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Dénonciation aux Français catholiques, des moyens employés par l'Assemblée nationale, pour détruire en France, la religion catholique ([Reprod.]) / par Henri-Alexandre Audainel

De
327 pages
chez l'auteur et tous les marchands de nouveautés (Paris). 1791. Clergé constitutionnel -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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DÈNfONCIATIQN
AUX
C ATHOLIQUU,
Des moyens employé par l'AlTembl/e nation»!»,
pour détruire en France la religion catholi-.
que.
Par Hênri-Aiexaxdri! AvDAiNit.
F.ida tfi. autan in illd die., ptrfecutio magna in
Ecctejîi. Et omnei difperfi fane. prêter
apojlolot.
jSgfîjfè. Aa. Apoft. cap. VIII yen. I,
WwËr 0ND R ss>
A P A RIS,
J'auteur jacquet, au la ni
dtt &
PRÉFACE*
JLa perfection dont le. minières de
'la,' religion fon l'objet ,n»'impofe le de.
yoir de ne pas l'augmenter encore en
jaiffant croire dans les provinces, que
être attribué 4 un prêtre,
h n'ai poioc
des auuls, maîsje fyw catho
catholique, en des jours
pu la religion eft menacée, a le droit, &
pieu lui preferit de la profefleri de la
défendce, & de mourir pour elle. Voilà
les tyrans,fut toujoursla vertu
des citoyens l'at-
taquer » H pourfuivre eft le deyuir d'un
Si h fur^^r du gouver.
nentlaFrance, me fait payjecde ma vie,
le bonheur de les avoir fait connoî-
jrej ils ajouteront encore une nouvelle
preuve aux vérités que j'annonce, car je
faurai mourir pour elle. Si je n'ai pas lu
►fublimes vertus des martyrs j'aurai au
moins le même fêle, & mon coeur fo
(enf digne du même prix.
cet écrit, quand nos tyrans
il
s'occupoien 1 enchaîner par des décrets,
leurs viàime», à leur interdire même la
fuite, à changer la IV ânce en un cachot.
Il leurétoittroppénible& tfopcoûtcux
de les pourfuivre dans des royaumes
étrangers les aflaflïnats y devenoient
♦ plus difficiles, lesaflafllnsyétoientplus
chers. Ce projet de décret, qui eût dû
faire tomber la plume de mes mains a
relevé mon courage & l'excès de l'op.
prefllon a ranimé mes forces. Ce décret
digne de Phalaris, ne (ufprehdra per-
fonne.Maiss'ilsenchâînentlescitoyéns,
ils ne tiendront pas la vérité captive.Cet
écrit lés en çdnvaincra.
O ma patrie! bientôt fur tes fron-
tières défolées, il faudra donc graver fur
de funèbres poteaux, cette inscription
que le î>ante*à placée'fur les portes de
l'enfer roi ch'intratï lafciate ogni
fptran\a. Vous qui entrez Uiflèz-li
tout clpérance.
Avx
FRJiïçoïS
C AT H.OL'I'qÛ E.S;
tà3a tjl autem in tt'.S dit pewcutio magni
in Eceltjlâ. tt otrtnts di/pàj! funr.pr*ttr
ofoftolos.
kCt. Apoft. cap. Vïll. v; i.
Jl^pAis la cobra^eufc d^cUfation
de$ ^viqUes dfpuifs aux éiati-gériirâujc
de France il fembloit que pour tout
catholique il ne pouvoir plus exiger de
doute fur le parti qui lui reftoit prendre,
& qu'il ctoit inutile d'éclairer des vérités
que cet éctit ptftte jufqu'â /fô*derniêré
évidence. Mais cet écrit renle^îié dans
les bornes que fes auteurs s'étoient pref.
«ftîtés à eui-mêmes n'a pas efribiafTé,
Expofitlon des princîpci de la cbnt[i\v
lion du clergé, &c.
la.
i)
dans toute fon étendue,' le plan des def.
tru&eurs de la religion catholique & fe
bornant défendre les principes de
glift contre les attaques de l'afTemblée
nationale il n'a pas développé dans fa
totalité, te plan long-temps médité par
les impies les ptoteftans les philofo-
phes, & que l'alfemblée nationale tente
d'exéeuter en renverfaht" l'édifice de la
religion de nos pètes, fur les débris fan-
glaiis de la monarchie françoife. Il faut
même convenir que ce feroit mutiler
l'cnfemble de ce funefte projet que de
dater fes premiers plans de la naiflànce
de l'affemblée nationale. Elle s'cft trou-
vce dans l'ordre de la providence pU-
cce au moment où Texécutiorr des projets
long-temps médit(s contre la religion
potiyoit enfin être tentée avec fuccèV
Mais en Ce faifant l'inftfuoient des im«
pies 6c des ptoteftans elle n'a pas connu
tous lec moyens mis en ufage depuiç un
démi-fiècle f< qui rendroient fes éton-
halls efforts itféfiflibîcs fi Dieu qui per-
met que fon églife eflTuic cette nouvelle
(3 )
Aij
p€ffcfcution n'eût en même temps rend
i fei ferviteur» ce zèle ardent qui dompte
les obrtacles, & cette hotreur de la ryran-
nie, qui fait bravei tous les dangers,
A la fin du dernier fècle, la religion
régnoit encore dans toute fa force. Elit
étoir mal obtervée par les clartés élevées
de la fociété mai elle étoit refpe&ée;
mais elle étoit crue. Les plus grands gé-
nies en tout genre qui rendoient cë
cle Ci mémorable méritèrent leur célé-
brité par de grands talens. Ils avoient ref-
peclé l'édifice hetè de la religion. C'étoit
i leurs fuccejîeurs, Se à Tafïemblée na-
tionale i chercher la célébrité d'Erof»
trace, en l'environnant des bûchers & des
flammes de l'impiété.
Avec le fiècle naquirent les hommes
épris de l'amour de la gfoire, & pouc'
lefquels les moyens de l'obtenir étoient
devenus difficiles s'ils euflènt voulu la
mériter par les mîmes talens qui y avoiène
conduit leurs devanciers.
Ce fut à cet époque que pour le ren-
dre célèbres & defïrables les gens de !et*
(4)
très cherchèrent à fe juftifier pat leur mcM
file les vices qui maîcrifoient ceux¡ qui
alocs étoitnt les maîtres des grâces pécu*
maires, 6c les preneurs qui fotrhoient.U*
A lors l'annonçoit déjà par l'éclat de
fes caleris cet homme rt grand par fort
génie fi vil ptfr fes principes, fi fublïm»
dans fes poches fi abjeâ dans fa conduite
mélange monftrueux d'îrtfolence Si
de bafTefle, d'orgueil &cîe" ferviwde,
ennemi de Dieu efclave des grands •
bravant le courroux du Ciel, & moatant
de fcayeur qaand il dép!aif<>t ou croyoic
avoir -déplu aux hommes puiffans le
plus tyran de rous les feclaires, en pré.
chant la tolérahce, & qui avoir apporte,
pour détruire la religion & les m*.trt
la même ardeur, la même rage, les mt-mci
fureur, lue les plus infignés hciéfîat*
qoes pour fe füre des profélyres e«fin
qui leur reffembloit en tout, excepté pat
il eft intôrelfanc d'appuycr ces aflenions
par une anecdote peu connue.
,M, de Voltaire, 1 après i'ôtr< chimmi des
A ¡il
fa lâcheté qui !« faifoit frémir i l'a/peA
du danger, & qui eût tout ofé fans la
ions <Ju roi <Jç Prulfe & avoir' ic<eptl vîrgt
millo livre» «jopenfion çvcx foutertlr avec aifinca
le manteau de la philofopMç s'etoit fait ehafleç
<Jc Ji cour du roi, parce qu'il voulojt y doniiner
le delpotifme lui mtme ftirîcux, il
iôflgf j aufTî tôt fe venger. Sonpoé'me de la loi
!9 partait qu'il y du çrand. Fiédcriç,
Apri««« ver»,
» fulicn s'égarant dans fa religion»
jamais de la loi naturelle.
IKi.folt:
a Frédéric aujourd'hui l'a. pris pour fon tnaiHcK
Vainqueur de'
Envîtoruié des arts cchirc's par fcs.yeux
Iîs mortels & les fiitQS,
farouchp avec un air hu,mjin
Souvent & quelqivefoU irop fin y
Modefte avec-orgueil, co'Wrç avec foiblefle
?£(ri départions & cherchant la Ijgcflc;
P^figcreux politique & dangereux auteur;
J'ion patron, mon difciple,
terreur <Jd fupptices Se l'exiftence des
bourreaux.
pèine connu, Voltaire avoit formé
fon plan calculé tes forces & fur-tout
établi (on empire fur ia ccWolflance do
C'efl en vain qu'il fe fa't une feercte 6tude
De fe cacher fa faute & fon ingratitude;
Dans b. houcho d'un autre il hait la vérité j
Elle parle fon caur en fecret révolté.
El}* pavls j il l'écoute, & voit fon injuftiec;
Sa ta l'on malgré lui rougit de fon caprice -P.
Il remit fon manufcric% un ami qui le con-
noifioit bien: il jugea que fi ces veri eurent été
une impiété, M. de Voltaire auroit trK-certainc*
ment ofc les publier mais Us attaqyoient un roi
de Je terre)& le courageux Vohajïfe les «doroîr.
Il copia donc ce portrait, convaincu qu'il feroit
elfacé. Il ne fQ trompa pas le roi de Pruffe dai-
gna le live informer da la tinté de Voltalre, de
ce Voltaire cha^é avec toutes les marques do
mépris qu'il a»olt mérité par des friponneries
honteufei. Aufli-tôtle courroux dé Voltaire s'é-
teignit fi complètement que nonfeulement il
effAça ces vers 1 mais qu'il dédia ce môme roi
fon poéfme de la toi naturelle aififi que chacun
pçut l'en coqv»]ncr-î,
Ai?
(on l'abjeâioa, la baflefT*
d'aine de fes contemporain».
Apôtre de l'impiété Se de la corruption
,.en tout genre il en devint enfin le pi.
iriarche Se bientôt fe rallia amour de
lui cette foule d'hommes médiocres,
mais Ambitieux de gloire, qui t'étoient
bien acquis toute la petverfité d« fcéle-
rats, mais 3 qui, leur grand regret U
ciel avoir refufê les grands talcm qui )x
rendent Ci dangeceufe.
Bientôt les ennemis do Dieu fe réuni-
rent pour arracher des ames des hommes
toute idée de juftice, de vertu, d'hôte
neuf .Mais fur-tout de religion.
Les auteurs du Siècle de Louis XIV
«voient été fameux par des chefs-d'oeu-
vre en tout genre) i n0 redoit à ceux-ci,
dénués de leuis talèr^^cV: fut -tout de
leur gloite qu'à s'ouvrir la route des
etimes & mériter la célébrité des
impies.
Auflî-tôt (e tirent connoîtro les Di-
derot, los d'Alembert,* les Helvérius,
& cène foule de ficophames aujourd'hui
inconnus, nuis dont -les principes ont
enfin .enfanté les crimes de l'Atfemblé*
nationale.
Ils établirent fous les ordres du chef-,
un pltn régulier d'attaque pour fe faire
des profélytes, & couvrir d'opprobre leurs
advetfaires, en amendant qu'i!t puflènt
les égorger.
Leurs mots de ralliement) la fignature
publique du chef, fa terminaifon dans
toutes les lettres adreffées d la fecla,
étoient ces mots Acriléges: Ectafe^l'in-
̃^ famé. Et quelle étoit cette infâme? C'é-
toit, & il ne sVn cache pas la religion
de nos pères, la foi catholique. Cette
«uvre qu'il recommandait, c'étoitàl'Af.
ftmblce nationale à l'exécuter.
Deux fortes de douanes. diftingaoie<it
cette horde d'Eroftrates.
La première, rEpandue danseurs ou-
vrages porc. s'attirer des profélytes étoie
bier: une conféquence da premier prin-
cipe de leur doctrine intérieure; mais en
voilant le principe qui eût glacé d'hoz-
leurj ils ne déployoient ^ue. Ui CQoféqujji^
( 9
c<* qui favorifoient tous les vices. Ce A
par cette marche politique, infpirée pac
{a «ainte'des fupplices, & pu celle de
manquer leur objet qu'ils n'osèrent arra-
chai de l'ame des hommes, l'idée d'un
vengeur
mais après avoir laiffé, difoient-ils Ce
hochet au ils les uns
par le raifonnement les autres par la
ridicule toutes les religions connues fui
la terre; & pcincipalement ils s'attaqué-
reot â la feule vraie, la religion catholi-
que. Pour l'anéantir avec plus d'avantage,
ils intc'refîbicnc les eccuts généreux
protéger. uriç hérélie proferke en Franc»
pat des loix fans doute trop févères
puifqu'elle y avoir été tok'rce par ks
Joix, cV que la pioferire après l'avoir to-
lérée, étoit bien alfurément une grande
cruauté, 'Il fuftfoit de l'empêcher de ja-
mais rivalifet avec la religion dominante.
que la multiplicité des religions conduit
au mépris de la roligion, les hommes qui
n.'oiu pas le temps (Terminer les ptinci-
l 10 )
fil de leur foi; & pat ce moyen, en *oa-
knt relever des temples i «6tè de nos
iglifes, ils efpéroient éloigner les peuples;
des temples des Iglifes.
Mais hardis pour honorer l'Eternel,
ces lâches trembloicnr de déplaire aux
puiflànces de la terre. Ils ffémilToient de
lldce de ce voit ravir des penfions accor-
dées par les rois & d'encourir leur dif.
grâce. Mais autri, comptant fur l'incutio
ordinaire des rois nés fur le trône, ils cru.
tent qu'en flattant les rois Se ne parlant
qu'avec refpeft des trônes, ils obtien-
droient la petmiflîon de renverfer en
paix les autels, bien affurês qu'ils étoient,
que la chute du ubac fuivroit celle de la
religion (\ elle ne la précédoir.
Réunis tous pour la même caute Se
dans le même objet, ils ne marchoient
pas tous au même but par les mêmes
moyens, & le zèlo inconfidéré de leurs
jeunes profély tes nuifit quelquefois la
prudence des chefs, en mettant i décou-
vert le principe intérieur qu'ils ne dévoi.
loient qu'aux adeptes,
(Il)
Quelle étoit cette feconde doârinc il.
térieure»? C'étoit purement 6c fimplemenè
l'athéifrtjc; la faculté donnée à chaque
individu, dé fatUfaire tous les appétits
de {on cœur, en refpeâaru par ptuefence
les loix humaines, & en évitant de ce
compromettre; c'étoit d'âfFoier te d'ef-
fàyec de prouver que le vice & la vertu
écoiem de pares convenances hupiaines>
dos localités que .tous les nobl#s fentt-»
mens qui exaltoient les aines, étoîent des
chimères inventées par l'adrclTe pour
maîtrifee les foibles & les imaginations
exaltée» qu'il falloir fe fetvir de tttpoi-
fons mais en tps méprifaur.
Telle Etoit la doctrine intérieure de
Yolcaire, de Diderot, de d'Alembett, 6c
de leurs nombreux 6c obfcurs difciples,
tel qje l'économifte Condorcet.
Pendant que réunis autour de leur
chef, ces nouveaux hiécophantes travail-*
loient avec zèle, leur fecret fut couvent
divulgué, & notamment par Helvétioj,
Celui-ci né fort riche 6c enrichi' ( ce
qui eft atrocement plaifant ) par la pUc$
'( Il )
de fermier général, par 10
Aog exprimé toute outrance du plus
malheureux des peuples, na le, fentit Par-
«leur de devçpir un auteur célèbre que
parce que les femmes accueillaient les
hommes de ce genre j (on amour pour
tlles devint (on Apollon. Mais que fairo
pour e"»e célèbre? Les places de déifie
• étoient routes occupées par des hommes
aufli suhées que lui, roajs peu difpofés
céder leur, Alors il (e pUça an
premiec rang des athées profefrant hau.
tement l'athéifiue j i & il Ce fit jour i tra-
vers les prétendus déiftes en dévoilant
leurdoftfioe intérieure, dans (on, énorme
livre intitulé, de l'E/pru.
Il rau,c rendre ejle en duo.
M, HekétiiM, en pjêch.jnt dans cc livre
la doârined,es plus. infimes fcélérars, en
fâchant d'arracher du cœur des hommes,
toute e(pècg de religion, de probité,
<Th°nncui i en cbetchant, i, détr.ui;e che^
les femmes, de fidélité & de,
pudeur; en dépeignant l'amitié comm<»
çi\ né d<?
(UT
fonnsl dt la plupart des veftiîs> comme
embellies feulement par notre ignotance
ou- notre foiblefle étoit lui-même un
homme honnête £< bienfaifant quoi-
qu'avec cet écltft qui tenou à fa fefte.i
mais en total c'étoit un homme lion, Se
il oiFroit en ta perfonnej le faoefte exem.
pie de ce que peuvent l'amout de la célé.
btité& la médiocciié des talens, en mon-
1t(ilit 'à à coté d'un livre qu'on eut cru écrit
par Canouche ou Raffia, fi l'un ou l'autre
«voient fu écrire l'auteur de ce même
livre > confecvjiu malgré lui des vertus
dont il s'étoit t (forcé de ternir la pnceté
& Kdat.
PtelTé par le temps qui s'écoute
pat le défit mon but, le ne
peur, aptes avoir'- dffigné la marche de
cette fe&e entrer dans tous les
détails nommer cette foule d'écrivains
réunis la mêwe commiflton, & fetvant
la fecte la mefure de leurs foibles ta-
lens. Qui donc pourroit, même en ayant
lé loifir aller fe jeter dans ce bourbier;
dans cet égout do lt littérature moderne}
(̃O
fc rappeler a la fois, des noms & des écrit!
oubliés depuis fi long temps, quoiqu*
ces noms foient ceux d'auteurs vivans en-
core phyffquement & que leuf* écrit»
oubliés aient cependant laiffé dans les
ames, les germes empoifonnés^dont ils les
avoient empreints ?
li en ci* un cependant que le cri pu.
blic rappftlccoic fans doute au fouvenir
des hommes, fi je l'oublioisj c'eft M. l'ab-
bé Reynal.
Celui-là dévoré de la foif de la celé-
brilé voulut promptement l'obtenii J 6c
il fe fetvit de fon état même pour donner
plus d'eelat à fes écrits. Cette gloire d'im.
piété étoit au temps où l'abbé Reynal
prit ia plume infiniment rare; & l'au-^
ihenticité qu'elle donna à fon apoft a fie
étoit encore unique.
On vit donc un prêtre devenir lhifto*
tien d'un nouveau monde pour y trou-
ver, &; les moyens de rcuverfer dans (%
patrie, les temples du Dieu dont il étoit
Je miniftre cV y chercher les occaGons
d'infulter d'outrager de calomnier la
(M)
religion qu'il avoit juré dex profeflTer 6ç
d'apprendre au peuple.
On le vit à la fois attaquer les moeurs
publiques 6c la foi de l'Eglife non con-
terit detre l'apoftat de fa propre religion,
s'élever contre toutes les religions con-
nues» en détruitanc les bafes facrées de
cette morale univci fellc que Dieu a voulu
imprimer fi fortement dans tous les coeurs j
qu'elle exirtât égalemenr dans l'hommé
civilifé, & dans l'habitant des défetts; 6c
dans un ouvrage.d*u.ne étendue immenfe,
6c prefque au-de(Tus des forces d'un teul
homme, M. l'abbé Reynal copiant fer-
vilement des mémoires envoyés de toutes
parts fur ce qui deVoir faire le fond. même
de fon ouvrage, fe réfeiya d'empreindre
le cachet de fon fi,le fur tout ce qui
tenoit 1 la religion, :1 la morale & aux
moeurs.
Pai une inconséquence incroyable, en-
traîné par fa fureur, il peignoit l'efclavage
des nègres, des couleurs odieuCes qu'il
mérite en imputant leur fervitude i la
religion catholique, qui l'adoucit j 6c cela
ou moment même où il plaçoh tes fond»
fur les vaiifeaux de la compagnie du
Sénégal, dont l'objet principal étoit la
trafte* des noirs.
Untel excès d'impiét¢ révolta même
les impies L'impudeur de M. l'abbé
Reynal, ofa écrire
prêtre la violence de (on délire, ̃quand
il te fit graver à la tête de (es écrits av*e
un turban, parjurent, même aux arhées
des impiétés de mauvais goût.
.Le parlement de Paris condamne le
livre; décrète l'auteur qui s'itoit nommé,
& qui de peur d'être méconnu avoit placé
fon portrait au frontifpice de for^ ou-
vrage. L'AflTemblée ««ionale a caffé le
déc, du patientent de Paris. Elle a
honoré M. l'abbé Reynal de (es éloges:
Ces nouveaux fecVires a.voient rallié
à eux, une foule d'amateurs d'athéifme
qui fans pouvoir le precher t aidoitnt
au moins détruire .ce qui pouvoir y
faire obftaclc. De ce nombre étoient
pltifjeurs minières de Louis XV & de
Lvnis XVI des grands Seigneurs cV^
des
(17)
fys catînsjcat pour un tel culte, l'uni-
/ormité d'opinions établit bientôt l'éga-
aux yeux <j«s
chefs Cà\toucbe & Gromwel philofo-
phes aufoient égalé Se fufpalTé Aridid*
Si Trajan.
Mais eifc biffant dans les fanges de
l'oubli cette foule d'hommes de tout
rang & de tour état qu'il feroit impof-
fible, d'en dégager, je dois m'arrêter fut
un Avènement bien fingulier & par fes
effets fur la feâe philofophi(te & pat
fon influence fur les ctimes de nos tyrans
de
Au milieu de ce tiède, parut tout-a-
coup,à l'époque de la vie où la fouls
des fcrivains quitte la plume un homme
qui pour la première fois en armoit fon
invincible main. Ce puiflam génie formé
dans l'advetficé & la pauvreté avoir
dans le fort de fes difgraces ôt dans la
plus cruelle indigence,' abreuvé fon coeur
de tous les charmes qui entouétit la vie
des illuGons céleftes du fentiment & de
l'amour. Epris des attraits de la yettu^c
( i8)
de Ta toi né pendant quarante années, ton
cceur ne pur jamais., s'en dépendre &
f<}0 ame réfirta pu fon feul- penchant
aux corrupteurs qui devinant toit
nic, youloient l'armer contre la Diviniré
même. Cette ame CI bctle,,fi tendtc, fi
«inisute, avoir bcfoi.i d'un Dieu pour
l'aimer. Elle Tauroii aie & l'tùt fait ado-
rer G cet Univers «<ùt é<é dévoue à IV
th(i,fme.J. J. Roufleau, quand le bon*
heur vio obfcure fo fut éloigne pour
jamais de lui, jeté au milieu Je. philo-
%W$ \e.s <îc fut les juger. etc ce-il
il pénétrant defeeudit dans les abyme^ de
ky il y devina cette doc.
^vaw quelle lui fût cw
de t'hwteiy; q^'eUe lui iufpira naquit 1.
h » je plut plus fournis
fes defenfeurs.
Ind^h fur l'opioloix qu'il devait avoir
<îç (es a»^is attacbé,
qoAn4''».<;l»aîne do feaiof/Au biifcc,
Rpuflîeaq (top grand pour avoU d4$ rolU
voutoic en etec- pto-.
{ ̃? )
B ij
trop élevé homme»!
pour vouloir les tromper > Jeta un coup-
d'oeil lévère fuir ce peuple avili qui rem*
plifloit le temple des (donc.. U de* 1er*
cies j, & n'appercovanr d'abord que le)
dangers de lenc amour ̃* propre &le périt
de leur doâiine il entra dard la ctrrièro
des Ictivains en homm« fup(?rieQf fon
talent mhrne, le qui en m<*prifoic iV'clar,
parce qu'il en counoilfoic los dangers.
Après (on premier difcoiu» contre 10
danger des feiences lancé dans la car.:
indi^tvé contre tous les genres do
tyrannie j il dévoua fi vie à rendre les
homme* bons 6c religieux àc'entraîne* par-
fon fencimenc s'il commit de grandes
erreurs il ne commit jamais d$ crime.
A côté de fes etreut» tuûrhèfnc en plaça
le correctif, 6c ta ciel ne voulut pas qu'une
orne G pure fut mime foupç.onnc'ô.
Abhou4 des philofophef donc il de.
vint le plus terrible rVau } (on génie pla-
noit fut leurs têtes coupables. Son 1 regard
était pour eux la foudre du ciel. Majf
ehitn, réunis cont/e c«ct« «me ùommqî
ils l'atvaqilèceftt par le feul côte* qui
choit 1 -la, i€>fQi par la tendrerte de fort
«tut; &rces lâches » â force de cruautés
& de calomnies parvinrent a jeter air
voile fur fes yeux i égarer fa raifon
& i le difefpérer en lui perfiudant qut
ùn$ ctflTo fous leur puilïànce il enduroit
dès cette vie l'enfer des âmes v«rtueufcs»
6c te voyôicl à la merci des lytânij des
Ikhçs des .-(filêms.
Gtf grand homme épris des charmes de
la liberté livré à foi) génie en traça U&
attraits idéals avec cette plume qu'il rt.
çut du ciel mais pour le tourment
des ihfimes qui fiégenia i'Alfemblée nation
mie j ce.grand homme avoit un coeur
& ce ccéur vertueux abhorrait le crime
6c connoilfoit les fcéléuts. A côté des.
élans de (on indomptàble inuginacion
Ce plaçbient les vertus de fon coeur, cV.
en parlant de la liberté, il fjifoit ibhorfcc
lears crimes cV leur t'y rahhie,
Infulcé par les philofophes pendant fa
vie, Idué par l'Affemblée nationale après,
.(.Il')
(\ ¡il
Ioj temps il laifla pour affutet fa gloire
l'exemple de (a vie& tes écrits
tejKi > où fut .écrite fa juftification » & la
fenrence des, pervers qui s'étalcnt de fes
principes pour nous opprimer.
L'apparition d'un tel hçJmine fut dans
Je temps, le défefpoir des philofophes 9c
des athées Se c*eft fur-tout dans les écrits'
que fe trouvent les preuves de la tyrannie
atr^ifte do ceux qui déjà afpitoiçnt à nous
ptivcr.de notre religion, de noue roi,
Qc de nos propriétés, t,*)
Je crois elTcntiel de prouver j\>fqu'i Vf.
yWen<e, que la hninc de MM. d'Alemberi & Di-
detot contre Jean-Jacques RoufTciu n'eut pour
objet que fon refus de fe réunir à eux pour atta.
quet l'exirtcncc de Dieu,
en 17<î§,
reffentit les premiè/ti «teintée de cette tyéhtKcf'
lie profonde que Ce,. imptaoblti enrvemii a voient
fu exciter dans fon ame dont la fer.fibilitê" Icor
6(o\t trop connue il chercha à épancher les fe.
crett de fon coeur, dàns le cœur d'un homme de
tien, & ce titre il s'idroflh à M. Aogf»nier d*
S..G«riryin, CVlfilt eo tenaetn.
Peh&int plus de (o'mntt in» i cmi
infernale conspiration s'eft dirige vers
à'Horace; éitholique ié\é mais catholique auflî
fournis la religion qu'Eclairé fur fes devoirs
& qui a,volt cctitovi cette <^lk««(T« extretne
en fait d'honneur, qui jadis accornpjgnoit la fi-
vire probité de nos pires 8c qui étoit cette
probité (otique, ce qu'eft la phyfiorîorriie à fa
M. de Germain n'avoit jamais recherché
léari-Jacqucs pendant fon f^our è Bowrgoin; il
«voit même Umoigcfpour lui de l'éloignement,
caufe* par celui qu'il avoit pour fes principe»» qu'il
necroyoitpas confoimes ceux delà religion
Jean-Jacques, au fort de fesdouleors, i*««
dreffa 1 lui » Se lui Écrivit la lettre fuivante.
A Bourgoin, ce novembre
Jen'aipas, monficur, l'honneur d'être connu
de vous, 6c je fais que vous n'aimez pas mes
opinions mail je fai» suffi que vous (te* un
brave militairî^wgfloiilhomro: plein de droiture
& d'honneur^qui à dans le cof or la véritable reli-
gion /celle q«i fait les gens de bien voila tout
ce que je cherche. On ne fé'duitpasM. de S.
Ger'main on l'iotimide encore moins 1 paflêa
U> )
J3 iv
(on but » eh Ce pliant adroitement aux
moi, monficur, la familiarité du terme you*
{tes pr'cift'yier.t l'homme qu'il me faut.
J'aurols, rhônfk'ur mettre en dépôt dans le
cœur d'un hôftnlte homme, dei confid nces qu i
n'en & qui foubgcroîcnt beau-
coup le ihièft. Si vous voulez bien être ce %(nï-
ayei la fccfttc de m'alTigncr chez
voua, l'iMftlf* le jour d'une audience paifiblc,
& je m'y reftdrii je vous eréviens que ma con«
fiance ne fera ftiil<5e d'aucune indiferftion que
je n'ai i VOui/ démander ni foins ni confcils ni
rien qui pul/Te Vous donrier la moindre peine
eu voua compromettre en aucune façon. Vous
n'auret d'iutre ufage 3 faire de ma confidence»
que d'en hunàtjt un jour rot quand
II n'y aura plus de rifque.
Je ne tous i\s rien ici de met fentimcns pouf
toüsj niais je vous en donne une preuve.
Rousseau.
Certainement monfieur les opinions con-
traires à là religion çatnolique apoftolkjue &
roAaine,que je profcfTe ne feront jamais le»
rniennes. Si mon coeur réunit ¡'amour du bieoH
Cm)
marche. Car ces hommes affreux par une
le dort de le ptuiquer il en en redevable att
flambeau de la foi, qui éclairant 1"&me fur fes
propres intérêts lui trace une route aflurée a.u
travers des ténèbres épaifTes dont nous fommc.s
enveloppé. Je dois donc vous prévenir, mon*
fleur, que s'il et! queflion, danj ce que voua
dçfirei de moi, deçhofcs qui ne. s*acc.ordent pas
'avec la religion qui eft
je ne peu.» y prendre aucune part; fi elle n'eu
point compromife, je vous offre, & elle me pref
crû de vc*us Çtre agréable. & utile autant qu'il est
en mon pouvoir.
Vous faut-il, pour ce que vous ave? a me con-
fier, un homme ami de la vérité & qui n'ait d'au-
'tre crainte que celle de faire le mal» En ce ca?y
/nonfieur, vous pouvez difporer de moi, & pren.
'dr», à l'exception de mardi prochain, le tempi
qui vous conviendra le mieux.
Je vous prie pour le jour que voua choîfircz,
monficur, de me faire l'honneur de dîner a,ve«.
S. Gi a m ain.
Après cela Rouffeau adtefTa à M. de S. Cet'
|ium, h lettre imprimfc &»w l'édition de (Ci,
CI' )
̃fa part des hommes. Ils n'ofbient braver
que< l'Eternel.
Confertlon», faite chez Fauche- BorelJNcuchatel
en 1790, & qui commence par ces mots: *Qà
Ites-vous brav e S. Germain? n &c.
D'après cet eupefô & la Mure ds cette
leurc on peut juger fi Jean-Jacquc» Roulfcm
a/pit nrc confiance entière, abfoluc en M, de
Voici maintenant une autre lettre, que M. 4e
SI, Germain, mort il y a environ trois ant, e*cri-
volt à un de les amis & dontl'original écrit &
figt\S dé fa'main, fera dé'pofc' chez un homme
public, & la première demande qui fera faire
par la Voie des papiers journeaux.
A Gt« noble ce 10 février
L'acharnement des ennemi» de M. Roulfeau
n'a pas été pont au. point qu'il fe l'imaginait, Sa
trop grande fenfib)lic<5, jointe à de la méfiance,
evcevoir aucune &
de. raifonner jufte icet égard. Le motif de leuriN
rttatioA contre lui, auroit été le Meilleur contre.
Poison {on malt s'il avoit voulu s'en fervir. Il
m'a dit fouvent a Savez-vous quel eft mon crime
vis-i- vis d'eux? Ctfl que je croit tn Dieu fr qu'it*
croient pat J'il fil d'aillautj, & de bontw
( î< )
De ce r«pafre erapeifonné, eft fortla
cette foule de livres hardis, lancés au
milieu de* peuples, t ic anflî-tèr défavoués
par leurs auteurs. De-lâ cette maxime di
Voltaire, de ne jamais appliquer fur fon
ouvrage d'autre cachet que celui de l'im-
piété, mais fans y nommer l'impie, Ils
«oient loin, ces dertrufteurs de la retigion,
d'imiter Sa uoble hatdiene de ces peuples
féroces, mais généreux, qui gravoient
leurs noms fur les traits qu'ils envoyoient
leurs ennemis,
Adroits féduéteurs, il n'eft aucun
moyen de Corruption qu'ils n'employa/
pari que M. Rourteau prévenu, flatté, carelfl
par les Diderot & le$d'A!embcn, rebrouil la îrré-
«oneiliablement avec eux, poyr t'être refur
avec indignation de fa part, d'attaquer r«xSA«i>c«
de Dieu. Quel en l'homno feoféqul ne fe flic pas
félicicé d'avoir pour ennemis, desgena livrés à
un deflein fi criminel & fi nuifible 4 la fociltlt
Mati fon fôlble «'toit la crainte d'être bai, même
dei mcVhtns. L'eftime, l'amitié, le fuffrage des
bons ne l'en confoloient pai, &c.
fcnt pour f«faire des partifint, & épou.
vanter leurs adverfaires. Les hommes qoî
goûvemoiwt alors l'Empire, avoient des
partions ils en flattoient les objets Ici
plus vils. (*) Une foule de jeunes gens
e*pris de louanges, affiégeoient leurs de-
meures} ils les rece voient avec tout l'arc
nfreflaire pour aiguillonner lear'amour-
propre. Ils s'ouvroiedt eux à la mefqto
convenable à l'utilité que pouvoir en
tiret -la fe&é. Ils exaltoient leur' imagi-
nation y te après les avoir rendus ivres du
ils les lançoient
dans le monde comme on envoie ces
v«û(Teiiu remplis de matières conibufli-
bles au milieu des Roues ennemies, pour
(*) Le plus religieux des rois de J'uncienna
Rome, fut Numa Pompllius. Le peuple romain
le eroyôît infpirè par la nymphe Eg&le. Nu ma
laîrtolt germer cette opinion, afin de revêtir d'un
divin, fes rages inftitutions. A qulcroî-
rôît- on que Voltaire ofoit donner ce nom fi tivlth
d'Egc*rle>A lamalirefTeo'e Louis XV, à Mado
à<i Barri. Ab rno iiftt cmna.
y ponce • toas les ravages de Ftoceridie
̃& de la mort.
Mais dans cette grande emreprife
l'œuvré des particuliers étoit lente, & ces
nouveaux feîtaires dénués de cet orgueil
qui l*e fuffit à lui-même, étoilent tour-
mentes pat les élans d'une infatiable va-
Dite. Ils crurent que, ne pouvant placer
leur philofophie fur le trône ils parvien-
dtoient au même but eu infettanc les
trônes de leur philofophie. Mais grand
Dieu i qui ces gens- allèrent-ils s'adref..
Ut ? Il femblo que le Ciel en leur mon-
trant Je feu roi de Prufle comme un élève*
a former, «n'eût voulu que laifTer aux hom.
met un témoignage écrit de leurs crimes
de leur cruapé, de leur intolé!ance, fc
de ]t (upéfiorùé du grand homme qui.
quels que fuffent fes principes pecfonnels,
connoilfoit les hommes & qui du pre-
tiïier coup d'oeil avoit jugé cV apprécié!
cette horde philo(ophique qu'il lailToit
,'approcher du trône pvee qu'il favoiç
^u'iin, feul de les regards l'anéàntiroir.
Je ne connoi^ Le l'avouç, wcqft, oi\
( 29 )
vrage plus intéreflant i lire avec atten-
tion que les letttres du roi de Pru(Te i
Voltaire & d'Alembert & leurs lettre.
au roi de Ptuffe. Je (upplit tout ca-
de les lue avec attention je le
fupplie, en les lifant, de réfléchir aux évè-
nemens actuels & it fe convaincra du.
Service inapréciable qu'on a rendu, A la,
religion tn publiant les lettres de cet
hyérophames. Jufq'ies-lâ les crimes de
leurs écritsannonçoient leurs projetsj H,
dans ces lettres e(t dévoilée leur côn-
feience. Tout homme qui les lira fans fret
mir, fans être pénéué de cette vérité
que l'Atfemblée nationale remplie âçi
élèves de ces philofaphes, s'en cru char,
gee d'exécuter les defirs de leur cceur,
& de couronner l'œuvre d'impiété, à la-
uelle ils ont travaillé toute leur vie
fecmera ton cocue l'évidence, cV à la,
cooviôion.
Une chofe entt'autres nous annonçoit
dès- lors quelle feroit la cruauté, l'impli»
cable tyrannie de cette feue d'athéides
fluÛHÔc que la foibletTe des toit 9c la
( t* )
démence des' peuples raurdiêm unius
toute puillantf..
Trop foibles tout le régnera feu toi
pour of«t peçfccutei ouvettement leurs
ennemis & les catholiques, on peut voir
dans ces lentes avec quelle fingnHèïe
adrefle, avec quelle néBonienne aftuce,
ils charchoieiu armet la main des rois
contre les fi dèles contre ceux qu'ils
croyoient dévoués fur tout 1 l'Eglife
romaine.
Quelque* Jéfuites, proferits de tous le*
réyaumef, atotent trouvé un »fy le chrt
le grand Frédéric affûrément, fi leur po-
litique étoit dangefeufe, ce n'étoit pas là
quelle devoir fe faire redouter. On pou.
voit fe fier à Frédéric du foin de goûvtr-
net fon empire. Qu'on voie cependant
sveo quelle indfgne lâcheté, avec quelle
cruauté digne de Phalaris d'Afcmbctt
cherche à leur enlever cet afylé; cVquef
acharnement il met i poutfuivre auprèi
du (eu; roi qui leur offroit un cefuge des
tnatheureux qae fe fléau de rinforwnc dc-
toitreridre ufp«aabl«*ux plus implaca-
('il )
b\n ennemis de leur fociété. Avec quelle
^fupéciGrici Frédéric repou(Ta ces liches
infîutwtions La phifofophie du dix-hui-
tième (\h\o étoit pour lui un objet de
déUjTeuient & de taillerie; jamais il ne
lai permit da maîuifor fa gttn<fa ame.
Enfin je le répète qui vtut connoîire
dès f?o origine, le complot des philofo*
phej pour déduite la religion catholique
& rsnvetfec le tcône du fouvcraîfï, doit
fe pénétrer de la ledure des cottefpQir-
dince* du chef de la
h mott. Jamais on n'a rendo à la religions
uo plusémineot fetvke, qu'en les attt-
cbatit Ou pilori de l'impcel^oo.
Ces hommes également habiles i (huet
têt lois de à corrompre les peuples, avobnt
juc4 4n« implacable haine au clergé ci-
iKoU^dc. Se» ficher étoietvt pareillement
ivumoycade fatisfaice la cupidit4 des rois
!le des peuples. Auffi ne oégl^eoient-
ils jamais d'en pcéfentw l'appas aux foit-
vetajns. Le te.ovpi «'était pas encore venu,.
où cette faetilege dilapidation des pro-
fi'iiiii de l'ÊgJifô pouvait fa pcopoftf
( il )
an peuple; le temps n'écoit pas arrivé, où
le parfait développemtnt des principes
philofophiques devoir changer une na-
tion entière en un vafte repaire d'aflâffim
& de brigands. Mais déjà le roi de Pruflfe
lui-même pré voyou cet évènement, & il
en félicitoic Voltaire en ces termes:
« Voilà pourtant un nouvel avantage
que nous veuons d'emporter en Efpagne
les Jéfuices font chalTé» de ce royaume.
De plus les cours de Verfailîes de Vienne
& de Madrid ont demandé au pape la
foppreffion d'un nombre confidérable de
couvem. Cruelle révolution quoi ne
doit pas s'attendre le fiècle qui fuivra le
nôtre? La coignéc eft mife à la racine de
l'arbre. Cet édifice fappé* par fes fonde.
mens va S'écrouler & les narions tranf-
criront dans leurs annales, que Voltaire
fut l'auteur de cette révolution qui te fit
au dix-neuvième fiècle dans l'efprit Ku«
main.» 1 Vol. pag.
Ce même roi qui en méprifant la phi-
lofophie & les philofophes, traçoit leurj
projets & leurs moyens de fuccès; repouf-
foit
du patriarclie.de
il
lui-
ir.t'me dçnt
vpyc/t ja possibilité, J^*avi«jiié
et. leur
y jfjût
et. que
.vous ne fussiez, pas si loin
fage.^p'6,
se« trésors pourroient s'éduirc. (Tes Man-
drjn, des Ri-
donner de
A l^roi
cïpes de la philosophie moderne, que et
nom il eut ajouté, si l'Assemblée: Natio-
rale eût existé de son temps!
Croit-on que les noms d'un évoque
d'Autan, d'un Charles Lameih, d'un
comte de Mirabeau d'un Thouret, d'un
Camus, d'un abbé la Saicctïe, d'un Goû-
tes, d'un Grégoire, d'unDillon, d'un
Barnave, d'un la Fayette, d'un Bailli,
etc. n'auroientpasétc préférés pour ac-
compagner le nom de Mandrin, à ceux
qui du moins n'étoient coupables de pil-
lage, qu'au milieu des fléaux de la guerre,
et Contre les ennemis de l'état.?
On ne peut, je l'avoue, quitter ces
lettres intéressantes, quand on les a Coma
mencées; maisje finis pourtant par ce seul
Le patriarche Voltaire, indigné de la
punition atroce infligée à Abbevillc
de jeunes impies que ses écrits avoient
rendu fanatiques, «'exaloit en plaintes
ameres dans une lettre au roi de Prime.
Ce prince, habitué à tenir d'une main
ferme les rênes de l'empire, et devinant
Ci)
degrf de tyrannie aspiroh cette
philosophique secte, lui répondit:
<« Nous connoissons les crimes que le
fanatisme de religion a' fait commettre;
gardons-nous d'introduire le fanatisme
dans la philosophie, m.
Mais en6n, après avoir prouvé l'exis-
tence de ce complot infernal, né avec le
commencement de ce siècle, etsuivi avec
une constance queles revers n'orc pu re-
burer, fomenté avec un fanatisme, une
ardeurquel'onn'avoitcru jusqu'ici devoir
tue le partage que des hérésiarques, il est
temps.d 'arriver rapidement au terme de
nos calaroiti's; à ces tempsoù le fanatisme
a été porte dans la philosophie, et où les
cri nu;s du peuple ayant armé cessectake»
de la torche des furies ctdu poignard des
parricides, ils ont aussi-tôt incendié les
temples, poignardé les rois, détruit les
autels, et renversé les trônes, sans qu'il
soit possible de prévoir quel terme les
scélérats ont fixé leurs ravages, quelle
étendue de pays dans l'Europe ils ont
dévouée à leurs dévastations, et s'ils ces*
<('#')
patrie/de
'tout
-qt»i Vit 'fcaître et s'établir
élSt^s de
g:nh*.
?fgrciiépar tbu$'!bs vîtes de la
d"c-
s'élciignôirdtVtcrtplés; faii y pôhôit
l
p?odfiga-
rappelle 'ehfirt'Ia
trône
î antiques 'la
h'rèWAe
̃"̃
Dis lots, les ho'ftiiW« doue» dé 'celte
Ctf)
C iij
mens du moment prétént pour deviner
mûris par l'expérience, lurent dan» l'ai
venir ,'la longue fuite de nos malheurs.
C'est que ces hommes connoiffoient &'
apprécioient (c ministre qui gquvérnoU
alors.la France; c'est qu'ils àrrachbientde
son visage le masque épais d'hypocrisie
quivoiloiisesafrreuxp'rojcts.CcihomnVe,
l'orignc, la cause et le mobile de tous
nos maux est enfin généralement connu;
mais il ne l'a été qu'après avoir confommé.'
notre perte & le portrait de M. Necker
est trop neceffaire à ceux qui veulent cori-
noîtrç sous quels vils ennemis succombé
la religion catf.oliquc & la patrie, pour
se dispenser de le tracer, & d'en appuyer
la vérité par l'histoire de sa vie.
Ceux qui refusent à M. Necker toute
espèce de talens, égares par la plus légi-
time des haines, se trompent cependant
autant, pour le moins, que ses enthou-
siastes qui lui croient toutes les vertus à
comm.çncerpar h modcftie,et à terminer
parle dcsifUcicfl!emcnti& tousles talens,
.( 38 )
ï commencer par l'éloquence & â finir
par la politique.
La manière de juger ceux dont i'exis-
tence fut un fléaapour le siècle où ils vé*
corent, est de rassemblerlesépoquesdi-
verses de leur vie, et de réunir autour de
leur exiftence publique les faits de leur
vie publique, «de placerauprès de leurs
maximes oratoires, les fait* de leur vie
privée. C'ert ainfi que fans étre'lgaré
par le plus jude de» rçffentimens on
éclaire la haine elle-méme du flambeau
de la vérité.
M. Decker né citoyen fgnoré d'une
démocratie ,& né pauvre dans une démo»
cratie dévorée de l'amour de l'argent;
d'une démocratie qui n'exhtequeparse»
richesses, & qui fait apprécier sa liberté
mcme avec les balances de Plmus em-
preignit son ame de ces deux grandes
passions de la vie humaine, "la foif'des
richesses, & l'amour du pouvoir. Je le
répète, Vamour au pouvoir; caf c'est dans
les démocraties que natrtentcésdefpotcs
( eg )
C iv
tité absolue, et qui voilant l'amour du
despotisme des auraits de la liberté, sa«
vent comment on ..maîtrise les peuples, en
les poussant à la licence j comment on
éleve et nourrit des/actions comment,
en tendant le peuple féroce, on fait crain-
dre le démagogue qui commande les
mouvemens de cette bête féroce.
M. Necker, en homme habile tut con-
sacrer sa jeunesse i acquérir des richesses;
son âge mûr, à faire oublier l'origine de sa
fortune, acheter une réputation d'esprit
et d'éloquence, de vertu et de probité; sa
vieillesse, à l'ambition de gouverner; et
ce fut alors que se déployèrent toutes lts
forces de son caractère, à qui il n'a man·
que, pour la perfection de ses projets, que
d'étouffer les clans puérils de la plus ab-
jecte vai.ité.
La vie deshomme* que la fohune rend
célcbres.etque les malheurs deleur siecle
rendent lmmonels, ne peut être ignorée
dans aucun de ses plus légers détails. Leurs
contemporains se réunissent tous pôut
iaui«rleo'f eiistenceîlçs uns, excités par
<4<Ô
l'implacable' Haîn'e, cherchent' àatii' cet
a conservé une fibre sehilbléài'ofihion,
aRn de J« frapper, les autres, inâCcessiblea
cOmpte
thbusiasrnie.quMes egara". Ils' chercheqt à'
ritê pa"rléurcxertiple,eii1ui môntradfdùns
la' série cntiérè <J(es actiôhs d'un hôtrfrné»
!e cnttrtum quieût dcisitlc les y eux de sort
appuyer sa' confiance non suif des pa-
rokà trompeuses, mais suf J'cnïerhble de
toute ûhé existence.
Chacun sait maintena'nt /irsqoVj plus
petit détail, les premiers pas de M. Nec-
ker vers la fortune, (i) Chacun !ait com-
(*) II existe un c<ccl!crt< ouvrage ce sujet,
taUns et) finance avoicnt rendu le fl<au <îe M.
Nccker. il r^gnoroii aucune des patiicolarités de
sa vie, depuis son entrée dans la maifon Tlié-
lusson comme jusques ï fon
rninistérèj& cn 176J»
pôUt s'enrichir de ses
nient; à la psi* de (16)') il sut accroître-'
ses richesses' dfe'nos maltours etdenotra
H n'est pas enfin un seuldrses
irlillions.dorit on ne'sache la généalogie;
eVce tableau rapproché des maximes ph'f
répandue; dans ses volumi-
politiques», formera un joun
pour la postérité, le plus étonnahr des,
contrastes.
«urlcsbillcrt duCana<Ja, y«ft^velopp^« dans
tousses détails. Ctt ouveige de cent pages, y
compris les deux pages de la préface, fut lu le
il janvier 1785, par M. Panchaud, à un diner
chez M. l'abbé le Coigncux, cevant ledit abbé
et deux amis connus. Il rit ensuite remis et
corfîd, avec permission d'en prendre copie, à M.
l'ibté le Coigneux qui en pris en effet copie, tt
la laissa prendre aussi â l'un des deux amis de
M. Paschaud, qui en avoitnt entendu la lecture.
Onajuntii cette vie tie"s-cxuaordiniirc,quel*
o/jcs irait; échappés à la rrémoire de M. Pan-
claaud, O.t la fait impr"urer,et elle paroîtra,à
te que l'on croit, avant te mois de rr,ii lyjrt.
( 4' )
Aussi-tôt que M. Necker eut acquis
uue grande opulence il l'employa di-
rectement à $on but. CVft qu'il ne l'avoit
acquise que comme moyen de succès
et ses trésors, qui eussent contenté un
hom'me simplement aride, n'étoient en
ses mains qu'un moyen d'assurer son am-
bition. C'est alors qu'il permic à cette soif
de la célébrité de tourmenter son aine.
Le regne de la philosophie faisoit déjà
sentir toute son influence; et si les philo-
sophes rie faisoient pas répandre le sang
de leurs ennecnis, s'ils laissorent vivre les
rois, s'ils ne renversoient pas les autels,
ils preparoreni la génération actuelle à
dcsirer, et l'Assemblée Nationale à- exé-
cuter toiis ces genres de crimes. o«
La peste de l'athéisme avoit infecté
tojte» Us p3rties de la rçpjblique des let-
ires; la décadence du bon goût avoit
rapidement amené la médiocrité des ta-
lens; !s médiocrité des tslens avoit fait
ccJorreces vanités si ridicules, si tyrannî-
<jues, si étonnantes quand clles se réunis-
sent constamment à la nullité desmoyem.
les littérateurs je 6{et\'
un mérite facile de l'impiété de leurs opt-
nionii & ne pouvant être grands po ates,
grands orateurs, ils cherchèrent tous
devenir recommandables par la déprava-
tio ndeleur phUofophlsme.Deces petites
passions mises en fermentation par l'in-
té/êtperfonnel, naquirent les!aHarpe,les
Charopfort, les Çondorcet, etc. etc. etc.
Ces hômmes si médiocres prodisirent en*,
fin des disciples plus abjects encore &
c'est dans les égouts de la fange la plus
dégoûtante qu'il faut découvrir aujour-
d'hui l'existence d'un Beaumarchais
d'un Pcméunrer, d'un Mercier, d'un
Marat d'un Garat cadet d'un Carat,
d'un Chenier, d'un Camille des Mou-
lins d'un Corsas, & de cette foule de
reptiles venimeux, dont les piqûres fans
doute sont imperceptibles mais dont lc
bourdonnement perpétuel fait cepen-
dant l'ennui de la vie.
C'ctoit fur de pareils étais que s'éle-
voient les réputations; une foule de fem-
mesfins mœurs entouroient cers prôneurs
philofophes,que les gensopuleru nourris.
(44)
foientà leurs tables, comme l'on empâ.te,
des animauxdômestiques.Lcs norr\sd'uri
baron d'Holbach d'une madame Gçof-
frin, d'une madame du peflTantetd'autrej
amphitrions de cette espèce, ne devin-
rént fameux que par leurs (omptucux d»?
ncrs et si les organes de leur célébrité
cnionroientleuritables les bases de leur.
réputation littéraire repofoi ent dans leur
cuisine. Cette vile cohue e'étoit fortifiée
de toutes les fe:nmes perdues qui habi-
toient Il, capitale. Si pour les hommes,
le premier acte été
Tapostafie, pourlesft:mmcs,cllesa,voient
d'abord abjuré toute pudeurjet tombées
dans ce profond avililTeineiv où l'on de-
vicnt pour ses complices même un objet
d'opprobre, ellcs dévouées fans
mefurc il, cette philofophic aihéiuç qui
honoroit l'infamies en détruisant le pre-
mier, mobile de toute vertu.
C'est, environne de cette foule que
M. NccVcr selança dans la carrierc de la
littérature, sans nigliger d'appuyer (on
aux philofopnés; On le
'côriïmc le (tyle nébuleux de M. leTcHir-
̃ lieur déVeilBit'à la mode, il adopta ce
"ftyléscpulcraï qui aflurcment, dans ses
,n*étèiit pas
riiôy'ens& où lei iotn*
de
&'de thon forriieht legrérid rcs-
ïort'qu'ilempïôie pour énïouyGir ses
faire un atTocié
& à fe ménager & fa
plus habile
il ne les envifageoit
marches qui dévoient le
de rambiiron& dupôu-
'vôir.'l I avoit à concilier deux ch-ofes in-
torfcMiiT)Ics là n.prgue des pliilofpplies
& IV fo'.Vpfeflt'tfcs'courtifnnv.
En inéilagcant les philofopfies en(<s
̃ 'dcclaraiHpdvëftcnVént pKil'orop'ie, iïs'q-
• loignoit ri jâm'àis des grandes placcs, ck
fc'tn'ioit lui: lui- la carrière dé l'ambition.
C4<)
En s'approchant exclunVemeni des dit*
tributcurs de la puiffance, il alijÊnoit de
lui les philofopbes. Il sut donc se cr^cf
parmi les gens de lettres, une forte de ré-
putation, qui afTurémént ne pouvoit bief-
cet léur jaloufiej & fe confcrver chez le»
adroiniftrateurs de l'état, un mérite au-
quel fort peu d'entre eux voulaient pré-
tendre.C'ertainfi qu'il parutle plus habile
des financiers au milieu des gens de l'et-
tres, & un homme trcs-fupc'rieur en lit-
térature au milieu des financiers. Loué,
prôné, exalté à toute outrance dans ces
deux genres de mérite, parceiu-làm^me
qui refpeôivemeot ne connoiflToient au-
cun des clétnens du talent dont ilsledcço-
roient, il lavoitquec'efl ainfi cependant
qu'on en impofe à la multitude, 6Vque
le icfultat de tant de jugemens difeor-
dans fe tournoit enfin en une célébrité
réelle qui le conduiroit à fon but.
Occuper inceffamment le public de
foi, devient une néceffité pour ceux qui,
fous un gouvernement monarchique
veulent parvenir de grandes places
(47)
par une grande célébrité; & quand les
rênes de l'empire font tenues par des
r sains foiblei ôcinexpérimemées, alors il
efi Couvent de la meilleure politique, Je
fe ménager la faveur du peuple, en cho-
quant les principes de tel & tel miniflt*
qui ofe fronder l'erreur populaire. La dif-
glace momentanée que l'on encourt-au.
près du miniflre puiflant, n'atteint que
momentanément le eccurd'unroienfant,
qui ne pouvant avoir acquis ni fermeté
n'a aucun
principe perfonnel adopre tous ceux
defesniiniflres.Kndetcllesoccurrence»,
la hardieffe d'un paîticulier à favorifer
l'erreur populaire, choquée par un mini(-
tre au- delfus des prèiukés, eft unemar-
che favante pour le remplacer un jour.
It s'éteve dans l'opinion du peuple, &
cette célébrité lui refte. Il s'aliène uarno-
weui lecceur du monarque; niais cette
liaine infpiréépar son miniûre, s'éternt
par fon éloignement; & quand les cla-
meurs ont perdu le miniflre le prince
indécis ôrfoible prend en gré Ces ennemi»,