onde ̃foire ils sentent sur-tout la
puissance de ce qui est ré\rré ils se contrefont et
s'en approchent c'est ainsi que l'abus s'introduit par-
tou t.
Un simplq pontife devint *uiit- puissant par le seul
caractère de sainteté et en parian!. au nom des dieux'.
Les princes allèrent aussi olïïir leiirs sacrifices, et ils
s'associèrent à cette puissance.
On 9- bien reconnu, que ce respect étoit feint; il
n'en servoil pas moins à consolider leur auloiilù sur
lemjî''suje!s.
{ » On a trouvé par-tout les prêtres auprès de ceux
ton gouvernoient, soit (ju'iis s'en 'fussent approchés soit
pîwilol jiaicc" que. les'princes scntoient qu'ils avoient be-
som de se ,concilier la. considération dont ceux-ci jouis-
soient sur la multitude,
Celle hypooihi'i' en rendant: hommage aux principes
de sainteté dont les dieux étoient les auteurs devencit
une ti^ynsaciion funeste pour faire tout-servir à la do-
mination et. à la tyrannie.
1 AtiMii.-i.i ^ortfsqiip i.l qui nuxlmi': observant Gri-niani propnurrj
g'. ni» pqu.Tinti ex^eiin nec. ul.'i ausplci»
̃>?
VIII. leurs
dieux.
Chez toutes les nations livrées à elles-dnêmes et avant
les communications de .cultes étrangers les divinités
Qui ont été conçues et figurées spontanément, ont éié
l'expression de leur caractère le mode de leur esprit
et de leur moralité.
Pour des hommes belliqueux, et qui avoient à com-
battre, ce furent Mars Hercule. Pour quelques îles pai-
sibles et fortunées, ce furent Gérés Vénus. Pour des
multitudes nombreuses qui avoient besoin d'empire et
de gouvernement, ce fut le roi du ciel, le maître
suprême qui ordonne 3t qui commande.
La félicité des climats chauds 0toit dans un air frais
les ombrages verts, la rosée les eaux vives.
Celle des enfans d'Odiri étoit dans les liqueurs fortes, le
butin les coupes formées du crâne de leurs ennemis.
Les sapplices de 1 autre vie étoient, pour les pays
chauds des flammes perpétuelles et des abîmes de feu.
Pour les nations polaires, ce sont les glaces éternelles
dont elles sont environnées.
En considérant ainsi chaque nation dans sa position
particulière on auroit eu par ses dieux, l'expression
propre de son caractère mais les communications de
cultes's'étant faites depuis les siècles les plus reculés,
toutes les conceptions ayant été répandues et échangées
dans les divers conlinens, l'on ne retrouve plus qu'une
complication d'idées diverses, inintelligibles, et le chaos
discordant de l'imagination humaine, comme nous l'en..
controns des végétaux qui ont été apportés de climats
lointains établis maintenant dans le nôtre.
Nous avons donc à reconnoître, non pas la concep-
tion propre de chaque contrée d'après, ses, affections
et ses habitudes locales, mais tout ce que* l'imagination"
humaine a pu éprouver dans ses différentes situations
ce qui a pu ensuite se répandre ça et là, germer et se'
compliquer dans les esprits.
Nous ne serons pas étonnés de~ trouver les idées de
de l'A-
Il pas de peu-
l'aire trembler
Conclusion Ile celte première partie.
Jusqu'ici on ne voit, au premier abord qu'ignorance
d'une p":rt et imposions de l'autre l'illusion lr trouble
augmenté par les 'pas-
sions- par les crimes.
AÏ,'u'4,coiiK qui observe plm «illentiverHcnl, appi-rooit
principes
Cei;! n'a pu rire autrement au milieu de la turbu-
lcnre nialliniicuse où le genre liiunnin a vécu
cette matière est inform-f nuits «rande e'est
celle d:i chaos; le bien et le i:\rd y sont reiiibrniés.
Poitousy l'observalion de sang-froid.
(1) Nos in l«nipla tu.itu riimana IOiij.
(«) Par-! <-tAC,' nt ihm!" rM" <"t "ri;o pcr-CTrini)
intr.), parfim rompfri iii^i r\;r,[ m_ m:i!i ijxiiiu m iiiiniiiiii Liljurna; iign-
DiïïlJ È M|E ̃ P À R T I E.
I. De la. Divinité.
NON: ce ne fut jmun simple ébranlement de nerfs,
une commotion machinais, qui lit la divinité.
Ce fut bien la crainte qui lit les îrioiisires des forêts
et les speclres <ie la nu H.
Ce fut la frayeur qui fit dans les ce fantôme
irrité lançant la foudre et frappant les montagnes.
Ce fut la frayeur qui. fd dans l'obscurité des tempêtes
et au sein de la mer entr'ouverle, ce faniôme énorme
qui pousse et entre -choque ses vagues éeumairtes.
Ce fut la frayeur qui lit ce ilintônie qui ébranle la.
terre en mugissant, et engloutit tous les niourans dans
ses noirs abîmvs. ̃̃
Mais il est dans riicvmme des sensations plus fcreines;
il est un s'-ns plus relevé et plus vrai que
tion un sens qui anpcrçoit la puissance suprême qui
meut l'univers, et qui lu voit plus grande encore dans
Où e;>t-éllc ? elL'î ett par-tout est sois
action.
Quelle est-elle ? Les sens mortels ne peuvent la cojh-
prendre ni en avoir la perception. '̃
L'eflet peut-il agir sur sa cause, ou la modification
sur son sujet?
Nous ne voyons pas la cause suprême son essence
ne peut se 'concevoir; soii nom seul est inellable,.
i6
] [. suprême.
Ww-\c\m .ne voit dans l'univors que la niiiliyre,
ses actions propres, et l'action gi-nt-raie
IiC peuple a a donné au principe, à la force de cette
action suprême, le nom de dieu.
II "l'a conçu sa manière diversement, d'après des
actes plus ou moins ^lu-raux et il l'a toujours exprime
selon ses sens et son langage.
Il n'a pas eu d'abord de conceptions générales,. comme
le philosophe il ne sïvt pas ùtendu comme lui sur tout
VUÎ" aC"ui un dieu dans le ciel, nn sur la mer un dans
la terre, dans le soleil ,-clam If I-1" «'l'1-
Ce fui toujours l'ouvra^ de l'imagination, des idées
x^jrnrs diverses et sans iircci-ini.
,Ni 10 ,c«nl«,iù le philosopha peuvent pénétrer
;<.̃̃“•.•. r-l"!1 cause suprême, ni-la voir en c-he-m-M^
Tous les deux demeurent a une distance inlm.e de
colle puissance qui organisé ,,qui vh'i'uc, qui donne la
P7tl<kMs ce sanctuaire impénétrable qu-'esi renfermé
TV,ur eux «Valaient cette yertu, cette
^\»v. que l'un appelle nature l'aulro dieu, et qui
c-si ét'al(>ment oWure pour tous jos «..eux.
étendue sous une^
Dieui
De ta
Dieu p«nt
l-)rs,iiiï e»t mCyntv yhs en cmbi.-ncs
il [tM.f iVfiteiifj! encore.
Pi cru-/ ie! terme' que ^oik unirez, il sera toujours
impropre. Dieu n'est ww dieu. Vew ne m, tV ni le
li?->r-r, ni j.u-mr lui d< :ii>er ne peut
p.-f. d'i<Ir' 1."
u hitn f.i-i prendre ci'lh: qui f-i( en-
tendre ce que nous vouions.
On criliq.io anu'-vn.icnl trs
i.ii.<.roi[_yu donner de n-illiu-ios il r..[.<(r!f ;11,-(,r,> tTi^
et le suivre dans toutes ses conceptions.
III. De la cause des choses.
Nous voyons seulement les' effets il ne nous est pas
donne de
Soit cjij'il y en ait de
soit qu'elles remontent Imites ci: soient:
my-i ejies nous Sr);t inconnues; eîie,
.uyslére général
i*i5 nous saront avec cc^itude o\ril v a une cause
ÎTV™1 ni qui fait, que tdie chose existe, pâli' exsjnple,
t une cause pavticiiluTe qui f ijt qu'il e^st« par
Jin lu-jiir- comme
donnes; ou bien c'est une causé générale sous la-
«jue!:e tout reçoit son action indiTiduelle et sa con^
J ;s ;ll7"pns ont leur action, peut-être est.ee la même
da fond. dans tous, et n'est- elle variée et excitée' n!lo
par Iu nuiiuve. Et la mesure dont elle est déterminée
Tous les phy.viquea-sonl les eiTets nêres-
Le physicien est dans la région des
'en cjle.-memes sont toujours an-de^us de lui, et à uns
îS
d\ittra*tii-n ou d'i.npuiMMi, d'iWpvlilwp ou
ir.ilu:o., lie lui p int la lubrique d'un
V-iU. &c monli-uit l)'n à !t'i: ne découvre
Et i(l ,:t/oi_le suiU-ucul, ri.rs T aie rjmhinaîson
"lv m. ii •" '1S'- "<>"i If erl<<> propw qu*
tlumiiu-Alm-vtme fiiUf masuhs-
B a
eu action sur elle, c'est Jà ce que le, peuple appelle
S'ils viennent, de la nutièie mù'ie et (le
et] < cl t incm.- cV L fji i,u la dninilé; tst
Mtti> J\ in t <ie Jj liunièie ou de t 'île aulje ni l'jtiité
delà jimIkk -c-ioiîil de crri.Kuiio un <x.il ? (Vii,i du
son, de (ir Iruiic un t\nii)..u?
A quel i î( wjîit la propriété d'avoir
avoir di hi'iKs «'.pu. deux *>i\ris de manicio
que l'un h' i-t • *i h- que'par
Nous voyons ,') <i c|'a' les t uv et 'in,n,aiix
1 ) 'été, 1 qi- il' •> « c,<i\* ui1 ci '• -n: ̃<-nnctiL p,u fciir
fois montées-, soiit par la seule tution des cié-
niécaniqnes orgd-
:"Vi;:is (pu les a monlées sur cc.-s eilets éléilienUiires ?
Qui nous découvrira, ce, mystère, on si l'on veut, ]ql
Je jie i-arlo pas encore de nos sensations ni de
re.s ̃̃pensées 5 cm* nous' sommes nous-mêmes cet ou-
loi !e se trc-iivc sous une profondeur de
pensée* qui t'accable les eii'ets se présentent.; il croit être
a la porie du sanciuah-e de la nature;- il ne voit -qu'une
(H: pour mieux dire, le sens qu'il lui .umiiroit pour
cor.ipieiidie, -ces merveilles, lui a été refusé.
(i) On il ci lo peuple ernil encore que des. iiisfctes îles
s? -\t li'eiix-iuèrues et prennent iiuissancc les limons, aux las
Qi) Kt nos i|:iii:s ^emis sumtis.
Ib
Suppose -t- on que de matière donné
a lieu, «.̃îi.lalliscilion ?.
par qtii les composent et
.D;>vi;> ee'te pure et' de con-
la niinciaio^ie \ous dira
pas tics i'r !c Ivk globe, les étals dillëivus par lesquels
{).ï fui un temps et un ordre de choses où les
et les animaux TiW'-ioiciiI. point
il,, pn.r Ja eonii.i:'ai-<n générale de quelque prin"
cipe ir.'i'ériel Mirverm d'aiJJetirs, ou par un change-
ment d'é(jiii!ibre entre les principes jnvexisluns il y
eut. un grand en'et sur, la ferre
Que depuis celle époque on apperçoit des restes et
des (le eoquilhi^os et de vé^éiaiiK cVbl-à-dire
les Maries de vie dans i e^u et dans l'air (îj.
La Chimie vous dira bien .nis-si -pur qucUe arrivée
de principes sur notre globe par quel départ peut-
(i) Les qno ïirus .'1 j)]Hir. ovor.s sur cène vils(, hm-
forn'fi nue, ']ni iontn>ir ii1 lit
j'iîid^st* d"ï biinc? qui ont t'ir\é îour- pomkiici vp'i^ le sol.eil et
J':iii csii'i-Iciir et leur subttanuc fourni Ijt j-aluie à une piles graiiJ*
B*
"être, par quelle
s'est opérée une j,taud tjip'jnu' i du* ("î1*, a
change ou transposé entre eux les > ( qa/ h'^s t !< i u-
fciireà antérieurs
Quand et connut ni s'est formé l'eau;
Quand se sent: séparas en <i i u!i >( l'air vital,
l'air ou
Si la vie ct la 1 i i ou on!, été mSi >' (_ cette
combinaison de 1 cji> lo^pii o i i «. oi i 1 1 il
La chimie h i d)'n' ta n encore ses m
sur re quia du c > la, naissance < la. vu;:
quelle fut cett> t< i i i >̃ y î-f i1 i
tique? Quelle fut f c" e ') i de i i l i 'a
grasse qui a flotté 'ii '« rivages el les marais, ti l
nous rctrouTOiii i • la forme de n\
S\ ce ne IV; pas c la w > que
délais d'une i i i espèce
quelconque de i j » en < m' a' il J L pi
<h;il: (tan? c; tk i
d'autre vo.^li' U que nous les voyons,
et dent n ̃ n laisse plus que la
conjecture vn'i, < > ii> 'i i i
Des comljiii'i '<! m i qui se seront trouvées
diverspniejit sons la 'ont •̃ ) 'e li ti nh^ on aérienne,
ont pi produire -iois, soi des c | .iJjb.ts, soit des ac-
tions générales qui ?onl maintenant enchaînées et que
nous ne pouvons plus s!iu])çotincr.
Que l'homme soit sorti d'un état de combinaison qui
n'existe [)is'.s
Qu'il ait été antérieur ou postérieur à d'autres genèses
animales
Qu'il ait échappe il. d'anciennes révolutions, et qu'il
()) Les circnnitain'es rn'alriccs n'existent p':is vraiscinblalileniont sur
S'il l'ai toit riicrdier leur localité ce ne seroit point sous les infre pro-
fonde" ni sur Ips
la région de la vie se trouva À la base de ratmc«l>liére çt dans t»
Mer veis. sa surface.

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