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Déclaration de M. Le Cointre, négociant... au comité de recherches de la municipalité de Paris, avec toutes les pièces justificatives ; Et sa réponse au discours prononcé par M. de Bonnay... ([Reprod.])

De
65 pages
de l'impr. de la veuve Delaguette (Paris). 1790. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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UT
de Paris, avec tolites les Pièces Justificatives
ET SA
'Av
du Rapport fait par M. CitAtnovr» > de la
Octobre ty8g>
f a il 1 s,
de ia Veuve bELAGOEJTTfi,
17 PO.
A ij
JL Ë rapport fait par M. Chabrôud à
semblée Nationale de la procédure du Cljâv
telct sur' raftaire des $ et 6 Octobre,! a
préparé, et le décret prononcé par raugiîke
Assemblée conformément aux conclusions du
Comité des rapports vient de fixer ropiniba
publique suf cette volumineuse înformâtiphî et
il n'ést plus à craindre, ce nouveau -.complot
tenté par les ennemis de la liberté.
La Garde Nationale et les Habitans d? Ver*
sailles ont eu longtems i gémir de la calomnie.
Ils ont été dénoncés à la France et a rEjjrope,
comme les assassins des Gardes du Roi; il
est vrai qu'ils cn avoient reçu des insultes des
outrages, et cependant, il cst ëhcor'e av rd que
rjans ces journées des S et 6 Octobre, ils en ont
à Versailles, qu ils les ont recueillis da s leurs
foyers et qu'ils leur ont procuré tous les ccours
dont ils avoient besoin'.
Témoin des rmlheuTs de ces jours dont il
^te appelle et j'ai déclaré au Comité des fecher-
clies de la Municipalité de Paris ce que j'avois
vu, ce qui est demeuré constant.
Un très-grand nombre de personnes amies
nale par M. déclaratipn
ayant
à l'irtt*
pour de
de mes concitoyens des imputations calom-
je remplis leur
y.ccû, en donnant au public cette déclaration,
avec les.pieccf Sur lesquelles elle est appuyée.
"̃̃*̃
4rer ce rnyfièrc, j'ai fait un ferment, je ne puis, feut
prendre fur moi dans cet inîhnt de
bien de la Patrie, en ce cas dVrc'eh fiire*Ur e loi itn-
Sur quoi, après nous être tous réunis, il en a étéjdéTi-
béié, & noiis avons décidé que le falut de k Patri^ de^
lie M. le Cointre du arment qu'il a antéVioureMnt
prlté, foit comme citoyen ,foitcomme garde patiôtiâl
çonféquence M. le Cointre a ajouté v
Mt le comte d'Eftaing nous communique vne lettre
de M. le marqoïs de !a Fayctte, qui annoncé que ce
Général n'eft plus maître de contenir les Gardes Fran
çoifes, qui menacent d 'aller reprendre leurs portes à
M, d'Eftaîng nous peint l'inquiétude du Roi, la.
royale ,Ci, cette infurreclion avoit lieu. Il ajoute -qu'un
Corps, aux actfes troupes du Roi Si à nous, nous met-
troit à l'abri des malheurs que Voit redouto^f. Après
accours dc mille. hommes; M. le comte cVEftaing fc
tendit avec fix officiers auprès d'elle, & le requifîtoîre
la lettre de M. de la Fayette feroit dépoféo & atv^
M. le comte d'Eftaing obferva- qu'il fero dange-
reux pour fon auteur .de la faire conneître i mais fa
Aîuriicipatité perfiftant à vouloir un titre qui aiitorisât fi
démarche i propofa d'aller à M. de Saint Priell»
mmiltre, Se d'avoir de lui une lettre qui pût r|emplace.(C
̃̃#
Alv
Municipalité; &,? <?tjé. au miniflre qui l'approuva & te
revêtit de fa (ignafyie. t-a Municipalité ayant <;è qju'elte
deiiroit, fit fa demande au Roi (i).
Le lendemain, à l'ordre, M. le comte d'Eftaing nous
fait partdu ddlein oû il eft d'aller à Paris, naître 10
cauR de fon voyage étoit connue par le Gardes
la Fayette le plus grand nombre des omciirs la
prie avec in (lance de reftçr à Vérfailles; lirlque ce
fut à moi de parler, je dis n on Général, f j'étois
à votre ptace, dans une ^fïairfc auni délicate, rien
ne m'empêcheroit de partir. Je prendrois feulement U'
précaution d'avoir toujours deux officiers ayee moi ( ce
fut à qui fer oit de ce rombre ) 1e Général fars rien
ciérs qui, un iftfUnt après, nous apprenne it que ta
Gênerai céde aux inftances qui lu/i ont été fai es, qu'en
coaféquence, il n'ira point à Paris; M. le comte d'£(-
rnilitaire, w é mottori
tendante à prévemOes compagnies de l's rrivée do
régiment & a fé procurer leur vœu par écrit, & malgré
de l'Etat major & de la Municipalité difpe foienc do
cette formalité, elle fut adoptée} lis.- raifons qui dé-
terrnïnerént i prendre. cette dernière précaution furent
que le 17 Août dernier, lorfqu'il sctoit agi do fairo
entrer deux çeritscha fleurs des Trois Esêthés dans
la ville la Municipalité n'ayant prévenu ni pat afficha
(i) Je joins ledit 'icqutfitoire & le décret <J« la il%-
ptimh;& qui dans 1« teœs iureut afficli^
8
il fat tefufê aux
<J'«ux & les introduira v « :i
Le ai, dix-f^pt capitaines apportèrent, les |>roc|s
verbaux de leurs compagnies, neuf fe trouvent -pour,
& huit contre Tadmiflîon du régiment,
l'Affemblée, & comme c'e'toit le furlendcpaiH qu'il
devôit entrer, j'ordonnai que les compagnies qu i n'ay oient
pas encore manifené leurs intentions, fe raff>mb!aflènt
fur le çbàrhp & que les procès verbaux fylîent remis
danajc jour. Dix- huit fe trouvèrent oppofan: & cinq
feulérnent favorables aux difpofitions déjà faites (i).
Ainfi, des quarante-deux compagnie» formant la
•rlgïtnent de Flandres.
ordre de
compagnies de quelle iippoftance il ctot que la rou-
velle troupe entrât & M, le comte d'Eftàïng prend
nécefïàires à cet eîfet, fans ti) com-
.muniqu^r avec l'Etat major; je lui en fais des reproches
par écrit. Il a bien voulu me repondre do la même
•manière. Les pièces font entre mes mains.
Enfin le 23, notre Général 'annonce que le régi.
ment eft au?c portes de la ville > '&̃ que le Roi de-
iront au-devant avec leurs commandants, il part en
difant ces mots. Chacun le fuit à la -Municipalité
pour y prendre M, le Préfident qui procéda le cor*
(1) Les eapitaincs du Bre,-oti & <te BsJcioe c(Tuy :ccrtt le; ri-
proches U$ pliis vifs des Généraux, pouf n'avoir pas r|uflî à ik'teç-
ffinfjt îçilts coi^pa^nics donne leur

dans on des bureaux <Jô KAfTerhblée 10
feuille <îc papier, blanc, & invita chacun" à
donner a'mfi air Roi
dévouement & de rcfpeft.
qu* donner Sa Majefté une lifte
partielle, ce feroit compromettre ceux que pbfence
ou l'ignorance de Ce qui fe pafToitj
ligner,' en difant
♦l'ont accompagné.
A cinq heures du foir, on apprend que le régiment
paroît, le détacriement de' la Garde & M. Claufle,
rendent à pied hors de
la barricre; tes Gardes du Corps bottés'& pressa mon-
ter à cheval Te proinerioier.t fur l'avenue de Paris (i>.
La troupe arrivante cft conduite fur la place d'armes
où' elle prête ferment entre les mains de la Municipa-
lité*, en préfence des officiels d^là Garde Nationale.
Elle nmenoit avec elle deux pièces de canon de quatre,
huit barils de poudre, fîx caiffes de balles pefant cha-
'cune cinq cent livres, un caiflfon de balles pour la
chafle, un de mitrailles, environ fix mille neuf cent qui-
les gibernes ctoîcnt garnies. (2).
d'Eftaing, une lettre pleine d'expreflions de bonté
du régiment <îc rhndtcs les GarJcs du Corps la protège.
roienc a força ouverte. On les a même vus, <J!ton, conrede h[à
Jour faSre les jours pre'cc'.deos,
Je dors ces renftignemens au Hcufertan:-colontî k au raajot
qui me le% OQtVoDn^s chez M. Bcnhier fc CI\ ta
ip
pour remercier la Garde Nationale
a recevoir le régiment de Flandres ,(i). »
Le 28^meflSeur$ les Gardés du Corps invitée notm*
nativement quelques-uns de nous à Ce trouver uu.^pas
qu'ils doivent donner le Jeudi. Déjà l'on parle <lu çtur.-«
gement de cocarde.
Le-2pj les lieutenans-colonets loourgeoiss f>nj'prè"-
fentés à !a Reine, qui daigne leur annoncer le don
qu'elle fait d'un drapeau chacune de îeyrs pi; ces.
Le ;o, les drapeaux (ont bénis > la Municipalité donne
un dîner à M. 1 Archevêque de Paris, aux Àlyiiftres,
aux Généraux, à des officiers & Gardes Naijion^ux,
enfin à des officiers de tous les Corps; j'éto de ce
nombre. On porta les fantés de la ration, u u ï^oi>
de là Reine; de- la famille royale, &c. -&c. T 'out s'y
paîTa avec dignité. .•̃̃'̃ i
Le^pjremier Octobre, jour de ta fête promife par
MM. leS'Gardes du Roi, jpour laquelle le prix du dîner
fut arrête traiteur, [pour le
nombre de dé'ulc^^Js dix convives, a raifon de
par tête, en ce non Compris le vin, les liqueurs, les
glaces & les bougies, l'do (a rend du falon d'Hercule,
lieu du rendez-vous, à la faVIe de l'Opéra ou elle
deyoit avoir lieu
Au fçcônd fervice, on porta quatre tantes, celles du
(i)"Mv le con.ië d Fftaîh»,
major gént'ral; MAL Letoi, liéutenantcolooel <?e Ja f«oo<Jc iivi-
tenaot des Gardes-de-la-Porte de Beanmont, de i^feau de»
GuicIvarJ, anciens gâches du corps du Roi,.M, Rou,(Tça i riuftïc
Ae II
ne ma font pas connus fatent invitas & fe youv,ettp;.i ce repas
1
II.
La fanté de là Nation fut propofée, maïs le. G rdes
du Corps la rejetterent.
La Reine, après avoir paru dans 1. (aile awcléRoi
& Mgr le Dauphin, fit, en portant ce prince dans tes
bras, le tour de la table au milieu des
fé retire après avoir accepté les fantés tes
Gardes du Corps, les Grenadiers de Flandres, !es Suifies,
l'tntremêt des fbldats de tous les corps. j
Bientôt, la fete qui jufqùes'là n avoit e*te animée
que par une gaieté, un peu libre, il eft vrai, ais en-
core décente, fe change en une orgie completije lie via
échaufie les têtes, la mufique du régiment de Flan.
dres & celle des Gardes du Corps, exécutent'dittérens
airs propres à exalter les efprits. ( O Ric-bard, ô!
rcon Roi ) (& la marche des Houllaos dans Iphi-
génie ).
'On Tonne la charge, les convives chancelîintsefç»-
Jadcnt les loges & donnent un fpeftacle à la fois dé-
goûtant & horrible. Dans un moment d'ivrefle, on lâché
lespropos les plus indécents, la cocarde nationale ca
proferite & remplacée par la cocarde blanche que
plufieurs capitaines de ta Garde Nationale
d'adopter (i). ;̃̃>
noms Je ce»
connus par la Icfturc eue j'ai
ratipns Jîvcrfes qui ni'ont ii( remîfes pul'tm'mipf,- lorTcjUf.
j'&o'» chargé de la réJa^ion Ai mémoire ̃ joftifaati'f dé la Carde
Nf tior.alé pour iss fournies de» l;f<jucll«8 pl«<«*
quittance dual Oilohe,
ta
Cependant, Von s'étoit- porté enfouie à la fui e de
jyit Peifeval aide-de-camp de M. je "comté < i'ÏTf-
balcon de. l'appartement'
portes intérieurs, des gardes & sVcrîé
ils fonç. à .nous. Déforpms que l'on nous appeilo
Itfe parc de la cocarde blan^lie^plu-
nadier de Flandres. àiriv« par la mcme ri^emo
balcon, le le décore d'une croix de
Limbourg qu'il portçi -vn dragon, m'oins heureux
les d.eux auués (i).
Le tumulte devient dans
la .ville; quelques Cotp's'-de- Gardes clôignés cnyoycnt
pour s'iivrtruire .d'un »ivéncDicnt qui inqui-fte les
» 'Hie lait part des çraiotes-du peuple; je monte furie
champ à cheval, fuivi de mon aidc-de-cainp, je monto
au château, dont je ce tardai pas à defeenc re lorf-
que j'tus vu que ce n'étoit que la- fin d'une orgie, je
?ucun danger, & j'eus la fatUfaâion de voir mes con-
Le 'lendemain., M. le comte d'Eftaing v ent chez
moi & me témoigne du regret que je n'ai pas été
dé la journée d'hier, & il eft quelques pariicularîtés
(i) qu-î. j'î conriofols, in'o:« c:i? confî'niéî la; 19
S'ovt R-,Vre dernier par M. Pcrfevsl lui-même en fréfsnçî. ii
l\. Dutup Gewn, cipuakes.
inoi, répliqua le Général, je ïhe fuis
Ce même jour,
nale va porter aux pieds de la
& notre recorinoïflancc du don qu'elle nous a fait,. Sa
et Je fuis fort aife d'avoir donné des drapeaux la
*> Garde Nationale de Veifaiiles, la Nation &; l'armée
que quelques-uns en font formalifes (i). >> J
Je Samedi, $ O&o'orc. Le Général fait favo qu'un
M. Patcaw, de là compagnie Jouame, m'ayanl; deman-
dé s'il dévoie y aller ,'j» l'en détournai, a nfi que
M. Girard Defcoty de la compagnie Lctellicjr j & \s
m'applaudis fort du confeil que j'avoîs donne, quand
j'appris que l'indécence la plus marquée avoit etc l'amo
retirés avec indignanon.
A cette féconde fête, tous les Gardes du Corps
de quatre bandoulières en figne de réconciliation.
Le quatre la Municipalité donne trois pièces de vin
pour les foldats de F'landres; M. le comte d'£{hing in-
vite notre corps à faire les honneurs. Le Général l'état
major du régiment de Flandres,partie de nos officiers
s*y trouvèrent; tout fe pafia dans le plus grand or-
dre..
(i) J'ai cité cette j)icc« au refis ^u'u^

Ce même jour, en dînant avec le Généril.e:M.
affaires de mon commerce que j'avois négligée* de-
puis fix femâJnes.
Le foirr je vais au château pour avoir une iudionce
de M. Necker à fa fortie du confeil} arrive dans la
galerie, j'apperçois trois dames dont deux e njsa4.^
rnent Tàboùrèau Devillepatour dîflribuant, de con-
cer( avec plufîèurs abbés, des cocardes blanches; «jron-
fervez la bien dtfoif-on à ceux qui en rece\ oient ,t'ei\
la feule bonne la triomphante ces dames exigcoi en
au récipiendaire.
J'ai vu diflribuer un certain nombre de ces cocar.
des pendant une heure que je reftai feul j aplcs quoi
bataillon. Nous en vîmes une à nos pieds en u us pro-
lïiénant M. Defroches la umiïTii en me dihnt je
ci, elle deviendra uniforme (t..
Bientôt après, nous payons dans l'at>partem,ent do
l'oeil de boeuf où nous trouvons M. Virir» fils, gar-
Je l'invite tout haut à la quitter lime rJpord que
le jeudi premier oâobre, les Gardes ci Corf s la lui
avoient fait prendre, en rassurant qu'elle étoit plus
agréable à la Cour, & qu'il a cédé d'autant plus fa
<8aiï« ce même teras l'eeit de boeuf, par M ofhc'er d«$ Gardes du
porter l'habit d'uniforme national.
11 tn afait fa déclaration par récrit, elle eiifte paraphée de nwi
4Ans les papiers <J< l'im maj»r.
qui l'ont adopiée i vcc
plaijîrau repas de l'Opéra. Je n'eus pas de pe ne le
convaincre de és torts, & bientôt il reparut avec la.
Le cônfeil finit, iM.Neckcr fort, & je le luis.
rage les qui dans le momeat re-
cevoient d,'ur« nouveau profêlite à genoux le ferment
de fidélité, & lui préfentoîent leur main pour qu'il
y mît le fçeau d'un attachemeiit. inviolable. Il elVbicn
étonnant, -àiï- je, que l'on fe permette de tenir ne telle
conduite chez le Roi; ou la couleur des cocardes tonn
chevalier de $:' Louis, qu'on m'a dit depuis Ce riotn-
mer M. Emmery de Cartoufiere, hols de la dame Em.
mery, bouquetière de la Reine, s'avance, fy me dit
étant encore dans l'on! de bceuf c'eft l'épée la main
que vous me fecez raifon de ce propos. Je répondis,
nous ferons deux, en Suivant toujours le minirtre., qui,
"près, d'entrer dans fa chaife, voulut bien m'accordée
l'entrevue que je foHîcitois.
Alors, le fieUfCartoufiere médit, nous iroisavane
•derrière le cava1ier Bernin vuidernotre défend. Non,
ki dis-je, tputà-rheure fur la place, attaque fi tu
l'ofes, autrement ne crois pas que j'aille fo:te|nent rne
me Curer avec un homme né pour des
citoyens, Iprfque moi je ne fars que les conferver j nous
arrivons vis-à-vis l'hôtel. Je me difpofe à ertrèr. Lo
(i) Le rieur Varia a donné par écrit dts décails c!r;onrtancîcs
par rapport i la fête du premier Oftobre & jours je ne
me rappelle pas (i ce f^it eft da nombre, mais "l'écrit
l'état major, & paraphé 4« woit
h pièce d'cîu 'dçs fuiffes."
Je, ..c'eft i«i qu'il fiut iil
dera Pautre. Un a.tii dii {îeur Cartoufîerc corme lui
chevalier de S. Louis, fe joi.i)it à M, Hàra<:que(
& lever revendait de la difeorde.
mentation' où ctoient les
,dent. que nos deux commandants (] ) foient
propose de faire monter à
des du Corps, & de leur [Vire prêter entre lejs mnins
de la fermcnt preferît ^arl'A(-
femblce nationale & de leyç donner la cocarde que
nous portons. Plufieurs de nos capitaines anciens Gar-
propodtlori, & mo
pcnfe.r qu'il fe rende à nos defîrs.
Un d'eux, M. le. chevalier
M. vous ne connoifTeï pas la force
fervi. vingt-deux. p,ns,& jamais il ne fe fdumettra
»a ce que vous demandez.' Votre perfonne même
» courroit les plus grands dangers fi vous perfifliez
t
M. le comte de Gouvefost. i
Rien
̃̃̃
̃:&.
mitonne, Tïnàfe,
*> réfutent, aux décrets
»> d« craindre fanscéffe Un
» tant nous écrafef$& je rénouvelte'
M. Berthier y apfôïtc dex obltacier, &
fi elle a; Jïeù, elle peut être le
civile. Je qu'ort priefa M. le jointe
ti'Kftaing de Ce rendre te Ic.idcn.âin au coihïté,' afin
de ftatuer fut cet objet qui me
gfatwle importance»
Je rentra criet rrtoià deux heures, & je tw, dîrpofofs
A profiter du congé que j'avois obtenu, jVllois partir;
on
fais dételer fnes chevaux'qui étoient ma voitt re,& j'at-
tendîTordre du Gêné. 'a). Inquiet d« r»'èn pis reçévoif
j'envoie chez 1uî> il ne s'y trouve point. L
MM. de R.obatd de fiaîeine, Jouan^ô, Teiliér &
d'autres capitaines de madivifiort me dernandent des
ordres je leur dis que je n'en ai
doivent raflemblet leurs compagnies t te fe tenir pfêts
devant leur maifon. r
Des hommes armé', de piques arrivent, je monte à
min & auprès du fégiment de Flandres
notre commandant en Second, M. de Gouverriét. "Je
le prie de me donner des ordres, il s*y refufe en me
difant qu'il h'en a point reçus', qu'il n'en donnera point,
& qu'il ne fait où eft le Général, Je vais ai»x compa-
gnies de ma divifion, je leur communique la répbnfe
4e nôtre commandant en fécond, iC je les exhorte
fe çompletter, & en ligné' fur l'avenue do
Saint Çloud.
i :e iétourne à la place d'armes du je
I*
je^wande
encore de m'en donner, je lui dis qu'en l'abfence du
.Général,. c'eft à lui de commander. ] |
Voyant que ma représentation étoit fans effet. j'or-
donne aux compagnes de fe rendre au
principal celui des Gardes Françoifes, toujqursTdans
l'efpoir d'y trouver le Général. Plûfieurs y étoienttféjà",
je les range en bataille, & je cours arrêter quelques
autres compagnies qui fe portoient fur l'avenue de
C'eft dans cet intervalle que le fleur Bunoit, foldat
-dé la Garde nationale parifienne, non fojdée, compagnie
Ruelle, e(V arrêté par un greuppe de femmes qOi
veulent l'emmener chez le Roi avec elles.
Les Gardes. du Corps s'oppofent à leur
111. de Savonnicres, tieutenant, s'attache particulière-
en le frappant à coups de fabre. Ce malheureux, (è-
fe voyant afTailli par le nombre tire
on épee qui lui fert a parer les coups qu'on lui ponç.
ment blanc de Paris.
Malgré ;le$ indanecs de lagaïde de Verfaiî'es qui
prioit de ménager uo citoyen, maigri les plaintes
.de Bunout 111: de
Montcfquiou, & unau'.rt Garde du Cori«, à fabrer
ce du corps de
notre garde, & le forcent de fe réfugier dans une des
'.baraquej attensnt -Un foldat natio.nal le
le bras, 1 Je crois me rappeller
qu'il m'a été «lit dans le temps, que ce garde <tpit.4e
la compagnie S. Louis. AI ."de Mort-
au feçoursrde leur chef qu'ils. emmènent,
M
Bij
êH for-
tant
égorger. Il étoU-alors quatre heures & dénote de rei
levée c'eft le premier aae hoftile
turière rue de la Cendre, &*la yeu ve Leloptre i niar-
nombre) Ils écartent. les autres âycçjeùf| .chevaux
& les couvrent de boues. Une dçputatîon del'Àffèm-
blée nationale
feinnies poiiç l'au-
dience du Roi, e fluyà les mêmes avants (i ).
Dans ces entrefaites, & fur les uois heures de re<
levée, M. d'Eftaing faifolt' ailèmbler la Municipalité
à M. Perrot, alors lieutenant de la garde nationale
compagnie Rollet & aujourd'hui officier municipal
& à moi le treize octobre dernier. Il
ces termes :;• '.̃ ̃ ̃ ̃-̃; i '̃̃'̃.̃,
» Sur l'expofé fait par M. le comte d'Êftai ng qu'-urj*
« de Paris, & que le Roi & la famille royale pour-
le comte d^Kftaîpg à accompagner Je Rot dansfarev
(1) Les fouis Rivet «c Ca'rain, fufilicts <fe h Ganî< Nationale
Patifîciiflî non-(ol<3<« éiftrift Salnt-HonÇré, m'ont parlé «Je Cjîtti
Comeytas, ancieo GkrJe du Si iy unt^CK
à peu p;èî "ierc'bh'blc i celui-ci. ♦ :̃:̃. >* ̃.
hh
plus Mutes les voies
'de conciliation s'ïl le
♦•̃••̃̃
pa's
VÔ^a
nous finie*
Vers elle .étoit M. du Bre-
n'avoie'nt .point
la. première fois de
î comme le refuf«
général
ce major gé-
DiraI le befoin que nous, avons de munitions; M. do
de TartUIsrie, me
avec M. B.ctthier qu'il n'en exi(W
•^Pé\i cette .afènioo, je.follicite l'ou-
viGite, & j«
(i) M. le comte Jans une lettre qu'il a écrite Je 8 Oc-
">•
lettre jitiprlro'c*e.
Bij|
la aux cKefi
Garde nationale doit efpérer ou craindre d'eux, j'aJQutf
que Je peuple fe croît en danger, &que|'on denre fayok
comment on doit les regarder. Un d'eux me répor df
des nôtre** & nous M
fommés animai q^e du defir de vîvrd en bohieînteHîv
îi le le prie de faire remonter fa troupe plus aut pré*
des grilles, afin de dégager l'entrée de notre « torps-dç-
ce qui fut exécuté
Après avoir rendu ma troupe compte de mâdéi
marche. je me porte au régiment de Flandre! Les ojf^
ficiers m'entourent & me donnent feur paro e que )z*
mais ils n'ont eu l'intention de faire dn in»l aux bour-
geois, les tordats te jurent unanimemetitî & pour en
(l) A peu ptit dam ce moroenc» les Toitures j(i Roi vône
pour forçjr pat la pori« <Je rOraneerie} le, ^lacferient <îe la
compagnie de Prelïe yi\ octùpoit r refufe
.M. Îî a Je enyoïye lia rtii»
fort de (juatre hommes îe un ça'-
potaj. JU$ portes Ce ferment k k$
M R«i. *̃̃̃ "v." '"̃•"̃ ̃̃ :p:J'.
az
Muni d'un gage auftî certain du. dévouement du ré-
marades, & je m'informe fi l'on
forces & les projets des hommes arm.es de canons qui
ftationnôient dévant l'AfTcmblce nationale. Personne
mon aide-de-camp, & de Taide-màjor dont j'ai parlé
ci-defïus.
A peine arrivé, je mo fois annoncer, & je demande'
à être introduit fous efeorte; dou?e nommes armés de
dis aux officiers qui m'accompagnoient der^fter ajx
.gardes avancées. L'on me place, pour la
bouche des canons, les mèches éclairoientle ccr^Jê qui
fç forma..
'Vos dis-jc à haute voij< éton-
nés de vous votr dans cet équipage, rn'eavoyc.u vous
demander quel Met vous amené & ce que
affaires.
Nojs fubviendrons à vos plus preflants befoins. mais
dre dans la ville avec vos arme». Un rmlhcur» s'il ac-
riyoit, troub'eroit la tranquilité du Roi que nous de-
vons tous refpeder. Jurez-moi donc que vous ne dép.îf-
ferezpaslc porte que vous occupez, & je vais travailler
¡,ce qu'il vous foit délivré fuflifaiiroent de pain com-
bien êtes vous? Six cen'j. Autant délivres de pain fjf-
firont-elles? Oui,
Je pattois pour remplir ma promefTe deux homm;s
que c'efl: pour les trahir que je me fuis informé de leur
B>v
fna demeure pour garants de la conduite q\je
drai avec eux; un
tion de ma françhife & de ma
n\e corsnoît du temps qu'il Le-v
comte jouis de
la meilleure réputation dans la ville, qu'or* p'eut pren-
le charge de iti'accompagoer pour veiller au pj:ofnp.e
effet de, ma parole; je l'accepte avec un defesçama^
rades, mais je me réfute au defir que Tort tépioigne
de me faire efcortér f ar vingt-qOatre fufilier*, Je >tçoi$
de & deconfiance(
Je remobtê â cheval les députas de la trojpe s'em-
parent de la brye, & me conduifent à la
Je (aïs à ces; meilleurs je tableau touchant de- la
fïtuatiop des hommes qgi m'envoyeot, pout
J'obferve que le ferment de ne pas eoirçr dans la
ville n'a été prêté & reçu qu'à ces conditibris.
il ne peut, fans s'expofer a
dépoter d'une àuflî grande quantité de pain. t
Parifiens à fondre fur Verfaiïlts, il conclut i <e qu'on
refufç.- 'V ̃ ̃̃•'̃ ̃
Un autre obferve que la diftribution fe cmbar-
rafïante le paiement & le tranfport difficilesi J'offre
deux chevaux, un domeftique, de Pargent pour parer
cipa1ité, s'il lui plaît de le donner. J'ajoute qu'on
ne peut fans danger réfuter i ces malheureux un
fecours qui leur en indifpenfable. M. de.j; Montaran
prend de nouveau la parole, & dit /qui 1? feul facri-
M
de
Ôi^îr^pîhefôuf qu'on nfedortnéhi pain ni%îi.U^
officier' vcetijon fait
députaïîofti la Municipalité loi fighifiç fon déç^c, & etV
mine if
(avoir Ii la
rhômeoif do' Vient m'apcfrfendré
& Ja
J<f$. dép\i:t^$"J>ar `de
fcifr déH?ref ^dut fe- pain' ^i étoit 'chez; iftoi &
dite qàd la. fcirçorifhnce étoit trop «àlheureife pouif
qu'ot) lîV^Ius 6otir éuîi, r
des Parifiens dont on devine facile»
ttient le yceii,M. Lolvéts*ac^uitteàvec beauebu pde dif-
étoltthargé, on
le renvoyé avet les deux mêmes lé
f\i cuit ^u'iU étoîent venus propolerj la Municipalité
teneur Clauffe qu'ils rencontre-
renf, les prévint que la Municipalité avoit remis au
contenant un écrit par
tranquillité de la ville.
la MunicîpaHté pour (aire
n'ai trouyé perfonne,
CMon apurant
qu'après
fut donc. <tanoe, & ils prcnoiéot le cric-
de
dopt,,Ja balle coptufionna la` joue du ueuc
les Gardes
Ip$ Parlfiens que. fur nousj ce dernier mit le comble
au mécontentement, Se quelques Gardes Nationaux
îrnics d,e fufils chargés; ripofUreot aux Gardes du
Comme les en marchant^
nous en fumes quittes pour quelques chapeau^ # flueî;,
du Roi fut tué, un autre eut
La Garde Nationale qui,
grands dangers, comptant bien fur le retour de. (eV
( cajr oh ne peut plus donner d'autres noms
Î) m. Hiver, capitaine, a iittfi St ttmU au
(s) Ces fins fon: arteltés
ïhorilloa, capitaines, & gu des. officiels k 4«*