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Déclaration quasi burlesque

8 pages
Roubier (Lyon). 1831. France (1830-1848, Louis-Philippe). In-8 °. Pièce.
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DECLARATION
QUASI-BURLESQUE,
Vu par nous membres du Directoire anti-monarchique,
la Requête à nous présentée par nos agens, tant robes-
pierristes que bonapartistes , exposant qu'à l'époque de
la révolution de juillet 1830 , le nombre des partisans
d'une république combinée avec le système belliqueux de
l'empire se trouva si minime, qu'il fut, quoi qu'en disent
actuellement certains fanfarons, reconnu absolument im-
possible de proclamer cette forme de gouvernement, qui
aurait soulevé non-seulement les départemens , mais la
masse même des habitans de Paris, et provoqué l'inter-
vention immédiate de l'étranger; que , devant d'aussi
grands obstacles, force fut donc de temporiser, et même
de feindre de partager les voeux de la nation, qui n'avait
résisté à la violation de l'ordre légal que pour le conserver,
et qui, ne songeant, après la victoire, qu'à le mettre effi-
cacement, pour l'avenir, à l'abri de tout danger, crut y
parvenir en refondant sa monarchie constitutionnelle d'a-
près les bases de la déclaration de ses représentans de 1815
et en confiant les rênes de cette monarchie à un prince
qui, par ses antécédens et sa position, pût servir, et a, en
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effet, servi de ce lien commun et de cette garantie du main-
tien de la paix entre la France et l'Europe, que recom-
mandait si formellement ladite déclaration , qu'une seule
ressource, restait alors aux dans celle de s'attacher à
entraver le rétablissement de l'ordre et de la tranquillité,
pour empêcher la prospérité de renaître; qu'ils dûrent,
en conséquence , ne rien négliger pour entretenir une
fermentation qui, s'alimentant du malaise qu'il est de sa
nature de produire, par les inquiétudes qu'elle inspire
au-dedans et au-dehors, l'effroi qu'elle cause au com-
merce et la stagnation qu'elle entraîne, leur parut d'au-
tant plus favorable à leurs vues que , déguisée sous le
nom de mouvement, elle leur fournirait plus de prétextes
pour rejeter sur le gouvernement l'odieux des résultats dé
leurs propres manoeuvres ; que, sentant tout-le parti qu'ils
pourraient tirer des clubs, ils s'empressèrent d'en ouvrir,
mais que l'indignation du peuple les contraignit à les
fermer presqu'aussitôt ; que néanmoins, avec le secours
d'écrits, chansons, gravures et caricatures de toute espèce,
et surtout de la misère, dont ils étaient les secrets mo-
teurs , ils réussirent à susciter des émeutes, et s'en étayè-
rent pour pousser à la guerre, en présentant celle-ci
comme le remède unique des maux de l'intérieur, et
comme un moyen de restauration de la gloire nationale,
dans le double but de se créer un parti dans la classe ou-
vrière, et d'exalter, au profit de leur système, l'ardeur
de la jeunesse et de quelques anciens militaires; qu'étant
ainsi parvenus à se donner quelque consistance, ils prê-
chèrent, sous le titre de conséquences de la révolution de
juillet et d'honneur national, l'espèce de gouvernement
participant de la république et de l'empire que le peuple
avait rejeté; que , pour essayer leurs forces, ils entre-

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